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 The Dream of an Hour ; Zephiriel (évent St Valentin)

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Yûki
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MessageSujet: Re: The Dream of an Hour ; Zephiriel (évent St Valentin)   Dim 30 Juil - 3:45

Je peine à retrouver mon sérieux, encore plus à reprendre mon souffle. Comme si le moindre mot, le moindre bruit pouvait seulement m’entraîner à nouveau dans un fou rire improbable, et impossible à calmer. J’en ai mal au ventre, les larmes aux yeux, et je ne sais pas vraiment pour quoi. C’est étrange non ? Une pensée me frappe, avec la netteté d’une image, d’un instantané aux couleurs vives. C’est peut-être ça, le bonheur, le vrai ? Sourire à la vie, rire à n’en plus finir, se sentir bien et n’avoir pas de mots pour le dire, pas de faits pour le démontrer, juste le sentir sans avoir à se justifier ? Tête renversée en arrière, je médite sur ce fait, l’espace de quelques secondes, le regard perdu sur les lumières chatoyantes des plafonniers. Si je me décide à m’en détacher, c’est seulement parce que des tâches sombres me forcent à cligner des yeux, me ramènent à la réalité. A mon étrange définition du bonheur, là, en face de moi.

Le serveur a posé notre commande, a disparu comme s’il n’avait jamais été là. Deux verres, et celui au contenu bleuté attire tout de suite mon regard. Baie fraive, sans aucun doute là-dessus. Je la connais de trop, sous toutes ses formes, et j’en suis bien trop fada pour ne pas savoir la reconnaître. Et puis, l’odeur sucrée, elle ne manque pas de venir me mettre l’eau à la bouche. Elle aussi, je la reconnais, et elle me nargue presque, me provoque. Bois-moi, me dit-elle, comme dans ce conte pour enfants un peu trop étrange pour avoir été écrit par un sain d’esprit…

Pourtant, je n’y touche pas tout de suite. Mes yeux ne se détachent pas de Zephiriel, de son visage, de ses lèvres. J’ai déjà cédé une fois, et pourtant j’ai envie de recommencer, l’embrasser, encore et à n’en plus finir. Je crois que je suis en passe de devenir addict. C’est bizarre, comme pensée, c’est bizarre comme façon d’agir. Pourtant, ça me fait sourire.

Il boit, repose le verre, et c’est toujours la même chose qui attire mon regard : ses lèvres, ses lèvres, rien que ses lèvres. Je n’arrive pas à m’en détacher —et j’aurai bientôt l’air d’un psychopathe si je ne regarde pas ailleurs— et c’est peut-être pour ça que lorsque je me saisis à mon tour d’un verre et le porte à mes lèvres, ça n’est pas vraiment —pas du tout, même— le goût de la baie fraive qui s’attarde sur ma langue. Mon regard rencontre la surface du smoothie, rose et laiteux. Baie pêcha… Oups ?
— Bon, visiblement les baisers involontaires ça passe par contre.
Je fronce les sourcils, perplexe, en reposant le verre. Tout à coup, c’est ce petit objet, ce verre rendu coupable de crime à mes yeux, qui obtient toute mon attention. Et puis, je comprends, et ma bouche s’ouvre en un oh silencieux. Oups, bis ? Je détourne le regard, un peu bougon.
— C’ta faute, t’as qu’à pas être aussi...
Aussi quoi ? Captivant ? Attirant ? Bravo, Rhapsodie. Ça y est, c’est fini, je décroche le prix du psychopathe involontaire de l’année. J’irai loin, comme ça, dites-moi… Je jette un coup d’oeil à mon verre, et une petite idée germe dans un coin de mon esprit… Non. Non ? Vraiment ? Je m’en saisis, et je bois une gorgée de sirop, mi-amer, mi-sucré, qui ne manque pas de m’arracher un frisson de plaisir. Pour sûr, c’est bien une chose dont je ne saurai pas me passer. Et puis, je me décide. Psychopathe. Je bois à nouveau, sauf que cette fois-ci, mon regard vient se perdre dans celui de Zephiriel, sans doute un peu trop lourd de sous-entendu pour un gamin de quinze piges. Mes dents mordillent doucement le rebord du verre et, en m’en détachant, je me lèche les lèvres, avec un peu trop d’insistance et de précautions pour que ça ne soit pas fait exprès.

Alors, seulement, et plutôt fier de ma petite provocation —sans arrière-pensée cela dit, et juste pour le bon plaisir de me venger un peu de ses piques—, je lui tends le verre, tête penchée sur le côté, sourire aux lèvres, et mes yeux toujours pas détachés des siens. Je veux deviner tout ce qui traverse ses sanguines quand il me regarde.
— Baie fraive. C’est de bonne guerre, non ?
Au creux de la main qui lui tend mon verre, on devine cette cicatrice, blessure de guerre et sans doute à jamais encrée de blanc dans ma paume. Comme un pacte silencieux, une promesse qui n’a pas besoin d’être dite pour être sue, moins encore pour être tenue. Avec cet ange providentiel, qui a foutu le bordel dans ma tête, et qui provoque un tumulte sans précédent dans mon coeur, désormais.
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Yûki
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MessageSujet: Re: The Dream of an Hour ; Zephiriel (évent St Valentin)   Dim 30 Juil - 3:45

Cette atmosphère fluffy ne te perturbe pas des masses, tu t'inscris même parfaitement dans le tableau ; ça y est, t'es une adolescente fleur bleue, c'est fini. T'arrives même pas à te dire que t'es ridicule, que cette situation est ridicule, que tout absolument tout, à commencer par tes sentiments et tes réactions, est ridicule. Subjugué, tu es comme emprisonné de ce tableau trop parfait dont tu ne chercherais plus à t'enfuir. Tu y es enchaîné, entravé sans en sentir de gêne, conscient de cette attache sans jamais vouloir t'en libérer ; parce que c'est ça aimer, c'est se menotter, s'attacher, mais sans jamais se débattre dans ses liens. Et même si tout ça est étrange, irréel, c'est se sentir vivant alors quelle importance.

Un énième éclat de rire rappelle à cette scène à quel point vivant, tu l'es ; devant le regard interloqué de l'adolescent, devant la compréhension qui se dessine dans ses billes, tu ris. C'est simple et naturel, c'est simple et agréable. Tu t'amuses de ce gosse un peu long à la détente et son regard qui fuit, tu t'amuses de cette gêne innocente et cette attitude adorable. Parce que oui, Rhapsodie est adorable. Tu ne t'interroges même plus sur ce fait, d'ailleurs. Ni sur le fait que tu le penses aussi fort. Et puis il ouvre la bouche. Et tu tiques.

« C’ta faute, t’as qu’à pas être aussi... »

...Hein ? Il te faut quelques secondes de silence pour comprendre que tu n'auras pas le droit à la suite de sa phrase. Phrase qui pourtant a fait mouche, phrase qui pourtant t'interpelle. Tu le fixes, t'attends, comme si de ce simple regard insistant tu allais lui soutirer des réponses. Sauf que non, ton regard ne lui extirpe pas un mot de plus, au contraire ; il pique sur son verre, et toi, tu t'interroges. Parce que non, t'arrives pas à décrocher de ses mots. Si quoi ?

Tu ne cesses de le fixer sans le voir, comme si ton regard était aimanté par ce faciès-là. Comme fasciné, un peu. Ce n'est que lorsque ton regard est attiré par deux billes bleues que tu te concentres à nouveau, constatant au passage que tu le fixe comme un vrai prédateur depuis le début. Habitude, habitude. Effrayant. Tu secoues imperceptiblement la tête avec le désir ardent de te facepalm, mais t'es plus ou moins coupé dans ton élan devant le regard insistant de ton vis-à-vis. Ah, il prend la relève ?

Tu te demandes pendant un quart de seconde s'il a conscience de ce qu'il est en train de faire. Il te provoque littéralement du regard, et toi, t'es scotché à ses lèvres, à son verre, à son regard. Toi, tu le dévores des yeux en te répétant inlassablement que c'est qu'un gamin, un gamin inconscient qui n'a pas vraiment saisi à quel point ce qu'il est en train de faire peut avoir un impact considérable. « Jouer avec le feu » prend soudain tout son sens ; voilà, c'est ce que Rhapsodie fait, il joue avec le feu. Mais tu peux pas céder, tu peux pas lui faire comprendre ce que ça te fait, là maintenant, tu peux pas te montrer impulsif et déraisonné. Et puis, il a pas vraiment conscience de ce qu'il fait. Alors tu respires un bon coup et continues de marteler ses paroles dans ta tête, il a pas conscience, il a pas conscience, il a pas conscience. T'aimerais presque ne pas être dans un tel endroit, histoire qu'il comprenne.

Et c'est à cette pensée que tu t'étouffes pour la deuxième fois en l'espace d'une heure.

En relevant le regard, tu tombes sur sa mine innocente et sa tête penchée, son verre tendu et ses paroles équivoques.

« Baie fraive. C’est de bonne guerre, non ? »

Tu baisses les yeux sur le verre et ne réfléchis pas même un quart de seconde avant de t'en saisir ; un sourire vient poindre sur tes lèvres tandis que tu y portes le smoothie sans ajouter un moindre mot. C'est piquant, c'est amer mais en même temps sucré et doux, c'est un peu tout ce qu'est Rhapsodie ; c'est compliqué, et c'est bordélique. Mais c'est adorable en même temps. Et t'en ries de cette pensée, t'en ries en reposant ton verre, son verre, t'en ries et tu peux même pas l'expliquer. Puis des mots franchissent tes lèvres, des mots que tu n'aurais jamais imaginé prononcer.

« T'es mignon tu sais ? Même si t'es con putain »

Et t'éclates de rire, encore. Mais t'es à dix milles, tu te penches, attrapes son col et le tires à toi, l'empêchant d'ajouter quoique ce soit, de protester ou même de se défendre. Et tu l'embrasses, encore.

« Toujours vivant malgré tout, gamin ? »

T'as le rire au fond des yeux et la douceur dans la poitrine.
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Yûki
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MessageSujet: Re: The Dream of an Hour ; Zephiriel (évent St Valentin)   Dim 30 Juil - 3:46

Il se saisit de mon verre et, même là, je ne parviens pas à décrocher mon regard de lui, quand bien même j’essaie, avec toute la volonté du monde —ou pas tant que ça, en vérité. Je le fixe, que ce soit en face ou à la dérobée, occupé à crocheter le bouton de manchette de ma chemise —toujours blanc, malgré la sauce à la bolognaise ; jour à marquer d’une pierre blanche, et pour bien plus de choses certainement qu’une fringue sauvée. Et puis, son rire, encore, qui me fait presque sursauter, qui fait au moins bondir mon coeur entre mes côtes. Boum-boum. Je déglutis, il rit et je souris, il rit et je vacille, il rit, et je tombe un peu plus amoureux de ce son dont je suis certain de ne pas être capable de me lasser. Je secoue la tête, comme pour chasser cette pensée, bizarre, au fond, mais plus tellement, dans le flot de toutes les autres. Toutes étranges, toutes inattendues, mais auxquelles je n’échappe plus —auxquelles je n’essaie même plus d’échapper, à vrai dire.
— T'es mignon tu sais ? Même si t'es con putain
Je cligne des yeux, frappé par la soudaineté de son aveu, l’assemblage foireux des mots con et mignon dans un laps de temps si restreint, par son rire qui ne meurt pas, qui éclate même de plus belle. Il est con, ce qu’il est con ; ce qu’il est envoûtant. J’esquisse une moue, bougonne une fois de plus, par habitude plus qu’autre chose.
— J’te retourne le com-
J’ai pas vraiment le temps de terminer, pas vraiment la volonté, non plus. Il se penche vers moi, encore, m’attire à lui, encore, m’embrasse, encore. Il m’embrasse, et j’ai réellement l’impression de pouvoir crever sur place. Pourtant, je souris contre ses lèvres, et je le retiens, un instant, juste pour m’enivrer un peu plus du goût qu’il laisse sur ma bouche ; c’est toujours pareil, ce goût de nulle part et d’ailleurs, ce goût sauvage, sans attache, ce goût de liberté, quelque part, qui me fait perdre la tête. Il me fait perdre la tête.

Lorsqu’il recule, c’est avec regret que je le laisse faire ; je crève d’envie de recommencer, d’aller plus loin, de... Non. C’est quoi, aller plus loin, quand on a que quinze ans ? Je me lèche les lèvres, sans trop y prêter attention. Toujours le même effet, ce cœur qui bat trop vite, ces crépitements au creux de mon ventre, la sensation que toutes les parcelles de mon corps sont parcourues d’électricité, chaque fois qu’il me touche, l’impression d’être toujours à moitié pantelant quand il se décide à rompre le baiser. Peut-être que c’est quelque chose dont on ne se lasse pas, que l’on redécouvre à chaque fois, d’une façon différente, toujours authentique, toujours sublime, toujours magique ? J’y connais rien, à tout ça, j’y connais rien, à l’amour, à leurs conneries de romantisme, de niaiserie, et de… On est en plein dedans, pas vrai ?
— Toujours vivant malgré tout, gamin ?
— … t’es déjà tombé dans une eau glacée ? T’sais, le souffle coupé par le froid, ce truc violent qui te traverse les veines, et puis l’impression d’être plus vivant que jamais parce que quelq’part, ça t’fait un mal de chien en même temps que ça te fout un coup d’adrénaline, ce truc ? (je ris, doucement, hésitant mais plus tellement.) Si toi aussi t’appelles ça être vivant, alors ouais, j’le suis toujours.
Je bois, à nouveau, plus pour refréner l’envie de l’embrasser, de lui bouffer les lèvres et pas que, clairement, qu’autre chose, avant de lever les yeux vers le reste du restaurant. Sortir, ne pas sortir ? Payer ? Y’a un truc, comme un flash dans mon crâne, ou une voix, je sais pas trop, qui me dit, pas de prix, pas de paiement. Y’a le serveur à l’accent étrange, là-bas, qui nous adresse un clin d’oeil, et je fronce les sourcils. Je n’y comprends plus rien. Quoique, ai-je jamais vraiment compris quoique ce soit ?
— Si t’as fini, viens.
Je me lève, j’attrape ma veste, j’attrape sa main, sans hésiter cette fois-ci, et je l’entraîne avec moi entre les tables, sur lesquelles se penchent des visages flous que je n’avais pas remarqués plus tôt, des couples sans doute, auxquels je ne prête pas attention. Je pousse la porte, et le froid me mord la peau, un instant, avant de redevenir douce chaleur, alors même qu’il neige encore. Je ne comprends vraiment pas. Il fait bel et bien nuit, cette fois ; je lâche sa main le temps d’enfiler à nouveau ma veste, ce veston noir trop formel, mais si bien adapté à une soirée tellement hors de tout, hors du temps, hors de mes principes. J’aime un garçon. J’aime un homme. J’aime Zephiriel. Ça tourne, comme une étrange litanie, qui devient comptine, berceuse, air mélodieux. J’aime Zephiriel, et ça sonne plutôt bien.

Je reviens glisser mes doigts entre les siens, je les rends prisonniers de l’étreinte des miens, je les entremêle pour qu’il ne se libère pas, et je vagabonde dans les rues aux contours incertains, sans trop savoir où je vais ; je ne connais pas cet endroit, mais ça pourrait presque me plaire, les lumières, les coeurs et les angelots à flèches placardés sur tous les murs. Ça me plaît, en un sens, parce qu’il y a cet abruti de Luxray à mes côtés. Je réalise, je m’arrête, le retiens de ma main ; la libre vient se glisser sur son cou, dans sa nuque, l’attire à moi —parce qu’il est définitivement trop grand et que c’en est presque frustrant. Et je l’embrasse. J’entrouvre les lèvres, mais je n’ose pas plus ; je ne sais pas y faire, je n’ai jamais vraiment embrassé, avant.
— Et toi, ça te fait quel effet ? je souffle contre ses lèvres, sans trop lui laisser le temps de répondre.
Je repars à l’assaut de ses baisers, prêt à m’en rendre soûl s’il le faut.
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