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 On a dit discret, non ? ; Réfia

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Yûki
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MessageSujet: Re: On a dit discret, non ? ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:08

Bong.
C’est la réponse que tu viens d’avoir en deux seconde après avoir chuchoté pour voir s’il était vivant. La tu te demandes s’il l’est encore en fait. Jusqu'à ce que tu comprends que cet idiot vient de flipper, ce qui t’as fait détourner le regard, en vrai, tes joues sont gonflé et un peu rosit par la situation, tu pousse un bruit de rire qui veut sortir. Cette situation est ridicule.

« Je tiens à te rappeler que tu t’es enfermée dans un espace clos avec un Pyroli… Un chauffage ambulant, si tu préfères. Bref, j’espère que tu t’es préparée à cuire bien sagement. Moi, pas. »

Le ton était plus froid, un comble vu qu’il fait chaud. Le jeune homme semble plutôt énervé de la situation, oui c’est sûr que ce n’est pas du tout amusant en ce moment même. Faut se détendre faut dire. Dixit la fille qui stress toujours pour un rien. Roulant des yeux dans la pénombre, une lueur t’aveugle un peu, il veut sortir ? Super, un peu d’air frais.  La femme poussa un long soupir, comme ci c’était la première fois qu’elle respirait un air si froid, c’est agréable. Mais pourtant, ce petit bien être prend vite fin.

Certes, l’idée de vous planquer c’était bien, certes vous êtes dans le bateau de l’ennemi, enfin au bruit de l’eau tu comprends bien que vous avanciez dessus. C’est alors que tu percute doucement que t’es dans un transport, un véhicule, un truc qui bouge sans que tu bouges… C’est alors que ton mal de crâne du à la perte d’un bout de liane, que la chaleur dans la boite et le stress n’a fait qu’empire ton état dans les transports. Tu ne supportes pas du tout ce mode de déplacement, tu ne supporte aucun véhicule, bref. T’es devenue de plus en plus pâle à chaque seconde qui défile. Même les fantômes sont de plus colorés que toi. 

Ta vue se trouble un peu, tu titubes, tu te sens de plus en plus flotter. Trop d’accumulation, pas de médicament en vue, comme si tu avais prévus que tu allais devoir monter dans un bateau. Logeant le mur, comme pour se tenir, la femme essaie de distinguer l’homme à la chevelure rouge devant elle, il fait quoi ? Tu ne sais pas, tu ne comprends pas la situation. Tu sais juste que t’es pas bien du tout en ce moment même, et que tu vas clairement claquer dans peu de temps.

« Hey, ça va ? T’es blanche comme un linge, clairement. » 

Réfia lève un peu la tête, au moins ta assez de force pour le dévisager blasé, bravo nous sommes fière de toi Réré. Affichant presque un sourire en coin, un regard limite narquois, même mal tu prends tout de haut, tu fais pitié.

« Mais trop, regarde moi cette beauté. »

Tu sais très bien que t’as une tête digne d’un film de zombie, que bientôt tu vas devoir stopper la marche, stupide transport. Pourquoi y a fallu que tu récupères un truc pareil dans ton corps, pourquoi un point faible aussi stupide. Plus tu avances, plus chaque pas devient une étape douloureuse pour toi. 

« J’espère que tu vas suffisamment bien pour utiliser ta liane survivante si besoin est, hein. Ou sinon, tu restes ici. »

Tu es un poids, tu l’as traduit comme ça. Serrant le poing, tu as la rage, mais cette rage ne sert à rien du tout en ce moment même. Ton corps est entrain de te dire stop, pendant que ta tête est entrain de vouloir avancer, deux camps qui s’affronte, le champ de bataille, ton corps. Expirant un bon coup, comme pour te donner le courage, comme pour faire partir le mal de ton corps, tu as juste envie de vomir après ça. Te concentrant un peu sur toi-même, tu lèves la tête au bruit de porte qui s’ouvre, ton comportement de survit réagit un peu, heureusement. Le cœur de la plante bat de plus en plus vite, la maladie, le stress, la douleur, l’inquiétude… tout cumulait beaucoup trop en ce moment même. Comment tu fais pour tenir debout ? Toi-même ne le sais pas là.

« T’es en état de me suivre ? »

Suivre ? Comme un chien ? Et puis quoi encore. Ton regard blasé revient encore une fois, tu redresse ton corps, tu bombes un peu le torse, non tu n’es pas faible. Montrer sa faiblesse, c’est clairement mourir, mordant ta lèvre inferieur, tu avances l’air de rien. Ta tête te hurle de stopper toute tentative de combat, toute tentative de quoi que ce soit. Aller force.

« Ouais. »

Dis-tu d’un ton presque trop ferme, trop froid, tu ne veux pas te montrer trop faible, bien que tu sais bien que t’es incapable de quoi que ce soit. Une remonté acide vient de te détruire la moitié de ta gorge, parle encore une fois et c’est fini tu vas tout rendre maintenant. Prenant une respiration, la demoiselle avance dans un choix fait avec le pifomètre de luxe. Au fond, t’as pas du tout confiance en ton choix. Laissant ta main glisser sur le mur, comme pour essayer de garder un équilibre et une impression d’être encore sur terre, chaque mouvement te donne un haut le cœur, tes jambes commencent à être flasques. Ne pas tomber, ne pas s’effondrer. 

Encore une porte devant vous. Ras le bol des portes. 

Tend la main pour pousser la porte avec trop de force, tes capacités sont de moitié, tu ne réfléchis pas tu agis. L’air frais vient juste de te finir en pleine face, l’odeur et d’un coup plus forte, au début cela te gênait pas, mais maintenant vu ton état…. Secouant la tête, tu sors, tu vois le paysage d’égout défiler, tu deviens encore plus blanche, oui tu pouvais faire pire. Avançant en regardant dans tous les sens, tu titube en longeant le mur, tu entends des gémissements d’enfant, ils sont sur le pont. Bien que tu ne piges pas là moitié des choses qui sont entrain de t’arriver, tu essaies de comprendre un peu, bien que tout ce que tu veux c’est que le bateau s’arrête. Tu entends cette fois quelqu’un parler, plus aigus, plus faible.

« Lâche moi sale Tadmorv ! T’es qu’une merde ! »

….Le moment d’émotion on dirait toi en petit et en mec… Ce n’est pas le moment Réfia, clairement pas le moment de t’extasier. Il doit avoir 10 ans aller, il a déjà du répondant, il a de l’avenir ce gamin. Il est tenu par le col par un mec un peu plus imposant, il vient de lui cracher dessus. Woh, violence du môme, c’est la tête brulé du groupe sûrement. Enervé, l’homme allait le frapper, oui allait car y a un détail qui vient de tout casser.

Tu es juste entrain de vomir tout ce que tu as par-dessus bord, avec la plus grande classe… 
Que dire à part, GG ? Toussant comme elle peut en tenant la rembarre du bateau avec style , tout le monde doit te regarder entre dépitation et surprise. Non  sérieux Réfia, t’as pas plus stylé comme entré ?

« Vous allez arrêter votre putain de bateau ! J’en ai juste marre la de vos Co

Ouais, tu viens de faire une pause, ça va revenir. Non sérieux, t’as pas plus classe. La demoiselle, le regard cerné par la fatigue, regarde l’homme en question qui affiche un petit sourire un peu trop fier, alors que le môme lui est dépité. C’est sûr que si vous étiez sauvé par une personne qui vomit tout ce qu’elle a dans l’estomac devant lui, ce n’est pas du tout rassurant. Essayant juste de rester debout, le vieux approche… Ouais, s’ils étaient sur terre, y aurait longtemps que tu lui aurais fait la tête au carré. Là, c’est une autre histoire. Alors que tu devrais reculer, tu vois juste un mec assez massif avec un môme dans les mains qui tente juste de t’intimider, sauf que vu l’état amorphe, t’es clairement trop stone pour flipper, t’as juste envie de gerber. C’est alors que d’un coup net, il vient de te frapper avec le môme, le lâchant en prime et te faisant passer par-dessus bord avec lui….

Cool une douche de sale.

« Rejoignez donc votre nature. »

Un gros bruit d’eau se fait entendre, tu te sens totalement partir… Au fond, tu touches le fond en ce moment même. Ouvrant pas les yeux, par sécurité, tu lances ton dernier atout qui est ta liane qui s’accroche discrètement à une rembarre, tu remontes doucement en te collant à la paroi. Au moins, tu vas un peu mieux, mais tu te tiens comme tu peux à ta liane, en ayant gentiment en plus récupérer un môme qui mieux nager que toi…. La honte.

« Tu parles de sauveur, tu sais même pas nager.
-Ta gueule.
-Eh! Je suis une victime.
-Et moi je suis quoi là. Laisse-moi réfléchir. »

Pour combattre sur ce bateau il n’y a qu’une option. Il faut le stopper, c’est alors que tu viens de penser qu’un bateau ça avance avec des hélices. Sous l’eau…. Fixant le gamin à la chevelure bleu, le calcul était presque trop facile.

« Dit moi que t’es un Pokémon eau et la capacité d’exploser une hélice.
-Chuis un Mateloutre
-Okay bah au boulot.
-Non !
-…….Je vais le tuer. Bon tu veux quoi ?! 
-Si tu sors avec moi car ta des gros lolo ! 
-……………………………’k
-Yes ! »

C’est quoi cette jeunesse totalement dévergondé là ? Réfia regarde totalement blasé les ronds dans l’eau, car le petit vient de plongé. Non sérieusement, elle venait de toucher le fond, mais au moins elle flottait un peu. Poussant un large soupir, tu lèves un peu la tête vers le haut, avec un peu d’espoir… Jusqu'à ce que un bruit sourd dans l’eau et l’arrêt complet assez fort du bateau se fait ressentir. Un petit sourire sur ton visage, il vient de réussir le petiot. Commençant à vouloir remonter, tu sens des bras te tenir les épaules, eh ouais faut le remonter lui aussi… Un poids en plus, mais un poids utile. Aller on monte et on surveille le bon moment pour apparaitre.

Te revoilà revivre maintenant.
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Yûki
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MessageSujet: Re: On a dit discret, non ? ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:08

Elle se jouait de sarcasmes, et il ne pu s’empêcher de froncer les sourcils un peu plus sûrement encore. Il n’était pas certain qu’elle tienne jusqu’à la fin du trajet, tant elle avait l’air à deux doigts de s’effondrer —sitôt que sa fierté défaillirait, en vérité. Et, oui, à ne pas mentir, il craignait qu’elle ne soit plus rien d’autre qu’un poids pour le reste de la mission, incapable de rien d’autre sinon de s’évanouir ou de rendre le contenu de son estomac dés qu’il lui deviendrait impossible de faire plus longtemps bonne figure. Pourtant, il lui demandait encore si elle était capable de le suivre dans le dédale du bateau qui arpentait les allées des égouts. Il se refusait encore à l’abandonner, à la laisser derrière lui, quand bien même elle rendrait peut-être les choses plus compliquées encore qu’elles ne l’étaient déjà. C’était dangereux, et les types de Chronos n’auraient pas de vergogne à les descendre s’ils leur en laissaient l’occasion. Pourtant, non, il ne voulait pas la laisser là ; et si ça signifiait avoir à prendre des risques pour elle, pour être certain qu’elle ne tombe pas, comme Lorelei était tombée, alors il le ferait. Qu’importe, il se ferait un peu héros, même si c’était un plan foireux.

Il la laissa prendre les devants, tout en demeurant toujours au plus près d’elle. Il ne la lâchait pas du regard, et se tenait prêt à la rattraper si elle vacillait, peut-être même à tenir ses cheveux si les haut-le-coeur finissaient par avoir raison d’elle. Il la méprisait, elle le répugnait, il n’oubliait ni les premiers mots échangés, ni la façon si peu compatissante dont elle avait traité la femme encore choquée de l’enlèvement, à l’orphelinat. Elle était insupportable, et il mourrait d’envie de lui cracher ses vérités à la figure, de temps à autres. Pourtant, à l’instant précis, ils étaient dans le même bateau —et c’était vrai au sens propre aussi bien que figuré—, et rien que pour ça, pour s’assurer leur survie, il était prêt à mettre les tensions de côté l’espace d’une heure ou deux. Ils auraient tout le temps de régler leur différent plus tard si l’envie les en prenait, n’est-ce pas ?

Elle s’évertua à pousser la porte qui leur barrait la route, et Akainu prit soin de l’aider sans en avoir l’air avant d’être assailli par les relents immondes de l’extérieur, qui le prirent aussitôt à la gorge. Il s’obligea à respirer par la bouche pour limiter les dégâts, longeant le mur de l’extérieur à l’affût du moindre danger. Sa main ne quittait pas son arme, son doigt était d’ors-et-déjà prêt à presser la gâchette si besoin était, et il se savait capable en une fraction de seconde d’abandonner le pistolet aux profits de son poignard, toujours soigneusement dissimulé sous la manche de sa chemise. C’était son arme de prédilection, celle avec laquelle il se savait capable de sauver aussi bien que de tuer, avec laquelle il savait effrayer et menacer, celle grâce à laquelle il savait faire plier ceux qui se dressaient entre lui et son objectif. Et puis, ce poignard venait d’elle ; c’était une raison suffisante pour qu’elle gagne toute ses faveurs lorsqu’il lui fallait se défendre. Ça venait d’elle, et ne jamais cesser d’en user, c’était comme la tenir un peu en vie, honorer sa mémoire et poursuivre l’objectif qu’elle avait ancré au plus profond de son coeur et qui avait déteint sur Akainu, au fil du temps. Jusqu’à presque en devenir sa plus primordiale préoccupation. 

Il n’y eut rien, tout d’abord, sinon le son devenu familier mais toujours aussi dérangeant du moteur sous ses pieds, mêlé à celui de l’eau qui coulait et ruisselait, fendue par la proue du bateau de fortune. Depuis quand Chronos disposait de tels moyens de transport, déjà ? C’était un détail dont on ne les avait pas mis au courant ; il aurait à en toucher mot aux supérieurs lorsqu’ils rentreraient à Hoenn. S’ils rentraient, cela dit. Et, pour le moment, le Pyroli n’était pas capable d’énoncer avec certitude qu’ils reviendraient vivants et en un seul morceau de cette mission, qui s’annonçait plus périlleuse qu’il ne l’aurait cru aux premiers abords.

Tout à coup, il entendit geindre, et un long frisson remonta le long de son échine. Les enfants étaient là, tout près, si proche qu’il pouvait les entendre et saisir l’altercation qu’avait l’un d’entre eux avec un quelconque geôlier. Aussitôt, il recula dans l’ombre d’un renfoncement, à l’abri des regards qui pourraient se porter dans leur direction, par hasard ou par soupçon. Il se tenait prêt à intervenir, et son esprit cherchait avec application une façon de tirer les gosses de là malgré le rassemblement de sbires à la botte de Chronos qui semblaient déjà en train de parier sur le vainqueur du conflit entre l’homme et l’enfant. Le rouquin retint difficilement un reniflement méprisant, avant que son regard ne se heurte au corps de Réfia qui se mouvait et s’éloignait de lui. Il tendit la main pour la retenir, mais c’était déjà trop tard : elle se tenait désespérément à la rambarde, pantelante, et venait de rendre son dernier repas sans plus de cérémonies. Une seconde, il songea à lui venir en aide, mais tous les regards tournés vers elle eurent bien tôt fait de l’en dissuader. Au lieu de quoi, il se dissimula plus encore dans ce coin qui lui permettait d’échapper à la vue de ses ennemis, entendant sans la voir sa collègue, hors d’elle à présent qu’elle avait de toute façon gâché la moindre de ses chances de passer outre l’attention de leurs adversaires.

« Vous allez arrêter votre putain de bateau ! J’en ai juste marre la de vos co- »

Si la situation n’avait pas été aussi tendue, sans doute aurait-il pu éclater de rire. Mais savoir que leur vie était en jeu et qu’il suffisait sans doute de bien peu pour qu’il n’y ait plus rien à miser l’empêchait en vérité d’éprouver autre chose qu’une angoisse qui lui serrait le coeur, qu’une rage qui reprenait son cours dans ses veines. S’il avait écouté sa pulsion première, sûrement n’aurait-il pas attendu un instant avant de bondir, arme en avant, sur ceux qui venaient, et il le devinait sans peine, de faire tomber Réfia dans l’eau, profitant de l’état de faiblesse dans lequel elle se trouvait pour se débarrasser de la gêne qu’elle représentait —du moins celle qu’elle représenterait, si tant est que son malaise se dissipait. S’il n’avait pas été si soucieux de la réussite de la mission, sûrement se serait-il dévoué pour venir en aide à la Bulbizarre —quand bien même l’idée d’approcher l’eau d’un peu trop près ne lui disait rien qui vaille, en sa condition de type feu. 

Cependant, ce fut sa conscience d’agent d’Avalon qui réagit et surpassa son instinct de survie tout autant que de compassion ; les enfants primaient, et Akainu avait décidé d’avoir foi en la capacité de Réfia à survivre d’une chute d’un bon étage au milieu d’éclats de verre pour survivre à une baignade, quand bien même ce fut dans l’eau la plus souillée que l’on puisse trouver. Aussi fit-il demi-tour, pour s’enfoncer à nouveau dans le dédale des couloirs de l’intérieur. Y avait-il une fenêtre, dans l’autre pièce ? Il n’en était pas certain, mais au moins lui fallait-il y croire, tout du moins espérer que ce soit le cas. 

Arrivé au croisement au terme d’à peine quelques secondes, il emprunta la voie qui avait été laissée pour compte un peu plus tôt et, finalement, après quelques mètres, il leva le canon de son arme en direction de l’une des ampoules au dessus de lui, et tira. Le recul du coup le fit grimacer, et la détonation lui vrilla les tympans tant et si bien que l’espace d’un court instant, tout lui parut comme enveloppé dans une marée de coton. Le trouble passé, il tourna les talons et revint sur ses pas, retrouvant sans peine aucune la pièce initiale dans laquelle ils s’étaient retrouvés suite au trajet mouvementé de la malle. Rapidement, ses yeux cherchèrent une fenêtre sur les murs, mais n’en trouvèrent jamais aucune. Putain. Il s’enfonça plus encore, s’engouffrant dans le petit local dans lequel il avait jeté un oeil lors de sa première inspection des lieux et, aussitôt, son regard se porta sur le rideau en face de lui, situé quelque peu en hauteur, mais toujours à portée de main. Il le tira, et le tissu poussiéreux dévoila la présence d’une fenêtre, toute aussi sale au moins que le haillon qui la camouflait, et qui venait d’ailleurs de se détacher de sa tringle de fer. Tringle qui tomba au sol dans un bruit sourd, qui sembla pourtant résonner à des mètres à la ronde.

Le Pyroli se figea une seconde, et le son de pas précipités lui parvinrent de plus en plus distinctement, tant et si bien que, ne remarquant aucune ouverture possible à la fenêtre, il n’hésita pas un instant de plus avant d’entourer son poing du rideau déchiré qui lui était resté entre les doigts. Alors, il donna un puissant coup dans la vitre, qui vola en éclats sans opposer la moindre des résistances. Le bruit des morceaux de verre qui tombaient de l’autre côté n’avait cependant rien de discret, aussi se pressa-t-il de retirer les derniers morceaux susceptibles de le blesser, avant de se faufiler dans l’ouverture, non sans s’être aidé d’une caisse emplie de bibelots qui traînait dans le coin. 

Il n’était pas encore redescendu qu’un grand bruit résonna sous lui, agitant l’habitacle de secousses aussi soudaines qu’inattendues, qui eurent tôt fait de le précipiter au sol. Au moins su-t-il se réceptionner avec stabilité, et sans s’être entaillé sur les bords tranchants des éclats qui jonchaient le sol. Une part de lui était presque certaine que c’était comme un signe de vie de Réfia ; elle était là, quelque part, et elle allait bien. Le poids de l’inquiétude en moins sur la conscience, il récupéra son arme qui était tombée à ses pieds, et profita d’être de retour sur le pont arrière pour contourner les aménagements centraux sans avoir à retraverser tout le dédale dans le sens inverse. 

Quand bien même il courait, il tâchait de faire ses pas aussi discrets qu’il était possible qu’ils le soient, jetant sans cesse des regards alentours, de crainte que sa distraction n’ait pas suffit à entraîner autant ennemis qu’il l’espérait de l’autre côté. Alors qu’il s’intéressait à nouveau à ce qu’il se passait devant lui, il s’arrêta net en interceptant un éclat verdoyant qui dansait sous ses yeux. Réfia. Elle était bel et bien là, entière, vivante, et un enfant aussi détrempé qu’elle en sa compagnie. Et, alors même que la situation n’était pas de celle au cours desquelles on peut se permettre de s’égarer quelque peu, il s’autorisa un vague sourire en coin, un peu moqueur sans doute, mais qui trahissait sans peine un certain soulagement, qu’il nierait sans doute à voix haute, mais qu’il était bien obligé d’admettre en son for intérieur.

« Je retire ce que j’ai dit : ça n’est pas l’endroit parfait pour un rencard. C’est même carrément un tue-l’amour, pour le coup... »

Autant le dire, ce bain improvisé et des plus… odorants, elle en entendrait parler pendant des mois, si elle ne tâchait pas d’éviter son collègue. Il n’eut cependant pas plus le temps de s’amuser de la situation ridicule dans laquelle se trouvaient la jeune femme et l’enfant agrippé à ses épaules, qu’il entendit de l’agitation, des pas et des voix qui approchaient dangereusement. Akainu frissonna, et son seul réflexe fut de saisir la main de Réfia pour l’entraîner à sa suite, jusqu’au pont avant d’où elle avait été jetée un peu plus tôt. Il se positionna plus ou moins au même endroit où il se trouvait précédemment, et d’où il avait une vue presque d’ensemble sur la scène qui se déroulait sous ses yeux : les enfants étaient toujours là, plus paniqués encore qu’ils ne l’avaient été auparavant sans doute, mais au moins n’étaient-ils plus gardés que par deux hommes. Armés, certes, mais ce ne fut bientôt plus rien d’autre qu’un futile détail. « Protège les mômes. » lâcha-t-il simplement avant d’entrer en action : profitant de l’effet de surprise dont il disposait encore, il tira en direction de la main de l’homme le plus proche, qui lâcha un rugissement douloureux. L’arme qu’il tenait glissa au sol, et le Pyroli n’attendit pas une seconde avant de se précipiter dans la direction du bien abandonné pour s’en saisir. D’un même mouvement, qui paraissait naturel tant il était instinctif, il esquiva un coup rageur que le désarmé tenta de lui porter, visant sous le bras de son ennemi pour débarrasser son dernier assaillant de son arme. 

« Récupère le flingue ! lança-t-il à Réfia, sans même lui accorder un seul regard. »

La seconde qui suivait, il recula pour ne pas risquer d’être touché par celui qui semblait un peu trop lui en vouloir de faire tomber leurs plans à l’eau. Il jeta alors un oeil au nombre de cartouches restantes dans le pistolet qu’il avait récupéré un instant plus tôt, et ne retint même pas son sourire lorsqu’il en avisa une bonne dizaine. Alors, d’un geste encore pas si habitué mais pas non plus débutant, il rajouta celle qui restait de son arme précédente, et s’en débarrassa avant de mettre en joue les types qui, tout à coup, paraissaient ne plus vraiment savoir ce qu’ils étaient censés faire. Sans doute n’avaient-ils pas prévu l’intervention de deux agents d’Avalon, et c’était tant mieux. La surprise était parfaite et, à présent, il ne doutait plus véritablement de leur réussite. Akainu menait le jeu, ne serait-ce que pour quelques minutes, et il n’était pas celui dont on pouvait compter sur les scrupules lorsqu’il s’agissait de faire tomber les pions de Chronos. Oh, non, il ne tremblerait même pas s’il lui fallait tirer sur l’un d’eux.

« Ecartez-vous des gosses. siffla-t-il, leur tournant autour pour les écarter de ceux qu’il s’était juré de protéger, et les acculer contre les établis centraux. Face au mur, les mains à plat au dessus de vos têtes. Ce serait con que vous ayez une arme de rechange, pas vrai ? »

Sa voix était teintée d’une haine si puissante qu’elle en était palpable, et il n’était sans doute pas bien difficile de deviner qu’il était capable d’abattre ses hommes de sang-froid, au moindre mot, au moindre geste, même si ni l’un ni l’autre n’était menaçant. Akainu les haïssait, et il n’attendait que la moindre des justifications probables pour les descendre. Il s’en moquait bien, d’avoir du sang sur les mains, si c’était celui d’enfoirés. Aussi, en l’attente de ce geste qui leur serait fatal, il ne détacha jamais son regard de ses proies, même lorsqu’il s’adressa de nouveau à Réfia, de ce ton grondant que l’on devinait sans appel.

« Rassemble les enfants, et fais-les descendre sur le trottoir. On va remonter à pieds jusque là d’où l’on vient, et les ramener là où ils doivent être. Et personnene nous en empêchera. Il les vit frissonner, ces types qui lui tournaient le dos. Partez devant, avant que les autres n’arrivent. Je vous rejoins après, faut bien quelqu’un pour les occuper. »

S’il fallait servir d’appât pour le bien de la mission, alors il le ferait. Il n’avait pas peur, si c’était pour des hybrides, si c’était pour des enfants. Et puis, sans doute qu’une part de lui aussi désirait préserver ces âmes innocentes de ce qu’il était capable de faire, une arme entre les mains et des sbires de Chronos livrés en pâture à sa haine. S’il fallait faire couler le sang, Akainu ne voulait pas que leurs yeux s’écarquillent de terreur, encore moins que leurs nuits soient hantées d’images bien trop sombres pour des enfants. Non, il ne le voulait pas ; alors il fallait les écarter. Et qu’importe combien ce choix lui coûterait.
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MessageSujet: Re: On a dit discret, non ? ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:08

Tu regardes de tes yeux perçant les lieux, avec peu d’assurance, il semble que ce côté-là soit totalement désert ? Poussant les mèches blanche du bicolore, la jeune femme ne voit rien du tout. Se basant sur son ouïe, il semble qu’il n’y a pas de gens devant elle, enfin de son côté, donc tu enjambes les rembarres et te voilà du bon côté. Soupirant longuement, la femme sent le petit se glisser lentement le long de tes cheveux pour toucher terre. Remettant ses mèches blanche et bleu, il reprend son air fier. Secouant elle aussi ses cheveux, avec un espoir de faire couler toute ce liquide souillé, la jeune femme soupir, c’est pas le moment pour faire la demoiselle. Bien que tu remarques que le petit tente une petite attaque pistolet à eau pour se laver, non rien à faire les deux sentent aussi bon que les égouts au moins, ils peuvent se fondre dans le décor. 

« Je retire ce que j’ai dit : ça n’est pas l’endroit parfait pour un rencard. C’est même carrément un tue-l’amour, pour le coup... »

Tu te retourne surprise d’entendre une voix, enfin, vous étiez beaucoup plus concentré à vous secouer les cheveux et vous nettoyer qu’écouter ce qui vous entoure. C’était Akainu heureusement. Poussant un soupir de soulagement, il se transforme vite en grognement digne d’un Caninos, tu fais honneur à Heiji au moins. Bien que le môme retourne sur ton dos, il semble clairement trop accroché à ta personne, c’es bien le moment d’avoir un pot de col. Roulant des yeux, la femme tourne son regard vers le rouge avant de se faire saisir la main et tirer de toute sa forme pour partir, car l’agitation au plus loin semble se manifester.  Bien que sur un bateau, les possibilités de fuite son vite réduite, donc vous vous retrouvez au même endroit de ta chute. Moment mémorable non ? Il a eu lieu y a 5 minute pour dire, donc ce n’est pas non plus trop vieux. Blasé, tu ne veux même plus y penser, vu que tu le sens trop bien. Bien que ton coéquipier c’est plus attardé sur les enfants lui. Ils vous regardent totalement apeuré, pourtant ton visage n’affiche pas de visage compatissant, tu hausses juste un sourcil l’air juste un peu surprise, ouais y a masse de gamin, calme. Bien que tu allais faire une remarque cynique, tu te fais couper de court.

« Protège les mômes. »

Tu n’as pas eu le temps clairement de réagir, Akainu est déjà partie à l’assaut. Pas le temps de comprendre, le pokémon eau descend de tes épaules et te tire le bras, il réagit plus vite que toi. Non. Tu réagis juste pour ta gueule, tu t’en fiches des mômes en vrai. Les enfants remarquent la petite bouille de semblant de chef qu’ils ont. Poussant un soupir, tu entends un crie de ton collègue, te tournant dans un mouvement trop rapide, tu essaies de comprendre juste les paroles de cet homme 

« Récupère le flingue ! »

Ah oui, il a hurlé ça. Voyant alors l’acier du pistolet brulé tes yeux, tu le saisis l’air de rien. C’est vrai qu’à part un petit coup de chance, tu n’as jamais vraiment appris à tirer à l’arme à feu. Toujours bout portant que tu attaques de toute façon. Bien que ton regard est bien plus attiré par la touffe rouge devant toi. Le combat était presque mené par les geste du Pyroli. Bien que ta peau eu comme un frisson, ce n’était pas la beauté du combat ni de la lutte d’Akainu qui te fait frisonner, c’est la peur.

Cet homme pourrait te tuer.
Cet homme est dangereux…
Cet homme doit rester loin de toi.
Cet homme est plus fort que toi.
Cet homme et toi avait un fossé qui vous sépare.


Tu te donne une petite claque au niveau de la tête, couvrant un de tes yeux, cette peur est clairement injustifié. Pourquoi avoir peur d’un homme d’Avalon ? Tu es d’Avalon…. Enfin, tu doutes encore et encore quand tu dis cela, c’est une boule au ventre qui apparait. Tu es sûr de ton propos ? N’est-ce pas juste une façon de te réconforté que tu te caches derrière plus fort pour ton propre confort ? C’est plus facile de se cacher avec un sourire aux lèvres derrière une muraille de fer imprenable, Avalon c’est cette muraille. Tu as toujours eu le talent de te planquer comme il faut, pourtant quand tu vois les monstres que comporte cette association, tu as peur… Si un jour tu dois l’affronter, tu ne seras que de la paille pour lui. Levant ton visage pour regarder ce qu’il se passe.

C’était fini en moins de quelques minutes. 

Tu pestas, les dires de ton grand père viennent clairement te pourrir la vie. Les faibles sont mangés, donc tu es faible devant lui, donc il va te manger. Tu serras le poing assez fort pour montrer ta colère, bien que sa voix vienne de briser cette colère, pas le temps ? Non, tu essaies juste de paraitre naturel. 

« Rassemble les enfants, et fais-les descendre sur le trottoir. On va remonter à pieds jusque là d’où l’on vient, et les ramener là où ils doivent être. Et personne ne nous en empêchera. Partez devant, avant que les autres n’arrivent. Je vous rejoins après, faut bien quelqu’un pour les occuper. »

Ton visage se teint presque d’une haine qu’il ne verra sûrement pas. Tu n’es pas un larbin et pourtant il te parle comme une personne secondaire juste là pour obéir. Voyant qu’il tenait en bout les pauvres victimes de Chronos, tu te retournas avec un « tsck ». C’est limite si tu n’allais pas lui cracher dessus, mais tu avanceras juste pour aller vers des mômes que tu traverses, les sauver ? Qu’ils suivent ta masse odorante. Le petit les relèves et te suivent, tu avances en priant presque que cet idiot attire tout et toi soi vivante. Tu en affiche presque un sourire stupide, vivre au dépend des autres, c’est vachement plus cool en vrai.

« Madame boobs !
-…Quoi louloutre ?
-Maxime !
-Louloutre.
Il ne va pas venir avec nous le type cool ?
-Qu’il crève, il semble bien partie pour de toute façon.
-Mais…
-Fait pas chier.
-Ça veut dire que vous allez nous accompagner tout le long jusqu’à l’orphelinat ? »

Tu te stoppes un instant, tu vas devoir gérer une vingtaine de gosse ? Et rentrer à l’orphelinat ? Clignant des yeux, tu regarde le Mateloutre. Oui, il a raison ce con, tu vas devoir avancer en masse avec des bébés tout le long du chemin… Il a un peu trop raison.

Après un magistral demi tour de ta part, insultant tout, eau, enfant, Akainu, Avalon, Chronos, Akainu, bateau, Tyran et enfin le stupide Pyroli. Tu reviens sur tes pas de quelques mètres avant de clairement voir cet abrutit. Ton regard totalement dépité te fait avancer, non mais et puis quoi encore, hors de question de faire la chaperonne tout le long ! Oui, tu viens de taper un demi-tour JUSTE pour ne pas garder les gosses, t’es clairement pas possible. D’un pas presque trop silencieux, tu approches l’homme qui se prend un peu trop pour le chef. 

Chef qui va en voir de tous les couleurs.

Tu te laisses tomber sur lui, il allait tenir le poids, tes mains jointes pour lui recouvrir bouche et nez d’un seul coup, un sourire pire que narquois sur ton visage. Un bouffé pour le tyran, une vengeance personnelle d’une plante qui pue. Reculant quelques secondes après ton geste, bien que t’as du clairement le mettre K.O quelques seconde, tirant la langue quand il se retourne, tirant la peau de sous ton œil avec ton petit doigt. Ouais, tu te fous littéralement de sa gueule. Bien que les hommes on tenté de fuir, tu leurs barre la route de ta seule liane, bien que tu pointes une flingue que tu ne sais pas utiliser en vrai, mais t’arrive à les tenir assez longtemps pour utiliser ta liane décédés pour les ligoter ensemble. 

« Bon maintenant que t’as fait le typé héro Shonen, tu lèves ton cul et t’avances. Où je te bâillonne avec mon t-shirt là tout de suite. »

Aucune pitié, aucune envie de rester clairement avec les gosses. Bien que tu sais pertinemment qu’il ne va pas t’attaquer, tant que tu restes de son côté, il ne va pas te tuer. Avançant en lui tirant la manche d’un air presque d’une gamine qui veut que son coupain d’enfance la suive. Bien qu’Heiji lui tu le tires avec ta lianes, mais pas le temps d’utiliser trop de ton énergie. Alors que vous vous dépêchiez d’avancer, vous retrouvez le groupe de gosse planqué dans un coin par le commandant Maxime.

« Commandant Maxime au rapport, j’ai protégé mes compagnons même avec la distance de sécurité qu’ils me donnent !
-Super Louloutre.
-MAXIME !
-J’ai le paquet, on peut avancer, t’as fait ce que j’ai dit ! »

Maxime siffle un moment et un silence apparait. C’est alors qu’une petite apparait en volant avec des ailes de Nosferatie, elles sont très reconnaissables au moins. La petite indique un chemin.

« J’ai utilisé ultrason, y a personne par là ! Mais y a une grille ! Mais Finn est partie en courant s’en occupe ! »

Affichant un petit sourire tout content, la petite repart en volant toute contente. Réfia pousse Akainu à l’avant, pendant que celle-ci pointa une petite avec son frère sûrement, enfin, elle ne cherche pas mais les cheveux violet et les dessins sur les murs te fait travailler ton sens de la logique. 

« Vous deux, si vous avez une attaque de type poison vous recouvrez le sol au plafond vite. Comme ça ils seront clairement ralentit, si l’un de vous à une attaque type piège, c’est maintenant où jamais, et pas de ratage ! »

Tu mets la pression à des gosses, c’est clair que tu parles comme à des adultes, le moindre ratage n’est clairement pas permis.  Maxime tira un ami qui semble être un Onix au vu de sa queue sortie, alors que les deux violet, change leur cheveux en une masse gluante et odorante… Au moins, tu sens comme eux, tu es équivalant à un Tadmorv youpi. Les pièges et la masse gluante de poisons déversés sur le passage, vous courrez en direction donc de la sortie. Oui, pour une fois, tu viens d’accorder ta confiance à des enfants, mais vous n’avez pas les capacités qu’il faut, donc autant se défendre comme vous pouvez, vous êtes des Pokémons !

« Moi aussi je peux donner des ordres et c’est plus utiles que les tiens déjà Tyran maso. »

Arrivant devant la grille qui est fondu, un petit Némélios un sourire tout fier se fait arrosé par Maxime qui refroidit le passage, on passe les insultes d’enfant pour le pousser rapidement vers la sortie. Ils descendent tous un par un, bien que tu veux descendre rapidement aussi. Ta vie d’abord Réfia, égoïste. Bien que tu entends un déclic derrière vous. Vous avez à peine le temps de voir un homme épuisé, aux cheveux violets, déchiré de partout avec du sang… Il tremble, il semble si peu rassuré.

La déduction est rapide, beaucoup trop rapide. C’est un esclave forcé de vous poursuivre, sa vision t’effraie, c’est donc ça un esclave, souffrir pour la légion du mal ? Cela te dégoute. Bien que sur le coup, tu entends Akainu tenter quelque chose. Cela va marcher ?  Non, t’as trop peur, tu ne veux pas mourir, mais alors que tu allais sauter, tu entends un bruit de déclic…

Un coup de feu retentit. 

Tu te sens tomber, lourdement au sol. Pourtant, tu n’as pas mal, regardant le ciel bleu qui te brûle la rétine, tu sens l’odeur du sang qui t’es trop habituelle. Quand ton regard descend, tu remarques alors une touffe bleu tremblante qui se tient l’épaule. 

« Louloutre ? »

Un gémissement avant de clairement comprendre que c’est bien Maxime qui est entrain de souffrir actuellement du coup de feu, une balle dans l’épaule. Levant son regard jaune, la femme essaie de comprendre ce qui c’est passé. Au fond, est-ce que tu as utilisé cet enfant comme bouclier ? Non quand même… Tu doutes, non ! Il t’a poussé, il t’a sauté dessus ? Tu ne comprends pas, tu le vois juste entrain de gémir et te voilà entouré des gosses paniqué qui pleure.

« Putain mais ce n’est pas le moment du Drama ! »

Tu serres des dents, tu ne sais pas du tout ce qu’il se passe. Il a tiré, ce connard en veut à vos vies, il a tiré sur une personne au pif. Mais tout ce que tu notes, c’est que tu vas bien, c’est au moins ça non ?
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MessageSujet: Re: On a dit discret, non ? ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:09

Il les entendait à peine, ces enfants qui s’éloignaient, qui s’en allaient bien sagement, qui descendaient du bateau et rejoignaient les trottoirs de l’égout. Une part de lui-même, certainement, songeait à leur sécurité ; il les voulait sain et saufs, les gamins autant que sa collègue, il voulait pouvoir, en s’en retournant à Avalon, ajouter cette mission au palmarès des victoires face à Chronos. Il ne permettrait pas un seul échec, c’était certain. Mais il y avait cette autre part de lui, celle qu’il s’était efforcée d’étouffer, de réprimer, et que l’on avait peut-être cru morte et enterrée ; cette autre part qui l’avait empêché de se voir attribuer des missions qui touchaient de trop près à Chronos, les premiers temps de son deuil. En vérité, cette autre part n’avait jamais cessé d’exister, n’en déplaise aux plus pacifistes de l’organisation. Il était toujours avide de vengeance, comme l’avait été ce gamin de dix-sept piges, lorsqu’il avait éventré l’assassin de celle qu’il aimait. Il n’avait tué qu’une fois, blessé plusieurs, mais ça n’était jamais assez pour faire pardonner le crime commis : elle était morte par leur faute, par la sienne un peu, il s’en persuadait, et rien ne serait jamais suffisant pour laver le sang dont Chronos avait souillé ses armes. 
C’était cette part de lui, assoiffée de vengeance, désireuse aussi de faire justice lui-même, puisqu’ici l’on n’osait jamais traîner les types de Chronos jusque derrière les barreaux —argent, corruption, peur, qu’en savait-il ? A la vérité, il s’en moquait bien des raisons— qui le faisait se tenir là, revolver en mains et prêt à s’en servir, sur deux types qui le répugnaient, ne serait-ce que par la cause qu’ils défendaient, la cause pour laquelle ils tuaient.

Il ne les entendit pas, ces pas pressés, empreints de colère, qui venaient droit du lui ; il ne prêta même pas attention à l’odeur immonde qui se faisait plus forte encore, puisqu’elle envahissait déjà tout l’espace : il était tout entier concentré à ces hommes qu’il tenait en joue, occupé à se demander quel serait leur sort, dés que les enfants seraient hors de vue, dés qu’il ne risquerait plus de les souiller par les horreurs de ce monde. Il n’aura jamais eu l’occasion de le savoir : puis deux mains recouvrirent son nez et sa bouche, et les relents de l’eau souillée de firent insupportable. Il se débattit aussitôt, tâchant tant bien que mal de se défaire de cette prise et, sitôt que ce fut fait, il toussa à en recracher ses poumons. Nez froncé, presque nauséeux, il leva un regard des plus noirs en direction de Réfia, quand bien même il n’était pas certain qu’elle ait pu le voir.

« Bon maintenant que t’as fait le typé héro Shonen, tu lèves ton cul et t’avances. Où je te bâillonne avec mon t-shirt là tout de suite. »

Il aurait pu rire, il aurait pu rétorquer du tac-o-tac avec l’un des commentaires salaces dont il commençait à prendre l’habitude avec elle, il aurait pu s’amuser de la situation, il aurait pu. Mais, en vérité, il avait les yeux baissés sur le pistolet entre ses mains, qui s’étaient mises à trembler. C’était si subtil que l’on n’y verrait que du feu, depuis l’extérieur, mais il sentait ses doigts tout à coup mal assurés sur l’arme. Il avait failli tuer. Il le savait, il s’en rendait compte : c’est ce qu’il aurait fait, dés que les enfants auraient été suffisamment loin pour ne plus risquer d’être témoins de la scène. Il avait failli tuer. L’idée même lui laissait un goût amer dans la bouche —et ça n’avait rien à voir avec ce qu’avait fait Réfia quelques instants plus tôt. 
Une seconde, il songea à jeter l’arme à l’eau ; celle d’après, il se ravisa : pas avant qu’ils ne soient tous en sécurité, hors de portée de ces types qui leur ferait trop de mal s’ils le pouvaient.

« Alors on se grouille, lâcha-t-il d’une voix rauque, tout en évitant soigneusement le regard de Réfia. Les autres arrivent. »

Il pressa le pas derrière elle, sans même prêter plus que nécessaire attention au fait qu’elle le tirait par la manche —chose qui, par ailleurs, aurait pu rendre la situation enfantine, voire carrément mignonne, s’ils n’avaient pas été enfermés dans des égouts, en mission, leurs vies potentiellement en danger— et en essayant d’oublier qu’il avait failli perdre les pédales, faire couler le sang, salir ses mains pour la deuxième fois. Son regard remonta soigneusement le long des cheveux verdoyants —à présent trempés et quelque peu brunis par sa charmante baignade— de sa collègue, et il cligna des yeux en prenant conscience qu’elle l’avait sauvé, d’une certaine façon. Elle l’avait sauvé de lui-même, en l’empêchant de commettre un crime qu’il ne se serait jamais pardonné, quand bien même il aurait nié sa culpabilité en bloc. Elle l’avait sauvé. Y penser agitait quelque chose en lui, quand bien même il ne savait vraiment ce dont il s’agissait ; quelque chose comme la redevance, mais d’une autre façon. Ça n’était pas comme un simple échange d’intérêts : il désirait la sauver, elle aussi. De quoi ? Il ne le savait pas vraiment, mais la pensée poursuivait tout de même son petit bout de chemin dans son esprit. Il la sauverait, quand l’occasion se présenterait, et même s’il lui fallait attendre des années pour qu’elle se présente.

Ils s’arrêtèrent enfin, là où les enfants avaient trouvé refuge et s’étaient affairés à ouvrir le passage pour la fuite, avec une logique et une efficacité que l’on reconnaissait souvent bien plus aux adultes qu’à des enfants de cet âge-là. Akainu ne pu réprimer le léger sourire qui revint enfin sur ses lèvres, alors que les gamins s’agitaient et prêtaient une attention méticuleuse à ce qu’ils faisaient, que ce fut de leur propre chef ou sous les ordres de Réfia. Ils s’appliquaient, garantissaient leur fuite, tout du moins augmentaient leurs chances d’en sortir indemnes. 
Le passage derrière eux à présent encombré de pièges et de poison, ils reprirent leur course sans plus ralentir. Ils étaient proches, si proches, tellement proches de la liberté, qu’il leur fallait presque ralentir pour ne pas risquer d’être emportés par leur hâte et pris au piège par leur propre impatience. Mais ils y parvenaient, peu à peu : il y avait ce courant d’air frais qui trahissait la sortie qui se rapprochait, à chacun de leur pas, une légère bise qui rassurait Akainu. Il était prêt à croire que c’était fini, qu’ils avaient gagné. Au moins pour cette fois.

« Moi aussi je peux donner des ordres et c’est plus utiles que les tiens déjà Tyran maso. »

Il préféra ne pas relever, le regard tout à coup de nouveau assombri par quelque vieux démon qui ne cessait de lui étreindre le coeur, mais qu’il tâchait d’ignorer, du mieux qu’il pouvait, sans jamais vraiment y parvenir. Tyran maso, ça lui allait plutôt bien en vérité. Il était celui qui ordonnait, celui qui prenait instinctivement la direction des opérations lorsque la situation devenait tendue ; et puis celui qui se sacrifiait à la première occasion, même si ça n’était finalement que par intérêt personnel. Etait-ce vraiment masochiste, de réclamer une justice qui n’est jamais rendue ? Etait-ce vraiment masochiste, de croire en un monde un peu différent, un lendemain un peu meilleur, qui lui ôterait enfin cette colère qui ne le quittait jamais ? Si la réponse est oui, alors sans doute était-il l’un des plus grands masochistes que ce monde ait jamais porté.

Enfin, il ralentit lorsque la grille fut en vue, effectivement fondue et étalée en une flaque fumante sur le sol. Devant elle, un Némélios, le sourire ravi aux lèvres, à qui Akainu ne manqua pas d’adresser un clin d’oeil qui se voulait fier et encourageant —et sans doute que l’enfant aurait ronronné, s’il n’avait pas été aussi pressé que ses camarades orphelins de sortir d’ici. Ils s’évadaient, un à un, tandis que Réfia et Akainu couvraient leurs arrières, aux côtés du commandant Maxime. Il y croyait, le Pyroli ; il y croyait à cette liberté si proche, il y a croyait, à ce que les choses puissent s’achever si facilement, sans plus de difficultés. 

C’était sans compter sur Chronos.

Il y eut ce déclic, infime, presque muet, mais tellement significatif qu’Akainu frissonna de tout son être lorsqu’il résonna contre les parois humides de l’espace. Le rouquin se retourna aussitôt, et la vue qui s’offrit à lui ne manqua pas de nouer un noeud dans sa gorge, encore moins de lui retourner les tripes. C’était juste un hybride, pourtant ; un hybride aux yeux écarquillés, à la main tremblante, à l’air tout sauf rassuré : un hybride qui ne désirait pas être là où il était. Mais c’était surtout un hybride qui braquait une arme sur eux, un hybride qui se pliait aux ordres jusqu’à se retourner contre ses pairs ; un hybride à qui l’on ne laissait pas le choix. Un esclave, en somme, l’une de ces victimes qui n’avaient pas été sauvées, ce que l’on désirait faire de ces enfants de l’on kidnappait. Des êtres au regard vide, éteint, sans plus de volonté propre, des pantins capables du pire parce qu’ils étaient bridés dans leur conscience. Akainu en avait déjà vus, il y en avait lorsque Lorelei était… Et dans d’autres missions encore, moins périlleuses cela dit. Mais c’était toujours pareil : imaginer simplement ce qu’ils pouvaient subir pour être réduits à l’état de coquille vide plus bonne à rien sinon obéir lui donner l’envie de vomir. 
Lentement, sa main libre tendue en avant, il s’approcha. La raison aurait voulu qu’il l’abatte, tout du moins qu’il l’attaque, le mette hors d’état de les blesser, eux, les enfants qui étaient encore là et Réfia. Mais c’était son coeur qui parlait, son empathie, sa compassion ; il approchait, pas à pas, mué par l’espoir fou qu’il parviendrait à le raisonner, ne serait-ce que le temps qu’ils fuient. Car celui-là ne pouvait pas être sauvé. Parce qu’il était prisonnier par le sang, et que l’on ne savait détruire ces pactes autrement qu’en brisant le réceptacle. Il ne pouvait pas être sauvé.

« Ehhh… Calme-toi, nous ne sommes pas tes ennemis. Nous sommes d’Avalon, et ce que tu t’apprêtes à faire n’est ni dans ton intérêt, ni dans le nôtre. Tu ne gagneras rien à faire ça.  Pose ton arme. »

L’esclave porta tout à coup le canon de son arme sur Akainu, qui s’immobilisa aussitôt. Son instinct lui hurlait de réagir avant qu’il n’ait le temps d’appuyer sur la gâchette, de se servir de son arme et pour de bon cette fois, de mettre un terme à tout ça. Mais il ne pouvait pas s’y résoudre, c’était au dessus de ses forces. Si menacer d’une balle les sbires de Chronos, il n’hésitait pas à le faire, attenter à la vie de l’un de ses pairs, c’était autre chose, c’était différent : c’était pour ses confrères qu’il se battait ; comment pourrait-il les tuer ?

« Nous ne te voulons pas de mal. Notre seul objectif, ce sont les enfants. Alors pose ça, nous ne te ferons rien... »

Une seconde, il y cru ; une seconde, il cru qu’il avait réussi, que son vis à vis lâcherait l’affaire, qu’il rendrait les armes. Mais il y eut un mouvement sur sa droite, qu’il entendit plus qu’il ne vit, et il discerna quelque chose dans le regard de l’hybride qui changea tout à coup. Et il comprit, aussitôt

« Réfia at- »

Une détonation.

Son souffle se coupa, alors que la puissance du coup lui vrillait les tympans, pour la deuxième fois aujourd'hui. Il entendit des cris ; les enfants. Pourtant, il ne trouva pas la force de se tourner dans leur direction. Il fixait du regard l’hybride en face de lui sans vraiment le voir ; il n’avait d’yeux que pour ses mains qui tremblaient, et qui venaient pourtant de presser la gâchette, ses mains qui tremblaient, mais qui étaient pourtant capables de tuer. Et il y avait cette détonation, qui résonnait, encore et encore ; comme ce jour-là. Il l’entendait toujours, alors même qu’elle s’était tue, et qu’il n’y avait plus rien d’autre que des plaintes et des gémissements d’enfants. Ce jour-là, la détonation avait tué. Et c’était Lorelei qui était tombée, Lorelei qui avait pris le coup dont il n’avait pas su la protéger. Parce qu’il n’avait pas fait ce qu’il fallait, ce qui aurait pu la sauver. Et, aujourd’hui, alors même qu’il ignorait ce qu’il advenait derrière lui, l’amertume de l’échec s’invitait sur son palais, sous la forme d’une bile brûlante qu’il se retenait de cracher. Ici encore, il venait d’échouer. Si l’autre avait eu l’occasion de tirer, ça n’était que parce qu’il n’avait pas tenu son rôle, que parce qu’il avait préféré la pitié à la sûreté. Parce qu’il était peut-être encore un peu trop idéaliste, au fond.

Enfin, il osa. Enfin, il se retourna. Et ça n’était pas Réfia qui était maculée de sang, ça n’était pas Réfia qui souffrait, ça n’était pas Réfia que les enfants plaignaient, les joues baignées de larmes qui ne tarissaient pas. C’était peut-être pire encore : c’était cet enfant, ce commandant Maxime si fier, si déterminé, ce gamin prometteur qui n’avait rien demandé. 
Pourquoi, comment, il l’ignorait : mais un enfant venait d’être blessé, un enfant souffrait, un enfant voyait sa vie en danger. Et ça, ça, Akainu ne pouvait pardonner. 

Il tira. Ça venait de frôler l’hybride, tout à coup passé du rang de pair à celui d’ennemi. Il sursauta violemment, pris au dépourvu, déconcerté, et le Pyroli profita de la faille pour se jeter sur lui sans attendre, abandonnant au sol ce pistolet qui ne lui serait plus d’aucune utilité. Ça n’était pas son arme, pas sa façon de faire ; c’était au corps à corps qu’il excellait, au corps à corps qu’il en découdrait. Coup de pied retourné ; l’arme de son adversaire s’échappa de sa main, en même temps qu’il gémissait de la douleur encaissée par son poignet. Coup dans la mâchoire ; esquivé, et puis renvoyé, à la figure d’Akainu, qui l’avait, il l’admettait, quelque peu sous-estimé. La violence du poing le fit reculer, et les picotements qui couraient sur son menton, ajoutés au sang qui envahissait sa bouche et qu’il cracha au sol, eurent tôt fait de lui apprendre que le coin de sa lèvre venait d’éclater, violemment entamée entre ses dents et le poing fermé.

Pourtant, il ne laissa pas trois secondes se passer avant de retourner à l’assaut de son adversaire, le précipitant au sol alors qu’il venait de récupérer son arme. Il esquiva le premier coup que l’on tenta de lui porter à l’aide de la crosse, de même pour le deuxième, mais le troisième eut tôt fait de lui heurter l’arcade sourcilière, avec toute la véhémence dont l’esclave était capable. L’espace d’un instant, la vue de Pyroli fut tâchée d’éclats tantôt sombres, tantôt lumineux, et la douleur soudaine lui arracha un grondement. Néanmoins, dés qu’il sentit son adversaire intervertir leurs positions pour prendre le dessus sur le combat, le canon de son arme braqué sur son visage, Akainu n’attendit pas plus pour se saisir du poignet armé, le retournant en un angle qui, s’il forçait ne serait-ce qu’un peu plus, deviendrait improbable, et bien plus douloureux encore qu’il ne semblait l’être, si l’on prenait soin de s’attarder sur l’expression du visage de l’hybride ennemi. 

Il tira tout à coup son adversaire contre lui, son couteau de bras descendu jusque dans sa main, et pressa la lame tranchante contre sa gorge. S’aidant alors de son poids, de celui de son adversaire, et de sa résistance amoindrie de par la peur d’être tout à coup égorgé, il plaqua l’hybride au sol et le toisa de haut, ses ambres emplies de haine, d’une colère sourde qui courait jusque dans ses veines et l’aurait fait trembler, s’il n’avait pas été suffisamment soucieux pour savoir qu’il détenait la vie de l’esclave entre ses mains. Un seul geste, et c’en était fini de lui.

« A ton avis, il te faudrait combien de temps pour crever, la gorge ouverte ? »

Il l’avait grondé, d’une voix sourde et sur le ton de la menace, alors même que l’envie était vive d’agir plutôt que de parler. Pourtant, il y avait quelque chose, dans les yeux de l’hybride ; de la peur, de la résignation, presque une supplication —et ça n’était pas supplier pour rester en vie, c’était supplier pour être libéré— qui l’arrêta dans son geste. Il resta là, l’espace de quelques secondes qui semblèrent une éternité, dans un entre-deux, dans un dilemme qui lui pesait plus lourd qu’aucun autre. Et puis, il se redressa, lentement, retirant l’arme à feu des mains de son adversaire, qu’il vida de ses cartouches pour qu’elle ne puisse plus servir. Il aurait pu en rester là, l’abandonner ici, désarmé, à la merci de ceux à qui, de toute façon, il ne pouvait pas échapper ; mais il y avait cette rage qui ne le quittait pas, qu’il lui fallait exprimer d’une façon ou d’une autre. S’il ne devait pas mourir, il pouvait au moins souffrir.

Ce fut la lame qui s’enfonça profondément dans le genou de l’hybride, à la jointure de deux os ; ce fut le hurlement de son adversaire qui déchira le silence pesant ; ce fut le frisson glacial qui remonta le long de la colonne vertébrale d’Akainu. 

Alors, seulement, il se releva. Alors, seulement, son poignard plein de sang en main, il s’en retourna en direction de l’attroupement d’enfants. Il essuya rapidement la lame sur ses vêtements, déjà foutus de toute façon, avant de raccrocher l’arme à son bras et de ramasser le pistolet encore chargé, et puis retira sa veste, qu’il roula rapidement en boule, avant d’attirer soigneusement Maxime contre lui, appuyant sur la blessure du mieux qu’il le pouvait. S’il n’avait qu’une connaissance limitée des armes à feu, il savait qu’une balle qui demeurait dans un corps était plus dangereuse encore qu’une balle que l’on retirait. Moins de temps le plomb resterait logé dans l’épaule de l’enfant, mieux ce serait. 
Il parvint à déglutir, même si cet effort lui demanda toute la volonté du monde. Lentement, il releva les yeux vers Réfia, sans pouvoir s’empêcher de chercher une blessure sur elle, le coeur serré par l’angoisse. Mais rien. Il respirait un peu mieux, quand bien même il était terrifié, à l’instant présent, par le sort de Maxime.

« Réfia... Il s’interrompit, la voix rauque, prenant le soin d’inspirer profondément avant de reprendre. Prends Maxime, fais en sorte de maintenir la pression du tissu pour limiter l’hémorragie autant que tu peux. J’appelle une ambulance. »

Il se releva et, aussitôt, fit signe aux enfants de rejoindre leurs camarades à l’extérieur, soufflant des mots qui se voulaient rassurants à tous ceux qui passaient devant lui. Là aussi, il avait échoué. Il avait voulu les préserver de l’horreur du monde dans lequel il vivait, les préserver de l’immonde réalité qu’était celle de Chronos, et il y avait manqué. Le sang avait coulé devant eux, l’odeur de poudre avait envahi leurs narines, la peur les avait ébranlés, tous autant qu’ils étaient. Et ça, Akainu ne le supportait pas, il ne se pardonnait pas de n’avoir pas su épargner ces enfants de ce qu’ils n’auraient pas dû voir, ni aujourd’hui, ni jamais. Il avait voulu les protéger, vraiment, mais il n’y était pas parvenu. 

Au moins, ils respiraient tous enfin l’air frais, quand bien même Akainu avait le souffle court, incapable de retrouver le calme que nécessitait pourtant une situation d’urgence. Il fit signe à toute la troupe de le suivre, alors qu’il composait le numéro du Centre Pokémon le plus proche. Alors qu’au bout du fil, il y avait la petite musique d’attente, il effleura sa lèvre éclatée du dos de la main, et le sang qu’il y récolta le fit aussitôt grimacer. Il n’osait pas trop imaginer dans quel état il était, il savait simplement que sa lèvre comme son arcade sourcillière le faisaient souffrir, quand bien même cela restait supportable. Il y avait aussi comme un bourdonnement ténu qui résonnait dans son crâne, depuis qu’il avait vu trente-six chandelles, mais la sensation désagréable diminuait peu à peu, au fil des minutes qui s’écoulaient.
Enfin, on décrocha, et le Pyroli parvint à donner toutes les informations nécessaires sans que sa voix ne défaille, qu’il s’agisse du lieu où ils se trouvaient, de l’endroit où ils se rendaient, de la route qu’ils parcouraient ; en l’espace de quelques courtes minutes, l’échange fut terminé, l’appel raccroché, et l’ambulance envoyée.

Il resta au plus près des enfants, et une petite fille qui semblait être parmi les plus jeunes se glissa jusqu’à lui pour glisser ses doigts frigorifiés entre les siens. Elle paru, l’espace d’une seconde, surprise par la chaleur qui émanait de la peau d’Akainu, mais il lui adressa un sourire qui eut tôt fait de la rassurer. Et elle renifla, tâchant de refouler fièrement ses larmes. Les enfants, parfois, faisaient preuve de bien plus de force que les adultes n’en étaient eux-mêmes capables, lorsque la vie leur donnait des coups. Ces gamins qui l’entouraient en étaient une preuve irréfutable : ils tremblaient, ils pleuraient, ils jetaient des regards paniqués à un Maxime qui hoquetait de douleur, mais ils continuaient d’avancer, la tête levée, les yeux bouffis mais l’air peu décidé à sangloter plus longtemps encore. Il ignorait ce qui leur donnait le courage dont ils faisaient preuve, mais une chose était sûre : il était indéniablement là, dans leurs yeux, dans chacun de leur pas. Et, à les voir ainsi, il aurait presque pu se sentir comme un père, fier de ses propres enfants.

Il n’y eut que quelques minutes qui s’écoulèrent, avant qu’il ne remarque le fourgon, peinturluré aux couleurs du Centre Pokémon, qui s’avançait dans leur direction. Aussitôt, il leva le bras, faisant signe au conducteur afin qu’il s’arrête auprès d’eux et ne doute pas du fait qu’ils étaient ceux qui avaient appelé à l’aide. Alors que l’engin s’arrêtait, et que l’on ouvrait les portes arrières, il réalisa tout à coup qu’un détail lui avait échappé, et se tourna en direction de Réfia.

« Il faut que quelqu’un monte avec lui. Qu’il ne soit pas seul et perdu, au Centre. T'y vas ou j’y vais ? Celui qui reste se charge de ramener les enfants à l’orphelinat et de faire le rapport à l’équipe d’Avalon dépêchée là-bas. »
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Yûki
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MessageSujet: Re: On a dit discret, non ? ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:09

Il avait de l’espoir ce mec ? Un esclave reste une machine. Tu aurais pu  être cette personne à la place de ce type, mais par chance ton père ta sauvé et celui d’Heiji aussi, bien qu’il a laissé la vie. Mais cela te fait tellement ni chaud ni froid que cela en est terrifiant. Comme en ce moment même, le petit se tient sur toi tremblant, une personne normal serait clairement entrain de paniqué, hurler son prénom, faire les bons gestes, mais toi…. Toi tu es clairement entrain de regarde juste un enfant souffrir le martyr. Oui, c’est lui qui a pris la balle, pas toi, quelle chance.

Quelle chance…

Un enfant va peut être mourir et toi tu dis quelle chance. Détournant presque ton regard, tu vois les pleures, les gémissements des autres enfants, pourquoi pleurer ? S’il est solide il survivra ? Ta compassion proche du zéros est clairement immonde. Souvient toi, toi aussi à leur âge tu pleurais… Oui, tu pleurais beaucoup trop de fois, mais tu finissais toujours par te faire frapper car tu faisais du brui et tu étais faible, oui, toi aussi tu as eu peur, toi aussi tu as connu la dure réalité, mais personne n’a été la, alors pourquoi apporté ce que tu n’as pas eu à leur âge ? Qu’ils se débrouillent tient.

Serrant un peu le poing, tu es clairement entrain de pester intérieurement, pourquoi tu penses toujours trop longtemps ? Te relevant un peu, Maxime se tient à toi comme seul repère, c’est bien le moment de faire dans le sentiment. Tu aurais bien pu lui dire qu’il faut qu’il choisit mieux les gens envers lesquelles il faut se raccrocher pour survivre, comme toi tu le fais souvent, tu te caches derrière plus fort pour vivre, faisant de même petit ? Non, Réfia ne va pas dire ce truc complètement HS car déjà, tu es encore un peu sonné de ce qui vient de t’arriver, même si tu aurais vraiment aimé que cela soit dit.

Alors que tu entends des cris, semble-t-il masculin. Te voilà avec le poids de l’enfant pour te relever un peu, le laissant presque par terre, que faire ? Rien. Tu ne sais rien faire du tout, tu n’as jamais reçu de balle ou autre chose dangereux dans le corps, en fait, t’as jamais eu le plaisir d’être blessé comme ça, c’est fou comme tu es un peu trop chanceuse au fond. Les enfants te regardent, mais que veulent-il que tu fasses ? Y  a rien à faire au fond, t’es pas médecin, t’es pas infirmière Joëlle, t’es rien de tout cela, t’es juste une plante presque trop contente d’être encore en vie.

C’est alors que le Héro de Shonen à la touffe rouge arrive, lui sait quoi faire contrairement à toi. Lui c’est le héro des enfants, toi t’es juste la décoration. Au fond, c’est un peu ce que tu souhaites. Après tout c’est vachement plus agréable d’être un fantôme que personne ne voit, c’est tellement plus agréable de ne pas exister, car les fantômes ont la vie plus longue au fond, car ils sont tranquilles. Regardant faire le pauvre Pyroli complètement paniqué, ce n’est qu’un enfant, mais ça tu le tiendras pour toi-même. Vous êtes total opposé, lui croit en la vie, toi tu crois juste à la fuite et à la satisfaction personnelle. Détournant le regard, la jeune femme regard au loin le paysage, liberté ? Tu ne peux pas vraiment y croire.

« Réfia... Tu tournes ton visage vers lui. Prends Maxime, fais en sorte de maintenir la pression du tissu pour limiter l’hémorragie autant que tu peux. J’appelle une ambulance. »

Mais bien sûr, tu veux un café avec tout ça ? Roulant un peu des yeux, elle ne savait pas trop quoi faire et voilà maintenant encore un ordre gratuit du Tyran rouge qui est bien amoché. Bah de toute façon, tu étais sûr de terminé avec le Mateloutre sur le dos, donc autant le prendre maintenant et avancer vers cette « liberté ». Ta dernière liane toujours présente, tu le soulève pour le mettre sur ton dos et compresse donc avec la veste décédée d’Akainu, avec ta liane. Heureusement que tu as trois bras on va dire. Bon, tu es clairement dans ton monde, avançant comme un robot qui suit la masse… Au fond, tu n’as pas ta place avec eux, ils commencent à croire en cette liberté, en cette chance de pouvoir tout reprendre à zéros, c’est presque trop mignon tant de naïveté.

Le chemin semblait être des kilomètres bien long à traversé, c’est clairement trop long, trop lourd, trop de poids sur ton dos. En plus que toi, tu es persuadé qu’on peut vous poursuivre, tu as peur, au pire tu le jetteras, comme une garce que tu es. Passant une main devant ton visage pour tirer les mèches devant ton visage, te voilà devant le camion d’urgence. 

Ils commencent à prendre le petit pokémon eau qui est clairement en mauvaise état, il est juste en état de choc, enfin, c’est ce que tu dirais, mais ça encore, tu ne peux comprendre clairement cela.

« Il faut que quelqu’un monte avec lui. Qu’il ne soit pas seul et perdu, au Centre. T'y vas ou j’y vais ? Celui qui reste se charge de ramener les enfants à l’orphelinat et de faire le rapport à l’équipe d’Avalon dépêchée là-bas. »

Sur le coup, tu aurais voulu ni l’un, ni l’autre. C’est presque trop injuste de choisir un truc pareil, c’est clairement dur. Bien qu’au fond, quand tu croises les regards des enfants qui semble clairement tous se rapprocher d’Akainu… Oui, c’est le héros, le héros tout le monde le veut, toi t’es juste l’ombre, le vilain, la chose qu’on évite clairement. 

« C’est bon, j’suis pas con j’ai compris. »

Tu saisis la poignée de la porte du camion pour monter dedans, au moins cela fera double odeur nauséabond dedans. Sur le coup les urgentistes te regarde un peu bizarrement, oui tu pues, t’es la plus au courant en ce moment même. Le pire, le temps du démarrage, tu peux voir ces gosses se rameuter vers le jeune homme, ouais, t’es toi-même et personne n’aime ça… Bah, tu t’en fiche au fond, les gosses c’est des gosses, ils comprendront plus tard. 

Bien que tu regardes plus dans le vide, cherchant clairement un point de repère, le temps du chemin. L’enfant se fait soigné difficilement, il faut l’opérer ? Tu ne cherches pas à comprendre, tu es totalement effacé de la situation, t’as comme envie d’être ailleurs et nulle part. Tes vêtements plein de sang, l’odeur nauséabonde mélangé au fer du liquide vital te donne presque envie de vomir. De temps en temps, tu relèves la tête au gémissement de l’enfant, comme pour vérifier s’il est vivant. Sympas,non ? 

Te voilà devant le centre pokémon, ce lieu censé rassurer, censé aider et sauver tout le monde. Ouha, t’y crois tellement plus à ce genre de connerie. Avançant en suivant les hommes, tu attends vite fait dans les urgences, comme si tu allais servir à quelque chose. On commence à l’approcher, des gens en blouse blanche, détournant le regard, tu n’es qu’une étrangère comme les autres, autant dire que tu n’es tellement pas à ta place qu’on dirait une plante décorative. Bien qu’ils commencent à emmener la couchette du petit qui devient à certain endroit rouge. Tu sens quelques chose tiré ton t-shirt. 

« S’il te plait, me laisse pas tout seul… »

Ton regard se tourne vers lui, il est en larme, il est terrifié. Ce n’est qu’un enfant qui veut se montrer fort, comme tout ceux de ce monde, qui se montre trop fort se fait mordre. Clignant des yeux, tu approches ta main pour le faire lâcher, il retarde les médecins, bien qu’au moment où tu saisis cette mains. « Neo… Ne me laisse pas toute seule… S’il te plait ne me laisse pas ! »Tes yeux se grossirent d’un coup. Tu as été cet enfant aussi, cet enfant qui a besoin d’une personne forte, d’une personne qui la soutient malgré le poids qu’elle fait. Combien de fois as-tu hurlé à Neo de ne pas te laisser, combien de fois tu as supplié juste qu’il ne te laisse pas derrière lui de peur de disparaitre dans son ombre. Combien de fois juste l’as-tu empêché d’avancer vers l’avant avec ton propre poids… 

Beaucoup trop de fois, n’est-ce pas ?
Sa main tremble, il veut ne pas te lâcher. Ce n’est pas compliqué d’aider une personne. Te mordant cette lèvre trop de fois mordu, tu approches mécaniquement cette main sale et souillé de sang qui touche la tête innocente d’un enfant. Un rictus de sourire, rassurant ? Tu essaies de sourire, c’est un enfant innocent… Oui, il faut se montrer rassurant avec les enfants Réfia…

Oui rassurante.

« Ré-Réfia ! Je t’en supplie ! Je ne dirais rien ! Je… Pardon ! »

Tu recules d’un coup. Tremblante. Il a fait de gros yeux lui aussi, il ne s’y attendait pas du tout à cette réaction. Tu entends presque ton cœur battre jusqu’à tes oreilles. Il avait presque son âge. Dio. Il n’avait pas loin de son âge, et tu as tué un enfant sans scrupule pour ta vie. Ta mémoire est gracieuse de te montrer la comparaison avec lui n’est-ce pas ? Ta main tremble, tes dents claques, tu es coupable. Détournant le regard, une infirmière t’approche l’air rassurant.

« Cela doit être le choque de voir votre petit protégé dans cette état, le temps d’attente, aller donc prendre une douche, cela va apaiser votre peur et votre esprit. »

Si seulement la douche était une solution radicale comme ça. Hochant mécaniquement la tête, tu avances en la suivant, bien qu’elle semble avoir arrêté de respirer cette pauvre femme. Te voilà dans une des douches privées, bien qu’il y a aussi des communes, mais c’est pas ton délire. Voyant ton état dans le miroir, tu faisais pitié à voir, déjà ta peau blanche était grisé par la saleté, mais tout ce sang, toute cette crasse. Au fond, ton âme doit être comme ça Réfia.

Jetant tes vêtements et tout que qui recouvrait ton corps, tu allumes la douche pour une bonne douche chaude. Bien que tu détestes parfois la douche, car cela te remet en question sur plusieurs chose, tu revoies plusieurs moment de la journée. Bien que ta main tremble encore, la peur te hante tellement que cela en est presque handicapant. Si un jour tu trahis Avalon, que va-t-il t’arriver ? Un frisson te parcours toute la colonne vertébrale, et ce n’est hélas pas la liane qui repousse, non, c’était la peur, la panique, la détresse de ta personne qui te procure cette sensation si désagréable. Posant ton front contre le carrelage froid de la douche.

Au fond, t’es si seule que c’est presque hilarant de te voir dans cette situation. 
Tu as cherché à couper tous les ponts.
Tu ne cherche à rien approfondir.
Tu es un mur. 
Tu es toi.

Après un bon moment de récupération d’un corps à peu prêt propre et purifier, tu avances devant le miroir. Un visage blanc avec des yeux jaune, presque trop innocent. Ouais, c’est le visage que tu donnes aux autres personnes. Au fond, tu sais même plus comment tu dois agir avec les gens, quoi qu’en vrai, t’as jamais à vraiment comprendre comment agir avec les gens. Cela te fait pousser un soupir. Tu enfilas des vêtements donné, un survêtement et un t-shirt large du centre Pokémon. Super, tu fais de la petite pub pour eux…

Tu apporte la clef à l’infirmière qui te regarde l’air inquiète. Bien que d’un coup elle soulève ta longue chevelure. Faut croire que c’était voyant, clignant des yeux, la femme se fait poser un pansement apaisant pour sa nuque, pourquoi c’est gentille ce genre de personne ? Tu ne comprendras jamais le pourquoi ils sont comme ça avec le monde, c’est ridicule. Poussant un soupir, encore une fois. La jeune femme penche la tête pour se caler contre un mur. Un peu de repos ? Non, surtout qu’elle commence à se sentir de plus en plus faible, déjà avec le vide de son estomac, mais la perte précieuse de sa liane qui est entrain de consommer son énergie. Au fond, tu es peut être punis pour tout ce que tu as fais pour aujourd’hui. Mais alors que tu allais fermer un peu les yeux pour te reposer, tu entends une personne approcher. Ton regard mauvais fixe le pauvre médecin qui semble juste vouloir te rassurer.

« Le petit est sauvé, mais le petit veut partir car il semble ne pas vouloir rester ici. »

C’est son problème pas le tient, roulant un peu des yeux, tu suis donc cet homme l’air totalement blasé maintenant. Cette mission n’a donc jamais de fin ? Pourtant tu as l’air enfin de voir ce bout, enfin. On te demande encore d’attendre ici, encore une fois, tu dois faire la plante décorative, super. Croisant les bras, donnant un volume un peu plus fort à ta poitrine qui a perdu ses bandage, tu attends cette petite Mateloutre qui doit inquiéter tout le monde dans sa petite maison de fortune. 

Bien que tu n’aies pas remarqué que le temps avait vraiment défilé, alors que tu voulais savoir l’heure, la petite tête bleue apparait devant toi encore faible. Il se frotte lentement les yeux encore embrumé. Tu le soulèves et le met sur ton dos pour avancer, bien que tu devrais éviter les mouvements trop brusque, mais tu voulais rentrer chez toi au plus vite. Tu marchais dans cette ville que tu ne connais pas trop, bien que dés que tu trouveras le parc, tu trouveras cette orphelinat qui t’as bien pourris l’existence, oui pourris est assez fort comme mot, mais cette journée est clairement épuisante à tes yeux.

Tu franchis enfin ce parc, tu franchis la route et ce portail. Poussant un large soupir, tu vois les enfants arriver vers toi, bien sur, ce n’est pour ta personne qu’ils vont courir, depuis quand les gens cours pour te voir ? Tu le laisses tomber doucement sur le sol, monsieur frimant qu’il est fort. Avançant pour te rendre vers le reste des membres d’Avalon, malgré ta mine sûrement affaiblie. Te posant contre le palier de la porte où ils se trouvent avec un petit sourire presque narquois.

« Bon, maintenant qu’on a bien bouffé, on peut rentrer ? Non car les môme sont vivant donc pas la peine de faire les au revoir. Puis toute façon, je vais même ne pas attendre votre autorisation. Bye.»

Faisant un demi-tour, tu avances tranquillement, bien que tu n’as pas envie de prendre le bateau, t’as déjà envie de vomir… Dur dur d’être une Réfia non ?
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On a dit discret, non ? ; Réfia
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