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 First night before we fucked up ; Lyria

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Yûki
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Feuille de personnage
random: ici petit poney

MessageSujet: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:46

Il n’y a rien d’autre que l’éclat des réverbères illuminés de la rue qui vient éclairer ta chambre, par delà les volets laissés ouverts. Tu n’as pas songé à les fermer —à vrai dire, tu ne les fermes jamais. Tu n’as pas non plus ouvert la lumière, parce qu’il faisait encore jour lorsque tu es rentré chez toi —retour d’une énième mission un peu bateau, mais c’était l’occasion d’arrondir ta fin de mois, peut-être. Tu t’es saisi de ta guitare —l’acoustique—, tu t’es assis sur ton lit, et tu as joué, jusqu’à ce que le soleil se couche, jusqu’à ce que la nuit tombe sur Astrophel, jusqu’à ce que les bruits de la rue se taisent —presque, tu entends d’ici la musique un peu trop forte qui vient d’une des bâtisses d’en bas, les quelques logements qui ne sont pas des immeubles comme celui dans lequel tu loges, mais plutôt des individuels miteux. Une rave, encore, sans doute ; mais ce soir, l’envie de sortir ne t’effleure pas, l’excitation ne court pas dans tes veines, le désir de te cramer les neurones et de te goudronner les poumons non plus. Peut-être parce que la dernière fois, certains mots on fait un peu trop d’écho quelque part dans tes tripes. Tu ne t’en souviens pas précisément, t’étais dans le flou, dans le brouillard d’un Paradis Artificiel que tu n’atteins plus que difficilement, jamais sans te mettre en danger, parce que les doses sont forcées. Tu ne te souviens pas de grand chose, sinon d’avoir eu mal —physique, psychique, tu n’en sais trop rien ; t’as eu mal, et ça te suffit. Alors, tu joues, encore, toujours, tu fredonnes, inventes, les textes te viendront bien à un moment ou à un autre ; tu n’as même pas mangé, tu as oublié —tu oublies beaucoup de choses, Romeo. 

C’est lorsqu’un long klaxon fatigué résonne sous ta fenêtre que tu daignes lever les yeux, les détacher des cordes encore frissonnantes qui font s’élever dans l’air les souvenirs de notes qui s’étouffent déjà. Un papillon de nuit bat des ailes contre ta vitre, comme en un espoir désespéré d’outrepasser les lois physiques, et puis s’enfuit vers une lumière plus vive que la tienne —terne, si terne, comme la lueur au fond de tes yeux. Ce soir, pas de concert ; Olympe a annulé, la faute à tes conneries. Hier, t’as recommencé. Loin des bars, loin des fêtes clandestines, t’as quand même recommencé. Poudre de fée et liqueur de vie, t’as fini par vomir tout ce que t’étais parvenu à avaler jusque là. Il y a eu la descente, ton angoisse, ton souffle court et tes convulsions ; tes larmes, et tes doigts tremblants sur la lame. Ça fait tellement mal, à chaque fois, que t’ouvrir c’est comme laisser échapper un peu de cette douleur. Tu étouffes un peu moins, quand tu saignes.
Olympe t’a trouvé, plus tard dans la soirée ; les poignets encore marqués de traces trop fraîches pour qu’elle ait le moindre doute, les yeux encore rougis, de dope tout autant que du poison incolore qui avait coulé sur tes joues et creusé ton visage. Elle ne t’a pas laissé l’occasion d’expliquer —tu n’as plus jamais le droit à l’erreur, avec elle ; elle te connaît trop pour écouter tes billevesées aussi bancales que tes pas en retour de soirée. Ils ne tiennent plus debout, eux non plus —tes mensonges, tes excuses. Elle a téléphoné, et c’en était fini du concert à venir. Game over, try again, c’était un peu comme l’écran final de ces jeux électroniques auxquels tu t’es adonné, plus jeune, avant que l’on ne glisse une guitare électrique entre tes mains —avant que ta répulsion ne prenne le pas sur ton amour pour l’internet, aussi.

Un soupir, et tu te relèves, abandonnant là ta guitare, couchée sur le lit. Un miaulement s’élève dans ton dos, et tu lances un regard par dessus ton épaule, l’ombre d’un sourire sur les lèvres. « Toi aussi t’as faim, pas vrai ? Allez, viens là » Tu te saisis délicatement de la chatonne, et c’est à coup de griffes qu’elle escalade ton haut pour venir se percher sur ton épaule. Aussitôt, elle trouve son occupation à venir mordiller les mèches de cheveux lui qui arrivent à portée de crocs. « Abrutie... » En passant, tu abaisses enfin l’interrupteur, et la lumière vive qui te saute au visage te force à plisser les yeux, l’espace d’un instant, avant que tu ne t’enfonces dans la cuisine. Restes de pizza d’un côté, pâtée pour chat de l’autre, tu lorgnes du coin de l’oeil sur Boomerang, qui trottine gaiement sur le plan de travail. C’est anodin, aux premiers abords ; mais tu sais que ton repas à toi l’intéresse bien plus que le sien, et qu’il est dangereux de la quitter des yeux, si tu tiens à ne pas rester l’estomac vide —si la pizza lui plaît bien, te concernant, la pâtée ne t’attire pas vraiment. 

Tu poses coupelle et chaton au sol, et puis tu t’en retournes vers l’espace salon de ta petite pièce à vivre, assiette tiède entre les mains. Du même coup, plus par habitude qu’autre chose, tu allumes la télévision. Les films sont déjà entamés et, quand tu changes de chaîne, c’est même un générique qui défile sous tes yeux. Tu changes encore, tu regardes l’heure ; dix heures passées, tu te rends compte que tu as traîné un peu plus longtemps que tu ne l’aurais cru. Peu importe, personne ne t’attend, ce soir. Tu manges distraitement, tu regardes les images à la télévision sans vraiment les voir, tu laisses Boomerang te rejoindre sur le canapé, et tu pousses même le vice jusqu’à lui tendre un morceau de jambon, qu’elle dévore en un instant —tu n’aurais jamais cru qu’un si petit chaton pouvait être aussi vorace. Plusieurs fois, tu entends ton téléphone sonner, de l’autre côté du paravent, mais l’idée ne te vient même pas à l’esprit d’aller vérifier le nom sur l’écran. Tu liras plus tard, tu écouteras s’ils avaient quelque chose à dire. Ça n’est pas une heure pour appeler. 

Tu grimaces. 
L’heure
Olympe.

Tu sais que ton intérêt, tu le trouveras à te tenir à carreaux. Alors, tu te lèves, à contrecoeur, en abandonnant là l’assiette, qui ne s’en ira rejoindre l’évier que bien plus tard, demain peut-être —tu fais traîner, tu repousses tant que tu le peux, et pourtant ton appartement paraît n’être jamais en désordre. Le seul reproche que l’on pourrait te faire, ce sont tes vestes qui traînent, de çà, de là, ou les fils de tes guitares et amplificateurs sur lesquels on pourrait trébucher, du côté de ton lit. Tu t’en fous, un peu ; au pire, le plus souvent, l’affaire avec les donzelles que tu ramènes se conclue sur le canapé
Tu ouvres le tiroir de ton bureau, tu attrapes la boîte un peu trop familière et presque vide —tu notes intérieurement, encore de l’argent à dépenser ; encore de l’argent à trouver—, et tu laisses tomber les comprimés dans ta main. Tu calcules, dans ta tête ; à partir de combien ça deviendrait dangereux ? Tu soupires, tu les laisses tous retomber un par un dans leur compartiment, tu gardes le dernier dans ta main quand tu refermes la boîte. Tu vas pour la ranger, quand ton regard se heurte au presque vide qui règne là. Tu fronces les sourcils, tu serres les dents ; « eh merde », et ça venait du coeur. Parce que tu sais ce que ça signifie : sortir, dépenser de l’argent, pour le taxi d’abord, la consommation ensuite ; traîner dans les beaux quartiers résidentiel à deux pas de celui des affaires, aux alentours des bâtisses de luxe à la pointe de la technologie et des méthodes de surveillance, leurs boutiques trop chères —les fringues des vitrines sont les mêmes que celles que tu achètes, mais l’étiquette de celles-ci arborent toujours quelques chiffres supplémentaires avant la virgule.
Tu te demandes s’il y a plus répugnant encore quelque part. Tu en doutes.

Tu fais les comptes, mentalement ; tu n’as pas surveillé avant, et t’as un imprévu qui te tombe dessus. Tant pis pour toi. Tu retournes dans ta cuisine, remplis un verre d’eau, et tu avales ton comprimé en une seule gorgée —ce putain d’antidépresseur ; dire que tu ne crois pas à leur effet, ni même au placebo. En enfilant ton sweat —noir, basique, à capuche ; dans la nuit, tous les chats son gris— tu adresses une remarque de plus à Boomerang —tu espères ne pas être le seul imbécile à adresser la parole à son animal de compagnie. « Désolée princesse, ton maître est con donc il te fausse compagnie, m’attend surtout pas pour aller dormir ça risque de traîner un peu » Ton portable finalement récupéré dans l’une de tes poches —les messages même pas vérifiés—, tes clefs dans l’autre après avoir fermé derrière toi, tu descends les marches et pousses la porte d’entrée. Ici, pas de système de code à quatre entrées, juste une porte de bois et de verre à libre accès. C’est clair, ici, c’est pas comme Haylen ou, pire, Nahuel. Tu marches dans les rues, tu quittes le renfoncement de ton immeuble pour rejoindre la zone traversée par les chauffeurs de taxi tardifs —un peu plus chers à cette heure-ci, le monde est contre toi ; tant pis, toi t’es contre lui depuis si longtemps déjà. Sur le chemin, tu t’en grilles une, tu te noircis les poumons au tabac pourri de plomb et de méthanol ; ça t’occupe les mains, à défaut de t’occuper l’esprit. Tu l’éteins contre le mur lorsqu’une auto canari ralentit devant toi, tu montes en saluant, et tu observes l’architecture des bâtiments se faire plus sophistiquée à mesure que les kilomètres sont franchis, et que Nahuel approche. Tu crèves déjà d’envie d’être de retour chez toi.

De nouveau, l’air frais. Il y a des éclats de voix qui viennent d’une fenêtre ouverte, des éclats de rire surtout ; c’est un soir de fin semaine, les plus jeunes sortent en boîte, les plus âgés se réunissent autour d’un apéritif au couvert de leur lotissement. Et toi, toi t’es là, tu jettes un coup d’oeil au taxi qui disparaît au tournant après t’avoir à moitié ruiné, puis tu t’enfonces dans la rue devant laquelle il t’a déposé. Tu longes les trottoirs, tu frôles les murs ; t’as les mains dans tes poches et les cheveux devant les yeux, la tête baissée, le regard droit devant. Il n’y a personne, pourtant, mais c’est plus fort que toi : ici, tu n’as pas ta place.Pourtant, c’était la tienne avant, c’est non loin de là que tu as grandi, dans les quartiers d’Haylen, lorsque Santiague et Marvel t’ont arraché à l’orphelinat ; c’est là que tu as été en cours, là que tu as joué au football dans la rue et gratté tes premiers accords maladroits, chanté tes premiers mots un peu clichés, trop stéréotypés. C’était là, ta place, avant. Et puis t’as sombré ; ta place, c’est devenu les chambres d’hôpitaux, les asiles gentiment renommés d’aujourd’hui. Ta place, c’est devenu ton monde de flou et de brume contenu en poudre et pilules colorées d’ecstasy.

Tu t’arrêtes, enfin, devant un bâtiment qui t’arrache toujours un rictus mauvais. Ça te répugne, les quartiers bling-bling à n’en plus finir. Tu ne sonnes pas, pas tout de suite. Tu rallumes ta cigarette abandonnée un peu plus tôt, tu tires longtemps dessus, avant de laisser la fumée s’échapper d’entre tes lèvres, en cercles soigneusement dessinés. Alors, seulement lorsque tu n’as plus rien à expirer, tu presses la touche de l’interphone, sans même hésiter sur le numéro de l’appartement —à force, t’as l’habitude. Tu recules, d’un demi-pas, comme si tu t’étais brûlé, et c’est presque vrai : tu t’es brûlé à effleurer cette vie qui n’est pas la tienne. Dans le lointain, un chien aboie, et d’autres éclats de voix se chargent de lui répondre. Tu jettes un coup d’oeil à ta montre ; onze heures moins dix. Ouais, t’en as déjà marre. Parce qu’ici, ça n’est vraiment pas ton monde.
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Yûki
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:46

Le drame vient d’arriver, alors que la fin du monde était proche, le drame vient de tomber devant toi. Tu pouvais pas penser que cela était possible, mais il faut bien croire que certaine chose ne sont clairement pas calculable. Tu ne pouvais pas penser que le boss final n’était pas celui que tu pensais, non il était pire que tous les autres, il était déjà assez massif pour te faire hausser un sourcil. Tu as eu un instant de bug, comme si tu commençais à réaliser le souci trop tard…

Il fait tout noir, c’est la fin du monde.

Tu clignes des yeux, tu remarques bien ce tas de poil devant la télé, écran noir. Un tic nerveux au niveau du coin de lèvre commence à bouger. Tu baisses les yeux pour regarder les fils, l’un n’est plus du tout relié comme il faut. Tes yeux se balancent de gauche à droite, regarde le boss final et le fil qui ne touche plus ce qu’il faut. 

« NAGISAAAAAAA !!! »

Tu te lèves d’un coup de ton canapé pour lui courir après, cette saleté de chat vient de débrancher ta console en le voulant en plus ! Ce chat devait clairement avoir un besoin d’attention de sa maitresse, bien qu’après lui avoir jeté toute les canettes vides de ta chambre dessus, bien que quand tu t’es levé pour le chopé tu en as glissé sur une. Heureusement qu’il y avait un tas de vêtement pour réceptionner ta tête, heureusement qu’il était là. Levant la tête, tu regardes ton chat qui te regarde blasé comme d’habitude… Poussant un large soupir, tu tends la main pour lui frotter la tête.

« T’as la dalle ou tu veux me faire chier ? »

Te levant difficilement, tu avances pour quitter ta chambre, pour rejoindre la cuisine où cet idiot avait bel et bien faim. Tu tends le bras pour saisir le sachet de croquette que tu poses dans une gamelle que tu poses par terre, mais ton chat te regarde limite dépité. Cet idiot n’aime pas les croquettes, mais tu le trouves un peu gros, et il avait sa dose de pâté. Tu le fixes intensément, un long silence pesant entre vous deux. Puis il mange, pas trop tôt. Passant une main dans tes cheveux, tu te dirige dans la salle de bain – la tienne- Tu décides de les brosser, il faut bien prendre soins de soi même c’est sûr. Mais dés que ton chat passe, tu ne peux pas t’empêcher de le brosser aussi, il a le poil si long. 

Tu retournes sur tes cheveux, bien que tu te stoppe sur la marque noir sur ta main. La tendant devant toi, tu la ferme et l’ouvre. Cette œil d’encre qui te fixe, tu mets ta main devant un œil, ça peut être un gros œil d’animé, c’est sur que cela serait flippant des gens avec des yeux comme ça.  Poussant un long soupire, tu retournes à ta coiffure. Combien de fois tu soupires en une journée ? Beaucoup trop en vrai. Posant ta brosse, tu prépares tes affaires pour demain, heureusement cette marque ne va pas tarder à disparaitre. Affichant un petit sourire, tu te tâte sur le choix de tes ruban, jusqu’à ce que tu entends une sonnerie venant de la porte. Clignant des yeux, tu avances pour aller regarder à la caméra de l’interphone qui c’est. 

Tu l’as déjà vu, clignant des yeux, tu fouilles dans ta mémoire, tu l’as déjà vu… Faisant demie-tour tu fouilles dans le carnet de Daemon, sans permission, tu savais où il le planquer… Y  a des photos de certaine tête, puis pour qu’il est l’adresse, tu savais bien que c’était un habitué. 

« Ah mais oui, c’est lui…Ahem.. .DEAMON ! Y a un client sort de sous ta douche ! »

Tu range le carnet en posant le sachet qu’il devait être donné, bien que tu attends un peu dans le salon, il est long. Trop long. Tu arrives vers la porte de la salle de bain –la sienne-, tu toque de façon à te faire remarquer.

« Fais-le sortir du bâtiment ! Parce qu'il manquerait plus que les flics débarquent.
-Mais, il veut son sachet. Tu rates les 10 paquets de chips à acheter là Dae !
-Faites un tour dehors et revenez plus tard alors, en vous faisant discrets s'il vous plaît.
-T'es pire qu'une femme enceinte t'ain faut que je me change ! Faut que tu donnes le vermifuge à Nagisa et je le veux encore VIVANT !
-Hé j'y peux rien si tu ne sais pas t'habiller en-dehors de l'école et de vos soirées ! »

Le combat dans cet appartement, c’est qui aura le dernier mot dans la conversation. Sauf qu’il a bien choisis de caser sa phrase au moment ou tu es entrain de te foutre en sous-vêtement pour mettre autre chose que ton long t-shirt de Dae. Grognant tout ce que tu pouvais, tu cours à la salle de bain pour terminer ta préparation. Chemise bien mise, cravate féminine bien noué, le blazer de serveur bien attaché. Tu enfiles des mitaines assortie pour surtout caché ta main marqué de ton contrat. Enfilant tes longues chaussettes, redressant mieux ton short. En même temps que tu enfonces tes pieds dans tes bottines, tu termines ta coiffure avec des rubans noirs pour aller avec la couleur. Bleu boir et blanc, le orange de ta chevelure réchauffe un peu le tout. Une petite touche d’un maquillage léger et tu pars en courant en prenant ton sac à main, glissant le sachet qu’il faut. 

« Bon j’y vais Sonic ni-saaaaaaan ♥ Ravale bien la façade sous ta douche, car y a du boulot ! »

TU claques la porte blasé, bien que tu ne doives pas perdre trop de temps, prenant l’ascenseur, tu attends tranquillement en regardant ton portable, et surtout l’heure. Wish va venir dans 2h10… Tu déglutines un peu. Secouant la tête, tu descends du transport pour approcher enfin l’entrée, au loin tu as vu la silhouette du camé, mais surtout de la voiture loin qui est habité, les flics en question. Te pinçant la lèvre, tu te devais de jouer ton rôle… Respire, tout va bien se passer, aller. 

Tu ouvres la porte avec une bouille toute triste, limite si les larmes n’allait pas couler. Te jetant dessus.

« T’es enfin là ! C’est pas trop tôt, t’es long ! » Tu redresse ta tête pour le regarder « on va là où on devait aller ! »

Tu lui tires la manche, ne lui laissant pas le choix. Bien sûr, tu savais bien que ton petit jeu n’allait pas tenir bien longtemps, tu te diriges sur le parking, il y a ta voiture. Ouvrant celle-ci tu t’assois à ta place, dégageant tout les affaires sur la place passagère, tu étais assez tendu quand même. Serrant un peu le volant, tu regardes surtout la voiture avec les passagers dedans, ils sont prêt à te suivre, super. 

Tu étais dans ta réflexion, où aller à une heure pareil… 

« Dis moi que t’as une destination débile là tout de suite. »

Ton tons vient si vite de changer, bien que tu gardes un sourire, un sourire nerveux, tu déteste cette situation de tension, mais ce con quelle idée de venir ici maintenant, c’est une chose que tu vas sûrement lui rappeler dans peu de temps, quand tu seras sûr d’être en paix et seul avec lui…

Lui pourrir la vie, en plus t’as laissé ta console en yolo total, tu tueras Nagisa plus tard.
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:47

Tu t’es pris de fascination pour le ballet de quelques dizaines de moustiques désordonnés qui virevoltent, l’air hagard, autour d’une ampoule de réverbère au dessus de toi. Tu te demandes combien s’y brûlent les ailes, à la façon d’Icare qui a voulu voir le soleil d’un peu trop près, le monde d’un peu trop haut. Du même coup, tu te demandes où est-ce qu’il peut bien être, ton soleil à toi, celui qui achèvera de te consumer, avant que ne s’envolent les cendres restantes de ton coeur en miettes. Tu plisses les yeux, un instant, puis c’est une nouvelle vibration contre ta main qui te fait sursauter, et te tire de tes rêveries. Tu tires ton téléphone hors de la poche de ta veste, et tu te risques enfin à regarder le nom de ceux qui n’ont eu de cesse d’emplir ta boîte de réception —huit messages, trois appels manqués ; un jour, l’appareil finira par saturer. L’un des messages, empli de coeur et d’autres palabres mielleuses, t’arrache une grimace. Tu ne sais même plus qui elle est. Sûrement l’une de ces jolies blondes qui bougent leur corps sous tes yeux avides d’oublilors de tes concerts, l’une de celles qui t’abordent lorsque tu sors par la porte arrière du bâtiment, l’une de ces rares qui est parvenue à avoir ton numéro de téléphone, par l'un de ces énième stratagème que tu reconnais aux femmes. Elles sont fourbes, elles sont vicieuses, et elles savent profiter de ton esprit brouillé d’alcool pour obtenir ce qu’elles veulent de toi —puisqu’il te faut l’haleine alcoolisée pour te donner l’impression d’aimer ce que tu fais à ces donzelles aux courbes généreuses et à la peau laiteuse qui s’offrent à toi comme on s’offre sur un autel. Tu supprimes, sans répondre ; bientôt, son nom disparaît aussi de ton répertoire —Cassandra, ça ne te dit vraiment rien.

Le Sante qui s’affiche sur l’écran en suivant t’arrache un sourire. Juste une réponse au message que tu lui as envoyé, plus tôt dans la journée, mais c’est celle que tu attendais. Tu recules encore un peu, t’éloignes de la porte en pressant le bouton d’appel. Contre ton oreille, tu entends le bip familier, régulier, qui résonne. Une, deux fois, et le bruit significatif qui indique que l’interlocuteur a décroché à son tour. « Hey, p’pa, tu souffles, le bonheur au coin des lèvres. Joyeux anniversaire ! » Tu t’en veux, un peu. Tu t’en veux, de ne pas être là, de ne pas avoir cuisiné avec Marvel, comme tu en avais pris l’habitude avant, parce que toutes les occasions étaient bonnes pour te mettre aux fourneaux que ce soit avec lui ou Santiague —aujourd’hui, ton réfrigérateur est rempli de plats tout prêts qu’il suffit de faire réchauffer, plus par manque d’envie (et de moyens, mais ça, c’est de ta faute) que par incompétence. Tu t’en veux, de ne pas être là, avec eux, dans la résidence paisible que vous aviez tous les trois, à Haylen —dire qu’au fond, tu es si près d’eux à l’heure actuelle, alors que tes tripes se tordent avec la sensation d’être à dix mille lieux de les revoir. Une poignée de minutes en taxi, le triple à pieds peut-être, et tu pourrais les rejoindre —mais tu ne le feras pas. 

Il remercie, lâche l’une de ces plaisanteries qui font du bien à entendre —il n’a pas changé, il ne change jamais— et qui te fait rire doucement. Et puis, dans le fond, tu l’entends, cette autre voix familière, qui te manque terriblement elle aussi. « Eh Santiague, tu ne passes même pas le bonjour au fiston ! » Sante rit. « Tu as entendu, Rom ? » « Ouaip. Rends-lui de ma part. Il a déjà quelques verres dans le nez, non ? Il parle trop fort. » Ton père éclate de rire. « Qu’est-ce qu’il raconte ? » « Rien, va, laisse tomber ! Ton fils te connaît un peu trop bien, voilà tout. » Il lâche, sur le ton des secrets que l’on a, entre père et fils ; ces secrets d’enfants qui n’en sont pas vraiment, ces bêtises complices que tu as toujours partagées avec eux. Tu leur parles, et tu te sens encore comme le gamin de huit piges qu’ils ont ramené chez eux avec la promesse d’apprendre la définition du mot famille jusqu’à l’avoir gravée en plein coeur.

Tu tires à nouveau sur la cigarette, tu expires dans un silence léger, et puis c’est le retour d’une conversation normale. Santiague veut de tes nouvelles, les concerts, le groupe, comment ça se passe, quand est-ce que tu viens à la maison ? Marvel a eu une promotion, ils ont bu l’apéritif le week end dernier et ont pensé à toi — et toi, le week end dernier, comme tous les autres, tu te mettais minable, tu buvais, tu te piquais, tu gerbais, tu t'oubliais jusqu'à oublier ta propre adresse. Tu ris, tu félicites, tu plaisantes ; l’échange dure tout juste quelques minutes, et pourtant tu as l’impression qu’il s’attarde depuis des heures —tu pourrais ne jamais raccrocher, si seulement c’était possible de demeurer là et de ne plus rien faire d’autre que de leur parler. Mais tu aperçois un mouvement derrière la porte, un éclat roux qui accroche ton regard. Alors, tu baisses le ton, et c’est la résignation qui perce dans ta voix quand tu reprends. « Je dois te laisser, j’ai- (tu marques une hésitation. quoi ? quelle excuse vas-tu encore inventer pour qu’ils ne sachent pas la vérité ?) j’ai rencard. » Silence. Et puis, la malice, dans la voix de ton père. « Quelqu’un à nous présenter ? » Tu retiens un soupir de soulagement —il mord à l’hameçon. « Va savoir » tu lâches, sur le même ton. « Allez. Prenez soin de vous, tous les deux. Et encore bon anniv’, p’pa. » Un merci, un on t’embrasse, et c’est un unique bip sonore qui retentit, avant que ton téléphone ne se verrouille automatiquement. 

Tu le ranges, et tu lèves les yeux en direction de la porte. Ça n’est pas celui que tu pensais —mais c’en est au moins une que tu reconnais. La frangine, pour résumer ; tu n’as toujours pas retenu son prénom, pour toi c’est toujours Lina, et pourtant tu mettrais presque ta main au feu que c’en est encore un autre. Alors, en attendant, tu dis la frangine. Parce qu’elle n’est pas grand chose de plus que ça —la frangine de Daemon, la frangine de ton dealer ; l’amie de July, aussi, t’as imprimé l’information à force de la voir grogner sur tous les êtres de type masculin qui approchaient la rouquine de trop près. La frangine se jette sur ton bras, et tu te demandes si July trouverait à grogner contre toi, ici aussi —tu imagines, et la scène te fait presque rire. « T’es enfin là ! C’est pas trop tôt, t’es long ! On va là où on devait aller ! » Tu clignes tes yeux, et t’es frappé par une seconde de trouble, d’hésitation, tu n’enregistres pas vraiment. Où l’on devait aller ? Son regard semble toujours porté vers le même endroit, alors tu finis par chercher ce qui agit comme un aimant sur ses prunelles. Et tu vois, et tu comprends. « Où tu voudras, quand tu voudras, princesse. » Tu lui emboîtes le pas, tu la laisses te traîner vers une voiture —la sienne, tu devines ; un jour, toi aussi tu en auras une. L’appeler princesse, ça sonnait un peu bizarre, mais toi tu t’en fous, t’as l’habitude à force, les belles paroles soufflées au creux de l’oreille et les lits quittés à l’aube après une nuit de promesses que tu ne tiendras jamais. Ouais, c’était un peu bizarre, mais toi, ça ne t’a même pas fait tiquer. Ce ne sont que des mots.

Elle grimpe, et toi aussi, lorsque tu t’es enfin résigné à écraser ta cigarette, pourtant pas encore terminée. Tu t’installes côté passager, et tu jettes des coups d’oeil à l’intérieur de l’habitacle. Pour sûr, un jour, tu auras une voiture ; mais pas sûr, par contre, qu’elle soit aussi rutilante que peut l’être celle de la gamine Merryfall. « Dis moi que t’as une destination débile là tout de suite. » Nervosité. T’esquisses un sourire, mauvais. C’est capable d’éprouver de l’inquiétude, les rouquins de leur sang ? Tu pourrais la laisser là, comme une conne, à réfléchir sans trouve de réponse à sa propre interrogation, mais la voiture de la gendarmerie non loin de là te dissuade de laisser couler comme s’il n’y avait rien en jeu. Jusqu’à la preuve du contraire, tu traînes dans l’illégalité avec tes possessions et consommations. La gosse et son frère, son frère surtout, c’est pire encore. A choisir, t’aimerais autant qu’aucun ne finisse derrière les barreaux —le cas échéant, tu n’as pas non plus envie de changer de dealer ; ici, au moins, t’as une valeur sûre. « Wasted Youth ? tu lâches, tout à coup, après un instant de réflexion C’est une grosse boîte de nuit à Haylen, dix minutes d’ici même pas, j’sais pas si tu connais. L’videur est un bon pote, on d’vrait passer sans souci. »

Wasted Youth.
L’avoir prononcé à voix haute a réveillé comme une touche de nostalgie en toi, quelque chose que t’avais étouffé depuis un bon moment déjà, et qui s’est décidé à ressurgir, tout à coup, sans que tu saches trop pourquoi, comment. 
Jeunesse Gâchée.
Ça sonne plutôt bien, pour un endroit pareil. C’est là-bas que t’as passé tes premières nuits de déchéance, premiers joints dans un coin où vous n’étiez pas surveillés, premières pilules qui tournaient sous les bonnes planques qui avaient échappé aux mains des videurs.
Ta jeunesse, foutue en l’air par tes conneries.
Seize ans, déjà camé. 
T’étais con, à l’époque.

Trois ans plus tard, tu l’es toujours autant.

Elle démarre, et toi tu sors nonchalamment ton paquet de cigarettes de ta poche après avoir bouclé ta ceinture. Tu tires la tueuse inachevée d'un peu plus tôt de la boîte en carton abîmée, et tu jettes un coup d’oeil en direction de Lina. « Ça te dérange, si je fume ? » Le regard qu’elle te lance est suffisamment explicite pour te dissuader d’essayer de montrer par l’expérience les conséquences d’une tentative d’outrepasser son interdiction silencieuse. Tu ranges ta boîte au fond de ta poche, et tu entrouvres la fenêtre, rien qu’un peu, pour inspirer l’air de la nuit et tenter de te concentrer sur autre chose que l’envie pressante d’oublierqui monte, peu à peu, crescendo. Mais le silence te pèse, tu entends le sang qui bat jusque dans tes tempes, la sensation des vagues de chaleur et des picotements le long de tes bras, comme si tes veines même réclamaient leur dose désormais.

Ton regard accroche l’auto-radio, à portée de main, si proche, que tu finis par céder. Tu ne demandes même pas l’autorisation, cette fois ; tu prends tes aises, tu fais comme chez toi, tu t’en fous un peu. Tu allumes l’appareil, tu lances les ondes sur une fréquence que t’aimes bien écouter, et l’ombre d’un sourire étire tes lèvres lorsque tu reconnais l’air. C’est du rock, du bon, de ce genre que font tes modèles, tes idoles, ceux dont tu espères un jour atteindre la notoriété —mais tu ne te fais pas trop d’illusions. Toi, t’as toujours joué dans les bars blindés de jeunes alcooliques sur la voie de la perdition, quelquefois sur des scènes d’extérieur pour de petits aprem tremplin. C’était vous, les Fallen Devils, que l’on chargeait de l’animation entre les candidats, et ça t’avait fait sourire de voir ceux qui avaient tes paroles au bout des lèvres, qui les connaissaient —t’avais même reconnu les visages des habitués du bar, ça t’avait fait rire. A défaut de la célébrité, à défaut de pouvoir vivre de ce qui te tient en vie, t’écoutes, les étoiles dans les yeux, ceux qui t’ont donné l’envie de te lancer sur cette voie, toi aussi. Celle du rock, de la musique, celle de la vie au jour de jour et des riffs de guitare pour rythmer les heures.
Alors, tu te laisses entraîner, t’oublies un peu le feu de tes veines qui demande apaisement, tu fermes les yeux et tu fredonnes, doucement, audible mais pas envahissant. « This is how it feels when you take your life back, this is how it feels when you finally fight back » Il n’y a que le silence, la voix du chanteur et la tienne, plus doucereuse, plus suave, charmeuse mais qui va si bien sur les airs de rock. Dans le vide, sur tes genoux, ta main gauche joue les notes que tu reconnais, que tu connais par coeur aussi, pour t’être déjà amusé à les apprendre et les rejouer. « When life pushes me I push harder, what doesn’t kill me makes me stronger » T’essaies d’y croire, t’essaies, vraiment ; que ce qui ne tue pas rend plus fort. Not gonna die, tonight ils chantent, et toi tu serres les dents, tu serres les poings. Tu ne mourras pas ce soir, toi non plus. Un jour, peut-être ; pas ce soir, parce que ce soir tu seras à dix mille, t’espères. Comme trop souvent.

Ta voix se meurt tout à coup, au beau milieu du dernier refrain, en plein le centre de ces not gonna die qui te serrent la gorge et t’écorchent le coeur. Pas ce soir. Tu lèves les yeux vers la frangine, sourcils froncés, air suspicieux, les prunelles pourtant pleines d’espoir. Et c’est répugnant, ton désir d’autodestruction. « C’est toi qui l’as ? » La drogue. Ta dose, ta dope, ton Paradis en sachet ; un gramme de neige pour dissiper ton esprit et éclater tes neurones. Jamais comme la première fois, toujours moins bien que celle d’avant. Pourtant, tu continues. Polytoxicomane de ton état, mélanges vaseux et peu recommandables ; c’est ta came, dans tous les sens du terme. Et t’espères, t’espères qu’elle l’a. Tu ne veux pas retourner jusqu’à l’appartement des Merryfall. Aussi, surtout, t’en as marre d’attendre. T’as comme l’impression que ton coeur bat plus vite entre tes côtes. Tu crèves d’envie de noyer tes pensées dans l’euphorie factice, et chaque minute de plus passée à patienter te consume à petit feu.

Tu crèves, intérieurement ; tu crèves d’envie de te crever, à l’angie, à l’héro, Molly quand il n’y a qu’elle sous ta main, tu t’en fous : tu veux juste te bousiller sans jamais avoir les idées suffisamment claires pour y songer.
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:47

Te voilà dans ta voiture, ta précieuse petite voiture de couleur nuit, un cadeau sur dimensionné ? Bien sûr que oui. Mais, c’est un cadeau, on ne compte pas le prix, l’importance c’est de faire plaisir ? Bien que cela soit une chose que peu puissent s’offrir, toi tu l’as eu quelques jours après ton permis, un moyen de se déplacer sans soucis, sans problème d’être vraiment observé.  Serrant un peu le volant, tu n’aimes pas être suivit, bien que ce qui t’inquiète plus c’est la marque sur ta main, c’est bien le moment de s’inquiéter de cela, mais tu ne pourras pas reculer, Wish aura besoin de son paiement. Poussant un petit soupir, tu tournes ton regard bleu vers le jeune homme.

« Wasted Youth ? C’est une grosse boîte de nuit à Haylen, dix minutes d’ici même pas, j’sais pas si tu connais. L’videur est un bon pote, on d’vrait passer sans souci. 
-Ouais ouais. »

Nonchalante, tu ne voulais pas sortir, tu ne voulais pas être là en ce moment même. Tu voulais peut être juste être dans ton lit à regarder ta partie survivre de ton chat qui tente d’attirer un peu trop ton attention. Tu démarres et t’en va du parking résidentiel, tu es loin de ton petit confort… La prochaine fois Daemon se débrouille, bien qu’il est plus logique et moins dangereux de voir un homme sortir avec une femme, car on peut jouer de la naïveté d’une personne en jouant de ses sentiments, un petit couple de jeune qui batifole dans l’amour c’est plus crédible que deux mecs sortirent pour boire un coup à 22h. Bien que tu voudrais plus batifoler avec quelqu’un d’autre que ce type.

Surveillant dans ton rétro les voitures, tu remarques au loin celle qui était devant chez toi, c’est vraiment des pots de colle. Serrant un peu plus le volant, montrant clairement ton énervement, tu déteste les flics, tu détestes la justice, c’est une corde à ton cou qui un jour va se serrer pour te pendre. Bien que tu ne sois qu’un objet, pendre un objet ce n’est pas grave. Ton proprio t’aura mal utilisé, c’est tout.

« Ça te dérange, si je fume ? »

Cela te réveille de tes mauvaise pensée, bien que tu le regard totalement blasé avec un haussement de sourcil qui voulait clairement dire qu’il pouvait se mettre le paquet dans un endroit au tréfonds de lui-même. On n’abime pas la titine, pas la voiture, surtout fumé dedans, elle va dire quoi si cela pue la clope après quand elle va conduire une amie ? Ahahaha, non. Déjà qu’elle se trouve bien aimable de venir lui apporter sa « dose » bien sûr, elle aurait pu lui donner là, le larguer. Mais trop suspect, si on l’arrête avec, tu seras griller.  Calme toi Lyria, ce n’est pas le moment de faire trois mille plan stupide ou théorie, suit le premier plan d’origine, on fait croire à une soirée programmé, une soirée prévue sur le coup à cause d’une colère avec ton frère et que tu as appelé ce type.

De 1 : T’aurais appelé July
2. Les disputes sont fréquentes avec Deamon
3. T’aurais jamais appelé un type pareil.
Bref, tu crois à ton histoire autant que tu croirais que Sephiroth de FF7 est un adorable perso.

Le son de la musique résonne, brisant ce lourd silence. Une chaine qu’il choisit de lui-même, bah tu ne l’écoute souvent qu’avec le port USB sur ton portable « San ». Donc autant ne pas le faire chier, elle est utile pour une fois cette radio, chose que t’as jamais vraiment écouté en vrai. Au moins, il ne t’a pas foutu les infos ou d’autre truc dans un style que tu détestes.  Au moins, c’est un peu agréable, c’est ce que tu te dis maintenant. Un feu rouge, toujours aussi apprécié cela. Puis, la voix du chanteur se décompose en deux, il chante lui aussi ? Au moins, il aime ce qu’il fait, c’est bien, tant mieux pour lui. Tu devrais pourtant prendre exemple sur lui, tu chantes aussi, mais tu ne sais pas si tu dois apprécier le fait que tu chantes, cela t’occupe juste un peu, cela monte la popularité… Tout n’est question que de calcul stupide. Roulant des yeux, tu souris comme une idiote, c’est clairement le moment de s’insulter soi-même.

« C’est toi qui l’as ? » 

Retour à la réalité toujours aussi agréable. Levant les yeux au ciel, qu’est-ce qu’il croit ? Ce genre de personne impatiente sont clairement irritable, enfin, surtout les clients de ton frère, tu n’as jamais comprit le principe de prendre ce genre de chose pour se bousiller, autant se tirer une balle, enfin sans eux pas de vie peinarde, donc garde tes idées pour toi. 

« Non c’est Pikachu qu’il l’a tu vois. »

Tu te gares après une blague totalement nul, mais tu donnes une réponse ridicule devant une question ridicule, si elle ne l’avait pas, elle ne serait pas là. Et puis si c’était pour l’éloigner, elle n’aurait même pas prit la peine de descendre, on aurait fait croire à un fan boy et voilà. Pourtant, lui c’est un client, et le client doit être servie pour revenir au plus vite dire « encore ». 

Posant pied sur le goudron du trottoir. Le bruit de tes talons résonne un peu à tes oreilles. Tenant la lanière de ton sac, tu avances sans problèmes dans la rue recouverte par le voile de la nuit. Approchant un endroit bruyant, cela t’irrite un peu tout de même, s’il n’était pas venue tu serais entrain d’exp. Tu vois une file d’attente, tu roules des yeux. Encore des gens qui veulent se donner un genre…

C’est l’hôpital qui se fout de la charité là.

Regardant Romeo qui dit connaitre le videur. Tu crois peu en sa force de persuasion, si c’est un pote oui lui passera, mais toi ? Tu ne vas presque jamais là, et ta bouille ne trompera personne. Tu décides de fouiller dans ton sac en cherchant dans la doublure un tas de carte que tu touches… Refermant délicatement la doublure, tu approche avec un petit sourire, accompagné du blond. Déjà passé en premier c’est bien, mais sans soucis encore mieux. 

« Bonsoir ! » Dis-tu plein d’entrain. « Romeo, m’a dit que c’est une bonne boite de nuit,  il vient me faire découvrir. Oh et au cas où, j’ai ma carte d’identité si vous avez besoin ? »

Tu tends ta carte, c’est bien ta photo dessus.

Kaitlyn Elders
Née le mai 24 XX-23
Sexe : F Hair : red : Eyes : blue
Quartier : Hiawatha District


Tu gardes un grand sourire, combien de carte d’identité tu t’es faite ? Toutes des noms, âges différent. Utile pour tout, utile pour rien. Tout blizzard en possède au moins 3 différentes, toute faites de façon parfaitement légal le pire. Tu gardes ton sourire sûr de toi, regardant du coin les flics qui ne vont sûrement pas tarder, tu ne dois pas presser l’homme, mais tu n’es pas loin de le faire.
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:48

Tes ongles heurtent le rebord de la fenêtre à un rythme régulier, trop rapide pour ne pas être agaçant. Jamais tu songes ne serait-ce qu’à te faire plus silencieux, si ce n’est cesser tout à fait ce geste traître de l’angoisse qui te prend à la gorge. Cette peur, cette nervosité, qui n’ont ni fond ni forme, aucune origine, aucune limite non plus ; ce froid qui t’envahit alors même que tes veines sont courues d’un acide brûlant, d’un vide intense, tes doigts agités de soubresauts que tu réprimes à peine. Combien d’heures ? Tu ne sais plus vraiment ; tenir des comptes te plonge plus sûrement encore dans les méandres de ce sentiment de plus rien. S’il t’est chaque fois accordé le répit d’un temps, vient toujours le point de bascule, celui qui te paraît être de non-retour jusqu’à ce que l’aiguille perce ta veine, au pire des cas que l’exhalaison odorante s’en aille noircir tes poumons. Cet entre-deux, où tu n’es plus si vif plutôt que mort, où tu n’es rien d’autre qu’un « encore », un « encore » que tu ne prononces jamais, mais dont on lit la supplication jusqu’aux abysses de tes prunelles égarées, qui peinent à demeurer fixées sur un seul point. La vue trouble, les dents serrées pour qu’elles ne claquent pas, et toujours, toujours, toujours tes ongles qui donnent la cadence de ton envie —rapide, rapide, si rapide, beaucoup trop
Tu inspires, profondément, tout en tâchant de ne pas attirer l’attention de la gamine. T’essaies de reprendre contenance —tu détestes être comme ça, minable, lamentable, rien d’autre qu’un chien qui attend sa récompense pour un tour bien effectué. Ça te répugne, ta propre façon d’être quand, tout à coup, ta vie ne se résume à plus rien d’autre qu’aux stupéfiants. Peut-être que si tout était à refaire, tu bifurquerais vers une route un peu plus éclairée que celle que tu as emprunté quand il t’a fallu choisir quelle condamnation était préférable. Te détruire ou crever, la nuance est faible finalement. Pourtant, tu as privilégié la plus lente et la plus atroce ; la plus pitoyable, aussi, sans doute. T’es pathétique, Romeo.

Tu l’as à peine écoutée quand elle t’a répondu —suffisamment pour saisir que, cette nuit, comme tant d’autres, oublier sera ton credo ; pas assez cela dit pour que sa référence t’atteigne. Tu t’en fous, tu t’en es déjà retourné à ta contemplation de l’extérieur, les rues qui ont défilé et qui ne sont plus celles de Nahuel, celles qui sont moins formelles, moins somptueuses et pourtant toujours aussi rutilantes et animées. Astrophel ne dort jamais vraiment, tu songes alors que la Merryfall coupe le moteur. Tu te détaches, ouvres la portière et, presque aussitôt, le bourdonnement des basses te parvient depuis l’intérieur du bâtiment qui vous fait face, à quelques mètres de là. Mains enfoncées dans les poches de ta veste pour dissimuler leurs tremblements aux yeux du monde, tu lèves les yeux vers l’enseigne affriolante et tape à l’oeil, qui clignote sans discontinuer. Wasted Youth, pour te narguer, te rappeler ce que t’es devenu, depuis le temps que tu t’es perdu ; Wasted Youth, pour t’inviter, foutu pour foutu, t’es déjà condamné.

Tu avances, un pas après l’autre, presque hésitant, pour autant pas décidé à reculer. Faire demi-tour : une option que la vie t’a rarement laissée, en vérité. Il t’a toujours fallu avancer, quand bien même c’était quelquefois dans l’empressement, l’élan, l’impulsion d’une course effrénée, d’une terreur, d’une douleur. Tu t’es égaré, à toujours aller tête baissée au devant des allées sinueuses hostiles, encadrées de mille paires de rubis qui se toisaient avec animosité, bêtes sauvages tapies dans l’obscurité. Peut-être essayaient-elles de t’effrayer, de te dissuader, peut-être espéraient-elle encore te détourner de l’Enfer en direction duquel tu t’avançais. Peut-être est-ce parce qu’elles ont échoué à leurs moult tentatives qu’elles s’en sont finalement allées —tu ne les aperçois plus au détour du moindre carrefour, depuis si longtemps que tu doutes les avoir en vérité jamais vues.

Tes ambres balaient la file qui s’étend à l’entrée de la boîte de nuit sans le moindre des intérêts, et tu pousses le vice jusqu’à laisser un rictus mauvais s’étirer sur tes lèvres. Toute cette jeunesse, qui vient se foutre en l’air dans un espace clos qui n’a jamais pris la peine de se parer de mensonge pour attirer les foules. Tu les méprises. Autant, au moins, que tu te méprises toi-même. T’as été de cette jeunesse-là, l’insouciante, la friquée, celle qui s’offre le luxe des boissons les plus chères et les plus alcoolisées, rien que pour le goût des défis, sinon pour celui, plus futile et plus honteux d’avoir simplement l’air bien, avec de l’argent, des billets, la chance de pouvoir aligner quelques zéros supplémentaires que les autres devant la virgule. La satisfaction perverse de « payer une tournée » à toute sa clique, rien que pour le plaisir malsain d’en avoir les moyens.
D’un pas tout à coup un peu plus assuré, tu prends la direction des opérations. Un regard coulé vers Lina pour l’inciter à te suivre, et tu frôles la foule, tu contournes sans même la regarder la masse grouillante d’un monde chuchotant si fort qu’il en fait frissonner ton échine. Tu entends les articulations hésitantes des haleines fétides qui pèsent déjà lourd d’alcool —ceux qui n’entreront jamais, parce qu’ils sont déjà minables avant même d’avoir vu l’intérieur, et que si quelques verres passent, trois bouteilles dans le nez se tolèrent moins. On vous lance des regards de travers, on te hèle, tu ignores sans même paraître ébranlé —autrefois, tu suivais tes amis qui empruntaient le même chemin que toi, tant que tu n’étais encore qu’un gosse qui ne connaissait rien à ce monde de dépravation ; aujourd’hui, c’est toi qui diriges, toi qui mènes, toi qui te glisses en silence hors les lignes qu’un honnête citoyen respecterait. Toi, la face la plus sombre de l’existence, elle te connaît, elle est tienne, tu valses avec la mort et ça te fait marrer ; mais eux, eux, que sont-ils, ceux-là, ces gosses, sinon quelques âmes en quête de reconnaissance qui viennent juste s’éclater le temps d’une soirée ? Ils sont loin, tellement loin de ce que toi, t’as fini par devenir. Crime, sexe, alcool, drogue et tentatives de suicide ratées, t’es presque certain que ton palmarès est plutôt haut du côté de la dérive.

« Hey, Craig » tu lances, parvenu à portée de voix de l’homme. Teint plus basané que le tien, clairement métisse, tu sais de vos nombreuses conversations de l’époque que sa mère est une pure africaine, son père l’un des ricains les plus pâlots que tu n’aies jamais connus. Le contraste t’a toujours fait rire. Il lève les yeux vers toi, et tu devines la seconde d’hésitation au fond de ses prunelles, avant que ton visage ne se joigne au souvenir de ce gosse qu’il n’a plus vu depuis près de deux ans —tes allers et retours incessants entre ta résidence et les hôpitaux, les jours de répétition et les soirs de concerts ne t’ont plus vraiment laissé le loisir de t’aventurer jusqu’ici ; aussi, tu crevais toujours d’angoisse d’y croiser quelqu’un susceptible de te reconnaître. Aujourd’hui, tu n’en as plus rien à foutre. 

Le visage de ton vis à vis se fend en un sourire, que tu lui rends sans rechigner. « Eh bien, ça faisait longtemps. Bien content de te revoir dans les parages, je me demandais ce que tu devenais. » Tu hausses les épaules, vague geste aussi peu parlant que tes mots. « Pas grand chose de différent. Et toi, toujours à terroriser les échaudés qui viennent squatter ? » Il laisse échapper un rire en faisant signe à un petit quatuor de jeunes femmes qu’elles peuvent entrer, puis reporte à nouveau l’attention sur toi. « Comme tu peux voir. » Tu t’apprêtes à ajouter quelque chose, mais la rouquine prend les devants, et tu la toises du coin de l’oeil, éclat presque agacé au fond des ambres, et pourtant toujours ce sourire qui s’est dessiné en plus poli qu’autre chose depuis qu’elle a parlé. Tu ne l’aimes pas, cette gosse ; le simple fait qu’elle soit là, qu’elle parle, qu’elle respire à tes côtés te rappelle qu’elle contribue à ta chute, qu’elle est de la même espèce que son frère. Tu ne les détestes pas, loin de là ; Daemon n’a pas tardé à gagner ta sympathie, et tu ne sais rien de Lina —alors qu’elle connaît ton nom ; comment ? tu te demandes, lorsque tu réalises—, mais une part de toi ne peut que les exécrer. Pour ce qu’ils sont, ce qu’ils font —ce monde auquel ils appartiennent, et auquel tu as renoncé par égoïsme pur et inversé. Abruti.

Tu te saisis de sa carte d’identité tendue entre deux doigts, pour la tourner dans ta direction et observer le petit portrait soigneusement découpé —elle est canon, même sur papier glacé. « Eh bien, qu’est-ce que tu nous ramènes là ? » plaisante Craig, le regard amusé, presque narquois. Il toise la rouquine, et tu sais que son sort est entre tes mains —ta consommation aussi, par liaison directe. « T’en fais pas mec, j’me suis pas mis au détournement d’mineures pendant qu’j’avais disparu. » Tu libères la carte pour qu’elle puisse retourner à sa propriétaire, et tu t’engouffres dans l’obscurité vrillée de flashs de couleurs vives, après que le videur ait esquissé un signe de tête signifiant votre laissez-passer pour le royaume de la déchéance. 
La musique cogne un peu trop fort, et pourtant elle paraît comme sourde, tamisée, étouffée. Les basses cognent violemment, jusqu’entre tes côtes ; rien n’a changé. Ni l’ambiance, ni la décoration, ni les néons ; pas plus que l’effluve des alcools mêlée à l’odeur piquante de la sueur et des hormones échauffées. Tu te penches en direction de la Merryfall à tes côtés, tu hausses le ton pour te faire entendre par dessus même la musique qui couvre tout, jusqu’aux cris qui viennent du milieu de la foule, là où l’on danse sans retenue jusqu’à ce que l’épuisement l’emporte. « J’reviens, j’ai des affaires à régler. J’serai à la table là-bas, sous le panneau d’sortie d’urgence. » Tu lui indiques, d’un geste de tête, et puis tu t’éclipses, tu t’effaces. S'il s'avère que rien n’a véritablement changé, alors il sera là : ta garantie de pouvoir te shooter, quand bien même tu n’es pas chez toi, à ton bureau, avec ton matos, tes habitudes. Ton sauveur, pour ce soir, à la façon de Lina —dont tu ignores toujours le prénom véritable. Peu importe, ça n’est finalement qu’une futile affaire de détails.
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:48

Ah, tu viens de te rappeler quelques choses en plein milieu du chemin. Tu détestes plus que toutes les boites de nuit qui n’ont pas de connotation Geek, ouais, c’est vrai. Bien que tu y vas souvent en groupe avec des amis, tu souris, tu danses, tu t’amuses, mais en vrai cela ne t’amuse pas du tout. T’es blasé comme d’hab à l’intérieur, mais tu le monteras pas. Le son de basses est clairement insupportable, pour des trucs carrément moches. Tu te demandes où est la guitare, les chanteur, le reste… Clairement ce n’est pas de la musique pour toi, c’est juste du bruit dit supportable. Surtout quand c’est un DJ qui n’a rien d’attirant, encore moins quand tu vois que ce mec fait tout pour que les filles baves devant lui. Serrant ton sac, tu baisses le regard sur tes mitaines, restons calme.

« J’reviens, j’ai des affaires à régler. J’serai à la table là-bas, sous le panneau d’sortie d’urgence.
-Eh bah, je me demande ce que c’est ton affaire à régler dans ce genre d’endroit.»

Parler pour rien dire, un talent unique de notre petite rouquine, bien que se retrouver seul ne l’enchante guère. Bien qu’en vrai, même en compagnie tu n’es pas enchanté, en vrai, tu veux juste rentrer chez toi pour larver dans le lit en mode raf.  Mais bon, y a fallut qu’un idiot de camer se ramène, heureusement que tu ne t’emmerdes pas avec tous, car lui tu vois il est un client fidèle. Tout comme dans Blizzare, vous avez vos petits clients fidèles…  Tu fouilles dans ton sac pour prendre un vernis et l’applique sur ton annuaire droit avant de le ranger et te diriger vers le bar. Autant prendre quelques choses.  

Te voilà maintenant armé d’un coca et d’une envie de meurtre, c’est génial comme ambiance ? Mais trop. Fouillant dans ton portable une occupation digne de toi-même, tu check sur un compte FB les groupes pokémon pour des possibilités d’échange. Bien qu’en plus la connexion est totalement foireuse. Raison de plus de te faire tiquer directe que les boites c’est pas du tout ton truc. En plus que la musique commence sérieusement à t’exploser les oreilles, plus tard prendre des bouchons d’oreille. Surtout quand tu t’embêtes toute seule en vrai, car avant cela te dérange pas tellement. 

Bien qu’en vrai, tu te retiens depuis un moment de te facepalmer la tête contre la table. Note de défoncer Daemon quand tu rentres tellement t’en as marre de cette soirée stupide. Bien sûr, tu crois même pas au possibilité d’entendre un remix d’un jeux vidéo connu, non s’il vous plait on est dans une boite d’abrutie ignare sur l’importance des musiques dans les jeux vidéo. Surtout que la plupart doivent jouer à des jeux de style fifa ou autre jeux totalement ridicule et stupide sans intérêt, déjà que taper dans un ballon pour toi c’est déjà stupide. Rangeant ton portable, tu remarques enfin qu’il y a une personne en face de toi –hélas- ce n’est pas le blond mais un mec totalement inconnus au bataillons. Affichant un petit sourire limite un peu trop forcé, ne voulant pas montré l’ennuie sur ton visage. Il veut quoi lui ?

« J’ai remarqué ton verre vide, alors je me suis empressé de t’en prendre un ! 
-…Aaaah, c’est gentil. J’avais pas remarqué !»

« Je t’ai pas demandé de me faire chier » C’est fou comme la vérité est très loin de ce que tu viens de dire. Gardant un petit sourire tu prends le verre avec un petit sourire, laissant discrètement ton doigt dans le liquide en tenant le verre avec un petit rire stupide. Il va partir ? Mais, non il ne part pas en plus. Il parle un peu trop en plus, le pire il rameute des amis… Au fond tu es totalement blasé. Garde le sourire bien niais, reste calme. Ton regard se baisse vers ton ongle…

Au lieu d’être bleu comme les autres, il est devenu blanc. 

Le principe d’un trafiquant et de ne pas se faire niquer par sa propre cam. Daemon lui avait filé se vernis stupide pour lutter contre les possibles petits idiots qui pourrait en user contre eux, te voilà devant le cas en ce moment même. De toute façon, à chaque fois que tu sors la nuit dans ce genre de lieu, tu mets ce vernis, et parfois les surprises sont toujours surprenantes. Ces hommes ont tellement peu d’espoir de t’avoir qu’ils n’hésitent pas à vouloir user de certaine substance, combien de filles ont-ils eu comme ça ? Est-ce que c’est Dae qui leurs vends ça ? Y  a tellement de théorie stupide. Garde le sourire, tu dois paraitre niaise. D’un geste presque stupide, tu renverses ton verre comme une maladroite petite idiote. Sur un des mecs bien sûr, c’est un accident voyons.

« Oh ! Je suis désolé ! Quelle maladroite je suis !
-C’est pas grave… »

« Alors on va faire les comptes, un verre + le cachet dedans = ouais t’as perdu pas mal de fric. Ahahaha. » Un jour, tu diras ta propre pensée.  Tu affiches cette mine stupide de fille maladroite qui s’en veut. Bien qu’en vrai t’es clairement entrain de faire la danse de la trolleuse. Bien que malgré le souci du verre, ils ne partent pas ! Pire que Navi c’est con ! 

« Tu veux danser un peu ?
-Je ne sais pas trop, je ne sais pas bien danser, j’ai honte…
-Oh t’inquiète, moi aussi je ne sais pas danser !
-Ahahaha, on est deux !
-Alors tu veux ?
-Eh bien, j’attends quelqu’un ?
-Une copine ?
-[color:ab03= #FF8C00]Je sais pas trop.
-Comment ça ?
-J’ai pas vérifié si cette personne serait une fille.
-… what ? 
-C’est une blague. »

Ils n’ont même pas le niveau de blague que tu as, ils sont nuls. Bien que tu voudrais vraiment que ça les fassent fuir, pourtant, ils restent tous. Ils rient, enfin ils font semblant de comprendre ta blague, sont trop mignon ces tardos. Que faire maintenant ? Ils sont vraiment collants et insupportable en plus.
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:50

Tu as franchi l’entrée depuis tout juste quelques secondes, moins de trois minutes en tout cas, et tu étouffes déjà. Tu crèves d’envie de retirer ta veste, mais tu sais que tu n’es pas certain de la retrouver à l’endroit où tu t’en débarrasseras —et tu n’as ni l’envie, ni vraiment le temps, ni même l’argent d’aller réserver un casier pour l’y entreposer. Alors, peu importe ; tu te glisses entre les silhouettes obscures qui se mouvent autour de toi, les yeux fixés sur la lueur verdoyante de l’issue de secours. Quel genre d’affaire tu peux bien avoir à régler ? Ne s’en doute-t-elle pas, elle qui côtoie les pires penchants de l’humanité de par l’affaire de son frère ? Tu esquisses un sourire lorsque la table habituelle se dessine à ta vue, les minois familiers enfoncés dans les sièges de cuir. Sans même un mot, tu te glisses sur la banquette, et les regards se posent sur toi sans même s’étonner. Ton visage leur revient, à l’ombre de ce monde bien sombre qu’est celui de ceux qui vivent la nuit. « Tu dates, joli coeur.» lâche une voix féminine en face de toi ; tu distingues les deux prunelles absinthe, à l’air de chrome dans les ténèbres de la salle. « On pensait même que t’avais fini par te trouver une vie sympa. » Ton sourire s’élargit, et tu tends le bras pour te saisir de son verre. « Pour fêter mon retour » tu lances, amusé, avant de voler une gorgée de la boisson encore froide. Moscow Mule, tu reconnais aussitôt. 

« Alors, qu’est-ce que tu viens faire par là ? Habitude ou exception ? » demande le type sur ta gauche, une fois le verre rendu à sa propriétaire. Tu lèves les yeux, croise son regard sans vraiment le distinguer. « Coup d’un soir, ça m’tentait bien. » Silence entendu, rien qu’une seconde. « T’as trouvé une copine à qui vider la carte bleue ? » Il rit, et tu te joins à lui. « Déconne pas, j’ai pas d’copine et c’est minime. » Langage codé. Il acquiesce lentement, en buvant à son verre. Tu joues nonchalamment avec ta chevalière, et ton regard balaie la piste de danse sans trop s’y attarder. « T’es venu seul ? On peut te raccompagner. » Tu hausses les épaules, et tu rétorques, toujours dans ce jeu d’entre-deux ambigu. « Non, j’suis accompagné, y’a la voiture sur le parking. » On te donne un coup sous la table, et tu grimaces en levant les yeux vers la femme en face de toi —Melinda, tu crois ; t’es plus trop sûr. « Une rouquine avec les cheveux que toute fille tuerait pour avoir ? » Tu hausses un sourcil, rictus amusé aux lèvres. Cette gamine a-t-elle seulement idée du désir des hommes, de la jalousie des femmes à son égard ? Ça te fait marrer, ce pouvoir qu’elle semble avoir sur l’univers entier. « Ouais, pourquoi ? » Un ricanement, prêt d’elle. « J’espère que ça n’est pas une chasse gardée, alors, parce qu’on dirait que ça fait des envieux. » « Hein ? » Tu t’attardes un peu plus longuement sur la piste, et plus loin, de l’autre côté, non loin du bar. Tes iris se figent sur un éclat cuivré, et tu la vois : seule, livrée en pâture à une meute de chiens en rut. Tu serres les dents, les toises un instant dans le plus grand des calmes, et puis t’arraches à ton siège. « Pense à moi, mec » tu lances par dessus ton épaule. « J’suis pas du genre à faire faux bond. » Tu le sais bien. Jamais il ne crache sur un peu d’argent contre du matos refilé en douce. La loi universelle du commerce, quand bien même celui-ci fut-il illégal.

Tu fends la foule sans même prêter attention à ceux que tu déranges ou bouscules, ceux qui te lancent des oeillades mauvaises quand tu les dépasses sans même que l’idée de t’excuser t’effleure l’esprit ne serait-ce qu’une seconde. Tu franchis les derniers pas qui te séparent de Lina, l’attrapes par le poignet et la fait reculer jusque derrière toi, sans que jamais ton regard n’aie lâché les types qui l’entourent. « Dégagez » tu grondes, la voix rauque, l’agacement palpable. « allez plutôt chercher les chaudasses qui se trémoussent le cul sur la piste, vous aurez plus de chances d’en choper une dans les chiottes. » Elle éclate de rire dans ton dos, et tu frissonnes de cette réaction inattendue. Ils ricanent, minaudent, s’avancent. Tu ne les effraies pas, avec tes traits tirés et les tremblements de tes mains —ce manque, ce putain de manque. « Bouge de là, t’as laissé ta place t’assumes » Il pose une main sur ton épaule, l’air désolé, sourire narquois aux lèvres. 
Tu grondes à nouveau, plus menaçant ; tu esquisses un pas en avant, l’attrapes au col pour le tirer vers toi, et ta main libre glisse jusqu’à la doublure de ta ceinture pour en tirer ton canif —ta si fidèle arme d’autodestruction. Dans l’ombre, l’éclat de la lame ne brille que par intermittences, lorsque les flashs lumineux viennent la heurter, au hasard des spots qui tournent et clignotent au plafond, sur les murs, à aléatoirement répartis sous vos pieds aussi. Au couvert de ton poignet, le tranchant s’en va reposer contre sa gorge, et le sentir frissonner sous tes mains t’arrache un sourire des plus cruels. « Maintenant j’aimerais beaucoup la récupérer, ma place, s’il te plaît. » Les yeux se sont écarquillés ; l’on ne s’attendait certainement pas à ce que tu en viennes à de tels extrêmes, à ce que tu sois seulement armé ici. Mais Craig a une telle confiance en toi qu’il te laisse entrer les yeux fermés, alors même que tu n’es pas le plus loyal des types. Grand bien leur fasse.

Ils reculent, d’un pas, puis de deux ; tu ranges ton canif avant même qu’ils ne se détournent, tout à la fois livides, cramoisis de honte et vert de rage. Pas peu satisfait, tu les regardes qui se fondent dans la masse mouvante des danseurs, et te tournes enfin en direction de la gamine —tu penses gamine, mais tu ne sais même pas quel âge elle a, en vérité. « ... Sérieux, il t’en faut peu pour t’marrer. Tu t’en remets ? Histoire que j’aie pas à annoncer ta mort prématurée à ton frangin, si tu vois c’que j’veux dire. » Tu soupires, passes une main dans tes cheveux en t’avançant vers le bar pour commander un Muscow Mule —la gorgée volée dans le verre de Melinda t’en a donné l’envie— et tu te permets d’y boire un peu avant de reporter ton attention sur la rouquine. « J’te propose de pas trop s’attarder. En plus en sortant faut qu’j’voie quelqu’un, c’est l’histoire de deux secondes mais faut qu’j’y passe. » Et tu ne lui laisses même pas le choix. Pourtant, t’es bien conscient qu’elle est certainement celle qui, de vous deux, voudrait être le plus loin possible d’ici. Mais ça, bien sûr, tu t’en fous. Parce qu’il n’y a plus rien d’autre que ce manque qui t’obnubile qui compte, ce soir, à tes yeux.
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:50

Boum boum, c’est le bruit qui résonne à tes oreilles. C’est fou comme tu ne peux t’empêcher de te dire qu’il y a pire comme situation, bien qu’avoir des chiens en rut autour de toi te soule plus que tout. Tu n’as pas July qui fait peur pour les faires fuir, c’est bien dommage. Poussant un petit soupir légèrement discret, tu voudrais tellement être chez toi que là à servir d’objet de pur désir hormonal. Limite si tu ne vas pas dire qu’ils ne sont tellement pas discret qu’il pu l’envie d’un soir à des kilomètres. Si seulement, tu avais un pouvoir tellement plus cool, genre la castration instantané…  Hélas, tu n’es qu’une faiseuse de vœu, qui ne peut bien sûr ne pas exaucer ses vœux. 

Détourant de temps en temps le regard, tu ne pouvais voir que ce groupe stupide d’homme trop content que tu sois seule, mais dans le mot seul, y a pas groupe, peut être qu’ils n’ont pas pigé que tu voulais être seule. Aussi, tu es rentré avec quelqu’un, pourquoi ne se sont-ils pas dit que tu pouvais être avec cette personne ? Ah oui, l’espoir fait vivre. L’espoir c’est bien un crevard parfois, regarde toi, tu crois en rien, t’espère juste parfois, mais t’y crois peu. Espéré ne fait pas avancer, ça fait faire du surplace. Bien que cette pensée assez philosophique ne te fait clairement pas avancée dans ton souci. Garde le sourire, même si clairement tu voudrais bien tous les encastrer dans un mur. Pourquoi t’es pas un homme en physique ? Car mère nature en faisant ses sims voulait une fille dans sa petite famille. Il est où le code pour changer de Sexe ? Tu ne l’as pas encore trouvé hélas.

Tout à coup tu sentis ton poignet se faire saisir, tu as faillis agresser cette personne, ton sac contient la bombe lacrymaux, cadeau de ton père, vous vous faites des cadeaux chelou dans la famille. Mais, au moment où tu croises le regard ambré de l’homme avant de finir derrière lui avec un mouvement presque trop naturel. Il fait le bouclier ? Tu hausses un sourcil en sortant la main de ton sac, gardant ce petit air surpris.

« Dégagez. » quelle délicatesse. « Allez plutôt chercher les chaudasses qui se trémoussent le cul sur la piste, vous aurez plus de chances d’en choper une dans les chiottes. »

Clignant plusieurs fois des yeux à ses mots, tu ne pus t’empêcher de rire à cette remarque cinglante, ce n’est pas faux le pire, mais c’est drôle… Enfin, pas pour les filles dans les chiottes, mais là. Tu ne pu t’empêcher de rire un peu, c’est bien sortie, bien trouvé, bref bien joué. Dommage que ce n’était pas enregistré. 

« Bouge de là, t’as laissé ta place t’assumes »

« Cool, je suis un objet, c’est génial… Je suis un PNj. » Garde donc ça pour toi Lyria. Bien que tu ris encore, voyant presque des mâles dominant se confronté pour monter la femelle. Bien que personne ne va monter qui que ce soit, c’est juste l’image qu’ils sont entrain de te donner. Le pire, c’est souvent, les américains sont clairement un peu trop chauds, bien qu’il parait que les français le sont tout aussi… Ils te font tous pitié. Bien qu’en vrai tu comprends pourquoi tu es attiré par Côme, lui ne se donne pas dans un spectacle ridicule de mâle en rut. Pourquoi tu souris niaisement ? Percutant ta pensée, tu retournes dans la réalité. Au moment même où tu remarques le mouvement vif du blond qui menace d’un coup l’homme qui ose le défier, un couteau ? C’est interdit dans les boites. Vive la sécurité on va dire. 

« Maintenant j’aimerais beaucoup la récupérer, ma place, s’il te plaît.»

Ce ton presque nonchalant, ce ton qui voulait tout dire. Levant les yeux au ciel en secouant un peu al tête avec ce sourire pour signifier le ridicule de la situation, fallait un spectacle ridicule comme ça, de toute façon c’est toujours la même chose, un mâle va venir draguer la femelle convoité, mais un autre mâle ne sera pas d’accord.

Les humains sont intéressants, car ils se croient puissant, mais ce ne sont que des animaux.


Cette pensée est clairement trop philosophique pour toi, tu ne vas pas partir dans un débat, surtout avec toi-même, pour le moment tu suis du regard les hommes vaincu au combat, enfin combat c’est un grand mot. Reprenant un visage doux, bien qu’au fond t’es juste blasé, car ouais c’était du spectacle purement ridicule, ce mot revient souvent « ridicule. »

« ... Sérieux, il t’en faut peu pour t’marrer. Tu t’en remets ? Histoire que j’aie pas à annoncer ta mort prématurée à ton frangin, si tu vois c’que j’veux dire. 
-T’inquiète, je suis plutôt dans le genre coriaces. Puis ouais, ça serait dommage car si je crève, tu ne vas pas crever pour me suivre, ça serait une punition trop mignonne de mon frère, si tu vois ce que je veux dire aussi ♥ » Tu lui tires la langue en faisant un clin d’œil.

Dae est du genre très sadique quand il veut, voir même très imaginatif aussi. Donc on ne peut pas tout imaginer ce qu’il peut faire les jours de colère noire sur les gens, même Lyria n’a pas envie de le savoir en vrai. Les affaires de Dae sont ses affaires et celle de Lyria les siennes, quand ils mélangent tout c’est le bordel, comme la machine à laver ou les caleçons de daemon on rejoint la couleur Kirby à cause du roudoudou en peluche de Lyria. Tient en y pensant, faudrait que tu laves ton pikachu. C’est trop le moment de penser ça Zelda.

« J’te propose de pas trop s’attarder. En plus en sortant faut qu’j’voie quelqu’un, c’est l’histoire de deux secondes mais faut qu’j’y passe. »

Tu fronces les sourcils, une autre personne ? Qui ? Non pas que tu es jalouses, loin de là. C’est plutôt la vendeuse qui pensent, un client qui va voir un autre vendeur que l’habituel c’est dangereux pour le marché de Dae. Regardant l’homme boire son verre, tu ne pu t’empêcher de te demander ce pourquoi voir quelqu’un ? Affichant alors un petit sourire, tu approches en faisant limite du rentre dedans. Tu ne pouvais pas t’empêcher de chercher la réponse.

« Tu trompe Daemon ? Client infidèle ♥ ».

Ce sourire narquois, ce petit air clairement aguichant et ce regard qui veut sa réponse. Tu as posé ton bras sur son épaule, pour être à sa taille, tu lui a parlé doucement d’une voix susurrante et claire, c’était presque une remarque fait pour faire réagir. Tu recules un peu ton visage du sien –surtout son oreille-  avec ton petit sourire innocent. 

« Comme tu veux, de toute façon je peux rien donner ici, c’est risqué. Si on peut sortir par l’arrière pour aller au parking ça serait génial, car ils doivent être devant. » Tu tends ta main avec un sourire toujours aussi pure « Je te laisses me guider monsieur comique. »

Tu peux te débrouiller pour sortir, mais tu préfères ne pas t’embêter, autant lui refiler le souci, car c’est lui qui veut sa cam’ c’est lui qui t’emmerde à sortir pour lui donner, c’est lui qui fait tout en vrai, toi t’es juste le paquet avec ce qu’il faut. Alors, cette lueur joueuse brille dans ton regard, tu le cherches en vrai, autant chercher un jeu non ? Celui-ci semble le plus intéressant.
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:51

Le froid presque givrant de la boisson t’arrache un frisson, et tu t’amuses à faire tourner le verre entre tes doigts. De temps à autres, le métal de ta chevalière —gravée d’une parfaite imbrication entre le R de ton —tes— prénom et le E de ton nom de famille— vient se heurter au contenant en un heurt sonore. T’aimes bien ce bruit, qui résonne doucement, discret, comme le carillon qui pendait dans un coin de ta chambre, chez tes pères, et qui s’agitait à chacune de tes allées et venues. Tu ne t’es jamais lassé d’entendre ce bruit à chaque fois que tu entrais dans ta chambre ; c’était comme un accueil, un bienvenue, te voici chez toiChez toi. Une notion que tu as un peu oublié, depuis le temps —un an ; ça passe vite, un an. Maintenant, tu n’es plus vraiment chez toi nulle part, pas même dans ton appartement à Hiawatha. Tu n’éprouves plus ce sentiment d’appartenance, tu ne sais pas non plus vraiment d’où tu viens —Haylen avec tes pères, une campagne des environs d’Astrophel à l’orphelinat, mais avant ? Tes origines, quelles sont-elles ? Tu ne t’es jamais vraiment posé la question —ça ne t’intéresse pas. Cela dit, tu te demandes si ça ne t’aurait pas aidé à te forger une identité, différente, un peu moins cassée, un portrait moins brisé sur une toile mieux dessinée. 

« T’inquiète, je suis plutôt dans le genre coriaces. » Elle te ramène à la réalité, cette gosse à tes côtés. Tu poses les yeux sur elle, tu bois à nouveau. Quand bien même il le Moscow Mule est connu comme une boisson forte —merci la vodka—, tu sais qu’il t’en faudra bien plus pour être ne serait-ce qu’éméché. Ta constitution et la multitude de soirées auxquelles tu as pris part au fil des années ont fini par te rendre plus résistant aux effets de l’éthanol —à ton plus grand dam. « Puis ouais, ça serait dommage car si je crève, tu ne vas pas crever pour me suivre, ça serait une punition trop mignonne de mon frère, si tu vois ce que je veux dire aussi ♥ » Sur ton visage, pas même l’ombre d’un sourire, pas non plus la moindre grimace. Rien que tes ambres qui la fixent, elle et son sourire, elle et sa malice. De combien de types a-t-elle déjà fait tourner la tête ? tu songes. Quoiqu’il en soit, elle pourrait bien faire tourner la tienne, aussi. N’importe quoi. Cette fois, tu ricanes, et tu mords dans le quartier de citron, comme une punition à tes propres rêveries. Abruti. L’acidité te fait froncer le nez, et tu te lèches les lèvres pour en chasser le goût piquant qui s’y attarde. « T’en fais pas, c’est marqué jusque dans son blaze qu’la mort est un châtiment encore trop gentil pour qui le contrarie. » 

Tu regardes par dessus ton épaule, en direction de la table à laquelle tu t’es invité, un peu plus tôt ; mais tout ce monde sur la piste de danse te brouille la vue, t’empêche d’y voir à plus de trois mètres. Tu lâches un sifflement qui s’étouffe dans le bruit ambiant, trop assourdissant pour que tes tics soient véritablement audibles —pour une fois, tu n’ennuieras personne avec.
Tout à coup, c’est un souffle tiède à ton oreille qui te pousse à te redresser légèrement, pris de court, surprise au fond des yeux. « Tu trompe Daemon ? Client infidèle ♥ » Elle recule et tu la regardes, de la tête aux pieds, l’air suspicieux, un peu moqueur. Et puis, tu éclates de rire lorsque tu réalises vraiment ce qu’elle sous-entend. « Oh, non, te méprends pas, ce type refile des trucs crades, j’sais même pas comment son marché tient encore debout. » Tu y as goûté une fois, en soirée ; ça t’a rendu malade à en crever. « J’lui taxe que du matos pour profiter de c’que ton frère refourgue. » Tu ne parles même pas sous couvert ; tu as appris que les plus suspects sont ceux qui parlent trop à voix basse, sur le ton de la confidence. On ne se méfie jamais de ceux qui parlent un peu trop fort pour avoir quoique ce soit à cacher. 

A nouveau, tu mordilles le citron. T’as toujours bien aimé ce goût-là, que beaucoup, pourtant, détestent —tu te souviens, au réfectoire du collège, on te refilait tous les quartiers que tes camarades refusaient de manger, et ils te regardaient, les yeux ronds de surprise en te voyant y croquer sans la moindre des hésitations. C’était ta petite singularité, et ça faisait rire —tu t’amusais déjà d’un rien, de ce temps-là. « Comme tu veux, de toute façon je peux rien donner ici, c’est risqué. » Tu hausses les épaules. « J’sais bien. » T’es pas si con. « Si on peut sortir par l’arrière pour aller au parking ça serait génial, car ils doivent être devant. Je te laisses me guider monsieur comique » Tu baisses le regard en direction de sa main tendue, puis tu lèves les yeux au ciel —au plafond, si haut que tu ne le vois pas dans l’obscurité, sauf lorsque les faisceaux viennent l’éclairer, de temps à autres. Un soupir, une descente de ta boisson en quelques gorgées, et tu te lèves de ton siège en attrapant la main de la rouquine. « Alors, petite, pas fichue de retrouver son chemin sans papa ?» Tu ricanes, narquois, et tu contournes soigneusement les déchaînés de la piste, tu frôles la tablée qui t’a accueilli un peu plus tôt —il n’est plus là ; Melinda non plus. Alors, ton pas jusqu’à la porte de sortie arrière se fait plus assurée, et c’est avec un certain soulagement que tu parviens enfin à l’extérieur. L’air frais de la nuit emplit tes poumons tout d’un coup, et tu prends le temps d’inspirer profondément avant que ton regard ne vienne se poser sur la main de la Merryfall dans la tienne. 
Un détail t’interpelle, et tu fronces les sourcils, intrigué. Tous parés de bleu, sauf un, complètement blanc. Ça te revient tout à coup, D-truc utilisait la même chose —elle l’utilise toujours, d’ailleurs, quand tu la croises en soirée. « C’sont vraiment des enculés. » Même toi, t’es pas un connard à ce point-là. Toi, tu ne pousses pas le vice jusqu’à droguer les filles qui finissent dans ton lit —elles sont bien capables de le faire toutes seules. Drogue du violeur, ça te répugne que de tels trucs existent. Au moins, elle y a échappé. 

Tu lèves les yeux, et tu croises le regard de Melinda et son compagnon, qui viennent jusqu’à vous en souriant, le pas pressé, comme impatient. « Hey Romeo ! » Tu souris, elle t’enlace et tu la sens qui glisse quelque chose dans la doublure de ta veste —bingo. « Mel, quel bon vent ! » Tu lui rends son étreinte, puis elle recule d’un pas en souriant, et c’est un échange de formalités qui s’engage entre son compagnon —Adrien, mais tu ne retiens jamais— et toi, jusqu’à ce qu’il tire une cigarette de sa poche. « Teh, Rom, t’aurais pas un briquet à me prêter ? » Tu acquiesces, t’en profites pour sortir ta propre tueuse tant désirée ; et puis, c’est ton porte monnaie que tu ouvres, pour te saisir de ton briquet coincée entre les cartes —et quelques pièces de monnaie au passage— que tu glisses dans sa main sans en avoir l’air. Il allume sa clope, t’allumes la tienne en récupérant ton bien et, sitôt que tu inspires une longue bouffée de fumée, tu sens tes muscles qui se dénouent, l’angoisse qui pèse moins lourd sur ton estomac. Bientôt, bientôt. Tu t’attardes encore, quelques minutes de bavardages, pour ne pas avoir l’air suspect à t’enfuir comme un voleur ; tu traînes jusqu’à ce qu’il ne te reste plus rien qu’un mégot entre les doigts, que tu écrases sous ton talon. Et puis, ce sont des au revoir, à la prochaine qui s’échangent, avant que tu n’entraînes de nouveau Lina à ta suite —c’était un peu plus que deux secondes, mais c’était pour essuyer les soupçons ; elle ne s’en plaindra pas, pas vrai ?

A l’approche de la voiture, tu ne peux t’empêcher de froncer les sourcils. C’est bien beau, tout ça, mais maintenant, qu’est-ce que vous êtes censés faire ? Tu n’es pas certain que faire l’échange au couvert de l’habitacle soit très sûr non plus, et tu sais qu’il sera impossible aussi de le réaliser chez les Merryfall directement —quitte à pouvoir éviter de traîner par chez eux, t’aimerais tout autant. Tu lui adresses un regard en biais, le doute dans les yeux. « Sérieux, Lina, on va pas être obligés de s’prendre une chambre d’hôtel pour la nuit, si ? » T’as balancé ça dans le vide, sur un ton moqueur plus qu’autre chose —au fond, pourtant, tu ne vois pas vraiment d’autre solution possible. Putain, t’as pas signé pour ça, toi.
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:52

Tire la langue, cligne de l’œil et surtout penche un peu sur le côté avec la main posé sur ta hanche, combien de fois tu as fais ce genre de geste qui on fait fondre un homme, de toute façon, c’est qu’un dosage presque trop parfait pour faire fondre un homme, surtout quand tu veux quelques chose. Tu t’amuses en vrai, faire tourner les têtes des hommes c’est tellement drôle, il ne pense plus qu’avec le deuxième cerveau du bas. Garde ton petit sourire innocent, reste parfaitement sérieuse dans ton rôle parfait de la fille stupidement niaise et mignonne. Bien que tu ne pensais pas le jouer si tard,  enfin, tu étais dans ton mode off et te revoilà dans le mode on, c’est presque du trop d’un coup.

« Alors, petite, pas fichue de retrouver son chemin sans papa ? »

Il te saisit sa main tremblante, ce manque n’est clairement pas bien caché, il en a besoin c’est sûr. Comment on peut se ruiner la santé autant ? Tu ne sais pas cela, t’es juste la pour faire en sorte qu’il continue, ton frère aussi  n’est juste là que pour faire en sorte que le monde se porte mal, vous êtes des outils de destruction et le pire : vous assumez totalement cela.  Serrant un peu la main du jeune homme de façon à ne pas le perdre du tout, c’est vrai qu’il y a foule, bien que ton regard toise un peu partout, c’est comme-ci tu cherchais à voir s’il y avait une personne que tu connaissais, bien que tu n’as rien vu, trop de lumière, trop de monde et bien sûr trop de bruit pour garder un minimum de concentration. En vrai, qu’est-ce que tu en as faire des gens présents ? Pas grand-chose.

L’air frais sur ton visage te force à fermer un peu les yeux. Gardant la main du jeune homme dans la tienne, c’est comme une accroche, quelque chose qui te permet d’avancer un peu. Puis tu ne l’as lâche pas tout de suite, comme pour dire que tu es un peu celle qui suit en ce moment même. Après tout, tu n’es que la transporteuse et lui le client, le client est un roi non ? 

« C’sont vraiment des enculés.
-De ? Tu le vois regarder ta main. Oh c’est rien, je suis équipé de toute façon, y a toujours ce genre de personne là-dedans. Puis le pire serait si c’est la cam’ de Dae. »

Juste cela qui dérange ? Oh que oui. Il serait coupable, donc s’il est coupable il s’en voudrait, même s’il ne le montre pas. Lyria garde son sourire bien à elle, toujours garder un air tout mignon, c’est presque trop cruel de pouvoir paraitre si innocente. C’est alors qu’un duo arrive, les fameux « deux secondes » ils sont deux en plus, donc une seconde par personne. 

« Hey Romeo ! » dit-elle en l’enlaçant.

« Plus flag tu ne peux pas faire, c’est du débutant… » Dixit madame dans sa tête. Bien que tu gardes une petite mine surprise. Lyria, tu dis ça mais tu fais rarement des transactions, mais tu sais que Dae ne fait pas de CALIN pour donner. Ou alors il te cache vraiment des choses. C’était presque des gestes un peu trop formel pour toi, tu quittas limite la scène du regard, comme si cela était plus intéressant de regarder un papillon de nuit lutté pour tenir sur un lampadaire. Ils échangent quelques mots, rien de bien folichon.  Bien que l’odeur du tabac tique un peu ton odorat, c’est vrai qu’il n’a pas pu s’en griller une dans ta voiture, et il n’aura toujours pas le droit. Donc autant qu’il le fasse maintenant que de se prendre ton sac dans la tronche.

Puis les minutes se sont écoulé et la séparation se fait, pas la tienne hélas, mais celle du petit duo que tu ne reverras sûrement jamais. Tu reviens à te petite voiture, fouillant dans ton sac, heureusement pas de vol, on ne va pas dire que tu n’as pas cessé de le surveiller, surtout pour ce qu’il y a dedans.  Bien qu’au moment où tu allais ouvrir ton véhicule, tu entends la voix rauque du blond.

« Sérieux, Lina, on va pas être obligés de s’prendre une chambre d’hôtel pour la nuit, si ? »

T’as cligné des yeux pendant quelques micros secondes. Juste assez pour comprendre sa phrase, enfin surtout UN mot. Pendant une toute petite seconde ton masque fille mignonne c’est défait pour afficher cette mine clairement dubitative, puis un regard blasé, puis un sourire presque nerveux.

« Tu m’as appelé comment ? » 

Ce ton presque ressemblant à celui d’une mère qui engueule son fils. Lina, il a bien dit Lina ? Depuis quand on peut confondre le prénom de Lina avec Lyria ? Enfin pour toi c’est impossible, mais peut être que pour les gens « normaux » ? 

« C’est Lyria, pas ce truc immonde de Lina. Sérieux paie toi une mémoire ou des oreilles. Crét- »

Tu n’as pas pu terminer ta phrase, car tu as ressentie comme un vertige. Ce qui t’a surpris tout d’un coup. Heureusement tu te tenais à ta voiture, le froid t’as permis de revenir  vite à toi. Tu fouilles rapidement dans ton sac pour voir l’heure, trop de temps était passé en vrai. Il ne reste guère de temps avant que Wish ne se ramène. Fait chier. 

« Bon. Bah juste pour te dire oui, on va à l’hôtel choupinou.»

Ton tons était sec et froid, tu t’assois sur le siège, le confort du cuir te maintient un peu sur terre, bien que tu sais que tu ne vas pas tout de suite perdre conscience. Tu t’empressas rapidement d’aller dans un hôtel totalement random. Bien sûr, tu ne connais que celui où ta mère allait parfois quand le boulot la bloquait. Donc forcément, tu arrives devant un truc luxueux. Faut vraiment que tu t’affiches.

« J’ai que celui là en tête. »

Tu fermes ta voiture et avance pour aller à l’entré, bien que Romeo ne donne clairement pas l’apparence d’un jeune riche, regarde un peu son physique… Roulant des yeux, tu fouilles dans ton sac, en plus d’être mineur, cela va être peut être plus compliqué.

« Bonsoir messieurs dame. 
-Bonsoir, je voudrais une chambre pour ce soir. 
-Bien sûr, pour combien de personnes ?
-Deux, pour une seul soir. 
-Lit double ou simple ?
-Double s’il vous plait. 
-Puis je avoirs votre carte ?
-Oh oui, suis-je bête ! »

La jeune femme fouille dans son sac, posant carte d’identité et espèce. Ce qui est moins évident à suivre.  Oui, tu te balades beaucoup d’espèce sur toi, enfin t’as pris le sac spécial Blizzard, donc bon. 

« Bien, je pense que tout est en ordre madame Willis. 
-Tant mieux.
-Voulez vous d’autre service que votre chambre ?
-Oh non, c’est suffisant merci. »

Un sourire limite trop professionnel, tu saisis ta clef de chambre, elle n’est pas bien loin. Tu fais signe à Romeo d’avancer et te diriger vers l’ascenseur. Poussant un large soupir, tu commences à vite fatiguer. Bien qu’en sorte du mode de transport, la richesse vous explose au visage, c’est presque trop blasant. Tu te dépêches d’aller à ta chambre, il manquerait plus que croiser ta mère tien. Tu ouvres la porte, tu pénètres dans ce lieu trop bling bling, avant de t’assoir sur le lit et t’effondrer.

« Enfin. »

C’était presque trop beau un petit moment de calme comme ça. T’aurais pas oublié pourquoi tu es là ? 
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First night before we fucked up ; Lyria
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