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 First night before we fucked up ; Lyria

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Yûki
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random: ici petit poney

MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:53

Elle parle. Mais ça n’est pas à ta question qu’elle répond ; ce sont deux prunelles emplies d’une lassitude dérangeante qui te vrillent sur place et, pour peu, tu t’immobiliserais presque. « Tu m’as appelé comment ? » Eh merde. Tu le savais, pourtant, que ça n’était pas le bon patronyme —pour dire, t’es presque sûr que t’as eu une Lina dans tes ex, même si aucun visage ne te revient. Mais il t’a échappé, ça t’a filé entre les lèvres sans que tu n’y réfléchisses vraiment. Abruti. « C’est Lyria, pas ce truc immonde de Lina. Lyria, Lyria, Lyria, tu répètes en boucle, intérieurement, comme si ça t’aiderait à retenir. Sérieux paie toi une mémoire ou des oreilles. Crét- » Elle s’interrompt, et tu jurerais presque l’avoir vue vaciller. Tu as esquissé un pas dans sa direction, mais elle n’est pas tombée, elle n’a pas failli ; peut-être qu’elle a un peu bu ? Tu n’as pas souvenir d’avoir senti le moindre relent d’alcool dans son haleine, lorsqu’elle t’a accusé de tromperie à l’égard de Daemon. Alors quoi ? Tu secoues la tête, passes les doigts entre les mèches blondes qui te tombent devant les yeux, et renonces à l’idée même de lui poser la question. Tu t’en fous, dans le fond. Tu ne la connais pas, quelle importance alors ?

« Bon. Bah juste pour te dire oui, on va à l’hôtel choupinou. » Tu grimaces de plus belle ; putain, c’est du joli. T’as au moins eu l’intelligence d’être prévenant, en achetant ton matos auprès d’Adrien. Combien d’heures t’aurait-il encore fallu attendre, sinon ? Jusqu’à ce que tu sois chez toi, enfin, tu aurais sans doute achevé de perdre le compte, de perdre la raison, aussi. Tu as étrangement froid, encore, toujours, prêt à claquer des dents alors même que ça n’est que dans ta tête —pas tout à fait ; tu n’ignores pas l’existence de la dépendance physique, mais c’est plus terrible encore que de songer à la seule psychologique, à tes yeux. 
Assis sur le siège de cuir, poing serré à t’en faire mal, yeux fermés pour ne pas attraper la nausée à voir le paysage défiler, tu attends, tu la laisses vous conduire ; de toute façon, tu n’as nulle part ailleurs où aller, dans ton état et sans permis. Tu t’en fous d’où tu vas, au fond, si ton Paradis Nébuleux t’y attend. « J’ai que celui là en tête. » Elle t’arrache à tes tentatives d’oublier, et tu rouvres les yeux. C’est un bâtiment somptueux que tu distingues au delà du pare-brise, le genre qui vaut cher pour une seule nuit, qui crève la carte bleue pour un petit déjeuner supplémentaire. Même lorsque vous partiez en vacances avec tes pères, les hôtels dans lesquels vous logiez étaient moins luxueux que celui-là. Ça n’était pas faute de moyens, simplement qu’à choisir, le sobre vous seyait toujours mieux. Le sobre te sied toujours mieux. « T’avais pas encore plus m’as-tu-vu, nan ? » tu grognes, en t’extirpant de la voiture, mains dans les poches, regard assombri, en emboîtant —à contre-coeur— le pas à Lyria —tu commences à retenir, un peu. 

Tu restes en retrait pendant qu’elle s’occupe des formalités, tu adresses à peine un regard à l’hôtesse d’accueil, ton attention toute entière portée sur la décoration. Tapisserie richement décorée sur les murs, tapis de velours sur le sol, fauteuil en cuir luisant, tables de verre, appliques sophistiquées, un parfum de propre au possible dans l’air ; tout est trop, beaucoup trop, et pourtant tout est à sa place. Tu as beau chercher, tu serais incapable de retirer quoique ce soit à cet hôtel. Il est parfait, à la vérité, c’est toi qui détonnes, à la réflexion. Comme deux aimants négatifs se repoussent, ce monde d’abondance et le tien ne cohabitent plus. Avant, c’aurait été différent ; avant, t’aurais été ici chez toi. Plus maintenant, plus aujourd’hui. Aujourd’hui, toute cette lumière trop soigneusement calculée pour être chaleureuse et jamais agressive te brûle les rétines. Comme ce casino, jusqu’auquel tu t’es traîné, pour les biens d’une mission. Cette sphère trop haute pour un homme tombé si bas.

Tu suis Lyria comme une ombre, silencieux, pressé, la langue mordue pour ne pas geindre du manque qui te flingue, seconde après seconde. Tu ne prêtes même plus attention aux décorations trop riches de l’ascenseur, tu t’appuies contre la rambarde et te penche en avant, bras croisés sur le buste, yeux fermés pour oublier à quel point tu te sens mal. Lorsque tu relèves la tête, ton reflet te nargue dans le miroir —teint blafard, cernes profondes, air hagard et mâchoire tremblante. Ton corps entier réclame sa dose, et tu te sens plus pitoyable encore de te voir ainsi. Ton double se marre, de te regarder crever. T’esquisses un sourire, mauvais, confus, perdu, plus si cruel ; déphasé, douloureux. Un rictus maladroit, hésitant, qui tente d’être fier au monde et te rend plus navrant encore. Tu serres ta prise sur son bras, tu grimaces ; les cicatrices encore fraîches de la veille te lancent, mais tu t’en fous. Ton canif, ton canif, ton canif ; l’idée vient de gagner ton esprit, mais tu l’en chasses presque aussitôt. Pas cette merde, pas de soir, t’essaies de t’en persuader. Une seule addiction. Une seule, une seule, une seule, une, une, une, une, une. Beaucoup trop pour les compter.

Les portes s’ouvrent, tu vacilles, tu n’es plus tout à fait certain de vouloir quitter le soutient du mur dans ton dos. Ironie du sort, c’est l’idée même de sombrer plus encore qui te pousse à suivre la rouquine, l’appel de la dope, l’idée que, bientôt, t’auras ta dose, tu seras à dix mille ; bientôt, le manque s’en ira, et, tragiquement, t’iras bien. T’iras bien, t’iras mieux dans le pire de ton existence ; tu survivras à te crever à coup de poudre diluée, de rêves factices, de réalité altérée. T’iras bien par procuration, et le mal finira par avoir ta peau.
Tu t’engouffres dans la pièce qui est vôtre pour la nuit, et t’en vas aussitôt dans la salle de bains. Tu ouvres la lumière, puis l’eau, et tu la laisses couler entre tes mains, tu t’en asperges le visage pour tenter d’éclaircir tes idées brouillées par la privation. Rien n’y fait. Alors, tu sors, tu rejoins Lyria, assise sur le lit, l’air épuisée, tout du moins désabusée des événements de la soirée. « J’peux récupérer mon dû ? » tu lâches, la voix sourde, en tirant de ton porte-feuilles les quelques billets déjà arrangés en une petite liasse —ça fait toujours mal, en un sens, de les voir t’échapper comme fond neige au soleil— que tu lui tends, en échange du sachet qui se glisse entre tes doigts. 

Tu l’abandonnes sur le bureau, au même titre que la petite boîte que tu sors de ta doublure de veste —veste dont tu te débarrasses, la laissant nonchalamment pendre sur le dossier de la chaise sur laquelle tu t’installes, face au matériel que tu déballes avec ce mélange de hâte et d’épouvante qui t’agite, chaque fois que le point de bascule surgit. Chaque fois, tu songes à ce gamin terrifié des aiguilles que t’étais, plus jeune, lorsqu’il s’agissait d’être à jour dans tes vaccins ; chaque fois, tu songes à la première que tu t’es shooté, au vertige soudain qui t’a saisi, l’envie de tourner de l’œil, la nausée ; chaque fois, tu te demandes comment tu as pu recommencer, encore, et encore, jusqu'à ne plus être capable de supporter aucune autre façon de prendre ta dose. Questions sans réponses, tu finis par les chasser de ton esprit. 

D’un coin de carte —fidélité chez tel ou tel supermarché, tu ne fais pas vraiment attention— tu récupères une dose que tu laisses tomber au fond de la cuillère retirée de son emballage, et tu y laisses couler l’eau stérile, réalisant tout à coup que le mélange sera plus compliqué que prévu —prévoyant ? le jour où tu retiendras chaque information importante, peut-être. Mais l’envie est trop pressante, tu ne seras pas capable d’attendre jusqu’au petit jour, encore bien loin d’arriver. Tous les commerces sont fermés, à une heure pareille. Alors, tant pis ; tu te contentes de ton briquet, que tu laisses un long moment sous la cuillère, jusqu’à ce que la poudre se dissolve dans le liquide. Ceci fait, tu abandonnes ton briquet dans un coin du bureau, et c’est la seringue que tu tires de son emballage, avec toujours ce même frisson qui t’agite lorsque tu distingues l’aiguille criminelle qui te fait face, te nargue, te met au défi ; te passer d’elle ou lui céder : tu sais qu’elle finira toujours par l’emporter.

A défaut d’un filtre dans les normes d’hygiène, tu utilises l’un de ceux de tes cigarettes. C’est le même effet —en moins stérile. Là est toute la nuance, toute la stupidité de la chose. Mais ce soir, tu t’en fous. C’est au travers du filtre de fortune que tu remplies ta seringue, avant de la retourner pour y donner quelques coups —tu chasses l’air, tout autant que tu te perds dans la contemplation de ta propre destruction à venir. Et puis, dans un tic nerveux qui agite tes lèvres, tu adresses un regard à Lyria, par dessus ton épaule. « Si t’as pas envie d’voir, regarde ailleurs, sinon, bon spectacle. » Si peu de considération, si peu d’estime ; bête de foire pour qui le veut bien, tu t’offres comme une attraction, un divertissement d’un instant. C’est ce que t’es, le guignol, le clown des entractes, le raté de la machinerie. L’abruti fini.

Tu détaches ta ceinture, enserres ton bras avec et maintiens ton garrot improvisé en place à l’aide de tes dents. Et puis, c’est ton souffle que tu tentes de maîtriser, tes tremblements de réprimer quand tu essuies le tampon d’alcool contre ta peau. C’est l’aiguille, enfin, qui vient percer la veine apparente ; tu tires légèrement le piston, et l’écarlate de ton sang se mêle à l’incolore de ta Fée. Tu déglutis ; tu y es. Alors, lentement, précautionneusement, tu pousses, tu laisses l’héro couler dans tes veines, envahir ton corps au rythme de ton palpitant. Plus tu injectes, moins tu retiens la ceinture entre tes dents. Tu la laisses complètement retomber lorsque la seringue arrive au terme de son contenu, et tu retires l’aiguille du creux de ta veine. Tu ne trembles plus, tu n’as plus si froid, et la tête a cessé de te tourner ; tu te détestes un peu moins, peut-être —une part de toi te dégoûte toujours autant. Tu reposes ton matériel sur le bureau, et tu te laisses aller contre le dossier de ta chaise, rien que le temps de savourer le calme retrouvé. C’est immonde, ne trouver l’apaisement que dans l’acte de se faire du mal. Tête renversée vers l'arrière, tu laisses ton regard s'égarer sur le plafond. La satisfaction t'envahit, alors même que l'amertume de l'échec trouve sa place sur ton palais pour ne plus s'en déloger.

Ce soir, comme souvent, tu réalises, avec plus de discernement encore de par la drogue qui court déjà tes veines : t’es tout bonnement foutu, Romeo.
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Yûki
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:55

L’odeur de la chambre est agréable, c’est quelque chose que tu trouves presque trop chaleureux. La jeune femme ne peut s’empêcher de se sentir à l’aise, bien que l’épuisement revienne de plus en plus vite. La date butoir approche de plus en plus. Chaque fois que ce moment arrive, tu as toujours cette impression de sentir ton souffle se couper.  Wish a toujours eu le don de t’effrayer, c’est comme-ci il te rongeait, te mangeait au point de donner l’impression de disparaitre. Mais pour le moment, tu es présentes, tu n’as pas peur, tu es vivante, c’est tout ce qui t’importe.

Bien que tu es pris tes aises, voilà que monsieur réclame le pourquoi de toute cette mascarade, plus aimable tu crèves. Surtout cette façon juste de parler, ce ton, sérieux un s’il te plait ? Bien sûr que non, monsieur veut et c’est tout. La jeune femme soupir avant de se redresser un peu pour saisir son sac et sortir enfin le fameux dû.  Remarquant qu’il en fait de même, tendant l’argent, vous faites un échange équivalant. Comme dans FMA ! C’est bien le moment de faire tes références à la con. Tu ranges soigneusement ta petite récompense, bien sûr t’en prendra un peu, t’as fait la course pour monsieur le hérisson ! 

Tu le regardes se déplacer lentement, même sûrement vers le bureau pour s’installer. Il est tellement en manque que tu viens de disparaitre d’un coup de son esprit. La rousse que tu es n’existe plus du tout, bah ce n’est pas comme-ci tu allais en chialer, ce n’est pas important de te dire important en vrai. Tu n’es qu’un objet qui passe parfois dans la vie d’une personne puis disparait, en vrai t’es comme une pièce, on en voit souvent, donc pas la peine de s’attarder sur une chose qu’on voit souvent. Bien que tu es tout aussi original, mais tu as le don disparaitre quand bon te semble, quand tu juges avoir aspiré assez de vie… Sans pitié n’est-ce pas ? 

« Si t’as pas envie d’voir, regarde ailleurs, sinon, bon spectacle. »

Tu lèves les yeux au ciel, te levant sur tes deux jambes pour te diriger vers la salle d’eau. Pressant la poignet tu pousse la porte pour la fermer derrière toi, fermant vraiment à clef. La peur te hante un peu, tu regardes l’horloge, tu as 2 minutes. Te pinçant la lèvre, tu as juste envie de vomir, tu as la nausée, c’est toujours comme ça. Tu défais tes couettes, car la dernière fois tu les as arraché en ayant un peu mal, le contrat devait être très loin sûrement. Essayant de calmer la situation, tu avances pour aller dans la grande baignoire, il n’y aura pas de danger ici, tu te recroqueville en attendant.

Tu as si peur Lyria, tu as tellement peur à chaque fois qu’il s’active.

Puis d’un geste quasi mécanique, tu te redresse. A genoux dans la baignoire, une position quasi parfaite pour servir le thé on peut dire. Les cheveux couleur couché de soleil revêtent la couleur des ténèbres. La lueur de vie dans les prunelles céruléen disparaisse pour laisser apparaitre un regard que jalouserais un poisson mort. Les mains de la femme approche paume fermé au niveau du visage. Cette peau de porcelaine se teint d’une blancheur à faire pâlir un mort. Puis un silence lourd, aucun mouvement pour déranger le silence de cette pièce. Même le souffle qui s’extirpe des poumons de l’humaine se fait si calme et si doux qu’on croirait qu’elle ne respire plus.

Puis les paumes de ses mains si blanche se libère un œil et un autre dessiné à l’encre. Il bouge dans tous les sens celui qui n’est pas dessiné, cherchant le client, il est dans ce monde, il est vivant. Ils bougent dans tous les sens, il ne le ratera pas, puis l’œil s’écarquille. 

« Il est temps de payer le dû. »

Dit cette voix si froide qu’elle ferait limite concurrence à un croque mort. La femme ne bouge pas, la femme attend sagement la réponse. Elle voit l’homme, il panique, il regarde partout, il ne peut pas bouger, il est sous son emprise. 
« J-Je… » un silence se fait. « Je ne peux pas payer… 
-Si aucun paiement n’est fait, votre vœu sera annulé. 
-Non je vous en supplie, ma femme va mourir si vous reprenez tout ! 
-Alors vous devez, payer. 
-Je ne peux pas ! 
-Alors je reprendrais. 
-Ayez pitié ! Comment je peux choisir entre ma femme et mon enfant ?! Vous vous rendez compte du choix ! Pitié ! Ayez un peu de cœur ! 
-Il état en accord que si vous accepté le vœu, vous devriez vous débarrasser de votre nouveau né sans reprendre contact avec lui. Si le paiement n’est pas effectuer, je devrais moi de même le faire. 
-Vous ne pouvez pas ! J’ai déjà donné un peu d’argent ! Cela ne vous suffit pas ?! Essayer de comprendre ma position ! Vous avez sauvé ma femme, je vous dois sa vie ! Je vous dois tout, mais pitié ne prenez pas mon bébé ! Je vous donnerais tout ! Argent ! Même ma maison ! S’il vous plait.
-…. 
-Pitié…
-Vous n’allez donc pas payer ? 
-Oui, je refuse…
-Bien. Notre contrat est alors annulé. Je vais donc reprendre ce qui m’est dû, ainsi que le paiement de celui-ci. 
-Co-Comment ?! Vous n’ave-
-Le contrat est le contrat, le briser c’est accepté les conséquences. 
-NON PITIE ! JE NE VOULAIS PAS ! JE VEUX BIEN PAYER !
-Il est trop tard, vous avez dit non. 
-Je…. Ah…ahahaha… »

L’œil de la main droit revient à son emplacement, se rouvrant comme si on avait fermé les yeux. Ils se ferment tous les deux en rythme avant de se coloré d’un rouge si terrifiant, écarquillé, il reste comme ça pendant quelques minutes. Avant de reprendre leur couleur noire et se refermer doucement. Avant que tout redevient normal…Avant que tout ne disparait dans un coup de vent. Les couleurs reprennent leurs places. Lyria rouvre les yeux doucement, la lueur de vie revient enfin dans ses pupilles. Clignant des yeux, les cernes apparents, l’épuisement qui apparait de plus en plus, et le souffle de plus en plus rapide.

Puis tu viens de finir la tête dans les toilettes à vomir tout ce que tu avais dans l’estomac. Comme dans un lendemain de cuite. Crachant tout ce que tu avais, comme de la bile, cela te lacère la gorge de brûlure causé par l’acide. Tes larmes se mêlent à ce mélange répugnant, c’est douloureux. Toussant un peu, tu  redresse un peu ta tête en tournant celle-ci vers le miroir, elle est bien belle la fille populaire de l’école. Tu rampes au lavabo pour te redresser comme tu peux. C’est douloureux, c’est comme recevoir des coups de poignard de plus en plus violent… 

« Putain, c’était quoi le prix. Fait chier, c’est affreux là. Connard de client de mes ovaires. »

Tu te tiens la tête en tentant de la calmer comme tu peux, respirant lentement, essayant juste de calmer les battements de ton cœur, pour retrouver un rythme cardiaque normal. Déglutinant, tu essaie d’oublier cette douleur qui te fait écarquiller les yeux pour retourner vomir dans les toilettes. Cette commande devait vraiment être massive, tu ne sais même pas qu’elle paiement tu vas recevoir, s’il y a paiement, parfois tu ne sais rien. 

Tu hoquettes, tu as mal, tu frottes tes yeux qui pleurent. Tu es une petite fille seule qui pleure dans la douleur, cherchant à te réconforter toute seule.  La douleur s’estompe enfin, bien que tu as l’impression que ton cœur est plus bas que d’habitude. Tu tentes de boire un peu d’eau, mais cela n’est pas super, alors tu craches. Tu as les yeux explosé, tu tentes de te brosser les dents avec la brosse à dent jetable de l’hôtel. Ton si beau maquillage, ton sourire et tes beaux yeux sont brisés par cette vision de toi souffrante, un pouvoir trop puissant qui te détruit, regarde toi un peu dans le miroir, est-ce que tu vas vraiment bien ? 

Secouant légèrement la tête, tu avances en récupérant tes rubans sur la poignet, personne n’a ouvert la porte au moins.  Un soupir pour vérifier si tu respires toujours. Aller, on retourne dans le monde des vivants, ta main tremble un peu avant de se stopper. Tu sais que tu ne ressembles plus à grand-chose, mais tu sais que derrière, il y a un homme qui n’a plus toute sa tête.  Tu passes enfin la porte, regardant la chambre toujours pareil, ton regard rougit par les larmes remarques enfin la silhouette de l’homme qui ne bouge pas du tout. 

« Me dit pas… »

Ta voix était toute cassée, à cause de la bile qui t’as brulé un peu tout, tu fouilles dans ton sac pour prendre un médicament, bien que cela ne serve pas trop, histoire juste de soulager, puis tu approches l’homme. Il est dans un coma ? Ce qui te rassure pas du tout sur le coup, ce n’est pas le lieu, ni l’endroit même pour faire ça. Lyria tend la main, avec une once de quiétude.

« BOUH ! »

Tu es tombé sur le cul, tu as eu super peur de ce mec qui se fout de ta gueule totalement. Tes yeux étaient grossis,  tu étais plus fragile en ce moment même, tu as eu la peur de ta vie, ton cœur n’a pas du tout aimer ce moment de frayeur. Ton regard blasé, tu te redresse avant de le pousser d’un coup de pied de sa chaise totalement blasé, qu’il bouffe le sol. La demoiselle avance rapidement pour aller dans le mini frigo pour prendre les petites canettes de boisson pour faire passer l’arrière gout, tu t’assois  sur le lit en allumant la télé, y a pas grand-chose, mais cela occupe. 

« Tu as soif ? Faim ? Ça va au moins Crétin ? »

Autant taper la convers, avec un camé, c’est génial non ?
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:56

Tu fermes les yeux, un instant ; le blanc trop clair du plafond s’éteint au profit de l’obscurité de tes paupières. Des tâches de couleur dansent devant tes yeux, se dissipent, tu les discernes un peu mieux qu’à l’accoutumée. Kaléidoscope, tu songes ; t’adorais ce truc, gamin. A chaque fois que l’occasion se présentait, tu demandais à tes pères de t'en acheter un, puis tu passais des heures à le faire tourner, encore et encore, à faire éclater les images et les motifs, jusqu’à connaître par cœur leur défilé fascinant. Et puis, le petit bibelot s’en allait rejoindre les autres, soigneusement alignés par taille dans une case de ta bibliothèque —en un sens, on peut dire que tu les collectionnais, les chimères fantasques en boîte. Tu te prenais au jeu, certains soirs après l’école : tu t’en saisissais d’un, tu t’allongeais sur ton lit, et tu passais des heures à admirer les jeux de reflets plutôt que de t’atteler à tes devoirs. Ceux-là, tu les éliminais en un petit quart d’heure avant de t’adonner tout entier à la guitare, jusqu’à ce que l’heure soit trop tardive pour que tu puisses te permettre encore le moindre bruit. Alors, les nuits où tu ne terminais pas la console entre les mains, écouteurs aux oreilles, c’était aux kaléidoscopes que tu confiais tes songes, tes récits de la journée, tes vœux pour le lendemain. T’étais qu’un gamin heureux, à l’époque, et il te suffisait de tellement peu pour te sentir exister : la musique, tes enceintes, ton médiator entre les doigts, et l’illusoire des coffrets d’onirisme. T’étais qu’un gosse heureux, à qui le rêve et le rock suffisaient à vivre sans regrets ni contrefaçons.

Aujourd’hui, le refrain n’est plus le même. Tu rouvres les paupières, te redresses, et tu récupères ton briquet, que tu enfonces dans l’une de tes poches. La chaleur, qui irradie de tes veines, de ton corps entier même, fait remonter un long frisson le long de ta colonne vertébrale. Tu te sens bien, apaisé, rassuré. Certains trouvent du réconfort dans les bras d’un ami ; ta camarade à toi s’appelle Hélène et elle te console de l’intérieur, loin des yeux du commun des mortels, dans l’ombre d’une pièce close —souvent ton appartement. T’es dépendant, depuis la première fois que t’as cédé à l’attrait qu’elle exerçait. Ça n’était pas dans tes projets, tout ça : devenir accro à cette merde, être encore occupé à te shooter à l’héroïne trois ans plus tard. Pour autant, lorsque tu as enfoncé la seringue dans ta veine la première fois, tu savais ce qu’il adviendrait, si tu pressais le piston. Tu pouvais encore reculer, te dégonfler, te sauver. L’idée d’oublier l’a emporté. Et c’est une amante plutôt douée dans sa besogne qui t’est tombée dans les bras —dans tous les sens du terme—, et tu n’as jamais vraiment cherché à l’en déloger.

Tu restes là, un long moment, bercé par le son de la télévision ; tu ne sais même pas ce qu’ils disent, les présentateurs ou les voix off, tu n’écoutes pas vraiment, parce qu’il y a autre chose qui capte ton attention. Du bruit, dans la salle d’eau : quelque chose de trop familier pour que tu te poses la question plus d’une fraction de seconde. Lyria est en train de cracher ses tripes. Tu grimaces, tu t’interroges. Pourtant, tu ne bouges pas. Tu ne la connais pas. Et, s’il t’est coutume de tenir les cheveux de tes amies lorsque vient leur tour d’encaisser les fins de soirée difficiles, tu ne connais pas suffisamment la Merryfall pour te le permettre. Alors, tu restes là, immobile sur ta chaise, sourcils froncés, inquiet peut-être, sans pour autant que le calme, l’euphorie même qui commence à t’envahir ne se dissipent. 
Ça y est, ça monte. Ça tourne, ça tourne, c’est loin, puis ça se rapproche, ça se dessine, plus précis, à mesure que les secondes défilent. Et puis, c’est comme un bang, comme un boum en plein cœur. T’y es. T’es sous drogue et, pour les heures à venir, t’es intouchable, t’es à dix mille et rien ne peut t’atteindre. T’es bien, t’es au sommet, t’es heureux dans ce qui te fait pantin triste à en mourir. T’as les yeux fermés, le corps secoué de frissons. « Putain » Juste un souffle, un rictus, l’envie de rire ; l’idée de changer de chaîne, de mettre de la musique, quelque chose qui bouge, qui tape, qui cogne. Mais rien à portée de main, et t’es bien, là. T’oublies, t’oublies tout, même la gosse en train de gerber dans la pièce d’à côté. Pourtant, tu sais ce que c’est, se sentir mal au point d’avoir le monde qui tangue sous les pieds, les lumières qui vacillent, le sang qui bat aux tempes, la chaleur étouffante qui secoue l’être entier, et puis le froid qui frigorifie, tout à coup, lorsqu’il n’y a plus rien à rendre, plus rien à rejeter. Lorsqu’il n’y a plus que le vide, le rien qui dérange, désarme et désabuse. 

Une porte, des pas ; tu demeures immobile. La voici dans le froid, quand toi t’es loin de la peur. Le souffle ténu, à peine discernable, tu devines qu’elle s’approche de toi —simple sensation, la même que celle qui te fait te retourner dans la rue quand tu penses être suivi. Tu ne réagis pas, même lorsque le son de tes chaussures sur le parquet se tait finalement. « Me dit pas… » Une ombre, devant tes yeux : sa main tendue, sa voix brisé de s’être brûlé la gorge. T’as presque mal pour elle. Une seconde, rien qu’une ; tu rouvres les yeux. « BOUH ! » Elle sursaute, elle tombe ; la surprise sur ses traits vaut de l’or : tu éclates de rire Tu n’es rien d’autre qu’un abruti, un petit con, un idiot qui s’amuse des frayeurs des autres. C’était sympathique, de l’entendre s’inquiéter. Mais tu n’étais pas suffisamment cruel pour la laisser dans le doute plus longtemps que tu ne l’as fait. « Putain Lyria t’es un génie » T’es clairement mort, tu te tiens les côtes, tu bascules sur ta chaise, elle ne tient plus que sur deux pieds. Alors, te faire tomber n’en est que plus facile

Ta rencontre avec le sol est inattendue, violente ; tu lâches un « ouch » douloureux, un deuxième lorsque la chaise te tombe dessus, mais le fou rire est plus fort encore que la douleur succincte. T’as mal au bide à force, tu roules sur le flan dans l’espoir de respirer un peu plus aisément, mais tu en reviens bien vite sur le dos, incapable de reprendre ton souffle, pas foutu de taire ton rire furieux, ton rire d’aliéné, ton rire absurde et excessif. C’est un peu du toi adolescent qui resurgit, livré en pâture aux stup’. Le Romeo bon public, qui rit de tout, de rien, pas juste pour se donner bonne conscience et camoufler la vérité désolante.

« Tu as soif ? Faim ? Ça va au moins Crétin ? » Tu t’arrêtes. Enfin. Aussi soudainement que ton rire s’est déchaîné, il se fane — pas ta bonne humeur, ni ton envie de t'amuser de tout. Tu roules sur le côté ; une, deux, trois fois pour échapper à la chaise, et puis tu te redresses. Tu abandonnes l’assise sur le sol, ta veste en sa compagnie, et tu escalades le lit pour venir te saisir de l’une des canettes que ta colocataire pour la nuit a sorti du mini-frigidaire. « Un peu, non, mieux que jamais » tu réponds, sourire aux lèvres. « Merci » Tu ne sais pas vraiment de quoi.Mais tu remercies tout de même ; tu ne réfléchis pas vraiment. Tu ouvres la capsule, tu bois une longue gorgée, et tu déménages à ses côtés, face à la télévision. T’arrives à t’enjailler sur une musique de publicité. Tu t’agites sur le matelas, tu danses un peu, tu résistes à l’envie de te lever et de faire du con —Olympe sait pourtant à quel point t’es intenable, quand tu planes. 
Ton regard coule sur ta droite, vers Lyria. Ses cheveux sont détachés, ils lui tombent en une longue cascade sur les épaules, dans le dos, s’échouent sur les draps en une rivière presque sanguine qui te fascine, tout à coup. Tes prunelles remontent, dessinent l’épaule de la rouquine, les parcelles de son cou laissées à ta vue par les mèches irradiantes, sa mâchoire, ses iris à elle et les traits fins de son visage, taillés à même la porcelaine. Elle est livide à présent, éreintée, les yeux cernés et striés de rouge. Même comme ça, elle est belle, tu songes. Même comme ça, elle ferait tourner la tête du monde entier. L’apparence fragile, poupée docile et lacérée, tu ne peux t’empêcher de froncer les sourcils face au spectacle qu’elle t’offre. C’est pas comme ça qu’elle était, tu penses en boucle. Cassante, sarcastique, viscérale. Forte et déterminée, capable de combattre le monde —s’il se résume à une clique de clébards en rut. Alors, quoi ?

Sans trop réfléchir —tu ne réfléchis jamais, Romeo— tu lèves la main, tu viens glisser quelques cheveux de cuivre derrière son oreille, et tu observes encore ses traits tirés, à l’air maladif. Pourtant, aucune fièvre ne brille dans ses yeux. Tes doigts retombent, s’en reviennent sur la canette que tu portes à tes lèvres en te détournant de la Merryfall. Tu fais semblant de t’intéresser au programme télévisé, mais tu décroches un peu trop vite. « Et toi, ça va au moins, Crétine ? » Retour de balle. Et tu ne la regardes même pas.
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:56

Tu n’es que l’ombre de toi-même en ce moment, regarde toi un peu et ose dire que tout va bien. Rien ne va, ce pouvoir est certes génial, enfin si tu savais le nombre de personne que tu éradique sans le savoir, Wish demande parfois trop chère, mais le prix à payer est souvent justifié. Pourtant, pourquoi toi tu paies autant ? C’est clairement injuste on va dire, mais toi t’es en ce moment même entrain de souffrir, le prix de la TVA fait toujours mal on va dire, bien que tu ne paie pas avec de l’argent. En vrai, l’argent n’a aucune valeur à tes yeux, c’est juste pour maintenir le corps stable, pourvoir avoir une vie confortable, c’est tout. La femme ne sait même pas quoi dire à une pensée pareille, ridicule c’est le mot. Comme souvent.

Tes prunelles bleues capte la chevelure blonde de l’homme qui grimpe sur le lit tout content, prenant une canette du mini frigo que tu as sortie Parlant un peu pour rien dire en vrai. Tu bois pour faire partir l’acide de tes parois de la tranchée, cela fait vraiment mal. Et le pire, tu sais que si July apprend ce pouvoir, ou Côme apprend l’état dans lequel tu finis, ils refuseront que tu l’utilises. Pourtant, à quoi cela servirait d’avoir un pouvoir si c’est pour le garder enfermé en toi. Tu te rassures comme tu peux, mais ils n’ont pas tord, peut être que ton pouvoir sera ton salut. Peu importe. Du moment que tu es utiles, cela te suffit.

« Merci »

Pourquoi merci ? T’as toi-même pas comprit, quand ton regard se dirige vers l’homme heureux. Déjà que sa crise de fou rire t’as totalement blasé, il rit pour rien, il est heureux. Comme dans les pubs, sont sourire montre le bonheur, mais en vrai il sourit en faux, ce n’est pas pour l’argent comme celui des acteurs dans les pubs, c’est celui heureux d’oublier pendant un moment. Pourquoi toi aussi tu ne peux pas être comme lui ? Une piqure est hop, tu serais comme lui, stupide et niais d’oublier pendant une heure ou deux… Non, ton fardeau tu l’assumes, tu le portes encore et encore, jusqu'à te couler, bien que tu as toujours cette manie de t’accrocher au gens de façon à couler avec , puis tu remonteras en les coulants et tu te raccrocheras à un autre. Ton but ? En vrai, peut être que c’est juste de couler le monde dans les ténèbres.  Objet de destruction, un pouvoir pareil ne peut pas exister, comme des gênes font pour faire cette chose, comment ? Pourquoi… 

Pourquoi tu ne cherches aucune réponse ?

Il danse sur le lit, il est tout content devant les pubs chantantes, tu le regard du coin de l’œil. Ah lui-même c’est un spectacle digne des plus grands cabarets tient, il danse comme un con sur un lit, la scène est plutôt grotesque. Mais, cela n’enlève le petit sourire sur ton visage, il est con, mais il est drôle. Pourtant, tu en viens à te demander : comment il a finit comme ça ? On tombe dans la drogue souvent par besoin d’oublier, de se sentir bien, il est rare qu’on y va juste pour dire y aller. Il est vrai que ce genre de personnes sont totalement stupides. Bien que ce ne soit pas ton souci, ils rapportent gros donc osef.

Puis tu sentis un mouvement dans le coin de ton oreille, un geste presque trop doux qui t’as surprise. Romeo vient de remettre les mèches devant ton visage, enfin de son côté derrière ton oreille, tes iris bleutée se dirigent vers lui, comme cherchant un coupable, pourquoi ? Il lui prend quoi d’un coup à ce mec ? 

« Et toi, ça va au moins, Crétine ? »

Ping pong ? C’est normal après tout, tu as demandé, il veut peut être faire un retour de politesse ? Sûrement. La jeune femme soupir avec un petit sourire, il ne pouvait pas être défoncé au point de plus pouvoir parler ? Tu ne sais pas ce que tu lui as donné, t’es pas aussi calé que Dae là-dessus. Tout ce que tu sais, c’est que cela lui donne un peu trop d’énergie tout de même, pour ton plus grand désarroi. 

« Pas autant que toi qui pète une forme Olympique. »

Réponse vague, en vrai tu ne sais pas vraiment comment répondre, la tête va bien, mais le corps a du mal à suivre. Donc on peut dire que cela peut aller c’est sûr. Gardant un petit sourire bien à toi, ce sourire censé rassurer, ce sourire juste censé te rassurer, ça va.

Non ça va pas.

La rousse boit une gorgé de la boisson piquante, bien que tu te demandes combien de temps tu vas rester ici aussi, ce n’est pas faute de vouloir partir, mais entre toi qui n’est pour le moment pas apte de conduire et lui qui s’enjaille tout seul, le duo de gagnant. Tu enlèves les yeux au ciel tellement c’est blasant.

« Mais je savais pas que la pub pouvait rendre aussi fou… »

Dis-tu d’un ton plutôt blasé, avec les traits fatigué, on dirait que t’es littéralement dépité par le comportement de monsieur, ce qui est le cas. Même toi gamine, tu ne dansais pas sur des pubs type pub pour de la purée ou de l’huile. Bien que la pub c’est terminé pour les infos, chose totalement peu importante en ce moment.

« En ce moment même, une maison à prit feu, le seul survivant un pére de fam-
-On s’en fout. »

Tu zappes les infos, pour mettre la chaine musicale, vu qu’il semble kiffer ce genre de truc qui bouge bien, au moins, cela fait de l’ambiance. Enroulant une mèche de tes cheveux en regardant les clips parfois totalement abusé de certain, comment on peut laisser passer ce genre de chose à la télé ? Vu l’heure, ils ont parfaitement le droit en vrai. Un soupir se fait entendre.

« Et pourquoi tu te drogues monsieur Happy ? »

Autant savoir ? C’est une curiosité peut être stupide, mais parfois savoir le pourquoi est toujours intéressant, tu peux juger les personnes, tu peux te foutre de leurs gueule car ils sont tombé dedans pour si peu.

Ou peut être que tu te rassures que ton malheur est moins pires que les autres.
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:57

Elle soupire, sourire au coin des lèvres, et ça te ramène à l’idée qu’elle est quand même plus jolie, quand elle a l’air moins brisée. Tu te passes pourtant de commentaire, laisse à nouveau ton regard dériver de son visage à l’écran lumineux face à vous. Les images font peu de sens à ton esprit, rien de bien concret, les sourires factices vantent le mérite d’une lessive, le bon goût d’une pâte sablée, les nouvelles fonctionnalités d’une voiture. Et toi, tu songes que ça t’échappe ; c’est le même bruit de fond qui tourne dans ton appartement : celui d’une chaîne mise au hasard, rien que pour ne pas entendre le silence. La première sur laquelle tu tombes, celle qui est là par défaut lorsque le téléviseur s’allume. Juste un trompe-l’oeil, un cache-misère. Un moyen comme un autre de se dire que si la vie s’est éteinte dans un coeur, elle bat toujours quelque part en quelqu’un —même si c’est au devant d’une caméra, maquillé jusqu’à ne plus se ressembler, puis diffusé sur les ondes nationales sans que personne n’écoute jamais. Triste existence, tu songes en clignant des yeux. La logique de tes propres pensées t’échappe ; si tes perceptions purement physiques sont accrues, tout ce qui découle de la raison est trouble, brouillon, foutoir. Capharnaüm tumultueux, désordonné, esquisse de rêverie, ébauche de philosophie. C’est trop, même pour toi.

« Pas autant que toi qui pète une forme Olympique. » Olympique. Olympe, pique. Olympe pique ? Jusque dans ses mots. Tu clignes des yeux. T’éclates de rire, encore. T’es bon public —un peu trop, dans cet état-là. Si elle était là, ta chanteuse à la voix d’ange, ta guitariste préférée, elle te noierait dans la baignoire, sans permission, sans préavis. Elle te déteste quand t’es démonté. Tu tiques, tu bois. « Mais je savais pas que la pub pouvait rendre aussi fou… » Tu manques t’étouffer, putain. Tu tousses, mais t’es mort de rire. La folie serait préférable à ta condition. « Oh, mais il n’y a rien à faire, parce que tout le monde est fou ici ~ » Alice aux Pays des Merveilles. Que l’on rit de toi, tu t’y connais un peu trop bien en dessins animés berceurs d’enfance. Peut-être à cause de ces soirées à l’orphelinat, qui se terminaient toujours dans le grand salon, devant l’un ou l’autre des films d’animation choisi à la main levée par majorité. Déjà, à l’époque, tu avais du mal avec les prénoms ; tu ne retenais pas ceux des personnages. Cela dit, tu étais incollable sur les répliques. Il fallait te suivre, lorsque tu parlais de ce que tu venais de voir ; ça n’étaient jamais les noms ou les traits physiques qui te revenaient en mémoire. Toujours les dialogues, que tu retranscrivais de façon presque fidèle à la première écoute, clairement parfaite à la deuxième. Ça amusait la galerie, de temps à autres, les jours avec. Les jours sans, ils se moquaient de ton intérêt pour les contes de fées.
C’est sans doute pour ça que tu te surprends toi-même, d’avoir lâché si facilement l’une de ces répliques, que tu as passé des années à retenir, étouffer, taire pour ne pas avoir l’air étrange, gamin. T’étais presque persuadé, même, d’avoir tout oublié —pourtant, c’est toujours là, encore gravé en toi, et tu serais capable de répéter la scène entière si elle te le demandait. C’est étrange, cette nostalgie d’enfance gâchée.

Elle change de chaîne, sans laisser au présentateur l’occasion d’achever sa phrase. Flash-info, incendie, famille décimée, père endeuillé —tu n’as pas tout entendu, évidemment ; le peu que tu as saisi te suffit à retracer l’évènement. Tu toises l’écran, comme accusateur ; pourquoi toujours des drames quand tu t’en fous du monde entier ? Peut-être pour te ramener à lui, pour te rappeler qu’il n’y a pas que toi, l’alcool, le sexe et la dope ? Peut-être pour te rappeler que toi aussi, t’es humain ; que toi aussi, tu peux crever ? Tu grommelles quelque chose d’inaudible, avant de reconnaître l’icône de la chaîne qui tourne en boucle chez toi. Musique, musique ; rien d’autre que ça : de la musique toute la sainte journée. « Oh » tu lâches, les ambres éclairées d’une lueur ravie, l’air d’un gosse en pleine admiration face à l’amoncellement de paquets cadeaux devant le sapin, le matin de Noël. Tu renverses la tête, vides une bonne moitié de ta canette, avant de te lever et d’esquisser quelques pas de danse —tu as beau dire, tu ne t’en sors pas trop mal ; t’as le déhanché rock qui te colle à la peau, ces mimiques mille fois répétées qui mettent toujours le feu aux poudres dans la foule des midinettes pendant les concerts.

Tu te calmes quand c’est de la pop ou du rap qui s’élève des enceintes, tu te donnes un peu plus quand c’est du bon rock comme tu l’aimes, ta main libre simule les accords de guitare dans l’air quand tu les entends, ta voix accompagne de temps à autres, lorsque tu connais quelques phrases, un couplet, un refrain. Toujours à mi-ton, l’air de rien, tu t’ambiances, t’es dans ta bulle, t’oublies un peu le reste. T’oublies tout, en vérité, sauf la rousse assise sur le lit, sa voix à elle qui surpasse tout, sa question qui fend l’air, le temps, quelques mots qui brisent quelque chose en toi —ce quelque chose que t’oublies, aussi, parce que l’héroïne s’y écoule comme un pansement, comme une suture. « Et pourquoi tu te drogues monsieur Happy ? » Pourquoi tu te drogues ? Pourquoi tu te détruis ? Pourquoi tu te bousilles ? Pourquoi t’es si minable ? Pourquoi tu ris comme un abruti ? Pourquoi t’es con ? Pourquoi t’inspires, pourquoi tu vis, pourquoi tu mens, Romeo ? L’univers a cessé de tourner, un instant ; tu ne danses plus, tu ne ris plus, et ta canette tremble dans ta main. Tu croises le regard de Lyria, ces yeux billes caeruleum, ces deux aigues-marines qui te figent, te frigorifient de l’intérieur. Tu vacilles presque ; tu recules et t’adosses au mur sans lâcher la Merryfall du regard, ne serait-ce qu’une seconde. « Parce que ça t’intéresse vraiment, ou t’as juste envie d’me balancer à la gueule à quel point j’fais pitié, comme tous les autres ? » 

Nouvelle gorgée, le temps de te ressaisir. T’as la voix plus rauque, quand tu reprends la parole. « J’ai commencé parce qu’on m’a dit qu’c’était une façon comme une autre d’oublier. J’ai continué parce que l’corps devient dépendant avant l’esprit, dés la première prise. J’ai jamais arrêté parce que j’en vois pas l’intérêt, y’a pas grand chose pour m’en empêcher. » T’as jamais été aussi franc de toute ta vie, tu te dis, sourire acerbe aux lèvres. « Au pire on s’en fout. » T’ouvres la fenêtre derrière toi, tu t’y accoudes et tu t’en grilles une. Encore. T’as que le cancer aux lèvres dés que t’as un moment. Tu alternes : une bouffée, une gorgée ; nicotine, caféine. Drogues douces, ou pas tout à fait. T’as recommencé à danser, un peu, juste assez pour suivre vaguement le rythme, mais plus autant qu’avant. 

Silence, presque, jusqu’à ce que tu perçoives le bruit de draps froissés, de course effrénée. Tu te retournes, pour voir Lyria disparaître dans l’angle de la salle de bains. Grimace imprimée sur les traits, tu écrases ta cigarettes contre ton briquet, tu abandonnes l’ensemble sur le bord de la fenêtre, et tu contournes le lit pour rejoindre la pièce dans laquelle elle s’est échappée. Tu pousses la porte, tu entres sans même te soucier de savoir si elle est de ceux qui tolèrent être vus ainsi, dans une position de faiblesse, à la merci du monde entier. Elle est là, agenouillée, en train de vomir —encore ; tant qu’elle ne doit déjà plus rien avoir à rendre sinon de la bile immonde et brûlante. Sourcils froncés, air soucieux, tu ignores ton propre malaise qui s’installe, l’odeur fétide et répugnante, tu réfléchis pas, encore une fois. Tu ne réfléchis pas quand tu t’accroupies près d’elle, quand tu viens dégager son visage de toutes les mèches rousses qui viennent s’y égarer, tu ne réfléchis pas non plus quand tu effleures son front collant de sueur du bout des doigts. « Heeey Lyria, calme-toi, ça va aller, ça va aller... » Qu’est-ce qu’elle a ? tu te demandes, une fraction de seconde, avant que le brouillard ne reprenne le dessus, n’étouffe les questions mort-nées. Est-ce que ça ira vraiment ? « Doucement... »
Tu ne sais même pas pourquoi tu perds ton temps avec elle, avec cette fille que tu ne connais pas, que tu ne reverras sans doute jamais —jamais de près, jamais hors de ces soirées où tu la croises sans t’attarder à ses côtés—, et qui n’est rien d’autre que la médiatrice d’une fois entre Daemon et toi, le gage de ta consommation, la garante de ta destruction, l’assurance de ton bonheur postiche. Tu ne sais pas, mais tu t’en fous ; t’es là, tu tiens ses cheveux comme tu as déjà tenu ceux de Daphné, Delphine, tu sais jamais, tu la rassures comme tu en as rassurées d’autres avant elle, conquêtes, amies, t’es pas un connard fini. 

Elle se calme, et tu soupires en t’écartant d’elle. Tu te redresses, tu vides le verre de l’hôtel des échantillons de gel douche et tu le remplis d’eau, avant de revenir t’accroupir auprès de Lyria. « Tiens, ça te fera du bien. » T’es démonté, t’es pas vraiment là, t'es à dix mille dans ta réalité altérée aux détails démesurés, et pourtant tu t’improvises ami, grand frère, tout du moins soutient à l’instant où tout s’effondre, à commencer par soi-même.
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:57

C'est peut être la question de trop ? Tu ne sais pas vraiment, pour toi c'est juste une question stupide. Peut-être que pour lui c'est sa vie entière que tu questionne? Puis cela ne changera ni sa vie, ni la tienne, pour juste assouvir une curiosité malsaine en vrai. Puis tu serais mal placée pour faire une morale à deux sous. Donc oui ce n'est qu'une question stupide pour juste parler.

Bien que vu sa réaction, cette question voulu presque innocente semble lui faire mal. Il a honte de ce qu’il fait ? Eh bien, il se complique vraiment la vie ce type. Pourquoi avoir honte ? Il peut très bien arrêter…. Ah oui la faiblesse, il a honte d’être faible. C'est une honte quasi normal chez l’homme. La faiblesse c'est la fin. Pourtant les plus faibles sont les plus terribles, combien ont payé ou donné juste pour battre le plus fort ? Donc même si devant toi tu vois un homme faible, pourtant rien que le fat qu'il a conscience du mal le rends fort… c'est presque une belle pensée Lyria mais tu le gardes pour toi, car dire un compliment ou un encouragement t’écorcherais bien la gorge.

« Au pire on s’en fout. »

Puis lui même ne semble pas en attendre. Donc autant te taire encore plus, surtout que tu te sens encore mal. C'est un enfer que tu subis en ce moment le non paiement d’un homme, mais ça tu ne le sais pas donc tu supporte dans l’ignorance. Il a stoppé la danse et le chant tu as cassé l’ambiance sans le vouloir vraiment. Bien que de toute façon, tu n’aies pas pu en profiter vraiment, ton estomac recommence à redevenir douloureux, ouvrant vite les yeux en grand, tu repartie de plus belle dans la salle de bain. T’en as marre.

Tes genoux glisse sur le carrelage de luxe de cette endroit, avant que tes mains ne trouvent contacte avec le froid de la céramique des toilettes. Encore une fois, tu rendras tout, tu ne comprends pas du tout, mais ton estomac se tord de douleur. Tu ne craches plus rien d’autre que de la bile qui te massacre la gorge, tu as si mal que cela devient presque normal, la douleur est normal, tes larmes repartent de plus belle, ça de toute façon, tu aurais fait la même chez toi, donc peu importe l’endroit en vrai, tu veux juste que cela se termine maintenant. Tu te tiens comme tu peux, tu trembles comme une pauvre petite chose, Wish a du en faire trop, c’est ce que tu te dis. Un petit gémissement stupide,  tu es si faible. Le bruit de la porte qui s’ouvre, bien que t’es plus entrain de tousser, espérant la fin de ce calvaire. Lyria serrait de plus en plus fort cette cuvette trop belle pour recevoir ce genre de commission…attend depuis quand une cuvette c’est jolie ? T’as plus trop ta tête, cela tourne. 

C’est alors, qu’un frisson te parcours, quand tu sentis tes cheveux se faire tirer vers l’arrière, c’est vrai que tu avais peur de les salirent, tu sentis un effleurement sur ton front, comme pour te dire qu’il y a quelqu’un, comme pour te dire tu es vivantes. Cela te rassure un peu en vrai, juste un mouvement pour dire tu n’es pas seule.

« Heeey Lyria, calme-toi, ça va aller, ça va aller... »

Bien que cette voix est celle de l’homme brisé et drogué, bien que tu ne le connais pas, bien que c’est bien la dernière personne que t’aurais voulu qui te vois comme ça, tu acceptes cette présence dite rassurante, bien que tu touches le fond pour une présence d’une personne comme lui. Peu importe, tu n’es pas seule, tu as quelqu’un sur qui poser ton lourd fardeau. Bien que l’instant d’après tu rends encore ce que tu n’as plus.

« Doucement... »

La rousse se tient un peu la gorge, cela brûle tellement que t’as juste l’impression que tes cordes vocales vont partir avec tout ça, que tu vas cracher un organe à force de rendre tout, tu as peur de la fin, est-ce que cela aura une fin au moins ? Tu ne sais pas, mais tu l’as désir comme tu la refuse, la peur te hante. Puis un silence se fait, cela va un peu mieux, c’est ce que tu te dis, tu te redresse un peu assise, frottant un peu tes yeux perlé de tes larmes, le reste qui n’a pas pu aller se mélange à l’infect rejet. 

« Tiens, ça te fera du bien. »

Tu poses ta main sur son bras et te saisit du verre de l’autre, t’avais peur qu’il part avec, tu crache la moitié dans la cuvette pour laver un peu, puis bois le reste avec un espoir que cela éteint le feu de ta gorge. Serrant un peu le bras de ce blond, comme pour faire comprendre que c’est un peu douloureux… Mais, c’est moins pire qu’avant, c’est déjà ça. Tu passes un doigt vers ton œil pour retiré encore une fois ce liquide qui dérange tes yeux.  Tu te détends un peu, c’est comme-ci tu te retrouvais un peu euphorique, car ta tête tourne, tu n’as rien dans l’estomac, mais avec la fatigue rien ne s’arrange vraiment.

« ‘ci »

Un merci qui vient de se faire bouffer par le reste, bien que c’est compréhensible, enfin, vu son état, pas la peine de faire de long discours de remerciement. Tu soupirs un peu, tu reprends un peu de forme, bien que t’as toujours l’air un peu dans les nuages. Frottant un peu ta bouche, tu respire enfin un peu, bien que tu te demandes si tu vas y retourner… espérons que non. 

« Enfin, ça craint. Sorry man. »

T’aime pas qu’on te voit faible, enfin surtout avec un air tellement immonde sur le visage, qui aime se faire mater entrain de gerber ? Personne clairement. Tu te frottes un peu la nuque, bien que tu sais clairement qu’il ta vu comme ça, à part ton frère quelques fois est c’était une indigestion et ton père pour la même chose, voilà maintenant qu’un autre connait ta gueule défoncé, c’est magnifique. Pourtant, malgré le détournement du regard que tu viens de faire, tu lui adresse un regarde pour se changer en sourire innocent, symbole que tout va bien. Ce sourire fait pour rassurer, ce sourire juste la pour faire tomber les soupçons, le sourire est une arme tranchante. 

Puis d’un geste presque normal, tu lui embrasses juste la joue, faisant taire la moindre question. Tu sais bien qu’il n’est pas apte à demander, mais tout enterrer c’est plus simple comme ça, faisant un petit clin d’œil pour achever le travail. Tu te redresse, marchant doucement pour ne pas tomber, bien que tu regardes l’heure, son état à lui et le tient. 

« Tu veux que je commandes de quoi manger ? Enfin, j’ai la dalle quand même. Tu veux une bouteille d’alcool ? Ou autre ? Au pire, je boufferais toute seule. »

Le retour de ta nonchalance, bien que ce soit vrai que tu as l’estomac qui se tord un peu de douleur à cause du vide et de Wish, tu fais que cumuler quand même. Tu retournes enfin dans le lit, t’étalant comme une merde sur le ventre en regardant la télé, toujours la musique, tu ne sais pas du tout quoi mettre, tout ce que tu sais, c’est que cela semble plaire à Romeo.

« En fait, t’adore le rock toi ? Simple scanner. »

Vu ce qu’il fait dans la voiture et maintenant, c’est un peu écrit sur son front en vrai. Tu affiches un petit sourire cette fois, un vrai qui se tire avec du mal par la fatigue. Tu sors ton portable en regardant encore une fois l’heure, Dae doit pas tarder à dormir en y pensant et toi t’es censé à cette heure…percuté qu’il est tard, ça c’est fait.
que tu te rassures que ton malheur est moins pires que les autres.
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:58

Sa main sur ton bras ; tu frissonnes, tu grimaces en vrillant ton regard sur les cicatrices recouvertes des doigts fins. C’est froid, contre ta peau brûlante —les substances, l’agitation, il y a toujours ce feu dans tes veines, mais ça n’est plus le même que lorsque c’est la morsure du manque qui les envahit. Le verre t’échappe des mains, et tu la regardes qui boit sans oser le moindre geste —t’as comment l’impression qu’esquisser le plus infime des mouvements la ferait voler en éclats, là, devant toi. Sa poigne se raffermit, tu fronces les sourcils et tu serres les dents pour taire les élans qui remontent le long de ton bras —abruti. Tu tends la main dans sa direction, te ravises ; comme si l’idée même d’effleurer à nouveau son visage, ne serait-ce que pour le libérer un peu plus à ta vue en dispersant les mèches éparses sur son front, était insupportable ; comme si initier toi-même le moindre geste vers elle t’était interdit. Elle est lumière, luciole, étincelle, et pourtant même elle ne peut se refléter dans ton regard trop éteint pour apercevoir encore le moindre éclat. Elle est poussière, de fée, de rêve ; même blessée, même brisée, même au sol et le teint de cire délavée, quand toi tu es cendre, vestige, ectoplasme aux contours imprécis. Difficile est dessiner l’empreinte du vide sur des traits indécis. 

« ‘ci. Enfin, ça craint. Sorry man. » Un sourire en coin, et c’est une légère fossette à peine marquée qui vient s’esquisser pour témoigner de l’impulsion franche. « T’inquiète. » T’en as vu d’autres. Tes fins se soirées se passent souvent entre recracher tout ce que tu as bien pu avaler les heures précédentes —de l’alcool, de l’alcool, des pilules et de l’alcool— et tes tentatives de manger ne serait-ce qu’un bout de pain pour dissiper l’acidité qui te ronge la gorge et la langue. Pourtant, tu tiens bien l’éthanol, même à forte dose. T’es jamais le premier à rendre. Par contre, tu n’es jamais, non plus, le dernier à passer ta soirée prêt de ceux que l’ivresse a rendus malades. Tu vis dans la démesure, pourtant tout s’efface lorsque ce sont tes êtres aimés qui font les frais des aléas du monde. Tant qu’il te reste ne serait-ce qu’une once de lucidité, t’es là, jamais loin, main tendue ; tenir les cheveux, apporter un verre d’eau, sortir au frais, même si ça signifie laisser tomber l’amusement, pire, l’oubli. Tu te bousilles, tu voudrais que l’on ne t’aide jamais et, pourtant, toi, toi, t’es toujours là pour aider. Ce n’est peut-être pour rien d’autre que te donner bonne conscience — tu pencherais plutôt pour dire que tu crèves tellement que tu ne souhaites ton sort à personne, pas même à ton pire ennemi. 

Elle s’approche, et tu amorces un geste de recul soudain — réflexe, frayeur, tu ne sais pas trop — avant de te figer, lorsque ses lèvres viennent se poser sur ta joue. C’est doux, léger, baiser papillon. Elle était si près que ses cheveux t’ont effleuré. Tes prunelles la fixe, incendiaires, incapables de se décider à trahir l’une ou l’autre des émotions qui s’agitent en toi — que tu ne sais toi-même pas définir. C’est la méfiance qui finit par l’emporter, un instant, et ton sourire se dissipe à la même vitesse qu’il s’était imprimé sur tes lèvres. Et puis, l’héroïne gagne encore, la chaleur revient, combat vaillamment le souffle glacial qui s’était glissé au creux de toi lorsque sa bouche t’a touché, les paillettes de tes ambres confuses y valsent de nouveau, fragile mais enchanteresses. 

Tu la regardes qui se lève, s’éloigne à pas hésitants pour s’en retourner de l’autre côté, et tu prends le temps de rincer le verre récupéré pour l’abandonner là, à l’envers sur le rebord du lavabo, et tu lui emboîtes enfin le pas. La musique tourne toujours à la télévision mais, cette fois-ci, c’est une ballade que tu n’apprécies pas, et de moins en moins depuis qu’elle est sur toutes les ondes. Tu jettes un regard en coin au chanteur, juste pour te souvenir vaguement des traits de son visage — la trentaine, brun, la tignasse bouclée et les perles à la place des yeux. Le cliché du beau brun ténébreux, putain, tu songes, lassitude éprise de ton être. « Tu veux que je commandes de quoi manger ? » Tu relèves les yeux vers elle. Hm ? « Enfin, j’ai la dalle quand même. Tu veux une bouteille d’alcool ? Ou autre ? Au pire, je boufferais toute seule. » Tu clignes des yeux, un peu pris au dépourvu — y’a écrit alcoolique, sur ton front ? Au moins, elle a misé juste
Tu glisses ton attention sur ton matériel encore étalé sur le bureau, tu t’avances pour tout ranger — plus ou moins ; simplement mettre l’aiguille hors de portée, et toute chose susceptible de se renverser en sécurité. Alcool ? Ça t’épargnerait une descente difficile ; pourtant, tu secoues la tête. « Nan, pas d’alcool. T’as qu’à commander que d’la bouffe, perso j’ai mangé avant d’venir. » Tu t’interromps, réfléchi. « Fin bon, j’t’en chiperai bien un peu. » En refermant la boîte de carton entre tes doigts, tu finis par changer d’avis. « J’dis pas non à d’la boisson, en fait. Mais juste une bière. » T’as pas envie de te mettre minable. 

Tu t’en retournes vers la fenêtre, tu récupères ton briquet et ta cigarette inachevée, tu la rallumes et tu tires à nouveau dessus, pas peu ravi. Tu t’amuses à faire des cercles de fumée, tu n’en réussis qu’un sur cinq, mais ça t’éclate toujours un peu d’essayer. Quand les nuages de nicotine se superposent à l’étendue nocturne, c’est une teinte de bleue familière qui se dessine sous tes yeux ; t’as un prénom au bout des lèvres, un parfum accroché dans l’air, un fantasme au coin de l’esprit. Tu clignes des paupières, et le mirage se dissipe — tu planes un peu trop, sûrement.

Le rock revient, ton sourire avec. Ta cigarette à la main, toujours soigneusement offerte à l’air frais de l’extérieur, tu ne peux pas t’empêcher de te déhancher de nouveau. Tu as pris l’habitude d’occuper l’espace sans même avoir à t’y déplacer — l’inconvénient d’être chanteur : on a un micro à tenir ; cumulé à l’inconvénient d’être guitariste en prime : les mains sont occupées à autre chose, le micro est sur pied, bouger devient compliqué. Alors, on improvise, on capte l’attention autrement. La voix, d’abord ; les regards, la posture — le corps tout entier. T’as été gâté — t’as une bonne dégaine, les filles adorent — mais ça ne fait jamais tout. T’as ça dans le sang. Tu sais attirer les regards, t’aimes bien en profiter — seulement sur scène. Tu donnes la cadence, tu fredonnes encore, toujours, et les mèches de tes cheveux te tombent devant les yeux — tu t’en fous. « En fait, t’adore le rock toi ? Simple scanner. » Tu clignes des yeux, tu ris — quel doux euphémisme. « Le rock c’est toute ma vie. » Tu aimes à penser que c’est la pure vérité ; d’aussi loin que tu puisses t’en souvenir, jouer de la guitare t’a toujours donné l’impression d’exister, te produire sur scène la sensation d’avoir le coeur qui bat plus fort, plus sûrement, comme si comptait ne jamais s’arrêter. Tu ne crois pas en la vie, sauf lorsqu’elle est rythmée de tes accords ; ceux d’Olympe, de Meera, d’Ethan, de Leo, vos voix qui s’élèvent et se foutent de tout tant qu’elles sont. « J’suis chanteur, guitariste, j’fais partie d’un groupe. Les Fallen Devils, j’pense tu connais pas. Pour l’instant, on zone surtout les bars et deux trois animations d’extérieur sans trop d’importance, mais j’espère bien qu’on finira par décrocher un bon contrat. » T’en crèves d’envie, même. Vivre de votre musique. 

Tu baisses les yeux sur tes bras ; lames, aiguilles, elles y ont laissé des traces indélébiles qui te répugnent chaque fois que tu les vois. Peut-être que si c’était possible de tout foutre en l’air pour le rock, tu vivrais autrement ? « Au début j’me disais que c’était une idée un peu à la con quand Olympe — une amie » Ta meilleure amie. « m’a proposé d’en être. Puis, bon, j’me suis dit qu’j’avais rien à perdre, j’allais plus vraiment en cours d’jà, j’avais pas mal d’emmerdes. C’était un moyen comme un autre d’échapper à la réalité. » C’était juste ça, finalement, au début : oublier, encore, toujours. Fuir en avant. « Puis c’est devenu... j’sais pas. C’t’étincelle sans laquelle j’m’imagine même plus vivre. » Tu te l’imagines déjà si peu : que serait-ce donc, si l’on t’ôtait tout ce qu’il te reste ?

Un léger rire, et tu fais tomber la cendre de ta cigarette avant d’inspirer une nouvelle bouffée de substance assassine. « Pardon, j’parle trop. J’m’emporte vite quand j’cause du groupe. » Tu lui lances un regard par dessus ton épaule, un intérêt vif ravivé dans les prunelles. « Et toi, alors ? T’as un bail, une passion, un truc qui t’fait kiffer au point que tu pourrais plaquer tout l’reste pour ne faire que ça pour le restant d’tes jours ? »
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:58

Tu es si lunatique Lyria. Il y a peu tu voulais s'encastrer dans un mur, il te faisait pitié, maintenant tu veux lui payer manger et à boire. C’est fou comme tu change pour rien. Enfin, tu as aussi très faim, c’est un fait. Wish consomme beaucoup pour ton petit corps fragile, donc en ce moment même la famine te tiens l’estomac. 

« Nan, pas d’alcool. T’as qu’à commander que d’la bouffe, perso j’ai mangé avant d’venir.  Fin bon, j’t’en chiperai bien un peu. J’dis pas non à d’la boisson, en fait. Mais juste une bière. »

Que cet homme est indécis, enfin il est sous substance illicite donc tu ne vas pas trop lui en demander en vrai. Il est là comme il n’est pas là. Tu t’étales comme une merde dans le lit saisissant la tablette de l'hôtel pour passer commande. Au moins, c’est du rapide comme macdo. Relevant la tête, la jeune femme regard Romeo qui semble être partie dans sa dérive total sur le rock. 

« Le rock c’est toute ma vie. J’suis chanteur, guitariste, j’fais partie d’un groupe. Les Fallen Devils, j’pense tu connais pas. Pour l’instant, on zone surtout les bars et deux trois animations d’extérieur sans trop d’importance, mais j’espère bien qu’on finira par décrocher un bon contrat.Au début j’me disais que c’était une idée un peu à la con quand Olympe — une amie- m’a proposé d’en être. Puis, bon, j’me suis dit qu’j’avais rien à perdre, j’allais plus vraiment en cours d’jà, j’avais pas mal d’emmerdes. C’était un moyen comme un autre d’échapper à la réalité. Puis c’est devenu... j’sais pas. C’t’étincelle sans laquelle j’m’imagine même plus vivre. » 

Il est passionné, c’est sûr. On pouvait voir cette passion dans ses paroles, cette  flamme ardente de joie, d’amour. Son amante c’est la musique, c'est presque beau, tu ne le vois pas de loin mais tu es sûr que son regard doit être rempli de cette passion que toi tu as pendant que tu joues, enfin à titre de comparaison.

« Pardon, j’parle trop. J’m’emporte vite quand j’cause du groupe. Et toi, alors ? T’as un bail, une passion, un truc qui t’fait kiffer au point que tu pourrais plaquer tout l’reste pour ne faire que ça pour le restant d’tes jours ? »

Cette question te perturba. Tu réfléchis un peu, mais rien ne te viens vraiment en tête, il n’y a rien dans quoi tu fais qui mérite de tout plaquer. Même dans le jeu vidéo, tu serais insupportable, troller? Non, c'est gratuit ça. Contrairement à lui. Tu es totalement vide, tes yeux on comme cette nuance perdu…

Dit moi Lyria t’es tu juste demandé pourquoi tu es encore en vie ?

La rousse rit nerveuse de ne pas trouvé de réponse rapidement. Entortillant une longue mèche autour de son index. Qu’est ce tu réponds déjà en mode on ? Car tu dois tenir ton image de fille modèle et parfaite. Ah oui, t’as zappé avec la fatigue, cela te reviens.

« Eh bien, le monde est petit. Je ne pense pas tout plaquer pour ça. Mais, je suis dans le chant, je fais des petites covers de temps en temps. Si j’avais su j aurais pris une maquette. »

Ris-tu. Bien que tu en as certaines, mais ce sont des covers de jeux vidéo, d'anime. Bon, tu fais aussi d’autre musique, mais la majeure sont dans les thèmes cités. Tu gardes ton petit sourire.

« Enfin, je chante depuis toute petite dans un studio, avec un prof. Je pense pas faire carrière tout de même, j’ai pas de grand talent. »

Tu joues mieux que tu chantes crois-tu. Pourtant si tu as des gens qui te suivent sur ta chaîne c'est que tu n'as ce talent. Mais quand on a peu d’estimation de soi-même, cela ne va pas aider. Riant encore, comme gênée, la rousse détourne le regard pour chercher quoi dire. Jusqu'à résonne le toc à la porte pour annoncer l’arrivée du repas. Tu te lèves pour ouvrir. En jetant au vol la veste de Rom sur la boîte sur le bureau, puis tu ouvres pour laisser l'employé de l'hôtel faire son boulot.

« Alors une pizza, un hamburger avec ses frites, plateau de charcuterie et une bière ambré et un coca cola.
-C'est bon, merci !
-À votre service. »

Il s’en alla comme il est venu. Tu t’assois sur le rebord du lit, tu es totalement attiré par les couleurs vives de la nourriture présente devant toi. Déjà tu te saisis du verre dorée ambré pour le tendre à l’homme. Bien que tu hausses un sourcil, le reposant net. 

« T’es pas possible toi. Dis-tu en fouillant dans ton sac. Même si tu en as rien à foutre de tout. Fait un minimum gaffe car amputé d’un bras tu ne vas pas jouer longtemps de la guitare. Approche crétin. »

Tu lui saisis le bras pour lui mettre un vulgaire pansement sur sa perf, vu que la veine est à vif. Tu sais que trop bien que cela ne sert à rien. Mais, en même temps tu ne peux pas t’empêcher de vouloir cacher ça, prise de conscience ? Non, juste comme ça. Peut être que c’est juste le principe de ne pas voir la piqure…

Oui la piqure égale l’hôpital. Tu en frisonne encore rien que d’y penser.

Bien que tu lui coince le bras avec un peu de force avec tes jambes, il est vrai que t’es pas hyper délicate. Histoire qu’il ne bouge pas en vrai. Lyria, juste demandé poliment tu ne connais pas ? Posant le pansement, tu remarques les champignons de Mario dessus… Abrutie, t’avais que ça en stock ? En plus, un collector ! Un gâché maintenant, déjà July qui a eu les étoiles de Mario, le prochain tu le gardes en sécurité. Lâchant la prise, tu retournes à ta bouffe, tu t’en fous totalement des autres blessures ? Bah, il fait ce qu’il veut surtout. 

Tu t’attaques au plateau de charcuterie, affamé comme jamais. Bien que tu te dis qu’il y a meilleure compagnie comme accompagnant pour un repas, bah. De toute façon, au point où tu en es, on ne va pas s’en plaindre. Bien que même camé, tu vas lui poser cette fameuse question stupide.

« Au fait, je me demandais. Juste comme ça. Tu me trouves comment toi ? Bon okay, juste avant de me vider y a 10 minutes je précise, car là je connais la réponse. »

Cette question, elle est toujours sur tes lèvres, comment vous me trouvez. La réponse est toujours la même, est-ce que lui aussi, drogué comme jamais va suivre le mouvement du mouton. Tu te rassures en vrai, est-ce que ce mode On est toujours aussi puissant, est-ce que tu caches cette nature ? Est-ce que tu t’es bien masqué Lyria…

Est-ce que Lyria est morte ? Allez Romeo, dit le nous. Est-ce que pour toi, ce mensonge est toujours aussi bien réussi ?
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 22:59

Elle tarde à répondre. Le silence qui fait écho à tes paroles te perturbe, te dérange. Tu la fixes, tu essaies d’intercepter son regard mais il se dérobe à toi ; elle paraît réfléchir, et tu ne comprends pas. Même toi, toi qui tiens à si peu de choses ici bas, toi qui ne crois plus en rien, même toi tu n’as jamais hésité un seul instant lorsque l’on te demandait ce qui allumait la flamme de la passion en toi. La guitare, le rock, l’agitation d’une foule qui danse sur vos refrains. Alors pourquoi elle, elle ne sait pas répondre ? Pourquoi elle rit, de cet éclat nerveux qu’est celui de la gêne, du malaise, pourquoi elle est incertaine quant à ce qu’elle doit dire, pourquoi elle paraît chercher ses mots comme lorsque l’on essaie de se souvenir d’un texte appris par coeur ? Pourquoi ne sait-elle pas ce qui la rend vivante, cette rousse qui se donne l’air de dominer le monde entier ?

« Eh bien, le monde est petit. Je ne pense pas tout plaquer pour ça. Mais, je suis dans le chant, je fais des petites covers de temps en temps. Si j’avais su j aurais pris une maquette. Enfin, je chante depuis toute petite dans un studio, avec un prof. Je pense pas faire carrière tout de même, j’ai pas de grand talent. » Elle chante, donc. Le sourire revient s’installer sur tes lèvres ; le monde est petit en effet. Deux chanteurs réunis dans la même pièce, par le hasard, la force des choses. Deux chanteurs, à deux échelles différentes et que tout oppose. Parce que tu l’imagines aisément débourser une fortune pour un professeur renommé, parce que tu la visualises sans peine face à son micro, robe plissée qui lui donne l’air de l’une de ces filles féminines, désirables mais pas provocantes, celles qui font se retourner sur leur passage mais que l’on a la décence de ne pas siffler ; parce que tu imagines ce que peut donner sa voix sur les airs populaires que tu connais. Les vibratos, la tonalité ; tu es certain qu’elle doit être plutôt douée dans son affaire. 
Toi, t’as commencé pour déconner dans ta chambre, tu grattais tes accords et tu t’es demandé, un jour, si t’étais capable de chanter par dessus, t’as jamais reçu le moindre enseignement, t’as suivi ton instinct, ton talent, peut-être — s’il faut que tu sois naturellement doué en quelque chose d’autre que l’autodestruction — et tu n’as jamais arrêté. Elle est sur internet, et toi, tu traînes sur l’estrade des bars ; elle a un compteur de thumps up, toi t’as des mains qui donnent le rythme et des voix qui s’élèvent sur tes refrains les plus répétés. Ça n’est pas le même monde, et pourtant c’est la même essence. Le chant pour exister. Il y a tout à coup comme une certitude qui s’ancre en toi : tu es bien plus passionné qu’elle. Ça te dérange d’autant plus.

Ça n’est pas normal.
« Tu m’feras écouter ça, un jour. » Tu te figes, tout à coup, comme frappé par l’absurdité de tes propres paroles. Tu viens de t’adresser à elle comme si tu comptais la revoir, comme si le destin, le hasard, les concours de circonstances ou les coïncidences — qu’importe le nom qu’on leur donne, il en résulte toujours la même finalité — autoriseraient le rat et l’étoile à entrecroiser de nouveau leurs routes. Ça n’est pas dans tes projets, t’attarder avec cette gamine des beaux quartiers. Plutôt que de t’enfoncer plus encore dans ta sottise, tu te mues dans le silence, l’un de ces silences pesants que tu ne sais plus comment combler — ce sont les coups à la porte qui te sauvent, et tu laisses échapper un soupir de soulagement. Tu tires une dernière fois sur ta cigarette avant de l’éteindre définitivement, et tu laisses le mégot tomber par la fenêtre — il n’aura qu’à aller s’échouer sur le bitume des belles rues dorées, qu’est-ce que t’en as à foutre. 

Tu écoutes l’échange d’une oreille nonchalante, à peine intéressé en vérité par ce qu’il se dit — t’es encore capable de deviner le contenu d’un plateau repas, tu n’es pas complètement abruti. Même si l’héroïne t’a depuis longtemps privé d’une bonne part de tes neurones fonctionnels. Patiemment, tu attends que l’hôte s’en soit allé pour esquisser un geste en direction du lit, prêt à réceptionner la bière que la Merryfall te tend. Pourtant, son mouvement s’interrompt, elle se fige et se ravise. Tu fronces les sourcils, pris au dépourvu, et ta main demeure en suspens dans le vide. « T’es pas possible toi. » Tu cilles. « Hein ? » Elle fouille son sac, tu l’observes sans que tout ceci ne prenne sens dans ton esprit. « Même si tu en as rien à foutre de tout. Fait un minimum gaffe car amputé d’un bras tu ne vas pas jouer longtemps de la guitare. Approche crétin. » Tu secoues la tête, complètement déboussolé. « Qu’est-ce que tu racontes, pu- » Elle ne te laisse pas l’occasion d’achever ta phrase ; ton bras est saisi, coincé entre les jambes de la rouquine et, là où, encore une seconde auparavant, on discernait l’emplacement de la piqûre trône désormais fièrement un… pansement ? Mario ; tu reconnais sans trop de mal le plombier mythique des jeux vidéos. Licence Nintendo, ton enfance et celle de beaucoup d’autres. La sienne, aussi ?

Tu recules en récupérant ton bras, ton regard coule de ce pansement à l’air un peu trop enfantin jusqu’à ton poignet, s’attarde sur chacune des coupures, qui marquent ton bras entier. Tantôt blanchies par le temps, d’autres fois encore rouges et boursouflées — un jour, tu nous feras l’honneur d’une infection, à ne même pas prendre soin des plaies ouvertes —, c’est comme si tout à coup, tu prenais conscience de la laideur de ces blessures de guerre. Ton corps est le champ de bataille des fléaux de ton esprit et, soudainement, tu éprouves l’aigreur de la honte, sentiment depuis bien trop longtemps oublié, mis de côté. Tu n’as jamais pris vraiment soin de camoufler l’immondice de ton épiderme dévasté, tu n’as jamais éprouvé le moindre besoin de dérober les estafilades criminelles aux yeux du monde. Tu t’en fous, dans le fond, tu n’es jamais certain de vivre un jour de plus. Viendra bien une nuit dont tu ne te réveilleras pas, et alors les jugements à ton égard ne sauront plus t’atteindre. C’est ce que tu as pensé, tout ce temps, depuis les premières décousures.

Alors, pourquoi tout à coup, tu te saisis de ta veste ?
Pourquoi, tout à coup, tu l’enfiles, pourquoi tu baisses tes manches ?
Pourquoi, tout à coup, ça te répugne, l’idée qu’elle puisse encore voir tes blessures, les maux que tu t’infliges, les balafres de ta propre haine envers toi-même et le monde entier ?
Pourquoi, tout à coup, tu as peur de ce que tu pourrais lire, dans ses yeux à elle ?


Après une hésitation — qui s’éternise quelque peu — tu finis par venir t’installer sur le lit à ton tour. Assis en tailleur sur le matelas, tu observes sans trop oser y toucher les plats qui s’étalent devant vous, offerts à vos estomacs — quoique le sien est certainement beaucoup plus vide que le tien. Tu cèdes quand même, finalement : tu attrapes une part de pizza, en suite directe au dîner avalé chez toi, avant de sortir. Tu n’as pas grand appétit, tu te limiteras certainement à ça, une ou deux frites volées dans l’assiette, et rien de plus. C’est la bière qui t’intéresse en vérité, pourtant tu n’y touches pas encore — parce que la voix de Lyria s’élève avant même que tu n’aies eu le temps de terminer ta bouchée. « Au fait, je me demandais. Juste comme ça. Tu me trouves comment toi ? Bon okay, juste avant de me vider y a 10 minutes je précise, car là je connais la réponse. » Tu clignes des yeux, en levant tes ambres dans sa direction. Tu cherches son regard, pour accrocher ses deux billes océan, qui sont un peu moins voilées que plus tôt, après qu’elle ait craché ses tripes. Elle t’a pris de court, et tu te retrouves sans la moindre réponse potable à lui offrir. Alors, quoi, ça n’est pas si difficile, pourtant. Il y en a tellement, des filles, qui te demandent comment tu les trouves. Mais dans leur bouche, ça ne te surprend pas, ce sont ces lendemains de nuits d’amour, celles où elles se sont offertes à toi, en pensant parfois que les entendre prononcer ton nom dans un orgasme te rendrait désireux de plus. Les femmes aiment qu’on les rassure, à propos de leur potentiel séducteur.

Venant d’elle cependant, tu sais d’instinct que ça n’est pas comme toutes celles-là. Ne serait-ce que parce qu’elle ne fait pas partie de ces filles que tu as ramenées jusqu’au couvert de tes draps, tu ne peux pas répondre de la même façon que tu réponds aux autres, en phrases clichées, bateau, sur-jouées et dont tu ne penses pas un seul mot. Alors, tu prends ton verre, tu bois une ou deux gorgées de ta boisson à cinq degrés, tu profites de ce répit pour réfléchir à sa question. Pas un seul instant, cependant, tu ne la lâches du regard ; comme si c’était sur son visage à elle que s’esquisseraient les traits de ta réponse. Le verre frais reposé sur le plateau, tu te laisses tomber en arrière, tu t’allonges négligemment en biais sur le lit, et tu observes le plafond, sans vraiment le voir — c’est que tu as déjà vu plus fascinant qu’un carré de blanc limpide. « J’sais pas. T’es dérangeante, j’veux dire, ta façon d’être j’comprends pas. Limite si j’ai pas envie de dire que t’es même clairement dérangée. Même si t'es super jolie, ça suffit pas pour le coup.» Tu soupires, tu fermes les yeux ; pourquoi t'as dit ça ? Puis, pourquoi elle te demande de réfléchir à une heure pareille, dans un état pareil ? Bordel. « T’as l’air d’être miss parfaite jusqu’au bout des ongles, mais j’sais pas y’a un truc qui coince. Ta manie de passer si vite de l’état dans lequel t’étais quand tu gerbais à un nouveau sourire, ton hésitation quand j’t’ai demandé si t’avais un truc qui t’passionne. Le pansement. J’arrive pas à t’cerner, en fait. T’es carrément louche, c’est grave bizarre.»

Nouveau soupir ; tu rouvres les paupières et tu roules légèrement sur le flanc, pour apercevoir à nouveau la silhouette de l’adolescente. Ton rictus est revenu élire domicile au coin de tes lèvres, quand tu ajoutes : « Ce doit être de famille. » Tu te demandes si tes mots seront répétés, amplifiés, déformés ; tu t’en fous un peu, au fond. Le sarcasme, t’aimes un peu trop ça pour que l’on t’en tienne vraiment rigueur, en règle générale. Plutôt que de te formaliser de ce qui pourra être dit au dehors des quatre murs de cette chambre, tu te redresses un peu, t’appuies sur ton coude, la joue au creux de la paume de ta main. « Renvoie d’ascenseur : tu m’trouves comment, toi ? » Tu ne sais même pas ce qui t’est passé par la tête. Tu n’as pas envie de savoir. Pourtant, il y a cette part de toi, cette curiosité malsaine, ton côté autodestructeur qui aime à attiser le mépris, la morgue d’autrui à son égard. T’attends ; t’attends qu’elle te dise le dédain, le dégoût, t’attends qu’elle t’écorche de mots entendus tant de fois qu’ils ne devraient même plus t’atteindre. T’attends qu’elle te tue en quelques phrases finement ciselées, aux bords tranchants et au venin cruel. Allez, Lyria ; allez, dis-les moi donc, toutes ces palabres qui ne font plus sens depuis si longtemps déjà.
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 23:01

« J’sais pas. T’es dérangeante, j’veux dire, ta façon d’être j’comprends pas. Limite si j’ai pas envie de dire que t’es même clairement dérangée. Même si t'es super jolie, ça suffit pas pour le coup.  T’as l’air d’être miss parfaite jusqu’au bout des ongles, mais j’sais pas y’a un truc qui coince. Ta manie de passer si vite de l’état dans lequel t’étais quand tu gerbais à un nouveau sourire, ton hésitation quand j’t’ai demandé si t’avais un truc qui t’passionne. Le pansement. J’arrive pas à t’cerner, en fait. T’es carrément louche, c’est grave bizarre. »

« Car toi t’es pas louche stupide camé ? » Penses-tu d’un coup. Bien que tu ne diras rien, car tu es Lyria Merryfall, la souriante, gentille, adorable Lyria Merryfall. Même dans l’ombre tu joues la lumière, tu es tout le temps entrain de jouer ton rôle de demoiselle parfaite pour une réputation qui te fait avancer pour un rien. En vrai, tu stagnes, en vrai t’es toujours entrain de faire du surplace et tu bloques les gens dans leurs avancés, tu ne veux pas te sentir seule ? C’est sûrement le cas. Gardant ce sourire Colgate, malgré les minutes avant, garde tes mauvaises pensées pour toi-même, car la vie c’est comme ça.

« Ce doit être de famille. »

Tu clignes des yeux surprise. Avant d’avoir les joues  qui gonflent pour éclater de rire à t’en tenir les côtes. Daemon et toi vous êtes semblable, c’est presque trop beau d’un coup. Tu te tiens un peu le ventre qui est à peine remplit, ton père serait presque fière d’entendre que des étrangers disent que vous êtes semblables… Enfin, pour ce genre là, non, peut être physiquement, mais alors pour le volte face… Lyria se calme un peu, essuyant un peu ses yeux, cela était drôle. Au moins, rire est une chose naturelle chez toi, tu ne peux pas rire pour de faux, c’est bien la seule chose réel chez toi.

Rire c’est bon pour la tête.
Un bon médicament.

Tu bois un coup pour te soulager, histoire de ne pas non plus mourir stupidement de rire ou de faim ou de soif. Une gorgée de coca, puis quelques frites, de toute façon tu as déjà prévus de tout manger. Mais, rire t’as fait un peu de bien, malgré la gorge en feu que tu as, il a de l’humour cet idiot. Bon okay, un humour que tu peux être la seule à comprendre. Cependant, cela fait vraiment un bien fou. Tu le regardes allongé sur le lit comme-ci de rien n’était, il est allongé nonchalamment, fixant le plafond blanc.

« Renvoie d’ascenseur : tu m’trouves comment, toi ? »

Cela ne te surprend pas beaucoup, quand on demande un avis égoiste, la personne le voudra aussi, juste par désirs de savoir si la pensée est partagé, c’est presque un calcul easy. Tu penches la tête en arrière, donnant l’impression que ta chevelure de feu emporte ta tête en arrière.

« Hmmmm. »

Une sorte de suspense débile, comme donnant l’impression de réfléchir, comme donnant juste l’impression de vouloir faire croire que sa réponse est importante. Pourtant, tu sais très bien que peu importe ce que tu diras, vous vivrez vos vies sans que cela dérange vraiment. Une gorgée, une bouché.

« Tu veux la version classique que je dois dire devant tout le monde? Celle où je dois dire que tu es une personne qui ne mérite pas que j’adresse la parole, que tu es repoussant, que tu fais mal de te voir comme ça ? Que t’es juste un zombie qui fait pitié ? Que tu devrais réfléchir à tes gestes, pensé aux autres ? »

Tu souris et tu te laisses tomber sur le lit pour te mettre sur le côté avec un sourire limite narquois, cet habituel sourire que Daemon peu faire, ce sourire digne de ta mère, ce sourire qui fait froid dans le dos, qui montre clairement que vous êtes surpuissant. 

Ce sourire que seul les rois et les reines s’autorisent.

« Ou la mienne, disant juste que t’es amusant. T’es pas un lèche cul, ce qui est déjà cool. Je dirais juste un peu chelou parfois. Mais, t’es un mec plutôt original, en demi-positif. Pour pas que tu te jettes trop de fleurs. Je dirais presque que t’es admirable, juste pour ta passion aussi. Ouais. Toujours en demi, pour les chevilles, faudra que tu rentres un moment, je vais me sentir coupable si je te les explose. »

Tu dis cela en tirant encore cette langue limite insolente. Avec ton petit doigt, tu tires un œil pour faire une grimace. Tu es taquines, tu es malsaine ? Non, pas vraiment. Tu dis la vérité, les gens louches ne te font pas peur, ils ne te font pas non plus fuir. Les ténèbres c’est ta robe quand personne ne te regarde, tu l’enfiles avec une tel aisance qu’elle te sied à merveille. Tes yeux bleu fixe les ambres de Romeo, tu n’as aucune honte à le fixer, tu es une reine.

L’impératrice qui manipule sa populace.

« Cependant, je le prends mal ! On dirait que tu me traites de paquet cadeau ! L’emballage serait miss parfaite ? Je me demande bien ce que je cache dessous tout cela. »

« Ahaha, je me tue moi-même là. Lol. » Tu souris comme une idiote. Faisant mine de ne pas du tout comprendre. La jeune rousse passe une main dans ses cheveux en prenant encore de la nourriture, déjà bien entamée par toi-même, bien qu’il pinaille dedans. Ton masque de On commence lentement à partir, tu en as marre en vrai. Tu veux être chez toi, tu veux être en mode off. 

« Je ne pensais pas que tu serais intéressé par mon avis, enfin tu dois penser cela en inversement. » Dis-tu en secouant ta main dans le vent, signe de l’osef. « Enfin, Romeo. Si tu voulais savoir physiquement aussi, je dirais que t’as un bon déhanché monsieur Rock roll. » Ricanes-tu. 

Tu penches ta tête vers lui, le regardant encore une fois, mais cette fois d’un regard moqueur et sarcastiques.

« Et remettre ta veste pour cacher, je t’avoue que ce n’est pas la peine, tu me donnes limites chaud -puis t'es grillé à les planquer-. Tu fais ce que tu veux je t’ai dit. Tu es libres de te marquer de tout et rien, du moment que tu m’emmerdes pas avec. » Il y a eu un moment de silence « …m’embêtes. » 

Tu te paumes toute seule comme une con, bien parlé c’est tellement énervant. Ta façon d’être est tellement épuisante, dire ce que tu veux quand tu veux, mais la réputation sera ternie. Soupirant un peu, la demoiselle s’étire de tout son long.

« Tout façon, t’attends pas à du négatif de ma part, je peux bien le penser, mais je t’avoue que vu dans quoi Dae me traine, je ne pense pas être la personne qui à le droit de se permettre de juger le mal, vu que le mal est rien que sur mon tapis Welcome to Home. » Tu hausses les épaules. « C’est pas un super mérite. C’est peut être pour cela que tu me dis que je suis bizarre, monsieur Rock roll»

Tes mots étaient presque manié comme il faut, comme pour dire : c’est normal les creux. Comme pour te trouver une excuse, toi qui dit que les gens se trouvent des excusent ont des choses pour à se reprocher, là tu te reproches ton propre comportement en vrai.

Celui de la gentille PNJ qui en vrai est serviteur du mal. 
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First night before we fucked up ; Lyria
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