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 First night before we fucked up ; Lyria

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Yûki
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 23:07

Elle éclate de rire, et c’est certainement la chose la plus vraie que t’aies entendue, ce soir. Tu clignes des yeux en l’observant, sans être trop capable de saisir d’où lui vient son hilarité — pourtant, tu ne peux t’empêcher de rire aussi, comme en écho au sien ; l’allégresse est contagieuse, et tu es dans l’un de ces états dans lesquels un rien suffit à perdre le fil de la raison. Lorsque les notes cristallines cessent de résonner dans l’air paisible de la chambre d’hôtel, tu regrettes presque qu’il ne s’attarde pas un peu plus longtemps — il n’y a rien qui puisse égaler la magnificence d’un bruit si doux qu’est celui d’un semblant de bonheur. Mais, plutôt que de te morfondre, tu relances, tu retournes la question à l’envoyeur. En un sens, tu provoques : tu crois connaître suffisamment les autres pour savoir toutes leurs tirades les plus usées, leurs mots qui sont toujours les mêmes, sur le même ton, stupidité, égoïsme, inconscience, tant de choses dont ils t’accusent tous, et auxquelles tu ne prêtes plus tant d’attention qu’au début. Dans ta tête, c’est devenu futile et désespéré, tu ne sais plus quel crédit accorder aux supplications — celles qui te demandent de vivre, de sourire, d’arrêter tes conneries — alors, tu préfères les ignorer. C’est plus simple, plus facile, moins blessant, tu te dis ; pour toi, peut-être.

« Hmmmm. » Ton bras commence déjà à s’engourdir, sous ta tête. Pourtant, tu ne bouges pas, tu vrilles l’adolescente du regard, ce petit froncement au coin des lèvres, cet éclat caustique, acerbe dans les prunelles. Allez, Lyria ; qu’attends-tu donc ? « Tu veux la version classique que je dois dire devant tout le monde? Celle où je dois dire que tu es une personne qui ne mérite pas que j’adresse la parole, que tu es repoussant, que tu fais mal de te voir comme ça ? Que t’es juste un zombie qui fait pitié ? Que tu devrais réfléchir à tes gestes, pensé aux autres ? » Tu hausses un sourcil — tu ne t’es jamais défait de ton sourire, pas le moindre instant, même fugace — en haussant vaguement les épaules. Discours classique. Celui-là même que l’on te hurle, l’âme en peine et le coeur lourd. Tu les comprends, dans le fond. La douleur, l’impuissance face à autrui qui se détruit et que l’on ne peut pas aider. Toi aussi, t’as connu ça. Chaque fois qu’elle faisait couler son sang sous la caméra de son ordinateur, chaque fois qu’elle parlait de crever, cette fois, même, que tu t’es réveillé au matin de votre première nuit tous les deux, et qu’elle avait le teint blême, le souffle imperceptible, la mort au bord des lèvres. Cette dernière fois, quand t’as appris qu’elle s’était foutue en l’air. C’est comme ça que t’es tombé, c’est comme ça que t’as plongé ; la lâcheté, ton incapacité à changer les choses, l’insuffisance que ton amour, de ton attention, le creux de toutes tes vaines tentatives de faire de sa vie quelque chose d’un peu moins difficile à porter.
Tu la haïssais, tout le temps que tu la côtoyais, plus encore quand tu l’aimais ; tu la tenais en horreur quand elle se bousillait sous tes yeux, quand elle te le reprochait, quand elle faisait de toi le coupable de son Enfer sur terre ; tu l’as maudite, quand elle s’est tuée. Tu te méprisais de tomber aussi bas qu’elle, tu te dégoûtais d’être aussi pitoyable qu’elle l’avait été. Tu t’étais juré de ne pas être comme elle, pourtant ; une fois en passant, une erreur de parcours, une connerie d’un instant, et t’aurais oublié. Ça ne s’est juste pas passé comme ça.

Ton bras cède sous ta tête, tu restes allongée sur le flanc sans même essayer de changer de position — aussi douloureuse celle-ci finira-t-elle par devenir. Tu fais des cercles avec ton poignet engourdi, la main dans le vide hors du lit, et chaque mouvement est un peu moins douloureux que le précédent. Tu regardes Lyria sans plus vraiment la voir, l’esprit saisi dans un linceul de trouble, un manteau de souvenirs que tu n’avais plus enfilé depuis bien longtemps, maintenant — si ce n’est que son poids pèse constamment sur tes épaules, quoique tu puisses en dire. La rouquine reprend la parole, ça te tire un peu de cet horizon dans lequel tu t’es égaré ; tu reprends pied mais pas tout à fait. Tu n’as pas mal, tu n’as pas mal parce qu’il y a l’héroïne qui trace son chemin dans tes veines pour l’instant, mais tu sais que tu souffriras lorsque la réalité se dessinera de nouveau tout à fait sous tes yeux — tu repousseras ce moment, autant que possible. Tout, pour ne pas t’écorcher un peu plus.« Ou la mienne, disant juste que t’es amusant. T’es pas un lèche cul, ce qui est déjà cool. Je dirais juste un peu chelou parfois. Mais, t’es un mec plutôt original, en demi-positif. Pour pas que tu te jettes trop de fleurs. Je dirais presque que t’es admirable, juste pour ta passion aussi. Ouais. Toujours en demi, pour les chevilles, faudra que tu rentres un moment, je vais me sentir coupable si je te les explose. » Tu t’es figé, pendant qu’elle parlait. Tes ambres ont retrouvé de leur éclat, sous la stupeur, le doute ; qu’est-ce qu’elle raconte ? Elle tire la langue, nargue, plaisante, et toi tu grimaces. Tu ris presque, amer.

Et puis, tu soupires, tu ramènes ta main libre — celle qui n’a pas le poignet souffrant d’avoir servi d’appui à ta tête — devant toi, tu t’amuses nonchalamment avec les plis de la couverture en dessous de vous deux, tu gardes le silence — que trouverais-tu de toute façon à dire, toi qui ne sais que les mots que tu graves à coup de rasoir ou cutter sur tes poignets ? « Cependant, je le prends mal ! On dirait que tu me traites de paquet cadeau ! L’emballage serait miss parfaite ? Je me demande bien ce que je cache dessous tout cela. » Tu relèves les yeux, tu souris. Cruel.« Tss... » Rien d’autre. Mépris, dédain ; c’est parfaitement ça. Elle ne t’apparaît que comme un emballage, un carton miteux que l’on a pris soin de décorer le plus somptueusement possible. Sauver les apparences, comme on dit ; la quête humaine à tes yeux, plus encore que celle du bonheur. Le paraître. Elle a l'air plutôt douée, à ce petit jeu-là ; reste à savoir si dans la bicoque aux airs de palais, il demeure quelques beaux meubles, quelques belles tapisseries à contempler. « Je ne pensais pas que tu serais intéressé par mon avis, enfin tu dois penser cela en inversement. » Tu ricanes. « Chacun sa façon de se divertir, après tout. » Même la plus stupide. « Enfin, Romeo. Si tu voulais savoir physiquement aussi, je dirais que t’as un bon déhanché monsieur Rock roll. » Tu papillonnes ; monsieur rock’n’roll ? Tu éclates de rire, et ça n’est pas pour de faux — peut-être un peu plus impulsif de par la drogue, mais jamais simulé. T’es bon public, dans le fond — qualité indéniable, te concernant. « Putain t’es sérieuse ? » 

Tu t’es remis sur le dos, tu te tiens des côtes ; t’as mal au ventre à force de rire. Pourtant, t’as pas envie d’arrêter — tu n’arrêterais jamais, si seulement elle se taisait, si seulement elle ne disait pas les mots qui peuvent blesser. « Et remettre ta veste pour cacher, je t’avoue que ce n’est pas la peine, tu me donnes limites chaud -puis t'es grillé à les planquer-. Tu fais ce que tu veux je t’ai dit. Tu es libres de te marquer de tout et rien, du moment que tu m’emmerdes pas avec. » Silence, malaise peut-être ? « …m’embêtes. » Tu renifles, tu persifles : « Faut plus qu’une petite vulgarité pour me choquer, t’sais. » Foutage de gueule. Tu ne t’en caches même pas — ça te permet d’oublier sa remarque sur tes mutilations ; tu ne retires pas ta veste. Tu n’as pas si chaud. « Tout façon, t’attends pas à du négatif de ma part, je peux bien le penser, mais je t’avoue que vu dans quoi Dae me traine, je ne pense pas être la personne qui à le droit de se permettre de juger le mal, vu que le mal est rien que sur mon tapis Welcome to Home. C’est pas un super mérite. C’est peut être pour cela que tu me dis que je suis bizarre, monsieur Rock roll. » Tu te redresses sur les coudes, tout à coup, pour la regarder de façon un peu plus franche, un peu plus directe. Ton sourire n’est plus, ne reste qu’un calme plat, presque inquiétant, une lassitude étrange aussi, qui perce tant dans tes yeux que dans ta voix. « Non. » Tu secoues la tête, tu reprends. « Non, c’est pas pour ça. J’sais pas quoi. Mais c’pas ça. C’est pas aussi flagrant qu’ça. C’t’autre chose, quelque chose que j’peux pas savoir, même en sachant dans quoi vous traînez Daemon et toi. » Et ça te perturbe un peu, dans le fond. T’aimes pas ça, quand les choses t’échappent. C’est un peu trop fréquent, pourtant.

Tu te rassieds pour te saisir de ta bière et en boire quelques gorgées, ça t’aide à reprendre tes esprits, à mettre tes idées au clair — ironiquement. Sans trop y prêter attention, tu chipes de nouveau une frite, tu la grignotes sans grand appétit, mais ça t’occupe — t’aimes bien le goût du sel sur ta langue. Tu peux au moins l’admettre : même pour de la malbouffe, cet hôtel ne s’en sort pas trop mal au niveau de la qualité. Il faut bien que le service vaille le coup du prix que l’on débourse pour la nuit. Ça te surprend toujours, le prix d’une nuit ici vaut le prix de trois à Hiawatha. C’est n’importe quoi. « Au pire j’m’en fous, j’vais pas aller gratter sous le maquillage, les vernis, les belles fringues et le charmant sourire pour savoir ce que t’as à cacher. C’est pas mon rôle, j’te connais pas. Et j’compte pas te connaîte plus que ça. » Tu te marres, ça sonne un peu dément sur les bords. « T’es la frangine de mon dealer, ça craint trop. » 
Pourtant, tu t’avances vers elle, presque à quatre pattes sur le lit ; penché sur sa silhouette, tes mains de part et d’autre de son corps, comme pour la tenir prisonnière là où elle se trouve sur le matelas, tu t’avances. Dangereusement. Mais tu t’arrêtes, à une distance suffisante pour ne pas être trop envahissant, et surtout pour qu’aucun faux mouvement ne puisse vous mettre dans une situation plus embarrassante qu’elle pourraît déjà l’être. « Même si, j’vais pas mentir, j’suis curieux. Mais c’est du pur égoïsme, dans l’fond, une façon comme une autre de répondre à mes propres questions. Pas de combler les creux. » T’es cassant, acariâtre, perfide, l’air à la limite de l’antipathique, et tes mots pourraient être plus corrosifs encore. Mais t’en as tellement rien à foutre que même aller au bout de tes médisances ne te dit trop rien.
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Yûki
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 23:09

Petite fille seule, c’est amusant de te retrouver confronté à la demoiselle la destinée ? Oui ? C’est passionnant. Tu es entrain de jouer un jeu dangereux, tu mets en danger cette couverture peut être trop flag, c’est quoi la suite du jeu ? C’est quoi l’amusement de jouer sa couverture. Garde un sourire sur ton visage, garde ce regard plein de vie.

« Même si, j’vais pas mentir, j’suis curieux. Mais c’est du pur égoïsme, dans l’fond, une façon comme une autre de répondre à mes propres questions. Pas de combler les creux. »

Tu es la petite sœur de Deamon, le dealeur, te faire du mal est un risque presque de mort. Tu es une personne protégé par un nom, par un pouvoir presque trop puissant pour ton frère. Un jour, il va payer ? Un jour peut être que le bien triomphera ? Tu ne sais pas du tout, tu gardes se sourire presque stupide sur ton visage. Tu es caché derrière « le maquillage, les vernis, les belles fringues et le charmant sourire »  T’es une fille qui cache trop de chose, une fille qui ne veut pas qu’on sache tout. Tes pensées, ton blasement, ce vide qui sonne comme un glam pour toi, c’est quelques choses qui te fait mal en vrai, comme un poignard stupide qui te rappel que tout va mal. Tu souris pour cacher les cicatrices sur ton cœur meurtris, tu détruis tout ce que tu touches par ta simple présence.

Tu coules le monde quand tu tombes. 

Lyria, c’est le prénom d’une fille qui résonne comme un chant merveilleux. Lyria, c’est le prénom d’une fille qui rassure les gens. Lyria, c’est le prénom d’une  fille modèle que tout le monde veut connaitre, que tout le monde veut être. Wish, c’est le prénom d’une destruction. Zelda, c’est le prénom d’une fille en détresse. Lyria, Zelda et Wish, sont une personne en un seul corps, une seule âme, une personne qui change de masque quand cela lui chante, un masque qui est remplit d’aiguille qui te perfore le visage. Et pourtant, malgré les mille perforations, les milles douleurs que tu as, tu gardes se sourire stupide sur le visage. 

Tu tends la main avec un sourire presque naturel, ce sourire qui veut tout dire. Tu poses ta main sur sa joue, ton regard se plonge presque dans le sien, ton regard bleuté qui affronte le ambré de cet homme.

« De quoi peux-tu être curieux ? »

Tu saisis des cheveux entre tes doigts, des cheveux dorée, cela change des orangées habituel. Bien que tu baignes dans l’orangé en ce moment même, dans un couché de soleil, cela te va si bien Lyria. Tu es entre le jour et la nuit, ni bien ni mal. Tu entortilles les cheveux entre tes doigts, gardant ce sourire insolent, comme pour dire que tu n’as pas peur, comme pour dire que tu es totalement maitre de tes émotions et dominante.

Tu es Lyria, la fille protégé par un nom, qui fait trembler les ténèbres. 
Tu es Wish, la fille protégé par le contrat, qui fait enviait chaque être.
Tu es Hentai, la fille protégé par l’anonymat, qui fait vivre le crime. 

Tout ça dans un petit être, tout ça sur des épaules qui te font souffrir, tout ça juste sous le visage de cet homme qui est « curieux ».  En vrai, il est bien le premier à l’être. Les autres ne voit qu’un paquet bien emballé, un paquet que tout le monde voudrait avoir ou être. 

C’est totalement stupide en vrai.

« Je ne comprends pas ce qu’il y a de curieux dans mon être. Tu serais pas plus tôt totalement perdu dans ta tête.  Hein Romeo ? »

Embrouille, joue de ton sourire innocent. C’est amusant, c’est drôle. Cette conversation ne devra jamais sortir de cette chambre, ni même de la tête de Romeo. Tu commences à te lever doucement, non tu rapproches ton visage, avec ce petit sourire malicieux. Tu es prisonnières de ses bras, et bien qu’il en soit ainsi. 

Tu décide de faire contre balance, tu y a mit tout ton poids pour l’allonger cette fois, tu as inversé les rôles. Tu penches la tête vers lui avec un sourire, tes cheveux cachant vos deux visage, c’est presque un rideau orangée, tu rias. Comme d’habitude, rien n’est sérieux.

« Enfin, tu es un curieux personnage Romeo. Je me demande bien pourquoi je n’ai pas pris la peine de te parler une fois ou deux ! »

Tu te redresses un peu assise sur lui, tu n’as pas honte, ce n’est qu’une personne comme une autre. Bien que cette position peut être bizarre, mais vous êtes que tous les deux, rien ne sortira de cette chambre de toute façon. Tu saisis ton verre de coca et le boit en le regardant de haut.  

Tu es une impératrice. 
Lui un membre lambda 
Un PNJ

« Mais, ravis de te rencontrer Mister Romeo Rock and  roll. » Tu levas ton verre comme une sorte de toast «L’homme trop curieux veux son verre, où préfère rester allongé comme une larve ? »

Tu es presque toi-même, tu as presque retiré ce mode On, tu en as marre. Tu gardes ce petit sourire hautain, tu cherches. Tu joues un jeu que tu ne connais aucune règles, le but du jeu ? 

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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 23:09

Ses doigts se tendent, glissent contre ta joue — leur douceur te ferait presque grimacer, tant tout paraît faux ; il n’y avait que son rire passé pour se parer de l'accoutrement du vrai. Tes prunelles vrillent au plus profond de celles de l’adolescente — et tu n’y discernes pas grand chose ; le vide au mieux, les abysses marines dont on ne découvre jamais tous les secrets, tous les trésors, si tant est qu’il y en ait. T’es au bord du rire, mais c’est un de ces rires amers, qui n’a plus rien à voir avec ceux, plus heureux, plus naturels, plus insouciants que tu as pu laisser échapper, plus tôt — elle te répugne. « De quoi peux-tu être curieux ? » Ton rictus dévoile tes canines, une lueur plus viscérale vacille dans tes ambres incendiaires — curieux de savoir à quel point tu peux être écœurante et détestable, tu penses, sans prononcer les mots à voix haute. Tu la laisses parler ; qu’elle déguise encore le fond de sa pensée, comme tu craches la tienne sans retenue. « Je ne comprends pas ce qu’il y a de curieux dans mon être. Tu serais pas plus tôt totalement perdu dans ta tête. Hein Romeo ? » Tu ricanes, tu lâches un sifflement désabusé. Ce serait si facile pour elle, si tu ne faisais que te perdre dans ton propre esprit. Mais le fil rouge est toujours là, entre tes mains, et tu ne t’en déferas pas ; tu veux la blesser, lui souffler à la figure avec l’acidité du soufreTu es mauvais, Romeo.

Son poids te fait basculer, sans que tu n’opposes la moindre résistance ; tu l’observes au dessus de toi, à l’ombre de la prison de flammes qui effleurent ton visage et lèchent tes bras sans douleur aucune — si ce n’est cette impression que le plus infime contact t’électrise. Tu détestes ça. Elle rit et, cette fois-ci, tu n’aimes pas le son qui résonne ; peut-être parce qu’elle te prend de haut, parce qu’elle te considère comme tous les autres : un moins que rien, un vide, futile, frivole. Elle n’est pas si différente que tu aurais pu le croire. « Enfin, tu es un curieux personnage Romeo. Je me demande bien pourquoi je n’ai pas pris la peine de te parler une fois ou deux ! » Tu serres les dents, tu éclates de rire, et ça sonne si acerbe, si fielleux que tu en frissonnes toi-même — tu la hais, tu l’exècres. Elle se redresse, s’assied, tu n’esquisses pas le moindre des mouvements. Tu l’observes, simplement, silencieux et brûlant de haine. « Mais, ravis de te rencontrer Mister Romeo Rock and  roll. L’homme trop curieux veux son verre, où préfère rester allongé comme une larve ? » Tu demeures figé, révulsé, le goût de la bile sur la langue. 

Et puis, tes mains viennent se saisir des poignets de la rousse, tu la tires contre toi — avec suffisamment de véhémence pour qu’elle soit surprise, et assez de précautions tout à la fois pour ne pas risquer de renverser le verre qu’elle tient — jusqu’à ce que son souffle effleure ta peau. Là, près, si près d’elle, tu ris de ce rire hargneux et incisif, animosité au fond des yeux. « Ravi de me rencontrer ? Si tu n’as jamais pris la peine de me parler, c’est juste que tu n’en as rien à foutre, des clients de ton frère ou des types qui te matent en soirée, t’as le monde à tes pieds et t’es pleine aux As, tu t’pavanes, tu fais ton altesse dans les beaux quartiers d’Haylen et Nahuel, mais tu fous quoi concrètement ? » Tu siffles, tu baisses d’un ton, et c’est presque un murmure lorsque tu reprends. « Hein, Lyria, dis-moi, tu fous quoi sinon rajouter du vernis sur la crasse ? C’est tellement creux qu’plus tu parles, plus tu t’enfonces, princesse. » Tes doigts viennent chasser les mèches de sa frange de son front, tu te redresses suffisamment pour appuyer le tien contre le sien — tu ne sais pas tout à fait si c’est la drogue ou la colère qui se rend si… infect — avant de reprendre, la voix rauque et plus mordante encore.

« C’est ça qui m’rend curieux : savoir jusqu’où t’es prête à aller pour te sauver la mise, pour sauver tes airs de miss parfaite en papier mâché qui font bander tous les mecs… savoir à quel point tu peux être creuse sous ton joli minois, Rouquine. » Tu remets une mèche de ses cheveux derrière son oreille, tu observe ses traits encore fins et parfaits alors même qu’à peine un quart d’heure plus tôt, elle rendait tout ce qu’il lui était possible de rendre ; elle te dégoûte dans ses parures sans défaut d’aucune sorte. 
Vos lèvres sont si proches qu’il te suffirait d’à peine une ébauche de mouvement pour qu’elles se rencontrent, pourtant tu n’en es pas dérangé — ça t’amuse, jouer avec le feu. « Dégage. » tu souffles, le ton tout à coup plus sérieux encore qu’il était narquois auparavant. « Ce serait dommage que j’aie à t’abîmer pour que tu vires. » Il y a la menace de Daemon qui plane au dessus de toi et, pourtant, au son de ta voix, aucune peur : rien que la certitude d’être capable du pire si l’on t’y incite.
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 23:10

C’est un jeu ? Le jeu de celui qui craque ? Celui qui domine le plus ? Celui qui tente d’avoir le dernier mot ? Tu es comme ça, tu détestes ne pas avoir ce dernier mot, ce dernier précieux petit mot qui fait que la conversation est terminée. Tu souris en regardant l’homme du bas, ton regard hautain, ton air si princesse, tu es dans un autre monde ? Un autre endroit que lui. Vous n’avez pas le même monde, vous n’avez pas les même centre, vous n’avez rien de commun d’une parcelle de petits détails stupides.  Des choses qui ne font rien tenir debout, des choses qui s’effondrent dés qu’on pose un poids. 

Du sucre dans un café brulant.

Pourtant, vous êtes là. Dans cette chambre, partageant repas, air, situation. Vous êtes entrain de partager un moment, vous les êtres incompatibles, comme pour un sujet de test, vous vous parlez, échangez des mots, vous regardez le regard défieur l’un et l’autre. Vous n’êtes pas compatible, il n’y a rien ici qui peut réunir des personnes pareil. Chat errant et princesse ne sont pas des héros compatible, le chat n’est qu’un PNJ ou la princesse est un PNJ. Mais, vos personnalités font de vous des héros, donc vous ne pouvez pas partager la place du héro, donc vous vous bouffez, vous vous dominez, jusqu'à ce que l’un tombe les armes.

En vrai, toute cette conversation n’a pas de sens, rien n’a de sens. Car tu ne diras jamais de oui ou de non, tu ne diras jamais si tord ou raison. Tu laisseras le doute planer encore et encore, tu ne réponds pas, tu ne mens pas. Tu feins juste l’ignorance. Une arme puissante n’est-ce pas ? Non, tout a une faille puissante, c’est dangereux, le terrain est glissant.

C’est alors que tu sentis une chaleur sur ton poignet qui t’as tiré vers lui comme un aimant. Tes yeux ont brisé ta fierté, tu as eu peur, tu as chuté. Sur le coup, tu as eu clairement peur, tu ne t’attendais pas du tout à cela. Tu lèves un peu tes yeux, bien que son souffle qui effleure ta peau te fasse frissonner, il est beaucoup trop proche.

« Ravi de me rencontrer ? Si tu n’as jamais pris la peine de me parler, c’est juste que tu n’en as rien à foutre, des clients de ton frère ou des types qui te matent en soirée, t’as le monde à tes pieds et t’es pleine aux As, tu t’pavanes, tu fais ton altesse dans les beaux quartiers d’Haylen et Nahuel, mais tu fous quoi concrètement ? » Puis, il changea en murmure « Hein, Lyria, dis-moi, tu fous quoi sinon rajouter du vernis sur la crasse ? C’est tellement creux qu’plus tu parles, plus tu t’enfonces, princesse. » Son front se posa contre le tient dégagé par lui-même. « C’est ça qui m’rend curieux : savoir jusqu’où t’es prête à aller pour te sauver la mise, pour sauver tes airs de miss parfaite en papier mâché qui font bander tous les mecs… savoir à quel point tu peux être creuse sous ton joli minois, Rouquine. »

Dit-il de son ton perfide et rauque. Tes yeux le fixes, tu étais obligé de le fixer, son souffle frôlant tes lèvres, sa chaleur recouvrant ton corps. Tu étais dominé par ses propos, sa force, sa chaleur. Alors que vas-tu fais Lyria ? Tu clignes un peu des yeux, tu regardes avec une certaine curiosité cet homme qui se prend pour un je-sais-tout.  Un homme menaçant, un homme qui se prend pour psy, un homme qui te hais. Que dire à tout cela ? Tu as au moins une réponse concrète ?  Ton visage ne montra pas un bride de haine, ni de colère,  c’était le visage d’une femme qui ne cherche pas A à B. 

« Ok. » Dis-tu en souriant simplement. « Crois en ce que tu veux, je vais dire. Cela ne va rien me couter de toute façon. » Ris-tu simplement. « Bien que tu pars un peu loin tout de même, tu me surestimes un peu beaucoup là. La vache tu me fais trop passer pour une meuf folle. »

Tu penches un peu la tête, bien que tu essaies de garder une distance de son visage et le tient. Il est si proche, il est si accessible. L’odeur du tabac et de la bière te pique le nez, c’est une odeur peu agréable en vrai. Pourtant, tu ne fais pas mine de bouger, comme si son regard te retenais prisonnière. 

« Dégage. » un silence pesant. « Ce serait dommage que j’aie à t’abîmer pour que tu vires. »

Tes yeux brillent de surprise. Bien que la lueur changea rapidement pour un tournant plus joueur. Tu es une maso Lyria, t’abimer ? Comment cela pourrait être possible. Wish t’abime, la vie t’abime, le monde t’abime. Ce n’est pas un homme random qui peu abimer l’abimé, c’est totalement stupide. Tu ne bougeas pas d’un sourcil. Affichant un rictus presque malsain, ce visage de Hentai, cette sensation de plaisir sadique de voir le bien voler, la mission réussir. 

« Eh bien, vas y. Abîme moi. »

Tu ne montre aucune peur, tu es clairement entrain de lui tendre cette perche pour lui dire « t’es cap ? ». Ce genre de personne à balancer toujours des mots sans savoir les conséquences, tu viens de voir si Romeo tient toujours ses mots, t’abîmer ? Comment ? Tu es curieuse et à la fois totalement dénué de raison, et s’il le fait vraiment ? 

Pas grave. 

Oui, pas grave, tu es une demoiselle objet, avoir mal ? C’est tout le temps. Tu es toujours là souriante et jolie. Peu importe ce qu’on te dira, peu importe la hauteur de ta douleur, tu seras toujours entrain de garder un contrôle de toi-même.
Même si Romeo est déjà mort un nombre incalculable de fois dans ta tête, mais ça, c’est un détail bien profond dans ton esprit.

Puis une sonnerie epic d’un FF7 résonne dans la chambre, malgré le lourd silence qui pèse en ce moment même. C’est le portable numéro 1 :Ich. Celui là, c’est le numéro privé pour famille et ami proche. Tu te redresse rapidement, tu le saisis rapidement. Il n’y a qu’une personne pour appeler maintenant.

« Oui Papa ?! » Dis-tu en souriant. « Oui ; Non ; Papa ; Papa…. Papa Je… Oui mais. Non la tu me spoil ; Je sais ; NON mais non papa ; PAPA ; J’ai un double appel ; A-Attends ; Mais ;  Papa je suis pas à la mai- Laisse moi aprler ! On en reparle ce soir ; Oui ; oui Bisous… » Un long soupir, avant d’entendre encore une fois le téléphone sonner.« QUOI ?! »

C’est alors qu’un long silence glacial se fait entendre à l’autre bout du fil. Comme une impression de faux numéro, tu hausses un sourcil.

« -Quoi ?- C'est une manière de répondre à l'appel de son grand frère, ça. » il hausse un peu le ton « Je t'ai dit de faire un tour, pas de te perdre je ne sais où ! Ou bien t'avais l'intention de découcher ?!
-Da-Dae ! Euuuh non, juste les flics qui étaient trop collant... Dae. Sorry, j'avais papa en double appel, il était en extase, il a regardé GOT....
-Tu crois que j'en ai quelque chose à faire de votre série ? Si le message était pas assez clair, t'as intérêt à être rentrée d'ici quinze minutes si tu veux pas retrouver tes unités centrales dans le bain rempli d'eau froide !
-…....SALAUD !!! JE TE HAIS TOUCHE PAS MES PRECIEUX TU FAIS CE JE TE TONDS
-Tu sais ce qu'il te reste à faire petite sœur chérie ♥ »

Le bruit des « tût » non jamais était aussi désagréable sur le coup. La jeune femme redit plusieurs fois le prénom de son frère. Sans réponse. C’est un ouragan qu’il vient de réveiller en ce moment même. Sautant du lit, malgré le titubage, la femme ne pouvait pas attendre plus longtemps. Posant la clef sur le bureau.

« Débrouille toi, je n’ai pas le temps ! »

Tu pars en courant, comme une idiote. Ton ordi, ton PC, tes données, tant de chose important. Tu sortie comme une balle, tu arrives à ta voiture. Étrangement, tout panneau de circulation, tout feu était presque peu important en ce moment même. La vie de ton ordinateur est en jeu merde ! 

Tu enfonças la porte comme une folle, tu n’en pouvais plus de toute cette course.

« TOUCHE PAS CRETIN D’HERISSON ROUGE ! »

Oui ceci était une insulte chez toi, bien que tu finissais plus ta course sur le canapé totalement essoufflé d’avoir couru dans les escaliers, plus jamais les escaliers.  Tu lèves un peu la tête pour regarder le paysage, soupirant beaucoup. On peut dire que cette nuit n’était clairement pas commune ? 

Bien qu’un arrière goût bien amère te reste en travers de la gorge, il a touché juste n’est-ce pas ? 
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Yûki
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MessageSujet: Re: First night before we fucked up ; Lyria   Sam 9 Sep - 23:11

« Eh bien, vas y. Abîme moi. » Tu te figes. Aucune trace de peur, dans ses yeux, et elle n’a pas bougé. Il y a un peu de ta hargne qui s’est dissipée, au profit d’un éclat de surprise, de stupeur, d’incompréhension, peut-être. Toi-même, tu n’as pas peur, t’as le goût du risque — ou c’est simplement que tu tiens trop peu à la vie pour être effrayé de tout ce qui pourrait bien y attenter — et tu cherches, tu provoques. Les quelques fois qu’on menaça éventuellement ta vie, tes seules préoccupations furent de savoir combien de temps il faudrait à tes pères et à ton groupe pour apprendre qu’ils t’avaient perdu, et s’ils penseraient à un suicide avant même d’être rassurés sur le fait qu’au moins, ça n’était pas ta faute, ni ta volonté propre. C’est une indifférence à l’encontre de la mort, des blessures, que tu ne t’attendais pas à voir un jour s’imprimer dans les traits d’un autre. D’une autre, en l’occurrence. Comme si elle non plus, n’avait plus rien à perdre, rien de précieux à abandonner aux mains d’autrui, comme si tout, maintenant, était insipide et ne méritait plus le moindre des combats pour être défendu. Et ça t’ébranle, ça, plus que tout le reste ce soir. L’idée est nette, précise, vive au milieu de ta semi-léthargie, et elle te fait mal

Tu rends les armes.
C’est comme si cette apathie faisait un peu trop écho, comme si cette désinvolture était le canon d’un pistolet chargé sur ta tempe et que tu te résignais à ton sort, comme si ce détachement était un peu trop cruel, trop douloureux, même pour toi.

Tu déglutis, secoues la tête ; ta voix est de nouveau éteinte, tes yeux vitreux. « Lyria... » Tu t’interromps, coupé par une sonnerie qui retentit tout à coup et te fait sursauter, te tire de ton inertie. La mélodie te rappelle vaguement quelque chose, comme un souvenir un peu trop lointain, qui ne te reviendra jamais vraiment ; comme une sensation de déjà-vu que l’on n’arrive pas à s’ôter de l’esprit. Frustrante, irritante. Elle décroche. « Oui Papa ?! » Dis-tu en souriant. « Oui ; Non ; Papa ; Papa…. Papa Je… Oui mais. Non la tu me spoil ; Je sais ; NON mais non papa ; PAPA ; J’ai un double appel ; A-Attends ; Mais ;  Papa je suis pas à la mai- Laisse moi aprler ! On en reparle ce soir ; Oui ; oui Bisous… » Tu clignes des yeux, tu écoutes à peine — tu ne comprends rien, de toute façon. Alors, au lieu de tenter l’impossible, tu détaches ton regard de la rousse, le déportes sur le plafond — tu l’aimes bien, ce soir, celui-là.
Deuxième sonnerie, lorsqu'elle raccroche. « QUOI ?! » Tu sursautes — presque. « Da-Dae ! Euuuh non, juste les flics qui étaient trop collant... Dae. Sorry, j'avais papa en double appel, il était en extase, il a regardé GOT... — SALAUD !!! JE TE HAIS TOUCHE PAS MES PRECIEUX TU FAIS CE JE TE TONDS » Tu écarquilles les yeux, les fermes. Elle te donne mal au crâne. « Putain Lyria arrête de gue- » Elle te coupe en s’écartant. « Débrouille toi, je n’ai pas le temps ! » Clef abandonnée sur le bureau, portée claquée dans le dos, tu ne l’entends déjà plus lorsqu’elle s’enfuit dans le couloir. 

Et toi ?
Toi, tu restes là—
regard dans le vague
et sans la force de sourire.

Dérangé.

Son parfum flotte encore dans la pièce, partout — jusque sur toi. Une fragrance fruitée, plutôt douce, tu te rends compte, maintenant. Fraise. Tu soupires en te redressant, et tes ambres glissent sur le plateau de nourriture et de boissons abandonné là, loin d’être terminé. Ta bière à la main, tu te lèves pour t’installer à la fenêtre, tu bois en observant la voiture de la rouquine dont les phares s’allument lorsque le moteur se met à ronronner. Elle quitte le parking de l’hôtel, s’engage sur la route et, bientôt, tu la perds de vue. Nahuel l’attend, son monde, son royaumed’une certaine façon ; elle t’abandonne et tu restes seul entre les quatre murs de cette parcelle d’univers qui n’est plus tienne. C’est toi qui es parti, Romeo. 

Tu termines ce qu’il te reste d’alcool d’une seule traite, avant de venir t’asseoir sur le bureau, ton téléphone en main. Tu ne sais pas pourquoi, comment, mais bientôt, c’est une page tout de blanc et de bleu qui s’affiche sur ton écran. Tu grimaces, face aux zones de saisie qui te demandent ton adresse mail, accompagnée de ton mot de passe. Tu n’es plus bien sûr, ça fait si longtemps. C’est à la suite de quelques essais infructueux qu’une nouvelle page se charge, et une ribambelle de noms presque oubliés défile sur ton fil d’actualités. Des Maria, des Drew, des Isobel et des Jeremy, en cliquant au hasard tu apprends qu’ils ont obtenu leurs diplômes, sont déjà à l’université, dans de grandes écoles renommées, certains ont même migré à l’étranger. Ils ont l’amour, les amis, la gloire, la fortune, tu reconnais les humours, les vieilles private joke du collège aussi, qu’ils n’ont jamais laissé tomber. 

En dernier lieu, c’est ton propre profil que tu te risques à redécouvrir. Ta photo te fait sourire — t’avais à peine quatorze ou quinze piges, dessus, tu n’es plus très sûr —, et c’est aussi tendre que douloureux. T’avais l’air heureux, à cette époque. Tu l’étais, même. Depuis, les choses ont changé, tu t’es perdu. Il s’en est allé, ce sourire si vrai, si attendrissant, ce visage que les larmes n’avaient encore jamais gâché, ces yeux que la drogue n’avait jamais rendus rouges et voilés. Tu laisses défiler quelques uns de tes statuts, qui te rappellent tes conneries de l’époque, ton insouciance, puis ce sont les photographies que tu fais glisser une à une sous tes yeux. Sur la plupart, tu es entouré des quelques amis qui ne t’ont jamais tourné vraiment le dos — Olympe est sur la plupart d’entre elles, tu la tiens à la taille, elle te tient à l’épaule, et vous affichez les sourires idiots de ceux que la vie n’a jamais mis à terre — et, derrière vous, tu reconnais les places et les rues d’Haylen — ici, la Grande Roue, là, le bar de vos vendredis soirs, ici encore, la fontaine de la galerie marchande. Sur d'autres, encore, c'est toi, encadré de Marvel et Santiague. Ta famille.
T’étais rien d’autre qu’un gosse de riches — adopté, certes, mais devenu un gosse de riches quand même —, tu grandissais dans le luxe, l’argent, jamais dans la démesure quand bien même on cédait à tous tes caprices. T’avais déjà des airs de rock, la coupe irrégulière, les fringues sombres, déchirées, les chaînes et les bracelets de cuir, mais ça faisait moins cliché. Maintenant, t’es comme dans les journaux : un énième musicien qui crèvera d’une overdose. 

Tu sursautes lorsqu’une fenêtre de conversation s’ouvre, tu cliques des yeux. Victoria Clark. « Romeo en vert, une hallucination ? Putain mec, tu dates de fou ! » Tu frissonnes, de tout ton être. Victoria, Vickie. Dans ton souvenir, elle fait partie de ces filles qui t’ont un peu fait tourner la tête au collège, et à qui tu ne t’es jamais déclaré — t’étais dans le genre timide, à l’époque, rendu silencieux par le harcèlement sans doute. Tu tapotes le bord de ton écran, épris d’hésitation. Et puis, c’est sur l’écrou que tu cliques, et tu verrouilles de nouveau ton compte. Ça n’est plus pour toi, tout ça. Tu pousses le vice jusqu’à éteindre ton portable, éteindre la lumière de la chambre, aussi. Bientôt, ne reste plus que l’obscurité, atténuée par les rayons de lune qui viennent effleurer les draps et les cicatrices de tes bras à nouveau dévoilés.

Longtemps, tu te prends de fascination pour le pansement au dessin trop enfantin au creux de ton coude.

Plus tard, tu enfonceras de nouveau l’aiguille au creux de ta veine, pour ne pas que la réalité te rattrape trop vite. Tu divagueras, pendant des heures, et le jour ne sera pas encore levé lorsque tu remballeras tes affaires, en abandonnant là le plateau encore plein de nourriture refroidie depuis longtemps. Tu descendras avant que quiconque soit levé, tu abandonneras la clef dans la boîte de verre prévue à cet effet, puis tu t’éclipseras dans l’aube naissante et les rues désertes. Tu frôleras de près — de bien trop près — le quartier qui t’a vu grandir, tu craindras de croiser l’un de tes pères qui s’en irait au travail — tu oublieras qu’il est beaucoup trop tôt pour ça — alors tu t’en éloigneras, et c’est le premier taxi croisé qui te reconduira jusque dans les rues d’Hiawatha — sans que tu n’aies été trop malade sur le trajet. Alors, seulement, tu t’effondreras ; les effets de l’héroïne se dissiperont, peu à peu, l’angoisse viendra, le froid, la fièvre et les nausées. C’est toi, alors, qui cracheras tes tripes jusqu’à ne plus rien avoir à rendre. C’est toi, alors, qui pleureras sans plus être certain de l’origine de ces larmes depuis le temps qu’elle te brûlent les yeux. C’est toi, alors, qui couperas un peu plus encore, qui ajouteras au compte de toutes les blessures hasardeuses de ton poignet, de ton bras entier ; toi qui feras de ton corps un champ de bataille plus sanglant encore que la fois d’avant. 

C’est toi, alors, qui te détruiras une nouvelle fois, avec toujours, quelque part, le souvenir entêtant d’une effluve qui paraîtra flotter encore et encore autour de toi.
Un parfum de fraise, doux amer, presque acide et pourtant, tu ne voudras pas tout à fait qu’il se dissipe.
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