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 SURPRISE ; Matthew

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Yûki
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Date d'inscription : 29/06/2012

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random: ici petit poney

MessageSujet: SURPRISE ; Matthew   Dim 30 Juil - 1:07

Journée banale, journée effrayante. La banalité de cette journée faisais assez peur vu comment ça se répétait alors que personne n’y prêtait attention. On appelait ça la routine, sauf que c’était chiant. Tellement chiant, surtout lorsqu’elle allait dans le mauvais sens et que les malheurs tombaient les uns après les autres et où notre seule envie était de sauter d’un toit pour ne plus savoir à vivre ça. Une envie qui était bien tentante et d’où la limite était si proche, tellement proche qu’on aurait envie de tendre le bras pour l’attraper, même si c’était immatériel. Une entité, dont le cœur battait encore et dont le souffle ne voulait pas s’arrêter, désirait atteindre cette envie : ce but qui l’appelait tant.

Cette journée était banale. Cette journée le tuait à petit feu, comme toutes les autres à force d’accumuler la souffrance, cette entité qui jadis désirée liberté. Prisonnière de ces chaines indestructibles, ne sachant que déchiqueter tout ce qui se mettait sur son passage et en recevoir la vengeance de ses actions. Cette entité qui était totalement rongée, détruite et impossible à réparer. Qui vivait comme elle pouvait dans un environnement qu’elle détestait. Qui avait réussi à libérer la personne à qui, cette entité, tenait le plus.

Cette entité ne vivant que pour se battre, cette entité qui ne faisait qu’être un jouet aux yeux de tous et qui avait fini par être manipulé. La violence était sûrement la seule réponse qu’il pouvait donner, en plus de la haine et de la colère qu’il pouvait avoir pour ses « collègues » qu’il ne supportait absolument pas. Entre guillemets, oui, car c’était plus des chefs et des personnes haïssables de ce groupe effrayant. Sauf qu’il avait fallu que ce jour arrive, alors que le Pokémon, qu’il était, ne l’aurait jamais voulu et jamais pensé. Un jour banal, une phrase répétitive dans ce texte, aussi. Quand aura-t-il une faille pour pouvoir attaquer un membre de Chronos ? Il n’attendait que ça. Si il y avait trop de témoin, il allait en baver et il le savait. En attendant, il restait seul, dans son coin, à l’écart. Il n’avait pas envie de s’approcher de ses gens là, qu’il détestait à un point inimaginable. Routine de merde. Team de merde. Cette organisation qui ne ressemblait absolument pas à une meute mais à un troupeau de mouton avec des fusils qui partaient à la chasse au gibier… Oui, c’est totalement possible de concevoir ce genre de vision généralisant ce groupe.

Restant dans son coin, observant les cicatrices présentent sur ses bras. Il commençait vraiment à être détruit même d’extérieur, tout ça parce qu’il n’était pas une marionnette facile à dompter. Une bête féroce qui ne pouvait contrôler ses pulsions face à ses personnes, ses mêmes personnes qui avaient bouleversé sa vie. Ses personnes à qui il lançait son regard le plus noir,  son regard terriblement terrifiant. Celui qui avait effrayé sa sœur de cœur, sa lumière. Cette lumière qu’il espérait saine et sauf, qu’on ne la retrouve pas pour lui faire du mal. Même si elle était la seule chose utile pour contrôler le Démolosse. Et ils étaient tous au courant, tendit qu’il avait réussi à la délivrer. Il en était heureux d’avoir pu le faire. La laissant derrière lui, la laissant accomplir ses rêves en espérant qu’elle l’oublie. Voulant être un simple souvenir du passé, un simple cauchemar qui était passé et dont elle se serait réveillée. Il voyait les choses ainsi.

Trainé. C’était le mot désigné face à un sous-chef qui s’était approché. Il avait du pouvoir sur Matthew, tant de pouvoir. Le Pokémon lui appartenait, cette entité indomptable qui était si mal tombée. Entre les mains d’un horrible type qui l’avait forcé à passer un nouveau pacte contre son gré. Il le haïssait, il avait envie de le déchiquetait. Il lui aurait bien bouffé les organes si il n’avait pas cette muselière qui lui en empêchait. Ils avaient pris des précautions face à lui pour minimiser les pertes qu’il faisait. Il fallait bien dresser calmer le petit être violent qu’il était. Il aurait bien voulu dire à ce sous-chef de déguerpir, sauf qu’il ne le pouvait pas. Il se contentait de lui lancer un regard des plus noirs, un regard féroce montrant toute la bestialité dont il faisait preuve. Un regard effrayant qui le rendait imposant, sauf qu’il était actuellement pitoyable privé de toutes paroles. L’état de son corps l’était encore plus, pitoyable. L’inconnu l’attrapa, le poussant de force. Des pieds trainèrent, et le Pokémon n’avait pas envie d’avancer plus que ça. Il y était bien obligé. Il se vengera sur lui, il le fera. Lorsqu’il tournera le dos, il pourra attaquer. Bien que sans pouvoir cracher de boule de feu, ce n’était plus si simple que ça. Il aurait eu la force de le faire si il aurait été en meilleure forme. Ce n’était pas non plus comme si il avait peur, il tentait bien trop la mort pour être réduit à un lâche.

Alors il avançait, voyons voir ce qui l’attendrait dans cet endroit. Voyons voir ce qu’on allait encore une fois lui faire subir. De la torture pour avoir encore attaqué quelqu’un ? Une nouvelle muselière ? Des menottes pour qu’il arrête de tendre son poing sur n’importe qui ? Il se faisait juste emmener par cet homme qui l’avait capturé. Cet homme que la mort attendait, pas tout de suite mais elle viendrait assez rapidement pour qu’il ne s’en rende pas compte. Une bête sauvage ne pouvait être apprivoisé par de simple outil. Il en faudra bien plus pour calmer ses pulsions de violence qui le prenaient tellement souvent que ça en devenait une habitude.

Ça, c’était ce qu’il pensait avant de voir le seuil d’une porte, qu’il ne voyait qu’en arrière alors que son esclavagiste toquait à la porte. Il attendait, surveillant le Démolosse qui était trop imprévisible pour le quitter des yeux. Qui sait ce qu’il pourrait bien faire ? Il n’hésiterait jamais à attaquer, alors il fallait bien le surveiller. Quel était ce bordel ? Bonne question. La curiosité était bien présente, mais pas du bon côté. Plutôt du mauvais, vu à quel point cet endroit puait. Il ne fallait surtout pas éprouver une once de confiance à qui que ce soit ici et toujours rester méfiant, sur ses défenses. Matthew le faisait très bien, et c’était tout naturel pour lui de le faire après ce qu’ils lui avaient fait subir. Le contraire aurait des plus étranges. La question était plutôt : qui était derrière la porte ? La réponse était plutôt évidente, en y réfléchissant. Il fronça les sourcils, serrant les points. Il avait juste envie de butter le gars devant lui, ça ferait une surprise à celui qui ouvrirait la porte si cela arrivait. Dommage qu’il soit bien trop contrôlé pour le faire, dans le sens qu’il savait qu’un seul mauvais pas l’amènerait directement à la mort, très certainement. Il n’était pas vraiment le bienvenue ici, et tant mieux.


Dernière édition par Yûki le Dim 30 Juil - 1:13, édité 2 fois
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Yûki
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MessageSujet: Re: SURPRISE ; Matthew   Dim 30 Juil - 1:07

Aujourd'hui aurait pu être un jour comme un autre à Chronos, un jour fait d'ordres et de regards en coin, de manigances et diverses choses laissées dans l'ombre de l'organisation. Un autre jour, où Oswald se serait ennuyé, et aurait tué le temps en ennuyant un quelconque sbire qui passait par là, ou un quelconque Pokémon. Il avait pour habitude de se décharger de sa frustration sur d'autres personnes, et on le craignait notamment pour ça. On savait que lorsque les journées se faisaient trop paisibles, il valait mieux ne pas être dans les jambes du patron, à moins de n'avoir de quoi titiller son intérêt sans que cela ne se retourne sur le visiteur. Oui, aujourd'hui aurait pu être une journée vide et lassante, comme bien d'autres avant, mais il en avait été décidé autrement : tard dans la matinée, alors que le soleil était bientôt à son zénith en dehors des murs de Chronos, on vint frapper à la porte de son bureau, alors qu'Oswald était installé sur le sofa qui y trônait fièrement, jambes croisées et bouquin et à la main. Lentement, comme tiré d'un sommeil paisible ou d'une rêverie profonde, il s'arracha à sa lecture, mécontent d'être ainsi dérangé. Un soupir s'échappa de ses lèvres alors qu'il glissait son marque page dans le roman, le déposant sur le tissus soyeux sur lequel il était assis. Et puis, presque à contre-cœur, il se leva, prenant le temps de s'étirer avant de daigner s'avancer vers la porte afin de l'ouvrir, enfin. 

En face de lui se tenait l'un de ses lieutenants : efficace, obéissant, cruel, il réfléchissait avant d'agir et gardait toujours la tête froide. Il n'était pas si haut-gradé pour rien, et Oswald ne regrettait pas pour l'instant de lui avoir fait grâce de cette promotion, quand bien même à ses yeux, il n'était pas le meilleur qui puisse être. Il savait s'entourer, fallait-il croire. D'un coup d’œil, il avisa les deux sbires qui traînaient toujours aux alentours de son bureau, surveillant les allées et venues et se préparant à intervenir en cas de tentative de mutineries et autres coups-bas que l'on pourrait réserver à leur boss. Ils étaient fidèles et complètement dévoués, c'était ce qui en faisait de si bons gardes, prêts à sacrifier leur vie pour celle d'Oswald -et lui n'hésiterait pas non plus à user d'eux comme de vulgaires boucliers humains s'il le fallait. Le regard du Phoenix s'arrêta soudainement sur l'ombre qui suivait son lieutenant, et qui attisait la méfiance des deux gardes. Un hybride à n'en pas douter ; un adolescent à l'air brisé et au regard haineux, décoré d'une muselière qui plus est. Le supérieur haussa un sourcil, intrigué. Il ne connaissait pas tous les Pokémons qui vivaient au sein de Chronos, mais il était au moins persuadé d'avoir déjà entendu parler de celui qui se tenait à quelques pas de là.

Oswald s'écarta du passage, indiquant à son lieutenant et à l'hybride d'entrer, encadrés par ses deux gardes, qui suivirent par pure habitude, tels des automates programmés pour agir en fonction de leur environnement ; preuve irréfutable du pouvoir dont disposait Oswald sur tout leur être. Pauvres petites choses qui finiraient sans doute cassées, tôt ou tard, puisque beaucoup finissaient par décevoir ou ennuyer le patron. La porte refermée, il s'en alla retrouver son sofa, comme si la présence de ce petit groupe n'était pas suffisamment importante pour qu'il daigne rester debout ou s'installer plus poliment à son bureau. Jambes croisées, bras posés sur le dossier, il observait le garçon aux cheveux de neige. Sur ses traits, on devinait sans mal qu'il aurait préféré être partout sauf ici. En un instant, le souvenir de l'identité de l'hybride lui revint. Comment oublier celui qui s'était trahi et sacrifié pour une gamine ? Évidemment qu'il connaissait l'histoire, puisqu'il était celui même qui avait envoyé les sbires sur le bateau qui les embarquait. S'il ne se souvenait pas de tous ses méfaits, ceux qui l'amusaient le plus lorsqu'il y repensait ou lorsqu'on les lui racontait ne quittaient que rarement sa mémoire, revenant à la surface dés lors que l'occasion se présentait. Ainsi donc devant lui se tenait un Pokémon suffisamment stupide pour s'être vendu et condamné à une vie de misère. Allons donc.

Lâchant un nouveau soupir, Oswald quitta des yeux l'entité ressemblant plus à une pauvre bête blessée et inoffensive qu'à un quelconque Démolosse, et reporta son attention sur son lieutenant. « Bien, que me vaut ta visite ? Et surtout : pourquoi en compagnie de ton Pokémon ? » L'intéressé s'approcha, s'inclinant légèrement face à son chef, en lui tendant une Pokéball. L'une de celles de Chronos, qui forçaient un lien à sens unique. Si ç'avait été une Pokéball classique, sans doute aurait-elle pris des teintes bien plus sombres, prouvant une mésentente des plus handicapantes entre homme et bête. Mais à Chronos, les choses ne fonctionnaient pas comme ça, on ne demandait pas l'avis des Pokémons, on n'attendait pas leur accord : on imposait, on ordonnait. Les choses allaient ainsi, et on n'y échappait pas. On n'y cherchait pas le bonheur des créatures soumises. Tout ce qui comptait, c'était d'exploiter leurs compétences pour anéantir tout ce qui n'allait pas dans le sens d'Oswald. Il avait toujours été clair là-dessus, et son prédécesseur l'avait été avant lui, de son vivant. Ils partageaient un même but, des valeurs semblables, des méthodes similaires, quand bien même celles de l'héritier étaient parfois considérées comme bien plus cruelles et moins orthodoxes. Il s'y plaisait, pourvu qu'il soit respecté. Ainsi donc, la Pokéball dans la main, il pencha la tête sur le côté, très légèrement, presque imperceptiblement, pendant que le lieutenant s'expliquait. « Je vous l'offre. En gage de ma fidélité et de mon dévouement. Je sais que vous en ferez bon usage, sans doute meilleur que moi. » A nouveau, Oswald haussa un sourcil. « Toutefois, ce n'est pas vraiment un cadeau, peut-on dire... Il est récalcitrant. Mais je ne doute pas que vous saurez régler l'affaire. » Il adressa un sourire entendu à son supérieur, qui acquiesça lentement. Un cadeau, donc. Ou une offrande à dieu, selon le point de vue. Les deux étaient appréciables, quoiqu'il en soit.

Oswald se leva, Pokéball en main, et s'avança paisiblement en direction de l'hybride, détendu, comme s'il ne savait pas qu'il avait affaire à une bête enragée capable du plus horrible des massacres si on le laissait faire. Sous l’œil intrigué et presque surpris des sbires, il agita doucement la Pokéball devant Matthew, se penchant légèrement vers lui. « T'ont-ils fait mal pour l'avoir, ce sang ? » susurra-t-il, la voix basse, suave, à l'attention de l'adolescent. A ses côtés, il vit son lieutenant qui ouvrait la bouche pour parler, mais un seul regard en coin suffit à l'en décourager. Il garda donc le silence, alors que le plus vieux plongeait ses iris sans les yeux -du moins, l’œil visible- du jeune garçon. A vrai dire à son ton, il était impossible de savoir s'il était sérieux, sarcastique, véritablement soucieux ou juste moqueur. Pour peu que l'on ne le connaisse pas, il n'était pas difficile de penser qu'il se faisait vraiment du soucis à propos de la douleur qui avait pu être infligée au Démolosse sans doute brisé, dans son âme et son esprit, bien plus qu'il ne pourrait jamais l'être, physiquement parlant. Les blessures du cœur ont cette particularité : c'est qu'elles ne se referment jamais vraiment, car tout les garde à vif, à chaque instant passé. 

Oswald se détourna, pour s'en aller poser la Pokéball sur le bureau, s'y appuyant avant de sourire à son cadeau. Un sourire aux airs aimables, qui n'avait pourtant rien de véritablement rassurant, comme une menace cachée mais quasi-indiscernable. Suite à un silence qui ne dura que quelques instants, il reprit la parole, avec un certain entrain dans la voix ; on le privait de son ennui, et c'était finalement bien plus intéressant que de lire son livre, qui pouvait bien attendre un moment. « J'ai beaucoup entendu parler de toi. Il paraît que tu fais trembler les certains sbires de bas-échelle, ici, à Chronos... Matthew Osylia, c'est ça ? » Le nom de famille avait été prononcé d'un ton un peu différent, pas vraiment méprisant, mais appuyé. Parce qu'Oswald n'ignorait pas ce qu'avait laissé le jeune adulte derrière lui, ou plutôt celle qu'il avait laissé derrière lui. Et ça, il ne se privait pas de le lui faire remarquer, d'une manière subtile, mais aussi, sans doute, très cruelle. C'était, quelque part, remuer le couteau dans la plaie, le ramener à ses origines pour lui rappeler aussi qu'il ne les retrouverait peut-être plus jamais. Quand bien même l'idée de retrouver l'humaine pour mieux torturer le garçon paraissait soudainement très, très alléchante. Il ne manquerait pas d'en toucher mot à l'un de ses lieutenants, d'ailleurs, dés qu'il aurait un moment pour le faire : l'illumination était trop bonne pour qu'il la jette au feu. Ravi de cette pensée soudaine, il passa une main dans ses cheveux pour les renvoyer en arrière, quand bien même les mèches blondes revinrent presque aussitôt danser devant ses yeux, tandis qu'il faisait signe à ses sbires. « Retirez sa muselière. » Aucun n'esquissa un mouvement, sinon le lieutenant, qui fit un pas vers son chef. « Mais, boss, ce n'est p- » Un regard noir de son interlocuteur le figea sur place, l'obligeant au silence. Il ne savait que trop bien ce qu'il en coûtait de s'opposer aux désirs du Phoenix. Aussi, il obtempéra, commandant aux deux gardes de tenir Matthew, pendant que lui-même se chargeait de la tâche la plus ardue : détacher la fameuse muselière sans être victime d'une attaque soudaine.

Ceci fait, Oswald leur indiqua de disposer. Aussitôt, de nouvelles protestations s'élevèrent. « Boss ! Vous ne devri- » Ce dernier se détacha de son bureau, pour s'avancer vers ce lieutenant qui se permettait de lui contester ses ordres. « Je crois que tu as mal compris. Je vous ai dit de sortir. Tu me penses donc inapte à me défendre face à... » Il eut une légère hésitation, quant au mot à employer, mais usa finalement de celui qui paraissait sans doute le moins provocant aux oreilles de l'hybride. « ... à un adolescent ? » Le sous-chef garda le silence, sans doute vexé que son supérieur puisse lui parler de la sorte, malgré le présent qui lui avait été fait. A cet instant précis, Oswald réalisa que le geste n'avait été fait que dans le but d'être encore un peu plus dans ses petits papiers. Vainement, ceci dit. Oswald n'avait jamais été de ceux que l'on achète si facilement ; son intérêt, il avait toujours su l'entretenir par lui-même, sans avoir besoin de compter sur quiconque. Il n'allait pas commencer, surtout pas pour les beaux yeux d'un sbire qu'il finirait par arracher, s'il ne cessait de l'importuner de la sorte. Paraissant comprendre la menace contenue dans ses prunelles, les deux gardes disposèrent et, avant que le lieutenant n'ait eu le temps de s'éclipser, Oswald le pria d'aller chercher de quoi boire et déjeuner, pour lui et l'adolescent -parce qu'au final, une part de lui, même souillée, semblait ne pas avoir tout à fait quitté cette période-ci de sa vie- à présent libéré de tout ce qui pouvait l'empêcher de commettre un quelconque méfait. 

Lorsqu'ils ne furent plus que deux dans la pièce, Oswald s'approcha de Matthew, presque dangereusement, le surplombant de toute sa hauteur. Son sourire était revenu s'installer sur ses lèvres, maintenant que tous les autres avaient obtempéré et s'en étaient allés, malgré leur désaccord féroce. A voix basse, il prit la parole, légèrement amusé de la situation désormais. « Mes subordonnés t'appellent souvent le muselé... J'ai cru comprendre pourquoi. » D'un geste, il désigna la muselière abandonnée là. « Tu mords tant que ça ? » Assuré, la main du Dieu blond se glissa dans les cheveux immaculés de l'hybride, et descendit lentement, s'attardant pour effleurer sa joue, l'espace d'un instant. Son si joli minois aurait eu de quoi attiser les désirs les plus pervers et malsains d'Oswald mais, pour le moment, il éprouvait un intérêt bien différent d'un intérêt d'ordre sexuel. C'était moins... salace, sans doute ? Mais tout aussi peu recommandable, puisqu'il cherchait simplement les failles du jeune Matthew, pour pouvoir en user à sa guise et le soumettre ainsi à sa suprématie. Aucun doute : il le détruirait s'il le fallait, bien plus qu'il ne l'était sûrement déjà, et il le ferait plier face à sa volonté ; il le mettrait à genoux, à ses pieds, à ses ordres, et il ne s'en relèverait pas, condamné à obéir à ce si méprisant, si méprisable Phoenix. 

Un léger rire échappa à ce dernier, sans qu'il ne puisse en déterminer l'origine : était-ce dû au pathétique de cet hybride condamné qui tentait de s'imposer dans les couloirs de Chronos, ou plutôt des frayeurs futiles et indignes de l'organisation de ses sbires ? Incapable de se décider, Oswald laissa retomber sa main, coupant court à tout contact entre Matthew et lui. Il était téméraire, mais pas complètement suicidaire et, même s'il paraissait le plus détendu du monde, il demeurait sur ses gardes. Il pouvait compter sur son poignard, camouflé dans la doublure de sa veste, et sur son revolver, caché dans le tiroir de son bureau -même s'il n'aurait peut-être pas le temps de l'atteindre, si le Démolosse décidait de l'attaquer sans préavis. « Tu l'auras sans doute compris, je suis le dirigeant de Chronos. Oswald Willhem Phoenix. Pour quelqu'un comme toi, mon nom n'est sûrement pas inconnu, n'est-ce pas ? » Son sourire se fit plus prononcé, plus cruel aussi. « Après tout, sans moi, tu serais sans doute encore libre. » Il s'écarta, pour revenir vers son bureau, tournant ainsi le dos au Pokémon pour s'amuser nonchalamment avec la Pokéball qui représentait le lien forcé qui les unissait à présent. « Il semblerait que tu m'appartiennes désormais... » Il lui jeta un regard appuyé, par dessus son épaule. Une nouvelle menace silencieuse, un sarcasme à peine étouffé qui en aurait fait rugir plus d'un de rage. « J'espère que notre entendre sera fructueuse pour Chronos. » Combien ; combien de Pokémons seraient encore condamnés, pour les bons plaisirs d'Oswald ? C'était une question qui, aujourd'hui encore, demeurait sans réponse.
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Yûki
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MessageSujet: Re: SURPRISE ; Matthew   Dim 30 Juil - 1:07

La patience commençait à devenir des plus insupportables dans ce silence ou seul le coup de la main, de son terrible dresseur, sur la porte. Un horrible son que ses oreilles n’aimaient pas. Ses yeux observaient la porte qui était à présent ouverte après plusieurs secondes, ou minutes —le temps passait beaucoup trop lentement pour lui pour qu’il puisse en déduire une durée exacte. Et la chose, ou plutôt la personne, présente de l’autre côté de cette fameuse porte était un blond. Juste un blond, oui. Un regard noir fusillé l’homme encore inconnu, enfin, il ne le connaissait pas et n’avait pas du tout envie de faire sa connaissance. Le Démolosse se méfiait de cet être qui ne sentait rien de bon –quoi que son shampoing ait sûrement une bonne odeur, il n’était pas assez proche pour le sentir. Il ravale sa salive, essaie de se retenir de sauter à la gorge de qui que ce soit, attend un peu. Rester calme, c’était tout ce qu’il devait faire pour les prochaines minutes, il serait clairement mal si il attaquait maintenant. Quoi que, si cela pouvait lui apporter la mort, sauf qu’il avait quelqu’un à tuer d’abord, avant la mort. Obligé d’entrée dans cette pièce, il restait sage extérieurement. Les pensées noires présentent dans son esprit alors qu’il entendait le son de la porte se refermait. Pourquoi était-il ici ? C’était dur de ne rien faire.

La haine présente dans son regard était devenue du vide, il était totalement désintéressé, totalement ailleurs. Il était semblable à un rodeur, un mort-vivant. Se mordant l’intérieur de la joue, laissant son sang d’un rouge écarlate s’écouler à l’intérieur de sa mâchoire, l’avalant pour y faire disparaître toute trace. Ça piquait juste un peu.Gardant la tête droite, le corps de même allure, observant chaque fait et geste, écoutant chacune des paroles prononcées. Voyant son dit-dresseur s’incliner d’une manière totalement répugnante, ça le dégoutait réellement. Comment pouvait-on s’incliner devant une telle personne qui ne méritait pas de voir son cœur battre ? C’était sûrement normal, pour eux, et ils avaient sûrement de stupides raisons pour avoir à agir d’une telle sorte. Des raisons que le suicidaire ne comprendra jamais. « Je vous l'offre. » Et à partir de la suite de ces paroles, il comprit vite qu’il avait fait un pas en avant vers son  but d’égorger ce type, de lui arracher chacun de ses organes vitaux un par un. Mais aussi que c’était mauvais, mauvais d’être offert comme un simple objet, mais c’était la loi de Chronos contre laquelle il ne pouvait pas lutter. Si faible qu’il était. Connards.Il les aurait un jour, Chronos tombera un jour.

Son regard observait le petit blondinet s’avancer en sa direction, était-il stupide ou complétement fou ? Peut-être un peu les deux. Envoyant de la rage vers lui au moment où il prononçât un mot. Si on lui avait fait mal pour ce sang ? Si ça avait une quelconque signification ? Ils auraient dû l’achever. La torture physique, les coups, était toujours mieux que sa propre destruction intérieure. Tout était mieux que ça, alors ça ne lui avait pas fait mal. Pas vraiment. La douleur s’était fait ressentir mais elle était toujours là pour éviter d’avoir mal ailleurs, encore plus mal ailleurs. L’envie de se mutiler, de se tuer, de faire une overdose, de ne plus souffrir, d’enfin mourir. Tout le reste était mieux que ses envies. Ce pauvre sang n’était rien qu’un moment de soulagement quand à son état.

Son âme saignait plus que son corps.

Et il continuait de se retenir difficilement de lui en coller une bonne, parce que sa rage devait s’exprimait. Il devait faire Vengeance pour son interminable martyre. Calme, calme, calme. Observe, observe, observe. Ô Matthew, regarde-toi, ta haine te fait trembler de rage.Les mains ne cessent de bouger, tentant de les retenir fixe en vain.

S’arrachant l’intérieur de la mâchoire, se défoulant sur lui-même. Le sang coulait, il avait un gout sucré.

Et des nouvelles paroles. « J’ai beaucoup entendu parler de toi. Il paraît que tu fais trembler les certains sbires de bas-échelle, ici, à Chronos… Matthew Osylia, c’est ça ? » Il n’avait pas le droit, pas le droit de prononcer ce nom. Va te faire foutre. Ce nom de famille était une des seules choses qui le rattachait à Kanon, à cette petite lueur d’espoir qui devait sûrement  être en chemin pour réaliser ces rêves à l’heure qu’il était. Et ça faisait mal, ça faisait mal de se souvenir de ses pleurs lorsqu’il l’a abandonné. Il l’avait abandonné, oui, c’était bien le mot. Se sacrifiant pour elle. Un pincement au cœur, une boule dans la gorge. Abaissant son regard vers le sol, le remontant aussi vite. Il ne pourra jamais oublié. Mais il avait tout laissé tombé. Il le savait bien, il ne la reverrait pas, et ne voudrait pas la revoir. Elle avait eu peur de lui, par sa monstruosité. Tu n’étais qu’une bête assoiffé de désespoir.

Ça devenait amusant, dommage qu’il ne sache plus plaisanté. Ce pauvre sbire déclarant que le blondinet était le « boss » après que ce dernier est donné un ordre des plus suicidaires. Soit il était complétement idiot, soit il était complètement fou. Le chien savait imiter le dragon à cracher du feu, c’était pour cela que cette muselière était présente. Et c’était amusant parce que ce chef était bien trop confiant, bien qu’il ait raison de l’être. Le Démolosse était épuisé, il ne dormait que très peu, il était donc si frêle. Pas moins dangereux, juste plus maîtrisable. Deux gardes, deux pour le tenir, pour qu’il ne puisse plus bouger. Et c’était le grand suicidaire qui venait le libérer de cette entrave, de cette muselière. Suicidaire. Et les sbires quittèrent la pièce, comme l’avait leurs demandé leur chef. Un troupeau, c’était un troupeau et il avait face à lui le berger. Et Matthew était un mouton noir, ou un loup qui désirait les manger un par un jusqu’à en faire un bain de sang. Sauf que si il était un loup, ce serait juste un pauvre louveteau égaré.

« Tu mords tant que ça ? » Lui-même ne saurait pas répondre à cette question, parce qu’il ne faisait pas que mordre. Et la muselière l’empêchait juste d’utiliser une de ces attaques préférées. Ça limitait quelques dégâts mais ne l’empêchait pas d’arracher les boyaux de quiconque croisant son chemin. La sensation d’une main sur sa chevelure se fit sentir, c’en était équerrant. Il avait envie de gerber lorsque cette dernière descendit pour effleurer sa joue. Pas touche minouche. Il ravala sa salive lorsqu’il entendit monsieur rire. Le pokémon rester sur place, il attendait juste le bon moment, sa rage devenait de plus en plus forte. Il continuait d’écouter ses stupides tirades sans fins. Sa présentation inintéressante, ses paroles dénuées d’intérêt pour le jeune homme. Oswald Willhem Phoenix, il connaissait ce nom évidemment. Le destin avait-il été assez gentil pour une fois pour t’emmener face à ta proie ? Non. Le destin ne fait jamais du bien. Et il était trop aveuglé pour se douter qu’il ne devrait pas faire ce qu’il prévoyait de faire depuis qu’il était ici. Voyant sa cible retourner vers son bureau. Les poings se serraient de plus en plus forts, les sourcils se froncèrent. « Entente fructueuse » et puis quoi encore ? Matthew ne parlait pas, il n’avait rien dit et ne dirait rien, on ne répond pas à une question dont l’interlocuteur connaît déjà la réponse. C’est d’ailleurs idiot d’en poser une dans ce cas là. Sauf pour le faire rugir.

Un pas après l’autre, de manière rapide. Juste un saut, le temps de ne rien voir. Trop aveuglé par la rage pour faire attention à l’endroit qu’il visait, l’endroit où il décida d’utiliser Crocs Feu. Une morsure enflammé, brulante. Une attaque qui lui allait terriblement bien. Bien que ça ne durera sûrement que quelques secondes. Il avait mauvais gout. Et tu finiras dans les égouts tel  un chien errant à continuer d’être aussi mordant.
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MessageSujet: Re: SURPRISE ; Matthew   Dim 30 Juil - 1:08

Oswald était un monstre, une enflure de premier ordre. Certains sbires, même les plus haut-gradés, l’avouaient, ne serait-ce qu’à demi-mot. S’il était pire que son successeur ? Aucun n’était véritablement capable de le dire. Si le blond tenait une bonne part de celui qui l’avait précédé, il était aussi doté d’une fourberie plus prononcée, d’un don pour l’usage des mots, qu’il s’agisse d’attendrir, de séduire ou d’agacer. Et il en usait, à tort et à travers le plus souvent. C’est qu’il était assuré, confiant, sûr de sa place et de ce qu’il inspirait, crainte avant tout. Il en terrifiait certains, parce qu’on savait qu’il s’octroyait des droits que personne ne se devrait d’avoir ; à savoir ôter la vie comme il l’entendait. Pousser ceux qui s’opposaient à lui ou le décevaient dans les bras de la faucheuse ne le dérangeait pas, c’était même avec un sourire cruel qu’il s’y abaissait, une lueur de victoire dans le regard. Il n’avait rien de sain, rien d’innocent, et ses mains avaient déjà baigné tant de fois dans le sang que c’était inutile d’essayer de les compter. C’avaient été en majorité des hybrides, mais aussi certains de ses alliés, certains de ses subordonnés, des types dont il s’était lassé avec le temps et les soucis qu’ils lui causaient. Oswald n’aimait pas perdre son temps, alors il empêchait définitivement ceux qui l’ennuyaient de le lui voler. Il réglait les choses à sa façon, et ça n’était sans doute pas la meilleure ; mais ça lui assurait au moins de s’imposer et de tuer quelques rébellions dans l’oeuf. On n’avait pas essayé de le faire tomber depuis longtemps. Ça arriverait, pour sûr… Mais il pouvait s’attendre à un peu de répit encore.

Quoique c’était vite dit, lorsque l’on savait quels risques il prenait. Il suffisait de le voir, là, ses sanguines vrillant Matthew avec un amusement à la limite du sadisme, alors que l’hybride était suffisamment dangereux pour l’avoir privé de quelques uns de ses sbires auparavant. Lui aussi avait du sang sur les mains ; et pour sûr qu’il mourrait d’envie de faire couler celui d’Oswald : quel esclave ici présent n’en avait pas envie, après tout ? Si l’on oubliait Eden et son obsession pour son maître, tous les autres rêvaient de voir Chronos s’effondrer et son chef avec. On le méprisait, on le haïssait, et c’était peut-être, au fond, ce qu’il y avait de meilleur, au delà encore de la crainte qu’il inspirait à certaines prunelles. Il n’y avait, ceci dit, aucune once de peur dans celles du Démolosse. S’il fallait s’en méfier, alors ? Sans doute. Mais le Phoenix était trop confiant pour faire preuve de précautions. 

Alors, il ne réalisa partiellement son erreur que lorsqu’il entendit les pas de son nouveau jouet, dans son dos ; il ne le comprit qu’un peu plus violemment lorsqu’il se retourna, vers le Pokémon qui se jetait sur lui, toute gueule en avant. Il se décala à peine, juste assez pour que les crocs assassins manquent la gorge et se plongent dans son épaule, tranchant les chairs plus profondément qu’il n’aurait pu l’imaginer. La première seconde, la douleur fut tolérable, parce qu’il ne s’agissait que d’espèces de lames aiguisées qui taillaient sa peau et plus encore. Mais très, trop rapidement, il sentit la brûlure, de celles qui se saisissent de tout le bras, jusqu’à la main, et sont telles qu’elles lancent jusque dans le crâne. Le mal soudain tira un râle des plus douloureux à Oswald, alors que l’idée qu’il se trouvait dans une bien mauvaise passe lui traversait l’esprit. C’était évident, et pourtant il ne paniquait pas. Ses pensées filaient à dix mille, à la recherche de la première idée qui l’effleurerait pour qu’il se tire d’affaire, qu’il lui fasse payer cet affront tout à la fois. Et ça ne tarda pas ; il se souvint de ce poignard qui conservait, sous sa belle veste à présent déchirée. Il s’en servait peu, le gardait pour les cas d’extrême urgence. Cette fois-ci, c’en était sans doute un. Il n’avait, de toute façon, aucune autre arme à portée. 

Aussi, il s’arma de la lame et, d’un geste suffisamment rapide pour être sûr que l’hybride n’ait pas le temps de s’écarter de trop, il la ficha là où il le pouvait, entre Matthew et lui, de sorte que tout autre mouvement qu’un geste de recul aurait pour effet de blesser le Démolosse plus profondément encore. Lui aussi était capable de lui faire bien plus mal s’il le voulait, mais ça ne serait pas sans en subir les conséquences à l’identique ; ce serait une blessure pour une blessure, et Oswald ne serait jamais le premier à céder face à la douleur. « Ose mordre plus fort… Ose, seulement, Matthew, et je t’assure que tu sortiras de cette pièce estropié.» Il l’avait sifflé entre ses dents, venimeux, le regard plus sombre que jamais. Le tuer ? L’hybride en était capable, pour sûr. Tout comme l’humain, qui n’aurait aucune pitié à mettre sa menace à exécution, ni pire encore.
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