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 Mégalomane + mégalomane = fin du monde ; Raffaelo

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Yûki
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MessageSujet: Mégalomane + mégalomane = fin du monde ; Raffaelo   Dim 30 Juil - 1:15

Il était de passage chez lui, mais ça, il ne le savait pas que ça ne durerait pas. Il avait encore quelques temps, semaines, peut-être un mois avant de se voir retirer de tout ses titres. Même si au final, cela ne l'affecterait pas plus que ça. Mais ne parlons pas encore de ce qu'il n'est pas encore devenu. Mais de ce qu'il est actuellement. Encore un jeune prince, capricieux. Très. De quoi terrifié ses domestiques qui ne semblaient pas des plus ravis de le revoir. On se demande bien pourquoi hein. Il faut dire qu'ils avaient certainement entendu parlé du jeune Raffy, ce petit diable qui s'amusait à faire tourner en bourrique tout le monde, l'enfant exécrable. Insupportable, mais terriblement entreprenant et intelligent. En sommes, il aurait volontiers toutes les capacités nécessaire pour faire un bon chef de famille riche. Mais non, il n'en faisait qu'à sa tête. Comme si une partie de lui était avide de libertés à tout prix et faisait tout son possible pour s'en donner. Son statut le bloquait mais l'aider. Peu osaient déjà se rebeller à l'époque. Mais aujourd'hui, certains faisaient une drôle de tête en venant le grand gaillard qu'il était devenu. Loin d'être juste chiant et puissant. C'est qu'il avait prit en force. Et pas qu'un peu. Sa carrure avait doublé, il était plus grand aussi naturellement. Il était maintenant un homme, un vrai. Un homme qui avait fait travailler son corps pendant toutes  ces années l'entraînant alors aux combats et à des conditions bien plus difficiles. Bref, il y avait du bon dans cette vie forcée. Et notre Valentini avait visiblement sût prendre ce qui l'intéressait. Tourner la chose à son avantage. Il était devenu plus fort, plus indépendant. Et certainement un chef plus impitoyable que jamais. La preuve étant qu'il avait finit par être renvoyé. Mais pourquoi donc. Il ne le savait pas. Enfin si, il savait. Mais ne comprenait pas. N'est-ce pas là le résultat qui compte ? Voilà un enseignent qu'il avait dût bien retenir tient.

Pff. Juste parce qu'il était trop dur avec ses soldats. N'importe quoi. C'est en étant dur qu'on forme les meilleures choses. Les autres sont faibles c'est tout. Il avait pris sur lui. Monté en grade. Pour finalement goûter à cette position des plus confortable pendant un an. Et le re-voilà ici. Pour quoi faire ? Il n'en savait trop rien. Ses parents n'étaient pas des plus ravis. Et son avenir semblait des plus incertain. Mais dans le genre vivre au jour le jour. Il était fort. En fait il ne se voyait pas vivre autrement, c'est un peu ce qu'on lui reprochait. Alors bon après quelques détours à droite et à gauche dans la grande demeure pour x raison. En comptant celle des parents furieux de le voir revenir pour de telles raisons. Notre homme arriva alors dans sa chambre. Il souffla un coup. Et eut alors le drôle de sentiment et la drôle de surprise de se rendre compte que tout était toujours là en fait. Cela lui faisait bizarre. Presque dix ans que tout était en place. Et comme le manoir est irréprochable. On avait gardé sa chambre propre. Pas la moindre poussière, pas la moindre odeur dérangeante. Rien à faire, cela lui changeait du camp militaire tient. Ici c'est vraiment digne des rois. S'étirant pour retirer sa vestes de militaire qu'il avait gardé. Il S'apprêta à lancer sa casquette à travers la pièces avant de s'arrêter net. Oh là. Mais. D'où ses bagages n'étaient pas déjà rangés ? Oui. Aussitôt revenus, aussitôt les mauvaises habitudes reprennent. Et visiblement, il ne pouvait pas emmerder personne pendant une journée. Après avoir balancé un pokémon dans la piscine, c'est le tour de la domestique. Cette dernière qu'il interpella. Elle était juste à côté. S'inclinant, elle était disposée à lui obéir visiblement. La tête basse, donnant l'impression d'être punie.

« C'est quoi ça ?

Fit-il en désignant la valise du doigt. Ce à quoi elle eut la réponse certainement la plus logique, mais aussi la plus débile au monde.

« Une valise Monsieur.. ?
« Exactement. Tu trouves ça normal qu'elle soit encore là alors que j'ai mis du temps à rejoindre ma chambre ?
« Mais.. je ne savais pas trop où vous rangiez ces nouvelles affaires ou si vous en aviez besoin.. et-
«Le pourquoi du comment ne m'intéresse pas, ce sont les faits qui m'importent.

Lâcha-t-il de son ton arogant et agaçant. C'était du détail, sur le fond franchement, il s'en fichait totalement. C'était juste histoire de. C'était tellement amusant de la voir se crisper à chaque fois qu'il haussait le ton pour lui dire ce qui n'allait pas. Comme si elle se prenait littéralement un coup à chaque fois qu'il ouvrait la bouche. Et pour couronner le tout. Il attrapa ses bagages. Ne prenant bien sûr pas ce qui était précieux à ses yeux, faut pas déconner hein, notamment ses armes. Pour les balancer par la fenêtre. Il désigna cette dernière.

« Maintenant. Tu vas me ramasser tout ça. Et que tout soit propre.

Souriant en coin, tel un enfant fier de sa bêtise. Il la laissa alors partir en courant de suite. Pour finalement s'appuyer sur la fenêtre et attendre de la voir arriver en bas pour ramasser le tout. L'air affolé. Certainement aux bords des larmes. Appuyé l'air nonchalant. Il tourna légèrement la tête. Ah, mais c'est qu'il y avait un invité visiblement qui devait venir. Cette personne qui avait certainement dût voir des bagages voler par la fenêtre. Quel accueil. Il ne se gêna d'ailleurs pas pour faire un léger signe de main avec un « salut » léger. Comme si c'était normal de saluer les gens comme ça. Il avait vite oublier le règles d'étique hein. Il trouvait ça ennuyant en même temps. Et puis, pour être franc, il n'avait même pas fait attention qui était cette personne et s'il la connaissait. Il restait juste là à la fixer sans trop la regarder. Admirant du coin de l’œil cette pauvre femme en train d'essayer de combler les désires quelques peu étrange de notre homme.
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Yûki
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MessageSujet: Re: Mégalomane + mégalomane = fin du monde ; Raffaelo   Dim 30 Juil - 1:15

Dans une vie, un être humain s’entoure. Alliés ou rivaux, on n’en manque jamais d’aucun des deux, quand bien même ceux de la première catégorie sont préférables à ceux de la seconde, qui ne manquent au moins pas d’égayer les journées de ceux qui s’ennuient toujours trop vite. Oswald lui, avait su s’entourer, très tôt, d’hommes compétents et souvent ambitieux. La plupart n’étaient ou n’avaient été que des pions sur son échiquier, des pantins qu’il manipulait à sa guise pour parvenir à ses fins, puis éliminait dés qu’il ne leur trouvait plus d’utilité. Ceux qui le décevaient avaient aussi rarement le droit à une seconde chance ; il aimait jouer avec les mots en disant qu’il n’avait jamais été un féru de recyclage de toute façon. Il a toujours été de ceux qui ne supportent pas les jouets cassés, et préfèrent les remplacer dés que leur fonctionnement laisse à désirer. Les tire-au-flanc l’ont toujours insupporté, d’aussi loin qu’il s’en souvienne. Lui qui avait connu une enfance de galérien où rien ne lui était dû ne tolérait pas que quiconque qui fût moins bon que lui puisse se penser en droit de mériter tout ce qu’il voulait sans faire d’efforts. Ceux-ci ont toujours été les pires, à ses yeux. De même que tous ceux qui s’évertuent à cracher et gâcher tout ce qu’ils possèdent lorsqu’ils pourraient en briller de mille feux -mais toujours moins que lui, évidemment. 

C’est grâce aux informations de quelconques sbires traînant dans la région qu’il avait eu vent de quelque ragot à ce propos sur le fils des Valentini, ce type qui avait su se démarquer dans l’armée -qui lui était d’ailleurs alliée depuis que son défunt prédécesseur s’était occupé de toute l’affaire bien en amont ; Oswald n’ayant eu qu’à prouver qu’il savait mener Chronos d’une main de maître pour assurer la poursuite de cette entente entre les deux entreprises- avant d’en être tout bonnement et simplement renvoyé. Décoration retirées, il avait apparemment été renvoyé chez lui, puisqu’on ne voulait plus de lui ailleurs. Sans doute ses parents n’étaient-ils pas les plus ravis de voir leur enfant, celui qui devait probablement hériter de toutes les richesses et quelque grosse enseigne familiale, souiller leur blason de la sorte. Mille et un châtiment pouvaient être imaginés pour punir cet affront qui ne s’effacerait sans doute jamais de l’esprit d’aucun membre de cette petite famille bien ancrée dans sa bourgeoisie. 

Ainsi, avide de distraction et curieux de rencontrer cet homme qui était monté si haut avant de redescendre de son piédestal en une chute vertigineuse, Oswald s’était déplacé de son propre chef. Il avait confié Chronos à ses lieutenants, en toute confiance, et s’était entouré de deux sbires compétents et on ne peut plus loyaux pour le trajet, conscient que certains groupes de civils maudissant Chronos n’auraient pas hésité à s’en prendre à lui s’il avait été seul. Il avait annoncé son arrivée aux parents Valentini, leur avait imposé sa venue plus qu’autre chose. La faute au pouvoir qu’il détenait, à l’honneur que c’était de recevoir un homme de son rang chez soi et sans doute dans l’espoir qu’un type de sa trempe saurait remettre, peut-être, leur fils dans le droit chemin, ils n’avaient pas pu refuser, s’inclinant face à sa requête. Le lendemain même, il arrivait aux portes de la haute famille.

Et ce fut une fabuleuse chute de tissus en tous genres qui l’accueillit, tombant comme mille immenses feuilles d’arbre un jour venteux de novembre, à tout juste quelques mètres de lui. Surpris, il s’était arrêté dans l’allée, pendant que ses deux sbires échangeaient des regards en coin, s’interrogeant tous trois sur les causes d’un tel événement, il faut le dire, peu commun. Les pluies de bagages n’étaient pas ce qui arrivaient le plus fréquemment, en ville et dans les environs. On avait souvent des manières bien moins extravagantes d’accueillir les visiteurs au sein des belles demeures. Une demoiselle, apparemment une servante de la maison, sortit en trombe, les yeux écarquillés et brillants de larmes qu’elle retenait fièrement, avec le peu de dignité qu’il lui restait après qu’on l’ai réduite à ramasser ce que son maître, sans doute, avait délibérément jeté par la fenêtre, la cause rendue à un caprice de petit prince qui n’a rien de mieux à faire que de profiter des autres sans grand soucis de leur intégrité propre. Il n’était sans doute pas bien différent d’Oswald, de ce point de vue là. 

Oswald qui, pourtant, ignora celui qui lui faisait signe depuis sa fenêtre à l’étage, pour s’approcher de la jeune domestique en détresse. Sous son regard presque effrayé, il se pencha pour ramasser ce qui s’était échappé de la valise, et l’aida à dépoussiérer puis plier précautionneusement. Les sbires ne paraissaient qu’à peine surpris, sachant que leur chef ne cherchait sans doute qu’à se faire bien voir de la famille ; parce qu’il valait toujours mieux brosser ses alliés dans le sens du poil. « Tiens. Qui est le coupable ? » Elle n’osa pas répondre, de peur que son maître n’entende et qu’il ne lui crie dessus. S’il s’agissait bien de celui qui, perché à sa fenêtre, les observait, alors il paraissait bien assez jeune pour être le fameux fils pour lequel il s’était déplacé jusqu’ici. Une sorte de tyran, donc. Intéressant. « Excuse-moi de ne pouvoir t’aider plus longtemps, mais je dois rencontrer tes maîtres. » Il adressa un regard à ses deux subordonnés. « Vous, aidez-là. Assurez-vous de bien la traiter. »

Sitôt après, il s’avança pour frapper à la porte, et on lui ouvrit tout juste un instant plus tard. Les visages étaient à la fois surpris, honorés, curieux et effrayés ; c’était un mélange qu’il aimait voir chez ceux qu’il croisait. Il savait qu’on le reconnaissait, qu’on l’aimait, ou qu’on le détestait parfois. Qu’importe, il se savait connu et reconnu, qu’importe s’il inspirait du dégoût ou de l’admiration, il ne laissait que rarement indifférent. Restait à savoir lesquels il appréciait. Sans doute ceux qui le craignaient, témoignant ainsi de toute l’emprise qu’il détient sur le monde qu’il l’entourent. Mais ceux qui, à n’en pas douter, l’amusaient le plus, étaient ceux qui, souvent indifférents face à lui, n’hésitaient pas lui tenir, allant parfois jusqu’aux limites du respect que l’on doit à ses aînés ou à ses supérieurs hiérarchiques. Les plus téméraires étaient les plus fascinants à ses yeux, lui promettant des heures de distraction pourvu qu’aucun des deux ne se lasse. Ce qui, concernant Oswald, était chose compliquée ; lui qui n’a jamais été bien différent d’un gamin qui change sans cesse d’avis sur son jouet préféré. 

Le regard empreint de mille émotions contradictoires, les parents de la maison le saluèrent, avec cette politesse et ce respect que l’on reconnaît aux gens fortunés bien placés dans la société, ceux qui ont une image à conserver et qui vivent souvent un peu en marge de la plèbe. Le ton mielleux, le sourire aux lèvres, il répondit aux salutations, complimenta l’intérieur et la décoration lorsqu’on le fit entrer, et puis s’avança dans le salon lorsqu’on l’y invita. On distinguait dans les gestes des deux adultes qui commençaient à être fatigués par les années un nouvel espoir autant qu’une lassitude qui menaçait de prendre le pas à chaque instant. Le fils aux airs suffisant qui maltraitait sa servante était-il donc si exécrable qu’il n’avait pas épargné ses géniteurs ? La note presque désespérée qui résonnait dans la voix de la mère lorsqu’elle appela le jeune Valentini pour qu’il les rejoigne tous en bas ne manqua pas d’appuyer la théorie du chef de Chronos. 

Au même instant, la servante rentrait, les bras chargés des affaires du bourgeois, les sbires plus chargés qu’elle à sa suite. Si elle paraissait toujours effrayée à l’idée d’affronter le coupable de son malheur, les deux subalternes semblaient former un rempart à ses côtés, comme prêts à la protéger contre la moindre offensive lancée contre elle. En l’apercevant, Oswald ne pu s’empêcher d’intervenir auprès des parents. « Il semblerait que votre fils prenne un malin plaisir à malmener cette jeune femme, à croire qu’il n’a pas bien compris qu’une servante n’est pas qu’un objet sur lequel déverser sa frustration. Et que ce n’est pas parce que l’on est fortuné que l’on peut mépriser autrui de la sorte sans en être puni. » Que de paroles hypocrites, de principes que lui-même ne respectait pas ; mais ces personnes en face de lui n’en savaient sans doute pas grand chose, et il s’en jouait, mentant aussi bien qu’il savait respirer. « Peut-être quelqu’un devrait-il lui apprendre le prix de son erreur en le forçant à nettoyer lui-même toutes les affaires qu’il a salies, puisque personne d’autre que lui-même n’en aura le moindre usage... » 

Tout en jouant de provocation, il ravivait encore la possible flamme d’espoir qui vacillait dans l’âme des tuteurs, qui rêvaient peut-être de voir ce jeune chef au grand charisme apprendre à leur enfant ce que eux-mêmes n’avaient pas vraiment su lui enseigner. Quand bien même Oswald n’était pas ici pour s’occuper d’une éducation complètement à refaire, il ne se retenait pas d’user de belles paroles qui attisaient encore l’admiration à son égard. Des jeux dangereux qui, un jour, se retourneraient sans aucun doute contre lui, mais dont il ne se lassait pas encore.
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Yûki
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MessageSujet: Re: Mégalomane + mégalomane = fin du monde ; Raffaelo   Dim 30 Juil - 1:15

Raffaelo était un emmerdeur, en plus d'être quelqu'un qui manque visiblement énormément de politesse et d'éducation. Pourtant, c'était pas faute d'en avoir eut des leçons. Très souvent, mais déjà lorsqu'il était enfant, il était tout sauf attentif. Un gamin capricieux qui n'en faisait qu'à sa tête. Et depuis son séjour chez les militaires... C'était pire. Notre homme avait mûrit, grandit et était devenu autre chose qu'un simple gosse de riche trop chiant. C'était devenu un bel homme, fort, oh que oui. Il avait toujours été fortement intéressé par toutes les pratiques physique qu'on lui proposait quand il était enfant, alors je vous laisse imaginer que c'était clairement le truc qu'il préférait à l'armée. Du moins, quand il n'était pas au début remis à sa place et de corvée de pompes. L'avantage de ces conneries c'est que cela lui avait apprit deux choses. La discipline du militaire chose qu'il a sût plus que brillamment remettre en pratique derrière hein et de la force. Autant dire, qu'il était d'avantage craint pour son gabarit et sa grande gueule que l'argent de ses parents. Cela lui avait permis de se détacher de cette famille. Non pas qu'il ne les appréciait pas, du moins, surtout sa sœur, elle était toujours une perle à ses yeux. Mais avant, l'idée d'être déshérité l'aurait certainement affecté. C'était quelque chose qui ne se faisait pas selon lui. Alors que maintenant... Avoir juste la paix est quelque chose qu'il aspire. Pouvoir faire ce qu'il veut comme il veut, sans avoir des lourds sur son dos. Et que fait quelqu'un qui ne peut s'exprimer comme il veut dans un lieux fermé ? Il le fait quand même. Et bien sûr, cela donne des situations totalement inappropriées. Comme balance la valise par la fenêtre pour incendier cette pauvre domestique. Il faut dire que ces derniers ne sont pas aidé pour trouve bonne grâce à ses yeux. Ils n'allaient certainement pas lui tenir tête. Du coup, quand on lui présente une carpette, notre homme avait la politesse de bien essuyer ses chaussures dessus ! C'est tout. Facile à comprendre non ?

C'est ce qu'il disait oui. Ainsi posé dans sa chambre, notre homme pensait être tranquille, en train de fumer même. Mais bien sûr. Comme d'habitude, les vieux n'étaient pas content. Et semblait aujourd'hui décidé à ne rien lui laisser passer. Sérieux. C'est la deuxième fois quoi. Foutez lui la paix. Lorsqu'on vint le chercher pour lui annoncer qu'il devait se rendre dans le bureau de ses parents. Enfin, surtout de son père mais pas grave. Il souffla. Montrant clairement son exaspération. Il était décidément plus tranquille dans l'armée tient. Il ne comprenait pas vraiment ce qu'on lui reprochait, après tout, c'est le résultat qui compte, il avait démontré être capable de faire un bataillon particulièrement efficace. Composé uniquement de gens assez fort pour pouvoir supporter ou  même aller jusqu'à apprécier le caractère du violet. Mais non, blablabla le respect et tout. Toutes ces choses ennuyantes quoi. Cependant, puisqu'il y avait en prime un invité qui semblait important, il se bougea tout de même. Pour arriver, la clope au bec dans cette pièce.

De suite, son regard se tourna alors vers le nouveau venu. Ignorant totalement ses parents qui le regardaient d'un air sérieux et contrarié. Un peu comme toujours en fait. En fait, il préférait déterminer qui était ce type, puisqu'il était persuadé de l'avoir déjà vu quelque part. Et il lui fallait quelque seconde pour se rappeler l'avoir déjà brièvement aperçut de loin. Très loin. N'était-ce pas là le chef de la Team Chronos ? Ça c'est du gars. Mais bon. La seule chose qu'il trouva le moyen de lâcher c'est.

« Oh.

Avec une tête qui semblait dire un peu « oh belle bête » un truc du style. Vous savez, le genre de chose que vous apprécier regarder, c'est beau, c'est grand, ça a du pouvoir. Et que. Voilà C'est tout en fait. Puisque de toute façon il semblait vouloir faire le gentil chef qui aide la pauvre famille en mal à cause de son enfant. Suggérant que notre homme devait réparer lui-même les conneries de cette débiles là-bas caché derrières les Sbire. D'ailleurs le simple regard en coin avec un sourire qui allait avec avait suffit pour lui faire à nouveau baisser les yeux. Effrayée. Trop facile, s'en est même plus amusant, mais il ne décolla pas son sourire en coin du visage, retournant alors l'attention sur ses parents. Alors ? Que va-t-il dire ?

« Raffaelo. Tu exagères. Comme toujours. En voilà une bonne idée. Va donc réparer tes bêtises et plus vite que ça ! Elles ne sont pas là pour t'amuser, montre que tu as eut un semblant d'éducation bon sang !

… Notre homme resta quelque instant face à ce père furieux qui ne savait visiblement par quel morceau prendre son fils. La chair de sa chair qui pourtant le trahissait sans le moindre scrupule parce qu'il ne désirait pas être comme lui. Et sa réaction ne faisait que le prouver. D'un geste lent, il sortit les mains de sa poche. La première attrapa sa cigarette qui jusqu'à maintenant se consumait seule entre ses lèvres pour la retirer. Fumer un coup. Et. Son autre main fit gracieusement un doigt d'honneur. Oui, ça veut dire « va te faire foutre » tout simplement. Il appuya d'ailleurs sa réponse avec un mot.

« Non

Tout simplement. Je crois qu'on ne pouvait pas faire plus clair. Et bien sûr, l'homme se mit à râler, à lui dire qu'il n'y avait rien à tirer de lui. Que c'est un bon à rien. Une honte. Qu'il ne méritait pas le titre auquel il aspirait. Et qu'il n'avait aucune éducation. Ce à quoi il répondait du tac au tac, l'air blasé affiché sur son visage. Regardant alternativement ses deux géniteurs.

« J'm'en branle de tout ça. Arrêtez de croire que tout vous tombe tout cuit dans le bec sérieux. Pas mon trip de faire des courbettes, donc j'en ferais pas. Ta bonne éducation tu peux te la foutre où je pense, elle vaut que dalle dehors.
.


Son regard se tourna alors vers le chef. Dont en fait il ignorait le nom. Enfin. On avait dû lui dire. Plusieurs fois. Mais parfois, il avait une mémoire sélective donc bon. Mais son regard en disait long. Du genre. Pas besoin de faire le polie hein, on sait tous comment ça fonctionne dehors. Et ayant été à l'armée, il est bien placé pour savoir que les règles de bonne conduites sont à jeté, tout ce qui ne se plie pas au bon vouloir de la Team qui domine se fait piétiner sans vergogne. Son père le sortit de sa pensé en annonçant haut et fort que des sanctions allaient être sérieusement prises.

« Qui me dit ça ? Toi ? Ou le chef parce qu'il est là ? Tu me fais pitié. Tu fais bien ce que tu veux.

Il haussa les épaules et remit sa cigarette entre ses lèvres. Pff. Ce chef, ça au moins c'est quelqu'un qui sait se faire respecter, la preuve, vu la mentalité de la région. Mais son paternel que dalle. Deux choses intéressent notre homme dans la vie. Sa liberté, et les gens qui peuvent l'intéresser. C'est tout. Quoiqu'il en soit, le monsieur devait être ravi d'être venu pour assister à une scène de ménage comme ça. En même temps, qui n'avait pas entendu parler de l'arrogant fils Valentini ? S'il était docile, il serait certainement une perle. Ou alors son côté docile lui aurait fait perde tout intérêt, allez savoir.
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MessageSujet: Re: Mégalomane + mégalomane = fin du monde ; Raffaelo   Dim 30 Juil - 1:16

Oswald soutint sans ciller le regard qui lui était adressé par le fils Valentini, un sourcil arqué et le coin des lèvres relevés en un sourire quelque peu… amusé ? Intéressé, aussi, peut-être. Dans la stature du type, on sentait une certaine tenue -sans doute héritée de son temps dans l’armée- mêlée à une lassitude, une insolence, une arrogance peut-être, qui avait ce mérite d’avoir tout d’agaçant lorsque l’on voudrait un héritier digne de ce nom. Le jeune homme semblait être de ceux qui n’en ont pas grand chose à faire des galons, des mille billets et de tout ce qui fait une vie de bourgeois si bien né. Au contraire même, il avait plutôt l’air de s’en rire, comme les plus mauvais se rient du malheur des autres. Et lui se riait bien du malheur de la jeune servante, totalement soumise et apeurée face à lui. C'était si digne des pires figures d'autorité ; au moins, on ne pouvait pas douter de qui dominait, ici. Oswald ne s’y attarda toutefois pas plus longtemps, distrait par le père qui tentait encore, vainement, d'avoir ne serait-ce qu'un peu d'emprise sur son fils si désobéissant. Dernier espoir de passer pour un patriarche qui sait imposer ses ordres, sans doute. Mais qu’est-ce qu’un père au yeux du supérieur de Chronos, quand lui-même n’a jamais connu le sien, reste de semence lâchée au creux de sa mère, une nuit plus fructueuse que d’autres ? Juste un mot, sans sens réel, une notion abstraite qui échappe totalement à Oswald. 

Ses yeux suivirent la main de Raffaelo, jusqu’à la cigarette entre ses lèvres. Et puis, son attention fut attirée par l’autre doigt, sagement dressé face au paternel, fier et provocant. Paternel peut-être abasourdi, ou peut-être pas d’ailleurs. Peut-être que l’habitude avait déjà vaincu depuis longtemps tout ce qu’il pouvait rester de surprise chez les parents. Dans un coin de son esprit, le Phoenix prit un instant pitié de ces êtres impuissants face à leur fils ; pitié teintée de mépris, qu’il ravala tout de même, pour la bonne image qu'il se devait d'entretenir. Se faire craindre de ses subordonnés et aduler du peuple qu’il domine, comme un roi, un empereur qui amadoue puis prend tout, telle était sa façon de faire, ce depuis le début. Et ça, le jeune déchu militaire avait l’air de le comprendre, plus que quiconque ici dans cette maison. Les parents, trop aveuglés par leur désir fou et impossible de remettre leur descendant dans le droit chemin, étaient si malléables que c'en était finalement presque amusant. Sous le regard appuyé de l’homme au regard digne des plus belles améthystes, Oswald esquissa un sourire plus large encore, ponctué d’un coup d’oeil entendu. Allons mon garçon, tu sais que tout est une question de faux et d’usage de faux. Dans un monde où pour régner, les masques suffisent et son même nécessaires, pouvait-il seulement ignorer cette loi des plus essentielles ?

La discussion se porta forcément sur les sanctions, et le jeune chef de Chronos se retint à ce moment précis de lever les yeux au ciel. Quels parents croyaient encore honnêtement pouvoir élever un enfant de la sorte lorsque l’autorité avait d’ors-et-déjà fait son temps, et s'était enterrée avant même d'avoir déjà fonctionné ? Ils avaient tout l'air d'être de ceux qui n’ont pas su s’imposer, dés le début. Combien de gosses pourris-gâtés qui n’en font qu’à leur tête une fois venu l’âge de conscience ? Bien trop pour ces géniteurs dépassés qui ne voient pas grandir leurs enfants comme ils le voudraient. Sans se défaire de son sourire, Oswald s’avança vers le couple, s’inclinant légèrement face à eux. Caresser les nobles dans le sens du poil pour conserver leurs faveurs. « S’énerver de la sorte ne mènera à rien, messire Valentini. » Le nom fut soufflé, comme une caresse, plus douce encore que les réveils matinaux auprès d’une femme à la peau douce et nacrée. « Puis-je m’entretenir avec votre fils ? Je serais ravi de visiter le domaine en sa compagnie. » Lentement, il se tourna vers l’intéressé, puisqu'il n'avait que faire en vérité de l’opinion du père, plus soucieux de l’avis du jeune Raffaelo. « Si toutefois tu en as envie. Je ne voudrais pas t’y forcer. » Non, il ne forcerait pas quelqu’un qui avait suffisamment de cran pour s’attirer son respect. Le ton employé suffisait à deviner qu’il s’agissait bien d’une proposition, et non d’un ordre, même camouflé. Simple demande cordiale venue d’un homme curieux d’en apprendre plus sur cet ancien militaire dont il avait tant entendu parler.

Il congédia ses sbires qui, après un regard, disposèrent, sans doute pour rejoindre la voiture aux vitres teintées dans laquelle ils attendraient leur chef, en sages subordonnés qu’il dirigeait d’une poigne de fer. Oswald leur emboîta le pas, mais s’arrêta à l’entrée pour attendre l’héritier des Valentini, ravi qu’il ait accepté sa petite invitation. Et puis, il s’avança dans l’allée, jusqu’à être suffisamment éloignée des possibles oreilles indiscrètes pour pouvoir s’exprimer librement. Une petite lueur amusée allumée dans le regard, il tourna la tête vers le jeune homme. « Il semble que nous n’ayons pas été présentés dans les règles de de l’art. Oswald Willhem Phoenix. Chef de Chronos, si jamais. » Il tendit la main vers lui, préférant un salut d’égal à égal plutôt que quelques courbettes destinées à acheter les plus offrants. Difficile parfois de croire qu’Oswald n’était pas né dans une famille aisée, au blason doré et orné de mille pierreries ; qu’au contraire, il venait d’un appartement miteux payé tant bien que mal par la femme qui vendait son corps et lui servait de mère. Aimante, mais terriblement sale, touchée par mille mains et emplie de mille fluides qui avaient un jour vu naître ce gosse, que la vie semblait condamner dés le commencement. Qui aurait cru qu’il ferait de grandes choses, après avoir connu la pauvreté et la froideur immonde de la rue ? Il n’avait évidemment rien obtenu sans se battre. Il avait fait couler le sang pour gagner, oui ; mais la misère nous donne le droit de transgresser toutes les lois. Il ne s’en était jamais privé. 

Les salutations faites, il reprit sa marche paisible, son regard s’attardant sur les jardins de la demeure familiale. Une belle maison, pleine de tant d’artifices que c’en était presque douloureux pour les yeux. Les riches ont tant besoin de montrer qu’ils le sont. Pitoyable. Il s’éclaircit la voix, avant de reprendre, mi-taquin mi-curieux. « Alors, c’est toi, le fameux colonel qui s’est vu retirer ses décorations et renvoyé chez lui ? Pourquoi déjà, hm… Usage de méthodes déplaisantes aux yeux des supérieurs ? » Le ton employé rendait la phrase moqueuse, presque narquoise peut-être, aussi. Il laissa planer un silence qui dura tout juste quelques secondes, avant de soupirer. « Est-ce donc de notre faute s’il faut user de méthode parfois peu orthodoxes pour parvenir à nos fins ? » Un coup d’oeil en coin au jeune Raffaelo, un air entendu, et il sortit un paquet de cigarette de la poche de sa veste. L’une des tueuses acheva sa course entre ses lèvres, alors qu’il tendait le paquet à l’autre homme, simple politesse. Il alluma son briquet et, l’instant d’après, il expirait un nuage de fumée qui s’éleva dans l’air. Il n’était pas un fumeur habitué, seulement occasionnel, lorsque l’envie lui prenait, comme à ce moment là. « Tu ne crains pas qu’ils te déshéritent ? Je pensais que c’était là la plus grande peur des fils aînés, dans les familles de la haute » Dernier mot, lâché avec un semblant de mépris. D’un vague mouvement de la main, il entoura la maison et tout le domaine ; sa façon à lui de montrer qu’il n’avait rien avoir avec tous ça, même si beaucoup semblaient le croire. Non, lui-même n’avait vraiment rien avoir avec ces familles au nom rutilant qui mangeaient dans sa main dés qu’il la leur tendait. Vraiment pas.
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MessageSujet: Re: Mégalomane + mégalomane = fin du monde ; Raffaelo   Dim 30 Juil - 1:16

Raffaelo faisait partit de ceux qui ont du cran, des dominants comme on dit. Il est évident que l'idée même de juste se retrouver en position d'infériorité le révulsait, il appréciait dire ce qu'il voulait comme il voulait et quand il voulait, et même à qui il voulait. La preuve là tout de suite avec ses parents, chef de Chronos ou pas, il n'en avait cure ! Ce n'était pas des courbettes qui allaient le faire plier, et ça, notre homme l'avait fait savoir à sa façon, et ce de façon certainement assez peu polie, pour ne pas dire carrément déplacée pour un gars de son rang. Aucune éducation n'avait été retenu, en fait, il fallait tout recommencer à zéro, et encore, c'est à se demander de l'utilité de cette dernière. Au moins, l'homme violet était loin d'être dupe, il avait conscience généralement de ce qui se tramait autours de lui, et en était arrivé à ne plus supporter les courbettes et ces manies à vouloir paraître devant les autre. Donne un image, quelque chose de faux, quelque chose qui ferait plaisir à l'autre. N'est-ce pas là ridicule de mentir pour montrer ce que l'on veut voir ? Rien n'est réel, et franchement, la vie était bien trop courte pour s'emmerder avec ce genre de chose selon lui. Quand bien même cela peut être une forme de manipulation utile dans la vie, il préférait largement faire ce qu'il voulait quand il voulait. Et ça, le chef de la Team de la région semblait l'avoir remarqué, il semblait carrément amusé de la situation, cela ne se voyait pas tant que ça, mais le Valentini était parfaitement capable ce genre de regard, le regard du menteur, c'était le même que lui quand il prenait la peine de raconter des mensonges en fait. Raison de plus pour se sentir en prime soutenu dans son opinion et envoyer bouler ses géniteurs. Pour leur plus grand malheurs... Ils ne savaient plus quoi faire, cela se ressentait, et ils risquaient d'autant plus de se ridiculiser en continuant sur cette pente. C'était sans compter sur super patron mégalomane pour mettre son grain de sel et calmer le jeu.

D'un air désinvolte digne d'un jeune en train de faire son rebelle, avec la clope entre les doigts. Il jaugeait, observant alors ce qu'il aurait à dire. Ce que ce menteur de première aurait à dire à ses parents. Eh bien, ce qu'ils voulaient entendre, comme toujours. C'est un jeu auquel il a du mal à jouer quand il ne l'a pas décidé par lui même. Et faut avouer que son esprit de contradiction avait tendance à lui faire faire le contraire encore plus devant ses parents. Un tour dans le manoir en sa compagnie ? Il haussa les sourcils, observant alors le regard du jeune homme, comme pour tenter de comprendre s'il... Comprenait bien la même chose. Ce n'était qu'une bonne figure, un moyen de s’éclipser en donnant une pseudo bonne raison pour calmer le jeu. Raffy souffla alors du nez, avant de hausser les épaules, démontrant qu'il n'en avait décidément pas grand chose à faire, même si une petite partit de lui était curieuse à l'idée d'avoir affaire au chef. Faut avouer que ce n'est pas rien, c'est clairement le maillon dominant de la région, et l'homme qui en était à la tête devait avoir plus que de la chance pour s'en sortir dans une telle position oh que oui. Il garda cependant le rôle du gamin chiant devant ses paroles, juste pour ne leur faire aucun plaisir.

« Bouarf si tu veux.

Oui. On pouvait noter une chose qui manqua d'étouffer un bruit de la part de ses parents, il tutoyait Oswald sans le moinde scrupule, le traitant d'égal à égal, ce qui aux yeux du Valentini était en fait beaucoup. Et sans leur adresser le moindre regard mais non sans adresser un simple regard à la bonne. Il voulait tout dire, elle déglutit, tout devait être rangé quand il reviendrait. Auquel cas, elle était libre de s'imaginer les pires scénario la pauvre lorsqu'il mettrait la main dessus... Eheh. 

Une fois à l'extérieur, c'est les mains dans les poches que notre homme s'arrêta, jetant par la même occasion la cigarette qui était en fait terminée depuis un moment pour tout de même l'écraser et poser son regard améthyste sur le chef qui c'était tourné vers lui. Des présentations purent être faites, de façon simple, sans courbette pour savoir qui lécherait le plus les chaussures de l'autre. Non sans un sourire en coin qui pouvait se montrer agaçant pour certain, mais démontrait tout son intérêt, il répondit tout en lui serrant la main.

« Enchanté Oswald. J'pense que tu connais déjà mon nom, mais je vais le dire quand même. Raffaelo Valentini et je ne suis le chef de rien, c'est con non ?

Oui, il était colonel, il était. C'est très haut gradé, en fait il avait carrément atteint cette position de façon prématurée grâce à son talent mais aussi à ses parents faut avouer. Ils étaient un peu retissant à l'idée de donner un tel grade à quelqu'un d'aussi jeune. Mais ce n'était plus le cas. En effet, c'est avec cette marche paisible qu'il pût se rendre compte à quel point il était bien renseigné sur son compte. Alors quoi, ça avait à ce point faire du bruit ? Visiblement. Il haussa les épaules et répondit sur un ton moqueur. En signe de moquerie profonde envers l'armée qui n'était pas assez ouverte d'esprit à ses nouvelles méthodes.

« Exactement, ils n'ont aucune ouvertures d'esprits et préfère les faibles pour garder une pseudo éthique. Pourtant on avait des résultats je ne comprend pas.

Avait-il ajouté sur un ton qui faisait faussement le mec triste pas crédible. Comme pour dire « ouais ouais je suis affecté hein ». Mais non, la preuve, il s'était au final bien amusé dans l'armée, ça lui avait apprit des trucs, mais s'il n'était pas capable de faire ce qu'il voulait autant ne plus y être tient. C'était quoi le déclencheur de sa destitution ? Ah oui, le suicide de l'un de ses soldats dans sa chambre. Pauvre homme ahah. Heureusement que son nouvel ami était là pour lui remonter le moral en lui proposant une cigarette, chose qu'il accepta sans dire mot pour l'allumer et se remettre à fumer. C'est mauvais pour la santé et tout. Ouais, ben déjà dire à notre homme que quelque chose est mal ou interdit est souvent la meilleure chose pour lui faire faire hein... Soufflant alors la fumée, il s'appuya légèrement sur son épaule, qui était en fait au même niveau que la sienne mais osef comme on dit hein ? Tout ça pour pouvoir souffler.

« Hm.. ? Tu n'es pas noble de naissance cela voudrait dire ? Qu'es-tu donc et d'où tu viens ?

Demanda-t-il alors du tac au tac. Il aimait jouer aux devinette lui même était très bon menteur, alors il s'amusait à déduire des choses sur les autres. Et au vu de la façon de parler de tout ce « luxe » comme il le désignait, ou des enfants à papa et maman, pour lui, il n'était pas du milieu. Ou alors il était un peu un espèce de rebelle comme lui. Remarque, il était assez peu étonné au final si on lui confirmait que les chefs ne sont pas des nobles, il faut bien plus d'épaule que ça pour tenir un tel groupe avec une telle autorité... Il est cependant doué pour entrer dans le même jeux que les riches. Il se releva, avalant alors une dose de fumée pour la recracher et répondre avec des mimiques, désignant alors l'endroit.

« Je devrais être juste le fils de ça ? Non. Je suppose que tu es d'avantages adepte de ceux qui sont eux-même. Et ça. C'est pas moi, j'en ai rien à faire. S'ils décident ça, grand bien leur fasse. Je ferais ma vie je n'ai pas besoin de ça pour survivre dehors je sais me débrouiller.

Il désigna d'un mouvement ses armes. Il savait se défendre, il avait été colonel donc on pouvait facilement conclure qu'il était loin d'être bête... Alors voilà. D'un geste exagérément polie, au point d'être ridicule, il imita une pseudo courbette comme on en faisait dans « la haute » comme il le disait.

« Aurais-tu fais tout ce chemin pour moi ? Me voilà honoré eheh. Mais puisque tu es ici à perdre ton temps avec moi. Parle moi donc de toi, je suis sûr que tu es fascinant.

Souriant en coin, il entraîna alors ses pas dans un coin qu'il affectionnait beaucoup avant. Où il pouvait s’entraîner physiquement ou au maniement des armes. Il fit d'ailleurs le regard qui tue à un domestique qui passait au loin pour qu'il déguerpisse vite fait en courant histoire d'être tranquille, et non écouté...
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MessageSujet: Re: Mégalomane + mégalomane = fin du monde ; Raffaelo   Dim 30 Juil - 1:17

Même pas un seul instant, Oswald ne s'était défait de son sourire. Si les parents avaient été outrés du comportement de leur fils, lui-même n'y avait vu qu'une distraction des plus amusantes. Et, si le fait qu'il ai été tutoyé par le jeune Valentini avait sans doute fait frôler le malaise à sa mère, le chef y avait trouvé une raison de plus de traiter l'homme aux cheveux violacés comme son égal. Il était bien le seul à l'intérieur du domaine à oser faire preuve d'une telle familiarité à son égard. Combien de fous y avait-il pour oser s'adresser à cet être autrement qu'avec respect et soumission ? Peu, bien peu, on le craignait souvent bien trop pour tenter le diable ; lui seul -ne parlons pas d'un quelconque Dieu, puisqu'il ne croit qu'en lui-même- savait à quel point le contrarier pouvait coûter cher. Ce Raffaelo prenait des risques, on l'aurait regardé avec de grands yeux ailleurs dans la région aussi, on lui aurait ri au nez, on aurait pâli peut-être, on aurait soufflé des mots tels que « grand malade », « inconscient » ou même « à faire enfermer » pour s'être permis de tutoyer un homme tel que lui. Oswald ne releva pourtant pas ; quel mal y avait-il pour un gamin capricieux de faire tout ce qui n'était pas autorisé, pas droit ? Aucun, d'autant qu'il le devinait n'être pas une mauvaise compagnie, pourvu qu'on ne cherche pas à lui imposer tout ce dont il ne voulait pas.

Vint l'heure des présentations et, même si le nom de Raffaelo ne lui était en effet pas inconnu, il le laissa se présenter dans les règles de l'art. A sa remarque, Oswald haussa les épaules. Allons donc, chef de rien ? « Crois-moi, chef de rien vaut souvent mieux que chef de tout ; regarde-les, ces riches à qui tout arrive sur un plateau d'argent. Ose me dire que tes parents sont tes modèles dans la vie. » La désinvolture du jeune homme avait au moins le mérite d'intriguer le patron, lui qui avait tendance pourtant à ne pas forcément apprécier un tel comportement venant de ses propres sbires ; n'était-ce pas qu'un énième caprice, digne d'un type qui n'aime rien sinon être adulé et avoir les mains pleines de pouvoir ? Le pouvoir... Si aisément obtenu lorsque l'on ne craint pas d'avoir du sang sur les mains. Oswald, très tôt, les avait plongées toutes entières dans un bain de carmin et d'andrinople. C'étaient des méthodes on ne peut moins éthiques, évidemment, surtout lorsqu'il s'agissait de voler la vie d'alliés, mais il est coutume de dire que la fin justifie les moyens, n'est-ce pas ? Les dirigeants ne rechignent jamais à appliquer le principe, le blond en est la preuve vivante, le violacé semblait lancé sur la même longueur d'ondes. Le sarcasme dans sa voix suffit à le comprendre. En un autre sens, il ne paraissait pas affecté par sa dégradation ; avait-on déjà vu homme moins affecté que ça d'avoir été radié de l'armée ? Sans doute pas.

Lorsqu'il vint à s'appuyer sur l'épaule d'Oswald, ce dernier lui adressa un regard en coin. Surpris, mais pas vraiment dérangé, il se laissa pourtant faire, alors qu'il lui aurait suffit d'un simple pas sur le côté pour se détacher de ce jeune héritier un peu trop inconvenant, sans doute. Rares étaient ceux qui pouvaient se vanter d'user de l'épaule du chef de Chronos comme d'un accoudoir, sans représailles tout du moins. Sans doute était-ce parce que le blond admirait le cran et la vaillance du plus jeune qu'il ne l'écartait pas de lui, sans ménagement aucun. C'aurait par contre été le minimum infligé à quiconque autre aurait tenté d'être si spontané à son égard, suivi, certainement, d'une correction digne de ce nom qui aurait passé l'envie au téméraire de recommencer. « Hm.. ? Tu n'es pas noble de naissance cela voudrait dire ? Qu'es-tu donc et d'où tu viens ? » Oswald ne put s'empêcher de ricaner, parce qu'au fond, c'était risible. Terriblement. « Tant de familiarité... Tes parents verraient rouge. Remarque, je paierais cher pour revoir la tête qu'ils ont fait, quand tu m'as tutoyé. » Sa cigarette entre les lèvres, il inspira profondément, le regard levé vers le ciel dégagé. Et puis, lentement, il tourna la tête vers Raffaelo, l'air indéchiffrable. 

Le silence ne dura qu'à peine quelques secondes, qui auraient paru une éternité s'il y avait eu une traître tension entre eux -ce qui n'était pas le cas. « Pour te répondre... Tu penses vraiment qu'un type qui n'aspire qu'à l'argent, comme une trop grande majorité de ces nobles, serait capable de soumettre une région entière comme je l'ai fait ? » Evidemment, son prédécesseur lui avait bien avancé le travail, mais il aurait pu être renversé mille fois s'il n'avait pas eu la poigne assurée et l'âme d'un leader. « Ecoute... Tu viens d'une belle demeure fleurie, je viens d'un vieux taudis malfamé. Tu as deux parents qui te veulent un peu trop à leur image, ma mère vendait vainement ses charmes pour m'offrir une enfance convenable, elle en a payé le prix fort, et mon père n'était qu'un peu de semence égarée. Tu as connu le luxe, là où j'ai connu la misère. » La misère. Celle dont se riaient les hautes gens, comme cette femme qui, bien des années en arrière, alors qu'il n'était qu'un gamin courant les rues, l'avait privé de son petit bonheur de quelques heures, de cette petite fille qui l'avait nommé père d'une famille improvisée composée d'elle et de deux peluches. « Il est peut-être plein de bêtes et de maladies, c'est sale ! » qu'elle avait dit à sa fille ; n'était-ce pas ainsi que l'on parlait des chiens errants, amaigris, les côtes saillantes et les plaies ouvertes à force d'essayer de chasser les puces ? Il avait été réduit à si peu et, aujourd'hui, celui que l'on avait acculé dans un coin pendant des années acculait désormais les autres dans les retranchements de la crainte qu'il inspirait. 

« Cela nous rend-il différents l'un de l'autre ? Sans doute pas tant qu'on pourrait le penser. » D'un geste de sa main libre, il désigna la maison, plus loin derrière eux. « Mais différents d'eux ? Aucun doute. Et ça, le j'ai compris et te voyant à la fenêtre, en arrivant. D'ailleurs, ça t'amuse tant que ça, de martyriser ta petite domestique ? » Aucun reproche dans sa voix, juste un peu de camaraderie qui ne tuerait jamais personne. Surtout pas un homme de sa trempe, ni de celle de son interlocuteur, sans doute. Preuve était faite qu'il n'était pas que l'un de ces enfants pourris-gâtés et aveuglés par l'argent qui leur coule entre les doigts depuis leur naissance. Une forte tête donc, et indépendant qui plus est ; au moins ne faisait-il pas les choses à moitié. Il n'était pas comme la plupart, qui parlaient beaucoup, prétendaient mille choses puis rampaient quand on les faisait chuter de leur piédestal. Ce Raffaelo paraissait bien au dessus de tout ça, et c'était sans doute ce qui plaisait le plus à notre cher Oswald. « Tu as visé juste. J'aime ceux qui n'ont pas besoin d'artifices et de fioritures pour avancer, ceux qui ont assez de culot pour cracher sur ce que la vie leur offre, si ces offrandes vont à l'encontre d'eux-mêmes. » Et il était sincère ; à ses yeux, on ne valait décidément rien  à faire semblant. Oh, bien sûr, lui-même le faisait, il jouait le noble, s'accaparait leurs codes tout en s'en jouant, il peignait ses masques sur le vif pour s'entourer comme il se devait, comme il le fallait, lorsque l'on était à la tête d'une telle organisation.

Aux grands airs que se donna Raffaelo -toujours avec sarcasme et désinvolture- avec sa révérence obséquieuse, l'aîné leva les yeux au ciel, lâchant un soupir qui se voulait faussement consterné. « Aurais-tu fais tout ce chemin pour moi ? Me voilà honoré eheh. Mais puisque tu es ici à perdre ton temps avec moi. Parle moi donc de toi, je suis sûr que tu es fascinant. » Un rire s'échappa d'entre les lèvres d'Oswald, alors qu'il passait ses doigts dans ses cheveux blonds, l'air mi-amusé, mi-lassé. « Quand les jours se font un peu trop long à Chronos, crois-moi, toute excuse est bonne à prendre pour sortir un peu. Et puis, c'était une occasion comme une autre d'aller me rire d'un blason ou deux, tu ne crois pas ? C'était trop beau pour passer à côté. » Et puis, entre les mèches qui lui retombaient devant les yeux, il lança un regard appuyé à l'héritier -qui ne le serait bientôt plus, peut-être, sans doute, au vu du désespoir de ses parents. « Que veux-tu savoir ? Allons, dis-moi... Qu'est-ce qui pourrait bien t'intéresser, en ma si charismatique personne ? » Humour ? Ironie ? Mieux valait ne pas en être tout à fait sûr. Un jour, il s'étoufferait avec sa modestie. « Je n'ai pas grand chose à te raconter, sinon ma vie de roi au milieu de la plèbe que représentent mes sbires, hm ? » Oui, il s'étoufferait vraiment.

Dans ce petit coin paisible, qu'il devina finalement comme une sorte de terrain d'entraînement, une idée traversa l'esprit du chef. Si ce jeune soldat déchu était amené à être l'un de ses alliés, autant savoir ce qu'il valait, arme à la main. Inclinant la tête dans la direction des cibles de tir, de l'autre côté, Oswald étira son sourire, le regard presque... provoquant ? Comme une mise au défi. « Raffaelo, si tu me montrais ce que tu gardes de ton temps de militaire, pendant que nous discutons ? Certes, ce passé n'est pas si loin derrière toi, mais je suis curieux... » Lui-même ne mit qu'un instant à dégainer le revolver attaché à sa ceinture, ôtant le cran de sécurité et visant la cible dans un même geste ; on sentait l'expérience qu'il avait rien qu'en le regardant -des années à la botte d'un supérieur tel que celui qui l'avait précédé, et une prise de pouvoir par la violence lui avait appris bien plus que l'on aurait pu le croire. La seconde d'après, la détonation retentissait, et il frôlait le centre de la cible, de très peu. Il se demandait si, là-bas, dans la maison, les parents craignaient une énième idiotie de leur fils, ou une trahison du chef ; qu'avait de rassurant un coup de feu lorsqu'on laissait traîner son inconsciente progéniture avec un presque inconnu sans grande loyauté et surtout aucune pitié ? Sans doute pas grand chose. « Ne risquent-ils pas de s'inquiéter du son des armes ? » Et en disant ça, il en riait presque, tant il imaginait les deux bourgeois complètement paniqués. Ou alors, ils avaient l'habitude, tant qu'ils ne s'interrogeaient même plus ? Allez savoir.
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MessageSujet: Re: Mégalomane + mégalomane = fin du monde ; Raffaelo   Dim 30 Juil - 1:17

Ses parents voudraient certainement le tuer sur place pour être si familier avec une telle personne hein. Le chef de Chronos, ce n'est pas rien en effet, mine de rien c'est le chef d'une Team qui est l'homme le plus puissant d'un région, un peu à la façon d'un roi presque. C'est fou comment certaines choses peuvent prendre le pouvoir dans la vie, et c'est bien ce genre de personne qui pouvait titiller la curiosité de notre Valentini. Comment un homme qui n'était pas de noble ligné, pouvait alors faire plier ces dites personnes hm ? Tout simplement avec un tout autre pouvoir que l'argent, et je pense qu'on pouvait aisément le désigner par la force, ou alors l'intimidation. Oui, faut l'avouer, Oswald avait de la prestance. Pour sûr, notre homme n'avait pas eut besoin de présentation pour mettre une étiquette sur son front et déterminer qui il était, il faisait plier ses parents, il les menaient pas le bout du nez, et eux ne se rendaient compte de rien. C'était aussi beau que pitoyable certainement et c'est parce qu'il ne rentre pas dans cette catégorie qu'il sortait du lot, qu'on le trouvait alors impolis, ignoble ou bien d'autre terme pour le qualifier, il ne rentrait pas dans le moule, on avait voulu l'enfermer à l'intérieur et notre homme avait tout fait exploser pour en sortir et faire ce qu'il veut, c'est ce qui l'avait fait arriver ici. Et c'est ce qui avait attirer l'attention du o'grand chef vénéré par tout le monde, comme quoi, il n'était pas aussi idiot qu'on voulait bien le dire hein. Et Oswald non plus n'était pas aussi bête que ça, il était au dessus, en même temps pour dominer, il faut être intelligent, sinon on n'est au dessus de personne tout simplement. Il ne misait pas tout sur un pseudo non qui apportait un étiquette et du pouvoir, mais plus, sur la valeur des gens, la preuve étant qu'il avait parfaitement sût cerner notre homme.

Sourire en coin, il ne pouvait le nier, ses parents n'étaient pas son modèle, en fait, il n'avait pas de modèle, il voulait juste être fidèle à lui-même et quand on vient de la noblesse, croyez-le ou non mais c'est en fait déjà beaucoup. Son haussement d'épaule et sa tête, cette petite moue qu'il affichait voulait tout dire, un genre de « ouais t'as pas tord vieux. ». Mais au moins ça faisait plaisir d'avoir affaire à un homme intelligent. Pas un idiot qui n'est là que pour voir les apparences. Qui pouvait comprendre que notre homme était juste avide de liberté ? C'est tout bête, mais ce mot résume tout. Fumant alors en compagnie de son nouvel ami du moment, il ne s'était pas gêné pour prendre ses aises tant de part le langage que dans son attitude. Depuis quand on s'installe comme ça sur l'épaule d'un roi comme s'il s'agissait là d'un pote de longue date ? Depuis qu'on s'appelle Raffaelo visiblement. Surtout pour poser des questions certainement indiscrète sur sa petite vie passé, sur son ascension jusqu'au trône. Il ne se gêna pas pour rigoler, vrai que ses vieux faisaient toujours des tête à mourir de rire, pourtant, la preuve étant, que notre homme avait visiblement le droit de continuer à faire tout ça, certainement parce qu'il en avait largement le cran, allez savoir.

« Pff. En effet, Ils sont du genre à s'offusquer pour rien, ils feraient certainement une attaques. C'est fragiles ses bêtes là, un loup qui souffle trop fort sur leur univers au risque de tout faire s'effondrer et pouf. Y a plus personne !

Belle image nan ? C'est une façon simplifié de voir les chose, et un appuie sur le fait que mis à part se courber et lécher les pieds des autres pour rester à sa position, ils ne savent rien faire d'autre. Mais au diable ses parents ! L'histoire du chef de Chronos voilà qui est intéressant ! Malgré son sourire en coin presque toujours accroché sur son visage, notre homme écoutait avec attention, réellement hein. Pour lui c'était certainement une histoire qui en valait la peine, surtout quand la dite personne est partie de rien, pour grimper les échelons aussi haut. Non, ce n'est pas à la porté d'un simple gosse de riche qu'on a trop gâté et appris les bonnes manières, c'est mieux que ça, c'est digne d'un guerrier, il faut après tout cette prestance pour pouvoir maintenir ce genre de monde sur ses larges épaules. Les seuls geste qu'ils faisaient pendant son récit, ce fût ses haussements parfois de sourcils, ou alors le simple geste d'apporter sa cigarette à ses lèvres pour aspirer une bouffée de fumée et la recracher. Suivant même simplement du regard ce que l'homme pouvait lui désigner dans son long discours sur le fait de venir de tout et le fait de venir de rien et ce qui peut faire pencher la balancer plus en la faveur de l'un ou de l'autre.

« Non, être juste le fils de quelqu'un ne permet pas d'avoir du pouvoir, juste de continuer ce que ses ancêtres ont alors gagnés. Mais de là à partir si bas, je te tirerais volontiers mon chapeau si j'en avait un.

Fit-il non sans l'imitation ridicule de quelqu'un qui retirerait son chapeau en guise de respect. Oh oui, on pouvait faire des choses par respect, mais notre homme ne les faisait jamais. Mais au moins, leur discutions était franche et non pas remplie de courbettes et de détours ennuyeux. D'ailleurs cette réflexion sur la domestique, il ne la prit absolument pas comme un reproche, c'était un fait, une chose injuste, peut-être ignoble mais après tout, le monde est fait de deux choses, ceux qui mangent et ceux qui se font manger. Si tu veux passer dans le camps des gagnants il faut te battre et si tu ne veux pas repasser dans le camp des perdants il faut garder la domination sur les autres tout simplement. Il avait haussé les épaules, accompagné d'un ricanement, ses airs, ses gestes toujours tout était exagéré, comme s'il soulignait le ridicule de se sentir affecté.

« Le rang de naissance n'est pas la définition de la grandeur d'un être, mais ses agissements dans la vie. Toi. Tu était en bas, et tu as sût grimper. D'autres naissent en bas, et préfère visiblement le rester. Pas besoin de faire des manières, Chronos a sacré réputation, on sait très bien toi et moi que ce qui empêche au brebis de sortir du droit chemin c'est l'intimidation. Ceux qui en sortent deviennent alors des chiens de berger à garder dans son camp et sous contrôle pour garder le reste. Ce n'est qu'un jeu d'intimidation, et une façon de rendre vert mes parents, rien de plus.

Il serra le poing. Un peu à la façon qu'on pourrait dire, il faut une poigne de fer, trop de leste ne mène à rien, et c'est ce genre de pensée qui l'avait alors fait exclure de l'armée. Parce qu'il ne faisait aucune distinction entre personne. Les faibles, peut importe d'où ils viennent sont des faibles. Et inversement. Et Oswald était pareil, il aimait les gens avec des personnalités et ça, il pouvait le comprendre, ce sont ces gens là qu'il font des grandes choses, qui font ce que eux on envie de faire. Et c'est ce qui faisait défaut à notre homme. Il voulait faire uniquement ce qu'il voulait. Mais comme quoi, ça paye hein. Il attirait l'attention du grand de par son naturel, et son charisme, pour sûr. Et si toi tu penses que Raffaelo à les chevilles bien gonflé, on peut dire qu'il était bien accompagné, à savoir si c'était à prendre au sérieux ou non, mais le chef n'était pas des plus modeste, mais après tout, il avait de quoi, à quoi bon la fausse modestie franchement ? C'est chiant, ça cherche l'attention des autres pour se faire cirer les pompes, nan, on est toujours très bien servie par soit même. Mais oui. Il avait bien le droit de s'intéresser à son parcours, pour le coup, notre homme était bien moins intéressant parce qu'il venait justement d'une de ces familles ou toute est facile, on lui donne un avenir. Il avait juste balayé tout ce qu'on lui présentait.

« Je me sent flatté par ta. Charismatique personne, Oswald.

Il avait appuyé sur le mot charismatique, c'était du sarcasme, mais au mois, entre eux le ton restait bon enfant, comme deux potes en train de boire un coup.

« Mais ton parcours doit certainement être des plus intéressant. Comment de la misère es-tu arrivé jusqu'ici ? Je me rebelle certes, mais j'ai été aidé, j'ai juste eut le cran de profiter des enseignements pour m'affirmer et clamer haut et fort ce que je voulais sans m'arrêter à un titre.

Mais maintenant sur le terrain d'entraînement. Le jeu de « apprendre sur la vie de l'autre » allait changer, maintenant c'était un concours, un moyen de montrer ses capacités, et autant notre Valentini était un adepte pour utiliser les bons mots pour se moquer de façon plus ou moins subtile, autant quand ça concernait le combat, il était clairement dans son élément. Dix ans chez les militaires, de quoi lui permettre de se reconvertir sans le moindre soucis, et de ne pas craindre le moindre hybride hein. Souriant toujours, l'air amusé, il sortit alors d'un geste sûr son arme à feu qu'il portait toujours sur lui pour viser la cible. En plein dans le mille. C'est facile, des séance de tir, il s'en était tellement fait. Ce n'est qu'après avoir observé sa performance et fait la sienne qu'il se décidé à répondre.

« Facile. C'est du classique, on va changer un peu le défis. Avec du matériel plus adéquate, des souvenirs de l'armée, c'était amusant.
Il appuya alors ses paroles en pointant du doigt le domestique qui s'était figé au bruit des coups de feu. Il avait simplement claqué des doigts en désignant sa chambre, pour voir ce dernier revenir quelques minutes plus tard, essoufflé, avec une lourde valise.

« Allez, tu peux nous laisser. Mais reste donc dans le coin, ce serait bête que le chef de Chronos meurt déshydraté parce que tu n'étais pas là pour répondre à ses demandes hm ?

Souriant en coin. Son regard améthyste avait croisé celui du jeune homme qui ne fit que baisser la tête, pour la hocher et se mettant un peu à l'écart pour les laisser tranquille mais pas trop. C'est ce qui s'appelle de l’obéissance total. Sortant alors le contenu de la mallette, il se mit alors à monter le pied de l’énorme fusil, un snipper, ni plus ni moins, tout ce qu'il y a de plus efficace pour viser à distance avec une précision déconcertante. Cette machine, il en était fier. Elle coûtait une fortune et c'était son petit bijoux, et ça, il savait très bien s'en servir. La preuve, lorsqu'il regarda dans la lunette, il se mit en quête de quelque chose, une cible, loin de préférence. Et ce fût alors le verre du le plateau d'une domestique à travers une vitre. La pauvre devait manquer de faire un arrête cardiaque, pourtant, il savait ce qu'il faisait oh que oui. Il avait passé des heures à le manier. Relevant la tête vers son ami du moment il ajouta.

« Ils ont trop peur. Ils se disent certainement que c'est un coup à se faire descendre par « accident », mais ils doivent certainement être mort de peur en sachant que tu es en ma compagnie. Eheh. Tu veux essayer ?

Effleurant la belle mécanique du bout des doigts, il finit alors par se redresser et les croiser. Parler et jouer. C'est un beau programme il trouvait.
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MessageSujet: Re: Mégalomane + mégalomane = fin du monde ; Raffaelo   Dim 30 Juil - 1:17

Oswald pesait ses mots. Même en compagnie d'un homme qui lui paraissait être de confiance —pouvait-on vraiment employer un mot si fort dans un monde pareil ?—, il s'assurait de ne jamais laisser quiconque prendre une longueur d'avance sur lui. Pour autant, il n'était même pas effrayé à l'idée qu’à Chronos, on puisse savoir d'où il venait puisque, noble ou pas, sa suprématie s'imposait d'elle-même. Il n'avait jamais posé la question à son défunt prédécesseur, mais il aurait été étonnant qu'il vienne lui-même d'un endroit où tout lui tombait dans la bouche sans même qu'il n'ait à dire merci ou s'il vous plait. Il avait été un homme fort, fier et arrogant, qui avait vu, en ce jeune adulte aux traits déjà durcis par les épreuves qu'était Oswald à l'époque, un second digne de ce nom, un leader qui assurerait son héritage. Quelque part, il avait tenu le rôle de fils, la place vacante de celui qui, logiquement, prendrait la suite de ce père qui n'en était pas un, qui avait surtout été un mentor des plus sévères plutôt qu'autre chose. En vérité, le Phoenix n’avait sans doute été qu’un simple élève, favorisé dans les grades mais jugé avec bien moins d’indulgence que d’autres. Il se devait d’être parfait, parfait dans son rôle de futur dirigeant, parce qu’il était certain qu’il prendrait le pouvoir ; on le lui accorderait ou il le prendrait de force. Il n’avait jamais caché ses intentions, ses désirs de pouvoir, son envie de faire main basse sur l’organisation dés qu’il le pourrait. La haine qui le rongeait du plus profond de lui-même, l’insolente douleur qui demeurait tapie dans un coin de son être et la soif de vengeance qui luisait déjà au fond de ses iris sanguins ou au coin de ses lèvres quand elles s’étiraient en un sourire cruel faisaient de lui l’homme parfait ; celui qui saurait gorger Chronos de puissance à force de sang et de barbarie, méthodes mille fois reprochées mais jamais réduites à néant par quiconque. On ne s’opposait pas à Chronos, ou les tentatives demeuraient inutiles, ne suffisant jamais qu’à faire à peine frémir les plus faiblards des sbires. C’étaient les futiles, ceux qui n’étaient même pas sur l’échiquier, ceux qui n’y avaient pas leur place parce qu’ils n’étaient pas des atouts, même pas cavaliers, même pas bouffons. La perte de ceux-là n’émouvait jamais grand monde au sein du quartier général. 

Qu’était le fait de perdre quelqu’un, dans le monde de la noblesse, d’ailleurs ? Dans ces cages dorées lustrées à s’en ruiner les rétines sur les reflets, on faisait de grands dîners, de grands bals, de grands mariages, de grands mots pour peu de choses ; faisait-on de grandes obsèques pour ceux qui disparaissaient ? Et qui venait, qui se déplaçait pour rendre hommage aux effacés de la haute ? Seulement ceux dont les intérêts avaient été dignement servis par le défunt ; ceux qui espéraient toucher quelque chose de l’héritage, obtenir une compensation de la famille ou récupérer quelques bons partenaires, fins limiers en bonnes affaires. Sans doute, aussi, quelques rares personnes qui, loin de ne jurer que par les rubis et les couverts d’argent, avaient trouvé du coeur à celui qui n’était plus. On faisait toujours tout en grand, là-haut, dans les beaux palais, et c’avait de quoi amuser Oswald ; Oswald et ses pensées macabres, Oswald et ses songes délabrés. Des bêtes fragiles ? C’était peu dire. Combien de bêtes fragiles des hautes sphères assassinées, empoisonnées, poignardée, fusillée pour leur richesse, leur pouvoir —les liasses sont preuve d’influence ici bas— que l’on enviait ? On n’avait pourtant pas besoin d’être en parure de satin, d’or et de soie pour tyranniser un royaume, on n’avait pas besoin d’être convié à tous les bals, à toutes les réceptions, ni d’être promis à une demoiselle au nom un peu vieillot pour assujettir et gouverner. Lentement, l’homme aux cheveux flaves haussa les épaules, s’esclaffant légèrement face au mime de l’ancien soldat. « Allons, rien qu’un chapeau ? C’est décevant. » Lorsque Raffaelo reprit, lui inclina légèrement la tête, attentif et songeur tout à la fois ; demeurer en bas était-il toujours un choix ? Sans doute. Lui-même s’était donné les moyens de sortir du gouffre dans lequel il était né, aux premiers abords tellement profond qu’il était impossible d’en sortir. On l’aurait cru condamné à succomber au prochain hiver qui viendrait, mais il avait toujours fait preuve d’une combativité et d’un désir de vivre hors-normes et, quand bien même il fut rejeté et traité comme un malpropre pendant bien longtemps, ceux qui riaient de lui à l’orphelinat parce qu’il était un gringalet couvert de contusions et à l’air décharné le craignaient peut-être désormais. C’était quelque chose d’amusant à imaginer, quelque part.

« J’ai su grimper parce qu’il y a toujours des voies qui se sont offertes à moi, je les ai vues et empruntées, même si l’on a voulu me forcer sur d’autres chemins qui me poussaient loin de la lumière. » Les Hommes aiment parler de leur existence comme d’une chose lumineuse, lorsqu’elle correspond à leurs désirs et les rend heureux. « Je suppose que ce n’est qu’une question de détermination. Ou bien d’éducation, peut-être ? Je n’en ai pas reçu, et la tienne n’est jamais passée par aucune de tes deux oreilles, il faut croire. » Mais il avait raison : l’intimidation était l’arme principale des Alpha, des chefs de meute, des bêtes féroces qui dominent et défendent leur place quand on tente de la leur arracher. La peur forçait les autres au respect, à la soumission, à la résignation. Les faibles baissaient la tête, courbaient l’échine sous les semelles des forts qui les piétinaient. Sans doute était-ce on ne peut plus animal, bestial dans la façon d’être, mais c’était aussi ce qui fonctionnait au mieux. On achetait avec du mensonge et des billets et, quand ça ne suffisait pas, user de stratèges plus cruels était chose aisée lorsque l’on avait les armes qu’il fallait. Souvent, les interlocuteurs pliaient, et le fin tissu qui les couvraient de la ceinture aux chevilles pouvait être trempé mille fois tant ils craignaient pour leur vie et celle de ceux qu’ils aimaient. Les autres sont une faiblesse. Des deux personnes qui pouvaient bien prétendre être celles d’Oswald, l’un était sous sa protection et suffisamment apte à défendre sa propre vie par lui-même lorsqu’il n’était pas là, et l’autre était immortelle, impassible face au temps et capable de renaître si l’on détruisait son enveloppe charnelle. Lui était tristement humain, capable de folies pour un être aimé si tant est que la vie du précieux ou de la précieuse fut en jeu. Etre humain, c’était être faillible ; être capable d’amour était savoir mourir par bêtise. Et, si le jeune chef ne se voulait pas comme tous ces autres dont il se jouait impunément, il restait ce qu’il était. Plus fort, plus cruel, plus indépendant que d’autres, mais toujours humain

« Je me sens flatté par ta. Charismatique personne, Oswald. » Allons donc ? C’était lancé avec un sarcasme palpable, qui eut le mérite d’attiser une lueur taquine dans le regard de l’intéressé qui, bien évidemment, ne manqua pas de répliquer par le silence, le ponctuant d’une simple courbette des plus exagérées, de celles qu’il aimait voir des autres face à lui et dont il se riait sous couvert —parfois ouvertement, aussi. « Trop d’honneur. » Une touche d’ironie, un sourire presque provocant, et c’était cet Oswald, souvent agaçant mais pas méchant, que l’on retrouvait avec les personnes qui savaient attiser réellement son intérêt, captiver son attention et le distraire sans que tout ne soit que mascarade et mauvaise comédie. Il aurait pu mentir, chercher à se jouer de l’homme aux yeux d’améthyste, ça n’aurait pas été surprenant de sa part, mais il n’en avait pas envie. Pour une fois, il faisait face à quelqu’un qui, comme lui, salissait les blasons et répandait son venin dans les veines des poignets blafards sur lesquels brillaient mille riches pierreries aussi précieuses aux yeux du blond que les plastiques colorés qui se blanchissent sous les pluies et les rayons de soleil, et qui ne servent jamais à rien d’autre qu’à étaler les mirobolants trésors des faux princes de la haute, aussi fragiles derrière leurs armures toutes dorées que ces crayons que l’on brise d’une simple flexion. Pire encore, artifices n’étaient jamais beaux quand on s’en jouait pour être aimé de tous ; à choisir, Oswald préférait être craint qu’adulé. Quand bien même paraît-il qu’il n’y a rien de plus éloigné de la compréhension que l’admiration. « Je n’ai pas fait grand chose non plus, pour tout avouer. » Sinon survivre seul dans les rues pendant trop longtemps, et puis faire couler le sang quand c’avait été la seule solution qu’il lui restait pour vivre et entrevoir la liberté. « Je n’ai rien fait d’autre que saisir toutes les opportunités qui s’offraient à moi. Dans les situations difficiles, certains se laissent aller à la facilité, plongent et se donnent parfois la mort. J’ai songé que vivre et me rire un peu de tout ce qui fait pleurer les bonnes gens était plus intéressant. » Et il haussa simplement les épaules, comme si c’était normal, banal, comme s’il ne s’était jamais battu pour avoir le droit de vivre et d’être libre, d’aller et venir comme il l’entendait dans ce monde qui, dés le début, avait voulu l’anéantir. Le détruire, avant qu’il ne devienne le monstre qu’il était à présent et dont le nom n’échappait plus à personne.

Détruire. Détruire. Les armes en étaient capables, celles que maniait les deux hommes étaient faites pour tuer ; faites pour percer la peau, la chair, perforer les organes et causer des dommages irréversibles à qui entravait la route qu’ils avait décidé d’emprunter. Les deux balles étaient parties se ficher au creux d’une cible inanimée, mais c’aurait tout aussi bien pu être un vivant passant par là que ça n’aurait pas fait grande différence. Raffaelo était-il capable d’un crime commis de sang-froid ? Sans l’ombre d’un doute, songea le chef, dont le regard s’attarda un instant sur la stature de l’ancien colonel, sur le sourire qui s’étirait sur son visage, et avait de voir faire fuir tous ceux qui s’approchaient d’un peu trop près et dont l’héritier ne voulait sans doute pas, de bons chiens que l’on envoyait paître dés qu’ils nous ennuyaient ou n’avaient plus rien à nous offrir. Ici, l’enfant capricieux qu’était le fils Valentini tenait ses petits pantins qu’étaient les domestiques et femmes de chambre par la peur, l’intimidation comme il l’appelait un peu plus tôt. C’aurait été cruel à bien des regards mais, à celui d’Oswald, ce n’était que quelque peu amusant, lassant aussi, peut-être ; c’était une bonne chose que de savoir exploiter les faibles, mais ils l’étaient souvent trop pour savoir être véritablement utiles. Les avortons étaient ceux dont on se débarrassait en premier. L’intérêt qu’on pouvait tirer d’une quelconque entente avec eux durait en général bien peu, et c’était bien dommage. Oswald n’avait de toute façon jamais été de ceux qui prennent le temps de réparer ce qui se brise, préférant remplacer le jouet dés qu’il en avait l’occasion. C’avait quelque chose de plus passionnant, sans doute, de s’amuser avec de nouvelles souris, de les titiller du bout des griffes, de les acculer dans un coin et d’en faire ce qu’il voulait tant qu’il n’était pas désintéressé de leur cause et de ce qu’ils pouvaient bien lui apporter. Ce type n’avait rien d’une fréquentation sympathique avec qui il fait bon traîner lorsque l’on n’a pas de quoi lui tenir tête. Il ne respectait personne sinon les culottés, les effrontés, les insolents, ceux qui usaient de leur don de parole avec aplomb et vaillance, même face aux tout-puissant. C’étaient ses préférés ; ceux qui, face à lui, savaient trouver le juste milieux entre affront et respect. 

Raffaelo avait l’air d’être de ceux-là et, s’il l’était, Oswald l’était aussi. C’était rare qu’il sache traiter quiconque sur un pied d’égalité avec lui-même, et pourtant il s’y surprenait depuis qu’il avait mis les pieds sur le terrain des Valentini. C’était passionnant d’observer ce jeune héritier que l’on voulait sans doute voir un peu plus droit, un peu plus respectueux, un peu plus comme eux, comme ses parents pour qu’il puisse, un jour, épouser une demoiselle de bonne famille, qui mettrait au monde un beau fils afin que leur nom perdure. Ce jeune héritier qui, lui, n’en avait, il fallait le dire clairement, rien à faire de toutes ces recommandations lassantes, ces règles de bienséance dans un monde trop carré pour lui. Seul face à ses pensées, Oswald ricana, avant de jauger d’un oeil admiration l’arme qui venait d’être montée sur pied devant ses yeux. C’était un sniper parmi les plus beaux spécimens, une arme que l’on ne délivrait pas à n’importe qui, et qui valait sans doute une belle fortune. C’était la moindre des choses pour un engin de précision, pour une machine à tuer, dont Raffaelo venait de faire une démonstration des plus parlantes : il savait y faire. C’était impossible de douter un seul instant de son expérience dans les armes à feu, et ça le rendait plus dangereux encore. Il valait certainement mieux l’avoir pour allié qu’ennemi juré ; si l’on se fichait que les types lambda soient dans un camp ou bien dans l’autre, certaines personnes valaient mieux à être à vos côtés plutôt qu’à ceux des adversaires. Ravi du talent ainsi dévoilé de l’homme aux longs cheveux zinzolin, Oswald applaudit, mi-admiratif, mi-sarcastique. « Bravo, bravo, mes félicitations… Quelle belle frayeur as-tu faite à cette pauvre domestique ? » Elle avait vu la mort la frôler de bien près, même si son maître savait pertinemment ce qu’il faisait. Elle n’était pas censée en être aussi certaine, d’autant plus qu’elle n’avait sans doute pas vu d’où venait l’attaque dirigée contre le pauvre verre à présent brisé. A la proposition de son camarade, le chef haussa les épaules, incertain. « Je ne voudrais pas abîmer un si bel objet. » Et, pourtant, il s’osa à se pencher vers l’arme, l’effleurant du bout des doigts et l’observant sous toutes ses coutures, curieux et subjugué quelque part d’avoir affaire à un sniper d’une telle qualité. A Chronos, les armes étaient plus classiques, les plus violentes étaient des fusils de chasse ou des Desert Eagle au recul violent ; certains même délaissaient totalement les artifices et se contentaient de faire combattre leurs Pokémon. Ceux d’Oswald —au moins l’un des deux— n’était pas suffisamment loyal pour qu’il ne puisse se reposer que sur eux.

D'un geste qui, en théorie expert, aurait dû enclencher à nouveau la sécurité de son revolver, l'homme aux yeux carmin fit se resserrer le métal sur son index, entamant la peau tant le mouvement avait été rapide. Il lâcha à peine un sifflement, s'y prenant de l'autre main pour, cette fois-ci, bel et bien sécuriser son arme et sa remettre à la ceinture, avant de poser son regard sur la petite plaie qu'il s'était faite, là, juste à la jointure de son doigt. Le sang, lentement, coulait, tâchait sa peau claire d'un sillon grenat, et il en était presque fasciné. En portant l'infime blessure à ses lèvres, Oswald songea qu'il était bien rare que son sang ne coule, autrement que sous les écorchures des ongles des femmes qui s'enfonçaient dans son dos, quand il couchait dans leurs draps et les prenait, sans tendresse ni douceur, rien que pour le plaisir de les entendre haleter son nom. Lentement, il tira un carré de tissu blanc de sa poche, et s'en servit pour éponger ce qui coulait ; c'était peu, mais il ne voulait pas avoir ses vêtements tâchés pour une si petite broutille. Et puis, ceci fait, il s'en désintéressa totalement, relevant les yeux vers la belle maison qui se tenait, fièrement, plus loin. Une idée germa soudainement dans son esprit, et il lança un regard à Raffaelo, le coin des lèvres relevé en un sourire qui se voulait bien lourd de sous-entendus. « Que dirais-tu si nous quittions un peu les si belles terres de tes parents ? » Il rit, doucement, innocemment, et c'en était presque craquant. « Il paraît que le patron du bar qui vient d'ouvrir en ville a plutôt bon goût en matière de serveuses, si tu vois ce que je veux dire... » Il était un homme à femmes, et il n'était pas bien compliqué de deviner que son compagnon d'infortune en était un aussi, ou au moins qu'il avait toutes une horde de demoiselles à ses trousses quand il faisait ne serait-ce qu'un seul pas de chez lui. Ceux dont le cœur semblait inaccessible, fermé à double tour et délaissé par toute forme d'amour étaient aussi ceux qui attiraient la gente féminine ; toutes ces donzelles qui leur tournaient autour avoir l'espoir fou, presque hilarant, d'être la femme, la bonne, celle qui change la donne et devient l'exception, la seule, l'unique. La plupart sombrait en désillusions, jetées après s'être vues voler ce qu'elles avaient de plus cher —leur hymen, ou leur dignité.

Le patron tourna la tête en direction du portail, plus loin, devant lequel était stationné l'un des plus beaux engins de Chronos, celui dans lequel Oswald effectuait tous ses trajets, qu'il conduisait parfois mais laissait souvent aux bons soins de ses sbires, se contentant de profiter du paysage à l'arrière. C'était une Volvo café au lait, rutilante, aucunement rayée et propre comme un sous neuf. On prenait grand soin des voitures au quartier général, et de celle-ci encore plus, parce que c'était celle du chef, parce que c'était l'un de ses caprices auquel il avait cédé, blindé d'argent depuis qu'il avait pris la tête de l'organisation. Il en connaissait la valeur, pour sûr, mais lui pouvait se permettre de l'oublier puisque, à moins qu'il ne fasse faillite —et le risque était infime, il faudrait savoir faire tomber Chronos et ses assassins entraînés— toute sa vie était assurée dans le luxe de par l'argent qu'il s'y faisait —qu'il détournait, aussi, parfois, pour ne pas mentir. Esquissant un geste vers la berline, il haussa vaguement les épaules, adressa aussi un regard à Raffaelo. « Tout le monde n'a pas l'honneur d'y monter, dans celle-ci, mais ce sera sans doute plus rapide pour s'y rendre ? » Et puis, taquin, il s'ose encore à railler les parents, restés dans la demeure, terrifiés sans doute, comme le lui avait fait remarquer l'héritier. « Je suppose que tu n'as pas besoin d'autorisation, fiston ? » Le tout en dérision, parce que c'était drôle de rire des faibles et des idiots.
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MessageSujet: Re: Mégalomane + mégalomane = fin du monde ; Raffaelo   Dim 30 Juil - 1:18

Parfois on a envie de dire que les grands esprits se rencontrent, à défaut de parler de grandes têtes bien remplie, peut-être qu'on peut parler d'avantage de personnes terriblement ambitieuses, qui savent ce qu'elles veulent dans la vie. Et ne s'écrase devant rien ni personne, pas même entre eux. Ils se jaugent du regard, comme pour savoir si la personne en face. En apprendre toujours d'avantage sur l'autre, toujours mieux le cerner et le connaître et pour sûr, pour une fois si le Valentini posait des question, ce n'était pas juste pour passer le temps ou pour ennuyer la personne mais pour un réel intérêt. Malgré les sarcasmes qu'il pouvait laisser filtrer parce que c'était plus fort que lui et bien indigne de sa personne de ne jamais en dire. De toute façon ce n'est pas comme si le chef de Chronos était du genre à se vexer pour si peu, au contraire, le jeu semblait bien lui plaire le bougre. C'est ainsi que malgré tout ils parlaient. Ne rentrant jamais dans les détails, c'est inutile et surtout beaucoup trop rapide de dévoiler trop de choses à quelqu'un. S'ils s'apprécient pour leur force de caractère commune, il va de soit qu'ils sont deux hommes particulièrement dangereux, autant dire qu'il faut toujours se méfier. Mais Raffaelo n'avait nullement envie de se mettre le chef de Chronos à dos ou de tenter quelque chose. De un parce que ce n'est pas du tout dans ses objectifs dans la vie, Chronos il n'en a rien à faire, au même titre qu'Avalon. Il ne défend aucune cause, aucun intérêt en dehors des siens, c'est avoir bien trop d'objectif sur ce monde à ce fout, Raffy, se contente de valser entre les événements, s'arrangeant pour toujours s'en sortir, voilà tout. Sur le principe, son ambition s'arrête bien plus tôt que celle d'Oswald, mais quand il était question de sa petite personne... C'est une autre affaire.

Mais dans un sens, il était comme fasciné par cet homme il était partit de rien, et il était partit du plus profond des égouts pour s'élever au sommet d'Unys, comme quoi, c'était une nouvelle fois la preuve pour lui que la bonne éducation ne sert à rien, il suffit d'une chose, avoir la force et le charisme et se battre pour avoir ce qu'on veut. Attendre ne sert à rien, se plaindre non plus d'ailleurs. Au final notre homme avait été dégagé à l'armé, mais de cet expérience il en avait pris ce qu'il l'intéressait. Il en avait alors ri, ils étaient du même avis, ce qui compte c'est ce qu'on obtient, pas ce qu'on nous donne bien gentiment à condition d'être ce qu'on attends de nous. De toute façon, pour lui, vive ce n'est pas rester dans son coin et attendre.

« J'ai envie de dire. On a qu'une vie, et attendre que tout nous tombe est stupide. C'est fait pour faire ce que l'on souhaite comme on le souhaite.

Souriant en coin. Il en avait la preuve parfaite, ses parents étaient les chefs de famille, donc les maillons fort de cet endroit. Et pourtant, c'était Raffaelo et personne d'autre qui inspirait la terreur parmi les domestiques, il serait fort amusant qu'il demande un jour si ces derniers désiraient contredire quelqu'un, quoi choisiraient-ils ? Bien sûr en ponctuant la demande avec un regard dont notre jeune homme avait le secret... Mais plus tard, il verrait bien.  Pour l'instant il préférait regarder comment le grand chef de Chronos se débrouillait avec une arme à feu, bien que semblant assez peu enclin à tenter au début, peut-être n'avait-il jamais eut de réelle occasion de manipuler un snipper de ce genre, en même temps faut avouer que c'était un sacré calibre qu'il avait là notre homme, cela devait valoir une bonne petite fortune, un souvenir on va dire hein. Soucieux de sa façon de l'utiliser, il le regardait d'un œil observateur et soucieux. Faudrait pas l’abîmer tient, c'est qu'il était du genre à prendre soin de ce genre de petits bijoux.

« Allons ne t'en fais pas je suis là pour m'assurer qu'il ne t'arrive rien.

Avait-il dit une nouvelle fois sur un ton des plus moqueurs, même si au final ça restait tout de même une invitation à l'utiliser. Ce qui n'était pas rien oh, hors pour lui apporter, personne n'était autoriser à s'en servir, son père lui-même n'avait pas intérêt à le faire, sous peine de réveiller la colère et notre jeune homme. Il n'était pas assez bête pour ça. Les mains derrière le dos, le regardant alors prendre en main ce monstre de métal, il fût des plus ravie que cet objet lui tape dans l’œil. Eh oui, il aime la qualité. Notre homme aime les armes, mais il ne fait pas que les aimer, il sait parfaitement les manier comme il en avait fait la démonstration non sans en rire. Cependant, il haussa les sourcils, vraiment ? Il s'était pincé le doigt et s'était fait saigner ? Rien de bien dramatique, mais de quoi surprendre, fixant alors cette coupure ridicule. C'était limite si on ne pouvait pas se dire « oh alors le chef de Chronos peut saigner » hein. Cela ne devait pas être commun. Il en imagina même la tête de ses vieux s'ils voyaient ça, ils se seraient mis à quatre pattes devant lui juste pour ça, ridicule. Il en souffla légèrement de rire. Tandis qu'il se tourna pendant ce temps vers son domestique qui attendait à une distance raisonnable, tremblant. Il claque des doigts en désignant sa magnifique machine. Il lui ordonna alors.

« Ramène la dans ma chambre. Fais y attention. Toute rayure entraînera cent fois plus sur toi c'est clair ? Elle a bien plus de valeur que toi.

Comme toujours, il était d'une sympathie débordante avec eux, même si dans un sens, peut-être qu'on pouvait le comprendre, cette machine avait beaucoup de valeur su bien des points et si on regarde juste d'un point de vu financier c'était tout aussi vrai. C'est d'un hochement de tête tout en évitant de croiser le regard des deux prédateurs ici présente qu'il se pencha pour plier précautionneusement cet objet et le ranger à sa place. Le plus jeune se retourna alors vers son aîné, il avait une idée en tête, et cette dernière ne tarda à franchir la barrière de ses lèvres. Un bar ? Oh pourquoi pas, en tant qu'homme qui aime profiter de la vie il va de soit que ce n'était pas le genre d'endroit qu'il esquivait, même si faut avouer qu'en fait pendant ces années à l'armée, lorsqu'il eut atteint la majorité, il n'avait pas trop eut l'occasion d'en profiter, disons que les permissions c'était pas ce qui tombait le plus facilement et sont un peu coincés dans ce genre d'endroit. Heureusement qu'ils pouvaient boire un coup de temps en temps tient. Il haussa les épaules avant d’acquiescer.

« Pourquoi pas. J'ignore combien de temps je resterais dans le coin après tout. Montre moi donc !

Et c'est les mains dans les poches, et un sourire fier aux lèvres qu'il lui emboîtait le pas. Y aller à pied. Nan c'est pour les tapette ça, monsieur est invité dans le monstre qui sert de voiture à monsieur. Cela faisait bien longtemps qu'il n'était pas monté dans un truc qui pouvait s'en approcher tient, à l'armée les voitures sont puissantes et utiles, mais pas forcément confortable. Se penchant alors pour regarder à l'intérieur d'un œil intéressé. Il se mit alors à rire, se redressant pour regarder son aîné, il lâcha sur son ton toujours désinvolte, de garçon qui ne sait jamais s'arrêter ou poser des limites au respect quand on s'adresse à quelqu'un de plus haut gradé que soit.

«Oh. Je crois que je devrais m'en sortir Papa. Ne t'en fais pas. Au pire tu es là pour me surveiller, n'est-ce pas ?

Et c'est non sans rire de cette situation, c'est vrai qu'appeler le chef Papa et se faire nommer Fiston c'était étrange, mais osef comme on dit hein. Puisqu'il entra, non sans s'installer un peu comme un pacha dans le siège propre et confortable. S'accoudant alors contre la fenêtre, il siffla alors d'admiration devant la voiture, c'est qu'il y a de la place, limite on peut y vivre à l'intérieur ahah.

« Belle bagnole. Ça me change des modèles de l'armée tient, plus impressionnante pour rouler sur les gens, mais carrément moins confortable.

Faut avouer que ça en jette de se balader là-dedans et ça attire forcément les regards, fixant alors de temps à autre les personnes là pour suivre ce cher Oswald certainement pour sa sécurité. Suivant alors le pas quand il était temps de sortir. Des gens étaient là, à les regarder, partagé entre l'admiration pour certain et la crainte pour d'autre. Hilarant. Avant de se tourner vers ce qui semblait être leur destination. Un bar, avec des demoiselles en tenu de soubrette là pour les accueillir avec des courbettes. Certaines se dépêchèrent d'ailleurs de s'approcher de son compagnon de la journée, certainement prêtent à bien des choses pour s'attirer des faveurs. Et puis, il était plutôt beau garçon, ça ne se refuse pas. Une demoiselle blonde, à la poitrine plus que généreuse s'approcha du Valentini, qui n'hésita d'ailleurs pas à ignorer ce qu'elle pouvait dire en guise de salutation pour lui attraper le menton et lui relever la tête, comme la jugeant. Avant de finalement la lâcher et attraper une brune par le poignet.

« Hm. Non, c'est toi qui fera le service je l'ai décidé.

Souriant en coin, regardant alors en biais cette pauvre femme qui devait avoir rien compris à ce rejet, faut avouer qu'il trouvait ça amusant. Au même titre qu'il s'appuya sans la moindre gêne sur l'épaule de la nouvelle choisis par ses soins. Il souffla à son oreille.

« Je compte sur toi pour nous donner un bonne table.

Certainement qu'elle ne savait pas si elle devait avoir peur de ce ton peu engageant, ou rougir parce qu'il était bel homme, elle s'était cependant exécutée. Ils s'installèrent donc. Là, il commanda alors un Mojito, parce qu'il appréciait cette boisson plutôt rafraîchissante et alcoolisée. Avant de s'appuyer sur la table, prenant alors un malin plaisir à laisser les demoiselles plantés à côtés d'eux, attendre de l'attention ou que sais-je encore.

« Oh. D'ailleurs. On t'a jamais emmerdé avec des histoires de mariage toi ? T'sais, les trucs où on te dis faut faire des enfants et parce que ça la fout bien.

Le truc qu'il avait envoyé bouler il y a de ça quelques années. Lui ? Avec quelqu'un ? Des enfants ? Même pas en rêve. -Interdiction de te moquer de lui!- C'était un sujet de conversation comme un autre hein, en tout cas, il fit tourner son verre entre ses doigts lorsqu'il fût poser sur la table..
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MessageSujet: Re: Mégalomane + mégalomane = fin du monde ; Raffaelo   Dim 30 Juil - 1:18

On a qu’une vie. On a qu’une vie, et certains la passaient à s’incliner, à se saigner pour des causes qui n’en valaient pas la peine, pour des supérieurs qui leur marchaient dessus sans considération pour leur état d’être, de personne. Il en fallait, des types pathétiques, pour servir les hommes comme Raffaelo ou Oswald ; il en fallait, des donzelles qui ne se respectent pas, pour satisfaire la libido dévorante de ces hommes qui ne se tiennent pas. Il en fallait des faibles pour servir les forts, mais il était si ridicule de les voir se taire, baisser la tête, faire profil bas, courber l’échine sans jamais oser hausser le ton et prendre leur indépendance. Ils étaient tenus par la peur. A ce titre, que valait une vie dont on ne profitait jamais vraiment ? Raffaelo n’avait pas peur, il se dressait face à ceux qui l’avaient mis au monde, ne s’en portait pas plus mal. Il ne s’écrasait pas, il écrasait ceux qui s’essayait à le souiller de leurs souliers trop bien cirés. Oswald non plus n’avait pas peur, alors il régnait, il dominait. Il n’y avait que ceux qui ne craignaient personne qui pouvaient s’élever au sommet. Oswald y était parvenu ; Raffaelo était aussi un bel exemple de la victoire. De la victoire, et de l’impertinence, de la provocation, de ce qui aurait valu mille châtiments à quiconque se serait adressé de la sorte au chef de Chronos, avec ce ton moqueur et sournois. Mais ce n’était pas quiconque, C’était le fils des Valentini, dont ils ne portait que le nom et le sang, mais aucune valeur inculquée par les trop bien pensants. C’était un foutu gosse de riches qui se riait des galons, des parures, des dorures et de tout ce dont ils raffolent, là-haut dans leurs tours d’ivoire, dans leurs châteaux où ils s’ennuient pendant qu’en bas, ils dansent, ils font l’amour, noient leurs nuits dans les vices et leurs jours dans les tourments des plus fragiles. On ne gagne rien à n’avoir de puissant que l’argent et la bonne conduite. Raffaelo l’avait compris et, pour ça, Oswald le respectait, et savait s’amuser de ses affronts qui auraient coûté cher à d’autres. A d’autres.

C’était tout un jeu entre sarcasme et taquinerie qui se déroulait entre deux, réengagé et appuyé par un fiston lancé comme pour se rire du patriarche Valentini qui, pourtant, ne disposait d’aucune forme d’autorité sur son fils. Le peu que les parents pouvaient, de toute façon, avoir sur leurs enfants, achevait de s’éteindre quand venait l’âge de la majorité, l’âge de maturité comme certains aimaient à le dire. Depuis longtemps, celui dont il venait de parodier le père était apte à disposer de ses propres droits en toute conscience, sans que personne ne puisse lui imposer ce qu’il ne voulait pas. Et, ça, même ceux de la haute n’y pouvaient rien. « Évidemment. Méfie-toi que je ne te prive pas de dessert ce soir, s’il te venait l’idée de désobéïr. » Toujours aussi moqueur, toujours avec ce même mépris pour ceux qui, bien au chaud entre leurs quatre murs, ne se doutaient même pas qu’il se joignait à ce fils, qu’ils espéraient remettre dans le droit chemin, pour rire de tout ce si beau monde qui ne leur plaisait pas. « Je suis sûr qu’ils espèrent que j’aurai une bonne influence sur toi. C’est presque triste, tout ce qui m’importe c’est l’argent qu’ils déboursent dans l’organisation et les services de l’armée que j’obtiens grâce à eux. S’ils savaient... » Il haussa les épaules, même pas inquiet de dévoiler qu’il se servait sans vergogne des parents de son interlocuteur. Il était presque désolé qu’une famille dont le nom était si rutilant dans le coin ne soit pas capable d’être autre chose qu’une énième hiérarchie de bourgeois comme tant d’autres, avec rien pour les détacher de la masse, sinon un fils qui ressemblait à Oswald en quelques points qui rendaient sa compagnie agréable. Quant à savoir s’il ne s’agissait que de quelques heures à passer à se détendre comme deux bons vieux amis, ou s’ils viendraient à se revoir, tôt ou tard, c’était une autre question, une autre histoire, et le blond se souciait peu de ce genre de choses. Ces choses qui, pourtant, souvent, tracassaient l’esprit des grands amis ou des amants que les kilomètres et les heures séparaient. Mais Oswald n’avait pas le temps pour tout ça ; pas le temps, ou pas l’envie, peut-être, sans doute.

Installé sur les sièges on ne peut plus confortables de la Volvo, il laissait à Raffaelo le loisir d’inspecter l’intérieur impeccable. Il n’était pas peu fier de l’engin qui, il fallait l’avouer, coûtait une petite fortune. Il n’y en avait que bien peu semblables. Alors, souvent, on savait bien qui se déplaçait dans pareille voiture, et l’on ne cherchait même pas à distinguer un regard ou un cheveux au travers des vitres teintés. On tournait le dos, on faisait mine de ne pas voir, et puis on regardait discrètement par dessus d’épaule, jusqu’à ce que la berline et son passager que tant détestaient, méprisaient aient disparus à l’horizon. Oswald les voyait, ne s’en souciait même plus, s’en amusait s’il n’avait rien d’autre à faire pour occuper ses trajets, ou s’il ne conduisait pas lui-même. « Parce que tu as besoin d’une machine de guerre pour rouler sur les autres ? Allons, tu me déçois ; je croyais que tes bottes te suffisaient. » Enième provocation, accentuée d’un sourire en coin, d’un sourire carnassier et d’une lueur flamboyante dans le regard. Qui aurait le dernier mot ? La bataille était incertaine, ils luttaient à armes égales, et c’était sans doute ce qui était le plus plaisant à voir entre ces deux-là. Le trajet se passa sans encombre, avec les regards curieux des passants, comme prévu. Mais, le plus drôle sans doute, furent ceux qu’on leur lança quand ils descendirent, une fois l’engin garé et le moteur coupé. Certains pâlirent, d’autres ouvrirent la bouche comme pour parler mais aucun son n’en sortit. On entendit même, un peu plus loin, un porte-monnaie tomber et la mélodie de dizaines de pièces contre le carrelage s’éleva au milieu du demi-silence dans lequel l’arrivée des deux figures connues avaient plongé l’endroit.

Les premières à réagir furent les serveuses, grandes, élancées, pulpeuses pour la plupart, des femmes qui n’étaient faites que pour être reluquées pendant qu’elles roulaient des hanches d’une table à l’autre, ou quand elles se penchaient vers l’un ou l’autre des hommes —les rares clientes ne devaient pas avoir des penchants très hétérosexuels— pour prendre leur commande. Elles étaient des morceaux de viande exposées en vitrine et, s’il ne fallait pas les toucher, ces deux-là ne s’en privaient pas. On ne leur dirait rien ; leur pouvoir était trop grand pour que l’on osa. Il y avait sans doute des années d’économies derrière un tel projet, et bien des emplois pour ces jeunes filles dans la fleur de l’âge, sans doute une façon de payer de hautes études ou de se faire un butin pour partir, partir loin de cette région où il était difficile de respirer correctement. Peut-être même, parmi les serveuses ou les clients, y avait-il quelques hybrides, parfaitement dissimulés. Peut-être celle qui s’enfonçait dans l’arrière boutique ; celui qui lisait son journal, celui qui quittait le bar pour s’en aller dans les rues. Qu’importe, Oswald n’était, cette fois-ci, pas à la recherche de nouveaux esclaves pour ses sbires ou pour lui-même —cette mission pouvait bien attendre quelques heures, quelques jours même. L’air ennuyé, il observa les gamines en soubrette autour d’eux, comme pour les faire languir, devinant le souhait de chacune d’obtenir ses faveurs, même pour quelques minutes à peine. Il y avait même la jolie blonde, celle qui venait d’être jetée par son camarade de sortie du moment, qui se présentait à lui, la mine presque suppliante. Lentement, il replaça une mèche de cheveux de la femme derrière son oreille. « Allons… Tu crois vraiment que s’il ne t’a pas voulue, moi, je vais te vouloir ? Allez, va t’amuser ailleurs. » Et, laissant là la demoiselle déboussolée, il fit signe à une autre, un peu plus petite, la tignasse de feu et les joues constellées de tâches de rousseur. Elle était moins bonne que la brune que s’était dégotté Raffaelo, mais elle avait quelque chose d’innocent et d’insolent tout à la fois, qui avait décidé Oswald. 

Assis à leur table, il invita ladite rousse à s’asseoir à ses côtés —lui en donna l’ordre, plutôt—, et entoura ses épaules de son bras, en se laissant aller contre le dossier de la banquette dans son dos. Après avoir commandé un Monaco, il avisa brièvement les serveuses, jalouses sans doute, droites auprès d’eux. C’était risible. Cependant, avec la question que venait de lancer Raffaelo, il n’eut pas plus le temps d’admirer la scène de ces soubrettes dévouées et impatientes de servir à quelque chose. Son esprit, l’espace d’un instant, s’échappa, quelque part, loin d’ici, dans un souvenir lointain. Mariage ? La seule femme à laquelle il avait été marié, il n’avait même pas tout à fait dix ans, et c’était avec une bague en plastique acheté avec une pièce de monnaie échouée dans un caniveau. Il était enfant, jeune et insouciant, mais il avait était le plus fier de tous les petits garçons de demander à sa belle d’être son amoureuse. Que c’était stupide. Reprenant pieds avec la réalité, après tout juste quelques secondes d’absence, il haussa les épaules. « Jamais. Qui, de toute façon, pourrait bien vouloir m’imposer un quelconque mariage ? Je n’ai pas de père à qui offrir un héritier, plus de mère à qui donner une belle-fille avec qui parler d’affaires de femmes. » Son verre fut posé face à lui, et il s’en saisit pour en boire une gorgée, proposant à la rouquine à ses côtés d’y goûter elle aussi. Evidemment, elle n’avait pas le droit de boire en service. Mais Oswald, en un regard, acheva de la convaincre, et il la sentit se détendre très légèrement. Allons, elle prenait enfin ses aises ? « De toute façon, j’aime trop peu l’idée d’être condamné à une seule femme. Il y en a tant de désirables... » Pour ponctuer ses paroles, il descendit sa main de l’épaule à la taille de la serveuse. « Ce serait dommage d’avoir à s’en priver pour les beaux yeux d’une épouse jalouse, n’est-ce pas ? »

Récupérant son verre des mains de la fille qui venait de le lui rendre, il bu une nouvelle gorgée, avant de le reposer sur la table, laissant ses doigts tapoter le bois de cette dernière. Et puis, son regard passa d’une soubrette à une autre, coula sur les poitrines rebondies, sur les jambes dont on devinait les cuisses galbées sous les froufrous des robes. Ensuite, il imita Raffaelo, et se pencha légèrement sur la table, attirant l’anonyme rousse encore un peu plus près de lui-même. « Tu préfères lesquelles ? Les plus jeunes, les plus âgées ? Les blondes, les brunes ? Les faciles ou les sauvages ? » Le sourire qu’il affichait en disait long sur ses arrières-pensées ; Oswald était un homme à femmes et il ne s’en cachait pas. Son compagnon avait tout l’air d’en être un aussi —sinon, le blond n’aurait pas eu l’idée de l’emmener ici— et c’était l’occasion ou jamais de le titiller sur ce point dont les corps libres au coeur inaccessible aiment se vanter, ce dont ils n’ont pas honte de parler. Ce si grand Don Juan l’avait fait bien avant eux, avait marqué l’esprit des femmes comme l’image de l’homme dont elles ne voulaient pas partager le lit, et il avait si bien défendu la cause des hommes désireux des sublimes courbes qu’Oswald aurait pu le citer par coeur, tant la citation l’amusait et lui paraissait pleine de sens pour qui connaissait le plaisir des draps nouveaux et inconnus dans lesquels on s’abandonne certains soirs : toutes les belles ont droit de nous charmer, et l’avantage d’être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu’elles ont toutes sur nos coeurs. Ou, pour cette fois, sur nos corps seulement.
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