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 Retrouvailles à Lavanville ; Kazuko

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Yûki
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random: ici petit poney

MessageSujet: Re: Retrouvailles à Lavanville ; Kazuko   Dim 30 Juil - 1:43

Elle l’aurait gardé aussi. Elle l’aurait gardé aussi. Elle l’aurait gardé aussi. Il ne savait pas quel crédit il pouvait accorder à ses mots. Il ne savait pas si elle disait vrai, si elle mentait, si c’était autre chose encore. Il n’était plus sûr de rien la concernant, parce qu’elle avait trop fait pour qu’il soit capable de lui faire à nouveau confiance comme s’il ne s’était jamais rien passé de douloureux ou de difficile entre eux. Elle était peut-être la meilleure part de lui-même, mais elle était aussi le poison qui avait coulé dans ses veines et l’avait brûlé de l’intérieur pendant trop longtemps. Alors, comment la croire ? Comment se fier à ce qu’elle disait ? Une part de lui souffrait à l’idée de la faire mentir, une autre songeait que c’était sans doute mieux que de se reposer sur des illusions pourtant doucereuses. « Bien sûr que j’ai peur, Oswald. » Il ne pu réprimer un sourire, malgré les pensées qui le tourmentaient. Ainsi donc, elle avait peur, et elle tenait quand même à cette place à ces côtés, cette place qu’il lui avait précieusement gardée sans jamais l’offrir a aucune autre qu’elle ? C’était de la pure folie, d’un côté comme de l’autre. C’était cruel, c’était interdit, c’était dangereux. Elle prenait le risque, et Oswald était prêt, en un sens, à le prendre avec elle. Si c’était tomber, si c’était couler, il l’avait déjà fait pour elle, recommencer ne l’effrayait pas. 

« Je ne veux pas me battre contre eux, mais je ne veux pas me battre non plus contre toi. » Se battre contre lui. N’était-ce pas ce qu’ils faisaient, ce qu’ils feraient, rien que par leur nature, leurs devoirs, leur vie respective, tout ce qu’il n’y avait plus de commun entre eux et qui creusaient un fossé à leur pieds pour les séparer un peu plus encore ? Il y avait un monde qui se tenait là, comme un mur au milieu d’eux, pour qu’ils ne s’atteignent pas. Et pourtant, à cet instant, qui était peut-être bien l’un des plus douloureux de tous, il se sentait plus proche d’elle qu’il ne l’avait jamais été. Elle se tenait contre lui, les yeux fermés, ses doigts retenaient prisonniers ses vêtements, en une étreinte qui refusait de le laisser partir. Il était incapable du moindre geste, ramené des années en arrière, à cette époque où il était bien plus petit que Kazuko, et qu’il lui fallait se baisser ou le faire grimper sur ses genoux pour pouvoir l’étreindre, cette époque où elle lui paraissait tellement grande, cette légendaire pourtant si petite aujourd’hui. Elle avait l’air frêle, fragile, et pourtant elle était l’un des êtres les plus puissants de ce monde. C’était difficile à croire, tant Oswald craignait de la casser s’il osait un geste un peu trop brusque. « Merci... Tu ne m’attendras pas en vain. Je viendrais. Attends-moi, Oswald. » Et il frissonna, de tout son être, en espérant qu’elle ne l’ait pas senti.

Il fut pris d’une longue hésitation, qui lui parut durer des siècles alors qu’elle ne se limita qu’à quelques secondes, et puis passa ses bras autour de Kazuko. Il était penché vers elle, les longs cheveux de la jeune femme lui chatouillaient la joue. Ses mains, dans son dos, s’évertuaient à la maintenir contre lui, comme si rester ainsi avec un peu de volonté pouvait leur permettre de n’avoir plus à se quitter. Jamais. Je t’attendrai. Il l'attendrait, et pourtant il savait qu'il ne devait pas. Il ne devait pas y songer, accepter de la revoir, accepter de marcher vers elle et de prendre sa main. Il ne devait pas, mais il l’avait fait quand même, les yeux fermés, sans même regarder où il allait, alors qu’il avançait en plein terrain miné. 

Combien de temps ils restèrent ainsi ? Oswald n’en savait trop rien, mais une chose était sûre : lorsqu’il leva les yeux vers la fenêtre, la nuit avait finalement étendu son voile obscur sur Lavanville. Il aurait pu rester comme il l’était, encore et encore, que ça ne l’aurait pas dérangé. Mais il ne pouvait pas, il n’en avait pas le droit, et il ne devait pas non plus retenir Kazuko. Quand bien même une question lui brûlait les lèvres, il ne trouva pas la force de l’énoncer ; il n’était pas certain de vouloir une quelconque réponse non plus. Un jour, peut-être, il saurait si, ces vingt dernières années, elle avait su le remplacer par un autre humain, pactiser comme elle avait pactisé avec lui. Et si elle répondait oui ? Oswald aurait trop mal, et c’était une douleur dont il ne voulait pas. Surtout pas. Pour cette fois-ci, l’ignorance valait sans doute mieux. Il lui demanderait, un jour, peut-être, s’il trouvait la force nécessaire. Mais ça lui paraissait tellement loin. « Tu devrais peut-être partir. » Reste. Mais rester où ? S’il n’avait pas fait son logis à Chronos, il l’aurait peut-être invitée chez lui, rien que pour un soir, rien que pour une nuit, rien que pour lui parler des heures entières plutôt que de dormir. Il l’aurait voulue dans ses bras, le temps que l’astre nocturne au moins fasse son cycle. C’aurait été peu, mais c’aurait été suffisant pour lui. Le fait qu’il loge au quartier général n’était peut-être au fond qu’une excuse pour ne pas rendre les choses plus difficiles encore, si elle ne revenait pas. Le temps passé ensemble rendait la séparation plus difficile encore ; il n’était pas certain de savoir la laisser s’en aller si elle décidait de rester plus encore.

A contre-coeur, et difficilement, il se recula. Il eut soudain froid, là où il s’était habitué à la chaleur de l’immortelle contre lui. Pourtant, il n’en dit rien, déglutit simplement. Comme si ça pouvait aider à faire passer. Il y avait le silence qui régnait dans la tour, tous les visiteurs s’en étaient allés, surpris par la pénombre grandissante et soucieux de rejoindre leur doux foyer. C’était bien plus paisible encore que ça ne l’était la journée, alors que le silence y était pourtant religieux en tout temps. Mais c’était pire encore, la nuit tombée. Oswald réprima un soupir et, après une brève hésitation, se saisit de la main de Kazuko. Il ne se retint pas d’enlacer ses doigts autour des siens, les emprisonnant dans une étreinte possessive bien que tendre et qui ne lui voulait aucun mal. Etait-ce possible qu’il veuille un jour véritablement la blesser ? Rien n’était moins sûr. Ses larmes lui faisaient bien trop de mal pour qu’il veuille en être le coupable —et il l’avait déjà trop été.

Il ne prononça pas un seul mot, avançant simplement vers les escaliers, pour les descendre, descendre tous les étages et sortir retrouver l’air frais. Le temps s’était refroidi. Quand il expirait, un léger nuage de buée se formait devant lui. C’était infime, mais c’était bien présent. Il n’y réfléchit pas trop, quand il enleva sa veste pour la déposer sur les épaules de Kazuko. Il ne réagit même pas, quand la fraîcheur du soir s’amusa à titiller sa peau à travers la fine couche de vêtements qui demeurait à présent. C’était pour Kazuko, pour qu’elle n’attrape pas froid. Etait-ce seulement possible ? Un légendaire était capable de s’enivrer, de saigner, de pleurer ; un légendaire était-il capable de tomber malade ? « Tu me la rendras lorsque l’on se reverra. » C’était comme un gage, comme un défi : viendras-tu vraiment ? que demandaient ses yeux, lorsqu’il plongea son regard dans celui de Kazuko, ou bien as-tu encore menti ? Une part de lui avait désespérément confiance en elle, pour cette fois-ci.

Il balaya les environs du regard, les fenêtre des habitations étaient illuminées, et l’on voyait parfois une silhouette balayer le faisceau lumineux, le faire vaciller pendant une seconde. Il n’y avait plus personne dehors, on entendait juste les grillons chanter, et une chouette hululer, un peu plus loin, dans un arbre quelconque. Il savait qu’à quelques mètres de là, hors de vue, la voiture de ses subordonnés l’attendait. Ils ne diraient rien face à lui, mais la rumeur courrait sans doute bientôt à Chronos qu’on l’avait vu rôder à Lavanville. On exagérerait les faits, on rajouterait des anecdotes improbables au fil des récits, pour rendre le tout plus attrayant pour les auditeurs. Oswald s’en moquait. 

Lentement, il se tourna vers celle qui se tenait auprès de lui, et tint ses deux mains dans la chaleur des siennes, pour ne pas laisser ses doigts subir la morsure du froid, pourtant pas des pires qu’il eut été. « Je ne vais pas te demander de me suivre jusqu’à Chronos. Pas ce soir. Jamais, peut-être. Ce n’est pas un endroit pour toi. » Mais l’on se reverra tout de même, il le savait au fond de lui. Elle viendrait, un jour, et on ne lui laisserait pas l’occasion de protester. Il fut saisi d’un élan soudain, et se pencha vers elle, vers son visage, vers ses lèvres. Il ne se tenait plus qu’à un souffle lorsqu’il s’immobilisa, comme s’il réalisait qu’il ne devait pas. Il ne fallait pas. C’était interdit. Interdit. Il s’était figé, ses doigts s’étaient crispés, et il s’était légèrement reculé pour, finalement, se pencher quand même et lui déposer un baiser au coin des lèvres. C’était peu, c’était un peu trop peut-être. Il désirait plus encore, il ne se permettait rien au delà de ça. Il la respectait un peu trop pour s’y risquer, et il ne voulait pas briser ces instants pour une pulsion qui viendrait chambouler encore le peu qu’il restait d’eux. 

Il s’écarta d’elle, libéra ses mains. Un instant, son regard se perdit dans le vague, avant qu’il ne le reporte sur la Mew en face de lui. « Prends soin de toi. Et ne m’oublie pas, Kazuko. » Il ne pu s’empêcher de lui adresser un sourire en coin, fugace, camouflé d’une part par l’obscurité, avant de se détourner. C’aurait été prendre un risque trop grand qu’elle le suive jusqu’à la Volvo qui le reconduirait jusqu’aux quartiers de Chronos, même s’il aurait voulu pouvoir le faire. Il tenait trop de choses entre ses mains pour s’y risquer. Elle était là, la voiture aux vitres teintées, celle qui l’emmènerait loin de Kazuko et en direction d’une incertitude la concernant. Viendra-t-elle ? se demanda-t-il encore, une énième fois, en exigeant de prendre le volant. Conduire l’occuperait, accaparerait son attention, ses pensées, tout ce qui risquait de se diriger un peu trop vers Kazuko et ce début de soirée bien différent de ce qu’il avait espéré. En mieux, en pire ? Il n’en savait trop rien. Il soupira, tourna la clé ; le moteur ronronna docilement.

Et, lorsqu’il lança la Volvo sur la route, il cru apercevoir un éclat rosâtre sur le côté de l’allée. A cet instant, tout doute se dissipa de l’esprit d’Oswald.
Il en était certain à présent : ils se reverraient.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles à Lavanville ; Kazuko   Dim 30 Juil - 1:44

Kazuko ne le savait que trop bien. Elle savait qu’elle commettait l’irréparable. Elle savait qu’elle n’avait pas le droit. Qu’ils n’avaient pas le droit. Ce n’était que pure folie. Ce n’était qu’égoïsme. Et pourtant... Elle ne pouvait faire autrement. Elle ne pouvait que l’aimer. Malgré ce qu’il était ou plutôt grâce à ce qu’il était. Même s’il faisait tant souffrir les siens, elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’il y avait toujours du bon en lui. Qu’il méritait quand même d’être aimé. Etait-elle naïve ? Etait-elle trop douce et gentille pour détester quelqu’un ? Non, elle était juste trop amoureuse pour utiliser sa raison plutôt que son cœur. C’était lui qui lui dictait chaque pensée, chaque émotion et chaque geste, elle ne pouvait faire autrement. Malgré son statut de pokemon légendaire, elle ne pouvait respecter les règles cette fois. Désolée, Arceus. Mais l’amour était plus fort que tout cette fois. Même plus grand que Dieu lui-même visiblement. 

Kazuko était sincère quand elle avouait garder la masterball si elle avait été la place d’Oswald. Non, elle n’aurait probablement jamais pu l’abandonner comme un vulgaire déchet. Cette sphère était bien trop précieuse à leurs yeux. Elle contenait beaucoup trop de souvenirs agréables ou douloureux. Elle était un peu le ciment de leurs âmes. Et pourtant... Pourtant, elle avait tout brisé. Oh, combien elle avait regretté. Mais elle n’avait jamais pu revenir en arrière. Car elle n’était pas Dialga. Aussi grands étaient ses pouvoirs, elle ne pouvait modifier le passé pour changer le présent et le futur. Et c’était sans doute mieux ainsi, les conséquences auraient sans doute été trop grandes. 

Il fallait juste vivre avec le présent et le futur sans penser au passé. Ce n’était pas facile, loin de là, mais avancer un pas après l’autre était la meilleure des solutions. Personne ne pouvait changer son passé, mais on pouvait changer son avenir. Hors, Kazuko n’avait pas l’intention de laisser l’avenir de Oswald devenir encore plus sombre que ce qu’il était déjà. Elle allait, au contraire, l’éclairer d’une lumière si vive qu’il en serait presque ébloui. C’était peut-être prétentieux de sa part, voir surréaliste, mais elle ne voulait pas le laisser dans les ténèbres indéfiniment. Elle était sûre que la sortie était quelque part et qu’ils la trouveraient. Ensemble. Car elle comptait bien le guider et l’aider à s’en sortir.

Même si certains n’approuveraient pas. Oh, non, les légendaires n’approuveraient sans doute pas s’ils le savaient. Sans parler des hybrides victimes directement ou indirectement des caprices et de la cruauté de son prince. Ils n’approuveraient pas qu’elle passe du temps avec lui et encore moins qu’ils soient si proches. C’était la plus infâme des trahisons. Pure folie. Egoïsme certain. Oh, oui, elle n’était pas sûre d’être digne de son statut. Et elle avait peur. Tellement peur. De tant de choses. Mais elle ne changerait pas d’avis pour autant. Elle avait choisi sa voie, son destin et elle en assumerait les conséquences. Elle avait choisi l’amour pour un humain plutôt que l’amour pour les siens. Et elle ignorait si elle devait en avoir honte ou si elle devait en être au contraire fière. Tout s’embrouillait dans sa tête. Mais elle était sûre de vouloir rester à ses côtés.

Serrée contre lui, elle sentait sa chaleur réconfortante et, si elle pouvait, elle resterait indéfiniment contre le corps de cet homme qu’elle aimait tant. Ses yeux s’étaient fermés, mais elle sentit les bras l’enlacer et la serrer à son tour. Leur étreinte semblait si éternelle. Le temps semblait s’être d’ailleurs figé et la femme immortelle ne réussit pas à compter les minutes qui s’écoulèrent. Quand elle rouvrit enfin les yeux, ils étaient toujours dans les bras l’un de l’autre, mais la nuit était tombée. Le temps pouvait passer tellement vite... Sans qu’on s’en rende compte. La légendaire soupira discrètement en regardant la nuit noire. 

Elle avait promis à Kaname, son éditeur, de rentrer tôt au Bourg-Palette pour pouvoir dormir suffisamment. Demain, elle avait une journée de travail chargée et il fallait qu’elle soit en forme. Mais elle n’avait pas envie de partir. Elle avait peur. Peur de ne pas le revoir. Peur que ce moment qu’ils venaient de passer ensemble soit le dernier. Bien sûr, elle ferait tout pour que d’autres suivent, mais elle ne pouvait avoir de réelle certitude sur l’avenir. Enfin, cela ne servait à rien d’être défaitiste. Elle avait fait une promesse. A elle de la tenir. Elle sentit Oswald se reculer et ne chercha pas l’en empêcher. Il avait raison. Elle devait partir. Mais ce ne serait pas la dernière fois qu’il la verrait. Ah, non. La Mew pouvait être très têtue quand elle le voulait et sur ce point-là elle le voulait fortement. Un sourire s’esquissa sur ses lèvres. Un sourire fin et délicat comme elle seule savait les faire. Elle sentit Oswald s’emparer de sa main et le laissa faire. La sienne alla se poser sur sa joue en un tendre geste pendant quelques secondes avant de se retirer. 

Elle le suivit docilement, sa main toujours dans la sienne et se mit à frissonner quand ils arrivèrent enfin à l’extérieur de la Tour Pokemon. Il faisait froid ce soir et la main d’Oswald sur la sienne était la bienvenue. Surprise, elle sentit une veste se poser sur ses épaules et jeta un regard quelque peu surpris vers l’homme à ses côtés. Un sourire apparut sur ses lèvres à nouveau, mais celui-là était plus amusé. Serait-ce un défi ? Elle comptait bien la lui rendre et le revoir. Il ne fallait pas s’inquiéter de cela. Ses doigts se refermèrent sur la veste qui la réchauffait agréablement. En plus, elle sentait  bon. Cette odeur indéchiffrable et sauvage qu’Oswald avait toujours eu. Cette odeur qu’elle aimait tant. Un voile traversa ses yeux l’espace d’une seconde alors qu’elle revoyait des scènes du passé. Mais cela ne dura pas et elle préféra regarder celui qu’elle avait maintenant. 

- Merci. Je te la rendrai, ne t’inquiète pas. Elle a l’air de t’avoir coûté cher.

Petite provocation ou sincérité innocente, difficile à dire. Kazuko pouvait être pleine de surprises quand elle le voulait. Ce sourire mystérieux sur ses lèvres n’arrangeait pas les choses. Son regard suivit celui du blond sans y réfléchir. Elle se demandait comment il était venu à Lavanville, lui qui ne pouvait voler. Sa voiture était peut-être dans les environs. Elle se demanda quel genre de voiture il pouvait posséder. Une luxueuse sans doute. Le chef de Chronos n’était pas n’importe qui, après tout. Et son Oswald encore moins. Son sourire se fit légèrement plus sombre, mais elle ne dit rien. Cela ne servait à rien. Elle avait décidé de l’accepter tel qu’il était pour l’instant. Même si elle n’approuverait sans doute jamais, elle pouvait au moins essayer de le comprendre et de ne pas le juger... Même si elle ne pouvait s’empêcher en même temps de penser à tous les hybrides qu’il faisait souffrir. Oh, Arceus, encore une fois pourquoi es-tu si cruel ? 

Elle acquiesça en silence aux paroles qu’il prononça alors. Elle ne pouvait répondre à ça et ne le voulait pas. Chronos n’était en effet pas un endroit pour elle. Même si elle se savait capable de s’infliger la douleur qu’elle ne manquerait pas de ressentir en pénétrant dans les quartiers de l’organisation... Juste pour le voir. Mais ça, elle ne le dit pas. Il n’avait pas besoin de le savoir pour l’instant. Il le saurait bien assez tôt quand il la trouverait dans son bureau. L’avantage de téléport était qu’on pouvait se retrouver dans n’importe quel endroit sur Terre, même les plus inattendus... Elle eut le souffle coupé une dernière fois quand il se pencha vers elle. Allait-il... Finalement, il déposa un baiser au coin de ses lèvres. C’était déjà beaucoup et elle sentit son cœur battre furieusement, comme preuve que les légendaires pouvaient ressentir l’amour eux aussi. Se sentant toujours incapable de parler, elle se mit sur la pointe des pieds et déposa un baiser tendre sur sa joue. Cela ne dura qu’une seconde, mais c’était suffisant pour prouver ses sentiments. Elle lui adressa un dernier petit sourire, presque timide, avant de retirer doucement ses doigts et de désigner l’horizon d’un signe de tête.

- Ne t’inquiète pas. Prends soin de toi également. Ne commets pas trop d’imprudences... Et je ne t’oublierai pas. Nous nous reverrons plus vite que tu le penses. Va, maintenant, je suppose qu’on t’attend à Janusia.


Elle le suivit du regard jusqu’à le perdre de vue. Elle s’appuya quelques instants contre le mur de la tour, le temps de se remettre de ses émotions. Quelle journée. Souriant doucement, elle secoua la tête pour s’éclaircir les idées avant de disparaître comme par magie. Téléport serait plus rapide que la lévitation et elle avait juste envie d’une douche, d’un bon repas et d’une bonne nuit de sommeil... Et de rêves, sans doute. Bonne nuit, Oswald.
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