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 Lire en nous, prier pour elles ; Heiji

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Yûki
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random: ici petit poney

MessageSujet: Lire en nous, prier pour elles ; Heiji   Dim 30 Juil - 2:57

Mes doigts glissent sur les touches d'ivoire de l'instrument, pour la énième fois ces deux dernières heures. C'est toujours le même air, toujours les mêmes gestes, la mélodie m'a totalement imprégné, au point que je commence même à fredonner, les yeux fermés et sans prêter attention à ma gêne de ma main. J'entends les cordes du violon vibrer dans l'air près de moi, s'unir à mes quelques notes lâchées dans le vague. Vous avez de l'or au bout des doigts, Primrose a dit. Je ne sais pas. Mais je sais qu'il n'y a jamais plus rien d'autres de nos accords lorsque l'on joue, la violoniste blondinette et moi. Ou alors, c'est peut-être que je n'entends pas ce qui se murmure devant nous, que je ne vois pas les regards échangés, les soupirs lâchés. Je ne sais pas. je ne veux pas savoir. J'aime les deux instruments qui forment un duo magnifique, proche du poétique, j'ai toujours apprécié le son qu'un piano pouvait produire, couplé à un violon laissé entre des mains habiles. Ça me plaît. Ça m'enchante, et ma voix s'élève, tout doucement ; j'entends aussi ma partenaire qui se joint à moi. Elle a aussi de l'or au bout des lèvres. Je lui jette un coup d’œil, un sourire en coin. Elle me le rend, et puis, dans un ultime jeu de touches et d'archet, le morceau s'achève, en un unisson parfait. Je ferme les yeux, j'entends les applaudissements. C'est Primrose qui tape le plus fort dans ses mains.
Elle nous couvre de compliments, je les écoute à peine. Je n'ai pas envie de reconnaissance. Aussi, je m'éclipse, un instant avant qu'elle n'annonce que le cours est terminé. La pendule au dessus de la porte vitrée de la salle a parlé à sa place, les estomacs vides aussi. Mon sac sur l'épaule, je passe devant un miroir dans le long couloir qui mène à la sortie, je n'ose pas m'arrêter. Je sais suffisamment à quel point je me sens déguisé, dans ma chemise trop blanche, mon veston trop noir et mes chaussures trop neuves. J'ai au moins esquivé la cravate. Je relativise. C'est pas si terrible. Non, jure.
Je pose un pied à l'extérieur. Il fait frais, un peu. Sans plus. Je crois que j'ai connu pire, toutes ces nuits passées dehors. Il y a des nuages qui traversent le ciel à vive allure, une brise souffle et apporte avec elle les effluves florales qui viennent d'à peu près chaque allée de Lavandia. Je reste un peu trop longtemps comme ça, je crois ; la porte s'ouvre et puis on me bouscule, on s'excuse à peine. Je regarde le groupe qui s'éloigne sans vraiment les voir. Et puis, je me rappelle enfin que je n'ai pas tout mon temps, cette fois-ci. Pour une fois.
Alors, je m'élance dans les allées, mon sac sur l'épaule. Noir, sobre, de vieilles taches de correcteur blanc de ci, de là, les signatures enfantines de quelques anciens amis —il doit y avoir celle de Belt quelque part— et des motifs étranges. Ils ont passé avec le temps, et certains fils ont commencé à se découdre, mais je n'ai jamais changé de sac depuis mes onze ans. Il faut dire qu'il n'a pas eu très longtemps à me servir avant que je n'arrête l'école. Pour le peu que j'ai eu à porter plus tard, à savoir mes cahiers de partitions et les quelques papiers éventuellement confiés par Primrose, j'ai refusé de changer. Et puis, c'est comme un vestige, quelque chose qui me permet de ne pas oublier. Ça fait mal. Je m'y accroche pourtant.
Je secoue la tête, passe une main —celle qui porte encore le bandage— dans mes cheveux. Je pense trop. Ceci dit, je n'en demeure sans doute pas moins con. Un instant, mon regard s'attarde sur la cicatrice qui balafre la paume de ma main. Elle ne me handicape plus pour jouer. Elle m'a gênée les premières fois, plus maintenant. Ils se sont inquiétés, à l'école. Je les ai fait mentir sur leurs craintes de me voir perdre ne serait-ce qu'un cheveu de mes capacités. C'est mal me connaître. Ils l'ont compris, je crois. Un instant de plus, je soupire et puis je relève les yeux. Il y a, là, à quelques pas de moi, la silhouette familière d'un rouquin délinquant, qui paraît attendre. Qui m'attend. « 'lut, Hei. Comment va ? » J'esquisse un sourire, même si, le connaissant un minimum, je sens venir la remarque sur mes fringues. Je crois que c'est bien la première fois que je me montre à lui accoutré de la sorte. Et, pour sûr, ça change de ces affaires déjà foutues par les escapades dans les bois et que je peux tâcher de peinture sans m'en formaliser. Oh oui, pour sûr...
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Yûki
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MessageSujet: Re: Lire en nous, prier pour elles ; Heiji   Dim 30 Juil - 2:58

Les minutes qui défilent semblent bien longues, quand on attend un moment précis en ne sachant que faire d’autre. Pour Heiji en tout cas, ça l’est alors qu’il ne fait que regarder son portable en espérant que le temps arrive plus vite, on ne sait jamais des fois que l’heure arrive comme ça d’un coup. Mais non, évidement. Alors le roux soupire une nouvelle fois, depuis ce matin en fait. Pourquoi il n’est pas sorti avant, au moins cela lui aurait permit de passer le temps au lieu de rester cloitrer chez lui à ne rien faire, chose qu'il déteste pas mal. Alors en attendant, il s'ennuie à regarder son portable tous les 5 minutes en écoutant de la musique.

Mais à force d’attendre désespérément, l'heure souhaitée arrive bien évidement. Alors Heiji saute de son lit pour se préparer à sortir. Comme d'habitude avec son bonnet et son mp3 à ses oreilles, puis son skate et son sac à dos. Toutes ces choses sans lesquelles le caninos ne sort jamais en fait, en plus de son paquet de cigarettes. Bref, une fois équipé de tout ce qui fait on peut dire sa vie, il prend tranquillement le chemin du rendez-vous.

Soit un lieu où jusqu'à là il n'est jamais allé jusqu’à là, et d’ailleurs ce n’est pas du tout le genre d’endroit où il aime le plus se rendre, n’ayant jamais eu un intérêt quelconque pour jouer d’un instrument, peut-être la guitare ? Ouais, mais il n’aurait jamais eu la patience d’en faire surement, et finalement il ne le regrette pas tant que ça. D’ailleurs ca l’avait tellement choqué, d’apprendre que Rhapsodie lui fait du piano… Ok, jusqu’à là il ne pensait pas du tout que c’était le genre du garçon quoi. Mais c’est lui d’ailleurs qu’il attend, jetant un coup d’œil sur son portable… Pourvu qu’il arrive vite, aussi. Heiji n’a clairement la patience en rien aujourd’hui, pour ne pas changer de d’habitude véritablement.

Le froid est là, mais cela ne dérange pas du tout le roux pas frileux pour un sous. En fait, il est peut-être trop de bonne humeur, oui il l’est même si ça ne se voit pas forcément sur son visage, depuis quelques jours. Depuis qu’il a retrouvé Réfia. En y pensant un petit sourire s’affiche, cette pensée le rendant mieux mentalement, au moins un peu. Car ce n’est pas encore qu’il compte profiter de cette seconde chance qu’on lui a offert juste pour guérir totalement sa colère. Il y a tellement de chemin à faire, encore.

Dans le présent actuel, il ne fait qu’attendre Rhapsodie. Et… C’est long, en fait. Bien qu’en regardant un coup sur son portable, Heiji se rend compte qu’il est un peu avance, c’est génial… Enfin c’est mieux que d’être à la maison sans rien y faire du tout que d’attendre que l’heure qui passe, là au moins il est dehors. Et par chance le roux voit des élèves arriver vers lui, pas celui qu’il attend, mais cela signifie qu’il ne devrait pas tarder ? Ba il attend, les mains dans les poches en écoutant encore son mp3.

Et là il voit un brun arriver au loin, bien habillé. Brun qu’il ignore, continuant à regarder vers l’entré pour attendre. Pourtant ce garçon, il l’approche sans hésitation. Ce qui surprend Heiji, il veut quoi celui-là ?.... Bon ok, la percutions se fit d’un coup très vite, ouvrant de gros yeux en fixant le jeune en questionnant. Oui oui, c’est bien Rhapsodie qui approche, et oui il ne l’a pas reconnu tout de suite, tellement qu’il est… Pas du tout comme d’habitude.

- 'lut, Hei. Comment va ?

Rhapsodie lui sourit comme si de rien n’était, alors qu’Heiji est sur le choc, bouche et yeux grands ouverts. Montrant juste qu’il est clairement con avec une réaction aussi vive, sa voix s’y perd un peu là.

- C’est…… C’quoi ce truc ?! T’es horrible comme ça mec ! 

Un bonjour ça aurait été beaucoup mieux comme réaction, mais évidemment là il est plus en train de rire comme un abruti qu’autre chose. Enfin c’est sûr qu’il ne peut pas faire autre chose qu’en voyant son ami, car oui c’est ce qu’ils sont après tout, porter une telle tenue alors que d’habitude il est toujours à porter des gilets et autres tenues citadines, comme Heiji en fait. Celui-ci essaye de se calmer, avec tellement de mal qu’il est en train de se tenir le ventre à force.

- Sérieux… ! 

Lâchant un grand soupir dans le but de se calmer, le caninos parvient à se redresser correctement en se frottant les yeux. Il n’a tellement pas de se moquer ouvertement de Rhapsodie, ceci dit il est une des rares personnes avec qui il est ainsi, n’étant pas du genre à se moquer méchamment juste pour blesser. Mais là, ce qu’il voit est trop pour lui, alors il se mord la lèvre pour ne pas reprendre son fou rire.

- T’ain…. Ça va là, c’bon j’ai bien fais d’venir ! 

C’est vrai que là ça n’a pas de prix quoi. Bien que pour la sortie après mangé qu’ils ont prévu, ce n’est peut-être pas le mieux. Ouais là d’un coup le roux est un peu déçu, si jamais cela empêche Rhapsodie de taguer comme c’est censé se passer.

- Toi ça va ? 

Le roux le regarde de nouveau en gardant pour de bon son calme, remettant les mains dans les poches qu’il a sorti pendant ce passage de fou rire. Enfin pendant que Rhapsodie répond, il se met à avancer tranquillement en direction du fast food dans lesquels ils comptent manger ensemble, vu qu’Heiji est venu le chercher pour ça. En même temps il a faim, alors il a hâte d’y être.
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Yûki
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MessageSujet: Re: Lire en nous, prier pour elles ; Heiji   Dim 30 Juil - 2:59

Pendant un instant, j’ai presque osé espérer qu’il se tairait, et ferait comme si de rien n’était. Mais c’était trop demander, je crois. La réaction à laquelle je m’attendais ne tarde pas plus : il éclate de rire, et je lève les yeux au ciel, on ne peut plus fascinant et bien moins railleur que mon camarade. Je joue avec le bouton de ma manche, tout en jetant un coup d’oeil à Heiji. J’ai l’impression que s’il rit encore de la sorte, rien que quelques instants de plus, il va finir par se rouler au sol. Remarque, ce serait plutôt amusant à voir. Je soupire, esquisse un sourire, même s’il est vrai que j’ai quelques soubresauts, causés par cette envie de rire que je réprime. C’est que c’est contagieux, cette connerie… « C’truc, c’est un caprice d’ma mère. Alors vas te plaindre auprès d’elle si t’es pas content, hein ! » Je me décide à retirer ma veste, pour ne conserver que ma chemise. C’est un peu moins formel, ça n’en reste pas moins gênant. Mon sweat me manque, je l’avoue. Avec un soupir, tout à la fois lassé et amusé, je passe une main dans mes cheveux.
Au moins, l’autre zouave en face de moi a fini par recouvrer son calme. Je lui adresse un regard perçant, malicieux sur les bords. « C’est bon, t’as terminé ou tu comptes en remettre une couche ? » Il a bien fait de venir, hein… P’tit con. Mais ça me plaît, qu’il soit franc. Et qu’il pense la même chose que moi, à propos de ces fringues un peu trop… un peu trop parfaits, un peu trop tout, en fait. Ce genre de fringues qui ne me vont pas, et ne m’iront jamais. Je ne suis pas fait pour ces fringues formelles qu’on porte dans les bureaux et aux grands évènements, les baptêmes, les mariages… les enterrements, aussi. Je déglutis, secoue la tête. Il paraît que ça me va bien, pourtant ; mais je ne sais pas si les paroles d’une mère valent grand chose quand il s’agit de complimenter son fils. Surtout pour une tenue choisie par elle-même… M’ouais, son opinion dans ce cas-là doit être suffisamment subjective pour que je ne doive pas l’écouter.
Il est calmé, pour de bon, et c’est presque un miracle. A croire que le fou rire qui a précédé n’a jamais existé. J’ai presque envie de voir si je suis capable de lui arracher un nouveau rire ou pas. Je me racle la gorge et lui emboîte le pas. « Si on tient compte du fait que j’ai échappé à la cravate… Je crois que ça va plutôt bien ? » Ma veste passée sur la même épaule que l’est mon sac, j’observe les gens qui vont et viennent dans la ville. J’ai des images de Janusia qui me reviennent en tête, la ville illuminée de mille feux même en pleine nuit, les voitures qui circulent à pleine vitesse… Ici, rien de tout ça, même en plein jour. Si l’on croise des engins à moteur, il s’agit souvent de touristes, souvent des humains. Je crois que beaucoup d’hybrides ont gardé cette part un peu plus sauvage d’eux-mêmes, quand bien même nos ancêtres ont dû s’habituer à ce mode de vie qui n’était pas le leur. Aujourd’hui, c’est en nous. Et c’est bien différent des livres d’histoire dont je me souviens vaguement.
Le fast food est en vue, aussi je m’en vais tirer mon porte-monnaie de mon sac ; il contient tout juste de quoi manger ici et me payer un encas dans l’après-midi, si jamais. C’est ce que j’ai obtenu en faisant les yeux doux à ma mère : quelques Pokédollars pour traîner en ville avec un ami. Je tiens la porte à Heiji, le laisse passer devant moi, et je tique en faisant face au monde qui a pris d’assaut l’endroit. Il y a surtout des jeunes, qui viennent profiter de leur après-midi, mais aussi quelques enfants qui crient un peu trop fort, malgré le fait qu’ils soient accompagnés de leurs parents. Parents infoutus de faire taire leurs gosses, soit dit en passant, rien que par pitié pour les oreilles de leurs concitoyens. Je soupire, et me penche vers mon camarade. « On ira en terrasse, hein ? J’étouffe un peu, là... » Je jette des regards alentours, comme peu rassuré. Je n’aime pas les foules. C’est sans doute l’une des choses les plus angoissantes qui soient, à mes yeux. La foule, informe et anonyme. « Au fait, ça tient toujours pour notre, euh… sortie ? » Sortie est un euphémisme ; quand il s’agit de faire apprentis voyous à tagger les murs de la belle ville.
Je m’avance dans la file, tout en jetant un coup d’oeil au menu au dessus de la caisse des commandes. Devant moi, il y a un couple de jeunes, mon âge sans doute, j’ai l’impression de les reconnaître. Ils me lancent un regard, et ça se confirme : ils m’adressent un sourire poli, auquel je réponds brièvement. J’ai dû les côtoyer du temps où j’allais encore à l’école, il y a trois ans. Ce doit être ça… Je soupire, me concentre à nouveau sur le menu. « Tu sais ce que tu vas prendre ? » Le duo devant nous passe commande, et d’ici quelques instants ce sera à nous. Je n’ai toujours qu’une idée du dessert en tête —et c’est parce que je raffole de tout ce qui est à base de baie fraive uniquement. Soit. Je prendrai la même chose qu’Heiji, puisque ce sera plus simple ainsi. Triche ? Du tout.
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Yûki
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MessageSujet: Re: Lire en nous, prier pour elles ; Heiji   Dim 30 Juil - 2:59

Au moins, Heiji s'est tapé une bonne crise de fou rire en échange de ces longues minutes ennuyantes à attendre. Mais il y a de quoi aussi, car jamais il n'a vu l'ado habillé de cette manière beaucoup trop sérieux à ses yeux. En sachant si peu se retenir, il n'a pas cherché à savoir si cela allait blesser ou non Rhapsodie, enfin il s'en remettra hein. Bien qu'il paraisse agacé, c'est sûr. Mais c’est pour le caninos de se calmer, quoi.

- C’truc, c’est un caprice d’ma mère. Alors vas te plaindre auprès d’elle si t’es pas content, hein ! 

Oh ba non, il ne va pas se plaindre hein. Bien que lui a eu cette chance que sa mère ne lui demande jamais de porter ce genre d’habit… Sauf par deux fois. Ne voulant pas y penser du tout, le caninos continue à rire encore après enfin se calmer, se lâchant le ventre en se frottant les yeux. Il c’est quand même mit dans un sacré état juste pour ça n’empêche. Mais le voilà bien calmé maintenant, tandis que son ami retire sa veste avant de lâcher un soupir 

- C’est bon, t’as terminé ou tu comptes en remettre une couche ? 

- Ouais ouais, c’bon la… Mais franchement ça craint ! 

D’ailleurs il lui fallait un grand effort pour ne pas rechuter dans son fou rire, au point qu’il s’en mord la lèvre et essaye de ne pas trop y penser en regardant le brun. Enfin c’est dur, c’est sur… Se mettant à avancer en exprimant franchement qu’il avait bien fait de venir au moins juste pour avoir pu admirer cette tenue, ça a fait sa journée là il faut croire. Enfin oui, ça va le marquer à vie là cette bêtise…

- Si on tient compte du fait que j’ai échappé à la cravate… Je crois que ça va plutôt bien ? 

A cette phrase, Heiji est à deux doigts de se laisser emporter de nouveau, son regard exprimant cet amusement en pouffant rapidement.

- Ouais c’d’jà ça, hein ! 

Le roux lâche un soupir avant de se calmer définitivement, avançant dans les rues les mains dans les poches. Au moins, le fast-food n’est pas loin, et il fallut à peine quelques minutes par y arriver. Et tant mieux, car il faut avouer que le caninos meurt de faim. Enfin il s’arrête pour regarder Rhapsodie sortir son porte-monnaie en fouillant dans son sac, parce qu’en fait il avançait bien plus vite que lui un peu. Faut croire que la faim le rend trop impatient, même si de base il l’est déjà suffisamment. Avançant encore cette fois-ci en attendant que le brun soit à côté de lui, il fronce les sourcils en le voyant ouvrir la porte et attendre qu’il rentre. Ouais c’est qu’il ne sait pas comment le prendre, là… C’est juste une marque de politesse en fait, mais bon.

Bref, il entre sans remarque pour une fois, voyant le monde déjà présent. Enfin le caninos n’est pas vraiment surprit, et d’ailleurs il s’en fichepas mal, tant qu’il peut avoir une table pour deux. Mais ce n’est visiblement pas le cas de son ami, dont le regard se faut un peu plus effrayé par tout ce monde.

- On ira en terrasse, hein ? J’étouffe un peu, là... 

Nouveau froncement de sourcils en regardant Rhapsodie penché vers lui, avant de regarder dehors plutôt que le monde à l’intérieur. C’est qu’il ne fait pas bien chaud, par cette période. Même si Heiji n’est pas réellement frileux en fait, d’ailleurs on ne peut pas dire qu’il soit habillé hyper chaudement actuellement avec juste son sweat par-dessus un haut. Mais bon, lui aurait préféré être à l’intérieur… Pas grave.

- T’es vraiment une chochotte… Enfin, ouais. 

Autant en profiter pour lâcher une parole pas du tout sympa, hein. Enfin, lui qui juste avant n’aimait pas trop l’idée d’aller dehors par cet hiver n’était pas mieux, mais il s’y prépare là. 

- Au fait, ça tient toujours pour notre, euh… sortie ? 

Son regard se tourne vers le brun de nouveau, tandis qu’il avance en direction de la queue déjà présente. Bon là, ça l’arrange un peu moins le monde vu qu’Heiji veut vite se retrouver à table.

- Ba ouais ! J’ai trouvé où, en plus ! 

Oui car pendant qu’il se rendait à l’école de musique, le caninos en a profité pour faire du « repérage » aussi. Il lâche un sourire avant de retourner à son but du moment, c’est-à-dire d’arriver à la file et de faire son choix. Levant les yeux pour lire le menu, son choix se fait vite en fait. Enfin il prend souvent la même chose dans les fast-foods, il faut dire. Ceci étant fait, son regard se déplace vers le brun, et un détail qui jusqu’à la ne lui avait pas sauté aux yeux le fait maintenant froncer les sourcils, alors qu’il fixe la main dont le bandage l’intrigue maintenant… Enfin en soit, il aurait pu le voir bien avant.

- Tu sais ce que tu vas prendre ? 

La voix de son ami l’arrachant de son questionnement, il le regarde droit dans les yeux. Ah oui, ils vont bientôt passer leurs commandes en fait… Ça va vite, en vrai. Enfin tant mieux pour Heiji, qui en a vraiment marre d’attendre.

- Ouais, un hamburger poulet et des frites, un coca… Et un muffin sitrus ! Et toi ? 

Le dessert était le plus dur à choisir pour lui, en fait. Mais le temps qu’il se décide là-dessus, les voilà enfin au tout devant la file. Du coup il répète son choix à la caissière, avant d’écouter le choix de Rhapsodie pour ensuite attendre que leurs plateaux soient prêts, soit à peine quelques minutes à peine. Alors il se dirigea à la terrasse qui est déserte en fait.

- Au moins la tu risques pas de flipper d’la foule. 

Forcément, il n’allait pas s’empêcher une nouvelles remarque… S’asseyant avec ce sourire un peu taquin qu’il lance au brun, Heiji se dépêche de prendre son hamburger dans ses mains, étant sur le point de le manger là. Heureusement, le minimum de politesse qu’il a le reprit avant qu’il commence à mordre dedans.

- Bon ap’ 

Bien que son regard se fixe de nouveau sur la main du brun alors qu’il commençait enfin à manger. Mâchant rapidement avant d’avaler, son regard passe de la satisfaction de manger à un regard un peu plus sérieux, et inquiet aussi.

- T’as foutu quoi avec ta main ? 

C’est qu’Heiji se soucie du brun n’empêche, enfin une main bandée ce n’est pas très très rassurant non plus ? Bien que le caninos lui ait bien dû vivre avec une épaule bandée pendant un bon bout de temps, mais au moins cela avait eu le mérite d’être plus discret derrière les vêtements.
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MessageSujet: Re: Lire en nous, prier pour elles ; Heiji   Dim 30 Juil - 2:59

Il regarde à l'extérieur, et mes yeux suivent la direction qu’empruntent les siens. Il fait froid, dehors, il est vrai ; mais je m’en fous. Je ne veux pas, je ne peux pas rester à l’intérieur. J’étouffe dans les espaces clos, pleins de monde, de gens qui parlent, de jeunes qui chahutent. Ça n’est pas chez moi, ça n’est pas ma forêt que j’aime tant, son calme que je chéris, mes bois que j’ai appris à connaître et à aimer depuis mon plus jeune âge. La ville, ça n’est pas grand chose de moi, c’était plutôt un peu de nous, ce nous qu’elle a emporté en disparaissant. Sans même que je n’y prête attention, mes doigts sont partis s’acharner sur le bandage de ma main droite. « T’es vraiment une chochotte… Enfin, ouais. » Je relève les yeux vers lui en grondant légèrement, sans doute un peu trop vivement pour que ce soit dénué d’agressivité. Pourtant, je ne dis, je ne fais rien. Que répondre à quelque chose dont on se persuade soi-même ?
Heureusement, le sujet revient à la peinture, et j’acquiesce simplement. S’il a trouvé l’endroit où nous pourrions traîner, ça sera du temps de gagné et des risques en moins de paraître suspects. C’est que les autorités, et même les adultes dans leur ensemble, n’aiment pas vraiment les voyous qui taguent leurs murs. Qu’on dise que la nouvelle génération n’est qu’une ribambelle d’inconscients qui ne savent plus le respect d’antan, je leur répondrai qu’ils sont ceux qui nous ont éduqués. Qui est le plus à blâmer, finalement ? La jeunesse égarée, ou des parents dépassés ? Je réprime un sourire amer, je fais mine de me concentrer sur le menu, alors que ça n’est qu’un panel de choses que je connais à peine. Combien de fois suis-je venu manger ici ? Je suis certain que le chiffre se tient sur les doigts d’une seule main.
Pourtant, au moment de commander, je me surprends à ne pas demander la même chose qu’Heiji. Nuggets, sauce piquante, coca, frappé fraive. Je n’ai même pas le temps de lui répondre directement que l’on doit s’adresser à la caissière ; il entend mon choix de toute façon. J’observe ce qu’il se passe derrière le comptoir, le peu que l’on peut voir des cuisines, et je dois avouer que la faim commence à me tirailler l’estomac. Aussi, je m’efforce à détacher mon regard des frites qui sont occupées à frire et des autres crèmes glacées dont on remplit des pots cartonnés, et je croise celui de mon camarade, que j’esquive presque aussitôt. Sa remarque, quelque part, me reste un peu en travers de la gorge. Alors qu’au fond, il n’a pas tellement tort.
Plateau en mains, je le suis jusqu’à l’extérieur, frissonnant à cause du froid et ignorant superbement sa remarque. Je ne veux pas réagir à ce qui fait un peu trop mal. Non, là, je n’ai pas peur ; non, là, je n’étouffe pas. Mais non, ici non plus, je ne me sens pas bien, pas chez moi. Instinctivement, mes yeux se portent par delà les bâtiments, vers Cimetronelle, là où la forêt m’attend, comme elle m’a toujours attendu, comme elle m’attendra toujours. Cette nuit, comme toutes les autres, j’y disparaîtrai. Je le retrouverai. Je laisse tomber mon sac de mon épaule pour le poser à mes pieds, et je remets ma veste pour m’épargner un peu du froid, pas encore bien mordant, mais déjà fort présent. Rien que durant ce laps de temps, Heiji a déjà manqué commencer son repas. Mais il s’arrête, me lance un regard que je soutiens, cette fois. « Bon ap’ » J’esquisse un sourire, en venant mordre dans l’un de mes nuggets. « N’app ! » Je m’en brûle presque la langue, mais je m’en fous, c’est trop bon de manger enfin.
Et puis, tout à coup, une question qui me fige, qui manque me faire m’étouffer. « T’as foutu quoi avec ta main ? » Je tousse légèrement, avalant ma bouchée avant d’aller boire une gorgée de coca pour faire passer ma quinte de toux douloureuse. Je repose la moitié de nugget restante, pour m’essuyer les doigts sur ma serviette, en jetant un coup d’oeil à ma main. Evidemment, que ça n’allait pas lui échapper, j’aurais dû m’en douter. « Eeeeh… J’me suis blessé. » Merci, cap’tain obvious. Je présente ma paume face au ciel, et je m’efface un instant dans les souvenirs de cette soirée glaciale, de cette tempête au dehors, similaire à celle qui secouait mes tripes à ce moment-là. Cette nuit qui, peut-être, aurait pu me perdre. A cause de ma connerie. Heureusement, je n’ai pas été seul. Non, pas seul… Cette fois-là, il y avait Zephiriel. Je me souviens de la fragrance piquante de nulle part qui s’accrochait à lui, et je crois que je ressens quelque chose de semblable au manque.
Je secoue la tête, soupire en revenant à l’attaque de mon nugget. « Un truc à la con, j’me suis entaillé sur un bout de verre. Sur l’coup sérieux, ça pissait l’sang... » Je frissonne et, pour ne pas risquer un haut-le-cœur en plein repas, je m’efforce à ne pas penser. A oublier le carmin, la fièvre, les délires, tout ce qui m’a retourné l’estomac cette nuit de tourments. « Mais bon, finalement ça va. La preuve, j’ai pu jouer sans souci. » Ou presque. Prim’ craint sans doute que je ne sois pas apte à jouer au prochain tremplin, auquel elle m’a inscrit de force. Mais j’y serai, sans faute. Sans même savoir pourquoi je m’acharne à vouloir, plutôt qu’à profiter d’une bonne excuse pour l’esquiver.
Je secoue la tête, me lèche les lèvres et puis, après avoir bu un peu du soda glacé —pardon, des glaçons au coca— je cherche le regard d’Heiji, l’air tout à coup plus enjoué, plus détendu. Pour ne plus penser. « Alors, comme ça, t’as trouvé un coin où l’on peut taguer sans souci ? C’est où ? » Je sais ne pas être dans les fringues qu’il me faut pour m’adonner à ce genre d’activités de voyous des bas-étages, mais ça me passe un peu au dessus. Maman m’en voudra, mais elle n’y pourra rien. La peinture ne partira peut-être pas, on me rachètera une chemise. Ce sera au moins une excuse pour ne pas en porter lors de mon prochain cours de piano. Pour sûr, je ne vais pas me gêner à l’idée de la tâcher. « Dis, tu t’es jamais fait choper par des adultes, ou par les flics ? J'pense pas qu'ils aiment les voyous qui s'tapent le trip de repeindre les murs d'la ville. » C’est vrai, quoi… Après tout, ne sont-ils pas que des rabats-joie ? Certes, Heiji est majeur —et j’aurais presque tendance à l’oublier régulièrement—, mais lui n’est pas un trouble-fête. Au contraire, il en serait même plus souvent l’hôte.
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MessageSujet: Re: Lire en nous, prier pour elles ; Heiji   Dim 30 Juil - 3:00

L'inquiétude apparaissant sur le visage du caninos montre quand même une certaine affection envers le garçon beaucoup plus jeune que lui. C’est vrai, ils ont pourtant 5 ans de différence, mais pourtant ils sont tous les deux semblables. Car il faut croire qu’Heiji n’a pas réellement grandi, qu’il reste beaucoup trop jeune dans sa tête, et beaucoup moins « sage » qu’il le devrait. Mais qu’importe au fond, cela lui faisait tellement plaisir, malgré leurs disputes tout aussi enfantine que le reste de leur comportement, de trouver en cet adolescent quelqu’un de semblable. Oui qu’importe si au fond, au lieu de faire son rôle d’adulte censé le remettre dans le droit chemin, à l’inverse il est probablement plus en train de l’aider à tomber.

Les sourcils froncés par l'inquiétude, il en est pourtant pas moins amusé quand Rhapsodie manque de s’étouffer avec sa boisson. Enfin il allait s’en remettre il imagine, donc pas besoin de se faire une inquiétude en plus. Bref, le caninos se contente de manger quelques frites en attendant que le brun soit en mesure de parler, le regard toujours fixé sur lui. Enfin, il peut constater que d’autres blessures n’ont pas l’air apparent, alors cela le rassure un peu… Pour un type qui n’hésite pas à se battre pour un oui ou un non, c’est assez ironique d’ailleurs.

- Eeeeh… J’me suis blessé. 

… Au moins ça parait d’être un accident, pas une envie de se mutiler et encore moins une blessure faite intentionnellement. Ouais, ça rassure si on veut, même si Heiji s’attend à un peu plus d’explication que ça. Mais à part le silence, c’est tout ce qu’il obtient pour le moment. Car cette question, et le fait que son compagnon de bouffe est en train de fixer sa main bandée parait lui faire remonter des choses sûrement peu agréables. Alors le roux prend la décision d’attendre, faisant preuve d’une patience qui est tellement rare chez lui… En mangeant un bout de son sandwich, car attendre c’est bien mais sans rien faire c’est trop pénible pour le roux… Quelle patience.

- Un truc à la con, j’me suis entaillé sur un bout de verre. Sur l’coup sérieux, ça pissait l’sang... Mais bon, finalement ça va. La preuve, j’ai pu jouer sans souci. 

Rien de grave ouais, même si cela a quand même inquiété le roux qui se contente d’un haussement de sourcils maintenant qu’il est un peu plus rassuré. Alors finalement, il se contente d’un soupir avec une mine légèrement dépité.

- Ouais tu fais fort quoi ! 

Ça ne lui est jamais arrivé, de se blesser de façon si stupide en fait. Enfin, on peut considérer que ses combats ne sont pas vraiment ce qu’on pourrait qualifier d’intelligent, mais de là à se blesser comme l’avait fait Rhapsodie… Heiji ne pouvait pas s’empêcher de s’en moquer un peu, vu que tout va bien quand même. En finissant ainsi avec ce sujet avec une note amusée, au moins pour lui comme pour Rhapsodie, l’ambiance se détend un peu plus. Et tant mieux, car il ne veut pas du tout voir se repas être teinté d’une sale ambiance.

- Alors, comme ça, t’as trouvé un coin où l’on peut taguer sans souci ? C’est où ? 

En mastiquant avec beaucoup de classe un bout de son hamburger, le roux relève le regard vers le jeunot. Au moins, il n’a pas l’impolitesse de répondre la bouche pleine, mangeant tranquillement ce qu’il a dans sa bouche avant de se saisir de son verre.

- A dix minutes d’ici environ, juste avant le centre-ville. J’ai trouvé une p’tite ruelle tranquille 

Un peu caché certes, mais il est évident qu’Heiji n’emmène pas Rhapsodie tagguer à pleine vue des autres. Et puis, il y avait possibilité malgré tout pour que cela soit visible pour ceux qui s’y aventure. Alors c’était suffisant pour lui, vu que tant qu’à faire les voyous autant que cela puisse être vu par au moins un minimum de gens, du moins quand il fait ça avec quelqu’un d’autre dont il voulait éviter les soucis.

Le coude posé sur la chaise à moitié affalé, le caninos boit maintenant quelques gorgées de son coca plutôt peinard. Sauf qu’il y a cette question trop brusque de la part du brun, qui manque de le faire s’étouffer en avalant de travers, comme Rhapsodie quelques minutes avant, qu’ils sont fins tous les deux.

- Dis, tu t’es jamais fait choper par des adultes, ou par les flics ? J'pense pas qu'ils aiment les voyous qui s'tapent le trip de repeindre les murs d'la ville. 

Le voilà en train de tousser comme un idiot, le temps qu’il se remette de cette gorgée mal passés. C’est bien, il a à moitié donné une réponse juste en réagissant de la sorte, se remettant un peu près bien en ayant le regard le plus dépité du monde, et en soupirant un bon coup.

- Si ces cons m’ont d’jà fais chier trop d’fois. ‘Fin l’pire c’que j’me fais toujours chopper par l’même…. Qui m’libère c’con, mais il est chiant avec sa morale t’ain ! Puis il a l’air d’croire que j’vais m’calmer ! 

C’est vrai qu’il y croit trop….. Mais Heiji a quand même eu la sympathie, ouais c’est vite dit, d’apprendre son nom depuis le temps… Blake, enfin faut avouer que rien d’entendre ce prénom cela le soule…… Mais au fond il y en est reconnaissant d’être chiant juste avec sa morale et non plus en étant si horrible avec lui. Mais ça, il est évident qu’il ne le dira pas.

- ‘Fin tant qu’je tombe sur c’mec, ça va. 

Pourtant ce n’est pas comme si il avait été sympa avec lui lors de leur première rencontre vu qu’il s’agit d’un flic, mais il faut croire qu’au fur et à mesure il c’est un peu calmé. Juste un peu, oui… Le voilà de nouveau à soupirer en y songeant, pas forcément en colère à son souvenir mais juste un peu soulé, ce n’est pas mal comme évolution quand même.

- Toi tu flippe pas de t’faire chopper, hein ? 

Il en doute, certes, sinon il ne serait pas là à lui demander. Car Heiji ne lui a jamais forcé la main non plus hein, d’ailleurs ce rapport de « maitre élève » était venu si naturellement qu’il en est toujours si étonné, mais en même temps ravi. Oui, il est vraiment content d’avoir trouvé en Rhapsodie un presque semblable à ses débuts.
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MessageSujet: Re: Lire en nous, prier pour elles ; Heiji   Dim 30 Juil - 3:00

L’inquiétude dans son regard. C’est étrange, en vérité. Elle brille si souvent dans les prunelles qui se posent sur moi, et je ne comprends jamais ; comment, pourquoi, pourquoi s’inquiéter du sort d’un gosse qui considère n’avoir plus grand chose à perdre ? Peut-être parce que les autres, eux, ont tant à perdre si je disparais ? Je déglutis, difficilement, et je dois boire pour ne pas m’étouffer lorsque les paroles de Zephiriel me reviennent de plein fouet, résonnent dans mon crâne à en devenir assourdissantes. « T'as encore des gens qui t'aiment, abruti. Alors fais leur face, un peu. » Faire face. A la vérité, j’ai jamais vraiment su faire. Par peur. Peur de ce que je lirai, dans les yeux de ceux qui sauront, qui sauront le mal, la douleur, ceux qui sauront à quel point j’en crève. La rancoeur, la culpabilité. L’inquiétude dans les yeux d’Heiji me rend coupable, coupable de mes conneries, coupable d’avoir encore déconné, d’avoir fugué, de m’être blessé. Coupable de choses que je ne contrôle pas vraiment, coupable d’être ce que je suis, ce gamin effrayé qui fuit plutôt que d’affronter. Ce garçon qui ment, ou qui ne dit que la moitié de la vérité. Comme toujours, parce que c’est plus facile.
Je mords dans l’un des nuggets, et la sauce piquante me fait froncer le nez. J’adore ça, mais ça pique —d’accord, c’est le principe. Au moins, mon trouble, s’il ne disparaît pas totalement, se dissipe quelque peu, suffisamment pour que je puisse reprendre pied avec la réalité, avec le présent, suffisamment aussi pour que je puisse renouer avec la conversation, qui a changé, que j’ai détournée. « A dix minutes d’ici environ, juste avant le centre-ville. J’ai trouvé une p’tite ruelle tranquille» J’acquiesce ; ça ira très bien. De toute façon, il connaît sûrement bien mieux Lavandia que moi. Mon chez-moi, c’est Cimetronelle ; mon terrain, c’est la forêt qui l’entoure, profonde, plus grande qu’il n’y paraît, pleine de mystères et de bêtes sauvages tapies dans l’ombre. Les arbres, les feuilles sèches qui craquent sur le sol, les buissons épineux qui écorchent les jambes, le souffle court et les joues glacées par les courses folles, la liberté, aussi. Celle que je n’éprouve jamais, en ville. Parce qu’il y a le monde, parce qu’il y a les murs, les visages inconnus qui se retournent sur ceux qui détonnent, les regards scrutateurs qui vrillent et qui jugent, les lois, les codes de bienséance et de bonne tenue. Toutes ces choses, qui me passent au dessus et me séparent des types comme Heiji, et tous les autres citadins.
Alors, je m’interroge ; ces citadins et leur façon d’être, ces citadins et leurs interdictions, ces règles qui empêchent de vivre vraiment. Il ne s’est jamais fait attraper, engueuler, pire encore ? « Si ces cons m’ont d’jà fais chier trop d’fois. ‘Fin l’pire c’que j’me fais toujours chopper par l’même…. Qui m’libère c’con, mais il est chiant avec sa morale t’ain ! Puis il a l’air d’croire que j’vais m’calmer ! » Un silence, et puis j’éclate de rire, tout bonnement, bien heureux d’avoir d’abord eu la sagesse d’avaler ce que j’avais dans la bouche —j’aurais eu l’air con de m’étouffer, encore. « C’est clair, t’as genre clairement la gueule du mec qu’les leçons de morale remettent dans l’droit chemin ! » Et je repars dans mon rire, qui attire les oeillades de certains passants qui frôlent la terrasse du fast-food. Je m’en fous, pour une fois, des regards ; je bois, sans réussir à me défaire de mon sourire, et si susceptible de rire à nouveau avec mes épaules qui ne cessent de tressauter que je suis plus affairé à reprendre contenance qu’à toiser ceux qui nous dévisagent.
« Toi tu flippe pas de t’faire chopper, hein ? » Je cligne des yeux, pris au dépourvu, et tout à coup j’ai cessé de lutter pour ne plus rire —je ne ris plus. « ...Hein ? » J’atterris, je réalise, je secoue la tête après un instant de réflexion, qui n’a duré qu’une seconde. « Nan. J’m’en fous un peu. Enfin… Si j’me retrouve au commissariat, ma mère elle pique une crise, mais j’suis presque sûr que dans son dos, mon père il m’fait un clin d’oeil, comme d’hab. J’crois qu’mes conneries, il les a d’jà faites bien avant moi, t’sais. » Je ris doucement, avant d’en revenir à mon repas. Je lèche mes doigts quand la sauce y coule, je grogne contre ma serviette en papier qui tente de s’échapper, puis je reporte mon attention sur Heiji, ce petit moment d’égarement —et cette guerre futile contre un objet inanimé et potentiellement inoffensif, du moins dans les légendes urbaines— passé. « C’est pareil, si j’tache mes fringues, là, ma mère finit hystérique. Mais j’m’en fous. L’a qu’à pas m’forcer à les porter. » Bon, d’accord, c’est surtout parce qu’ils sont à peu près les seuls fringues décentes et en bon état qu’il me reste. Les autres, elles sont usées, abîmées par les courses dans les bois et les intempéries, par la peinture aussi, lorsque je reviens des virées en ville avec Heiji. Peu importe, un jour, elle comprendra peut-être : pour les concours, les tremplins, m’affubler de cette tenue est une chose ; pour les jours normaux, c’en est une autre.
Je jette un coup d’oeil en direction du ciel ; gris, mais pas porteur de pluie. On aura la paix, de ce côté-ci, au moins pour quelques heures. Je soupire, légèrement, puis je regarde à nouveau le Caninos qui me fait face. Une question, soudaine, qui me traverse l’esprit, anodine au fond. « Elle va bien, Hana ? J’l’ai pas vue, récemment. » Peut-être parce que je ne cherche pas vraiment à la voir ? Je ne sais pas. Il y a quelque chose, toujours, dans sa façon d’être au monde, qui me perturbe, me dérange ; elle sourit, insouciante, elle rit et fredonne, elle a des contes de fées dans les yeux et j’ai l’impression de revoir Soliste. Ça fait mal. Ça fait mal, et c’est peut-être pour ça que je n’ose pas la voir, pas lui demander en face si elle, elle va bien. Parce que c’est comme un fantôme qui rôde un peu trop près, dans le fond.
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MessageSujet: Re: Lire en nous, prier pour elles ; Heiji   Dim 30 Juil - 3:01

Au fond, on peut affirmer sans hésitation que la police fait partie du quotidien d’Heiji, à son plus grand malheur. Il faut dire qu’il les cherche aussi, avec ses conneries dont il est si fier, ce n’est pas si étonnant que ça après qu’ils le fassent si “chier” comme il le disait. C’est stupide dans le fond, mais il ne se voit pas arrêter, car tout lui plait dans ce qu’il fait et le roux ne veut en changer. Tant qu’il ne grandira pas dans sa tête en tout cas, c’est sûr que rien ne pourra changer.

- C’est clair, t’as genre clairement la gueule du mec qu’les leçons de morale remettent dans l’droit chemin ! 

Le caninos regarde Rhapsodie rire si naturellement et de bon cœur. Et cela il fallait l’avouer, autant que sa remarque, eu le don de faire accompagner l’adulte dans son fou rire, car au moins ils sont du même avis la dessus.

- Clair que là, il est un peu con en vrai ! Au moins j’suis libre grâce à ça, j’vais pas m’en plaindre! 

Il riait aussi, bien que cela le rende un peu cruel pour une fois. Mais il ne perdait pas une occasion de se moquer de la police, il faut le dire, que cela soit mesquin de sa part. Continuant à rire comme Rhapsodie, il boit un coup, avant de lui demander si lui n’avait pas peur de se faire capturer, malgré que la réponse est pourtant évidente. Peut-être qu’il a peur que le brun lui tourne le dos à cause de ça, en vrai ? Il y a un peu de ça oui.

- ...Hein ? Nan. J’m’en fous un peu. Enfin… Si j’me retrouve au commissariat, ma mère elle pique une crise, mais j’suis presque sûr que dans son dos, mon père il m’fait un clin d’oeil, comme d’hab. J’crois qu’mes conneries, il les a d’jà faites bien avant moi, t’sais. 

Son regard le fixe pendant qu’Heiji l’écoute attentivement. C’est bien comme ça, non ? Le caninos lui à l’inverse avait eu le droit aux disputes de son père quand il se faisait chopper, il y a quelques années. Alors il doutait qu’il ait fais les même conneries, ou alors il ne voulait pas qu’il suive ses traces. Le roux ne sait pas dans le fond, et il ne pourra jamais le savoir… Cette pensée lui fit resserrer un peu plus son emprise sur son verre, baissant un peu le regard.

- C’est pareil, si j’tache mes fringues, là, ma mère finit hystérique. Mais j’m’en fous. L’a qu’à pas m’forcer à les porter. 

Le roux était sur le point de sombrer dans ses pensées avant d’entendre la voix de Rhapsodie, malgré le fait qu’il n’ait entendu que vaguement le début. Il se reconcentre de nouveau dans ce moment, riant un peu tout comme le brun.

- Ouais, j’ai d’la chance à c’niveau la perso ! 

C’est vrai que sa mère avait abandonnée l’idée elle de le faire habiller autrement. Elle avait bien essayé, quand il était encore adolescent, mais en vain et maintenant elle ne cherche plus. Et c’est bien mieux comme ça, d’ailleurs. Il reprend sa nourriture, savourant en laissant un petit silence pendant lequel il est plus concentré sur ce qu’il mange qu’autre chose.

- Elle va bien, Hana ? J’l’ai pas vue, récemment. 

Silence qui se fait vite briser au final, de toute façon si ça n’avait pas été Rhapsodie le roux l’aurait fait. En attendant, il analyse rapidement la question, regardant le noctalie en lui adressant un petit sourire. Car parler d’Hana, c’est un sujet qui lui plait dans le fond. Surtout si on s’inquiétait pour elle, qu’on prennait soin d’elle, il ne pouvait qu’être content de cette attention, de sa part.

- Ouais, ces derniers temps ça a l’air d’aller niveau santé… Enfin sinon ouais, elle reste toujours souriante tant mieux. Puis, on parle de s’faire une journée, rien qu’à elle. J’espère qu’ça ira

Il espère tellement, surtout dans ce mois si froid de décembre. Pour le moment tout va bien, mais Heiji sait très bien qu’elle peut rapidement finir à l’hôpital, et il a toujours cette peur au fond.

- Si elle pouvait être là pour noel, ça s’rait cool franchement… 

Comme chaque année, il l’espère. Dire que noël arrive à grand pas, il songe rapidement aux cadeaux qu’il devrait acheter. A Rhapsodie notamment, bien qu’il pensait plus à ses camarades d’Avalon qu’il pouvait voir plus rapidement que le noctali. Dans quelques jours oui, faudrait qu’il achète ceux qu’ils manquent. Il termine son hamburger dans cette pensée, et boit les quelques gorgées restantes de sa boisson avant de poser le tout.

- J’ai fini, on y go ? 

Il y avait un peu d’impatience dans sa voix, à l’idée d’aller dans cette ruelle qui les attendaient pour aller taguer.
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MessageSujet: Re: Lire en nous, prier pour elles ; Heiji   Dim 30 Juil - 3:01

Un sourire sur ses lèvres, pas si inattendu. C’est toujours la même chose, lorsque le nom des petites soeurs est prononcé, il y a cette tendresse ineffable qui se trahit jusque dans nos yeux, et la façon dont chacun de nos mots sont énoncés. Parce qu’elles sont trésors, don du ciel, bonheur et rédemption, meilleur de nous-mêmes et plus encore. Soliste a toujours été ma fierté, ma chance d’être quelqu’un d’un peu mieux, un jour, peut-être ; ma force et mon courage, aussi. Elle a été la seule capable de m’apaiser après la mort de Belt, la seule à savoir les mots qui réconfortent, les étreintes qui rassurent. Elle est mon tout, et il ne reste plus rien depuis qu’elle a disparu. Je me perds un instant dans la contemplation du vide, par dessus l’épaule d’Heiji, puis je ferme les yeux le temps d’une profonde inspiration. Pense pas, Rhap, pense pas ; pas aujourd’hui. « Ouais, ces derniers temps ça a l’air d’aller niveau santé… Enfin sinon ouais, elle reste toujours souriante tant mieux. Puis, on parle de s’faire une journée, rien qu’à elle. J’espère qu’ça ira. » Je me recule légèrement contre le dossier de ma chaise, nugget en suspens entre les doigts. Souvent, j’oublie que les choses ne tiennent qu’à un fil.
« Si elle pouvait être là pour noel, ça s’rait cool franchement… » Je secoue la tête, je parle un peu trop vite quand je rétorque sans réfléchir. « Elle sera là. » Je me fige, je baisse les yeux, et je prends le temps de terminer ce nugget un peu trop salé avant de reprendre. « J’veux dire, ça ira, y’a pas de raison. Commence pas à t’miner le moral, ‘kay ? » Il n’empêche qu’il m’a ramené au souvenir de Noël en approche — le premier avec une chaise vide à la table et des couverts manquants, mon anniversaire du même coup. Pas encore tout à fait un an qu’elle m’a échappé, la blessure est encore vive. Les premières fois sont les plus difficiles, j’entends souvent dire. Mais ses premiers pas, ses premiers mots, nos premiers fous rires et nos premiers anniversaires communs étaient les plus beaux ; les premiers jours, semaines, mois sans elle, le premier anniversaire de maman, le premier anniversaire de papa, bientôt le mien, et le premier Noël, bientôt le sien, aussi, toutes ces premières fois-ci sont les plus douloureuses, celles qui entament le coeur déjà à vif et les chairs qui manquent d’une chaleur comme certains manquent de leur drogue. Elle me manque.
J’abandonne quelques nugget dans leur boîte, et je bois à la paille quelques gorgées du frappé fraive, dont l’amertume coupée de la douceur sucrée que l’on reconnaît aux frappés a tôt fait chasser de mon esprits les images encore trop nettes de cette nuit qui passe et repasse en boucle dés que je m’avise ne serait-ce que de fermer les yeux ou divaguer un instant. « J’ai fini, on y go ? » J’acquiesce en terminant à même le verre, lassé de la paille entre mes lèvres, puis je ramène tout sur mon plateau avant de me lever. L’escapade à l’intérieur dure tout juste quelques secondes, le temps de jeter le contenu et de poser le plateau au dessus des autres, et c’est de nouveau l’air frais de l’extérieur que j’inspire, avec une satisfaction non dissimulée. Simili-liberté aux parures citadines. « Vas-y on bouge, j’te suis. » Je lui emboîte le pas, sac sur l’épaule, lorsqu’une sonnerie stridente — la plus basique qui puisse être, celle qui témoigne du manque de volonté flagrant de changer celle par défaut — retentit et m’arrache un sursaut. En grognant et sans cesser d’avancer, je fouille dans mon sac pour en tirer le fautif — ce foutu téléphone. Un message, qui défile sur l’écran. « Ma mère... » je grogne, agacé, un peu honteux. Je peine à déverrouiller l’appareil — manque d’habitude, j’oublie toujours comment on fait — et, en gestes maladroits, j’ouvre ledit message, dont je parcours les quelques lignes en un instant. Elle veut juste savoir si je vais bien, à quelle heure je pense rentrer. Un bref oui & avant la nuit tapé et envoyé, je l’éteins et le laisse tomber au fond de mon sac, que je referme sans plus attendre. « Truc de fou comme elle m’fait pas confiance. » je lâche, passablement en rogne, dents serrées. Ça relevait plus du sifflement qu’autre chose, en vérité.
Lorsque l’on rallie la rue indiquée par Heiji, je prends soin d’observer les environs. Comme il l’avait précisé, c’est à l’abri des regards, un coin tranquille qui semble, s’il n’est pas complètement désert, être assez peu fréquenté pour ne pas risquer d’être pris en flagrant délit. Je laisse tomber mon sac au sol, ma veste repliée par dessus, et je remonte les manches de ma chemise — quand bien même ce ne sera certainement pas suffisant pour empêcher la peinture de s’en aller tâcher le tissu blanc. J’ai froid — un peu —, mais le veston me gêne de trop pour que je me risque à le mettre. Seul avantage de la chemise : être suffisamment légère pour ne pas déranger les mouvements. « C’est cool, t’as l’oeil pour les bons plans toi. » Je me tourne vers lui, sourire aux lèvres, main dans les cheveux pour ramener les mèches récalcitrantes vers l’arrière. « On commence par quoi, m’sieur l’professeur ?» Légère moquerie, pas tout à fait fausse cela dit. Mes yeux dérivent sur le mur à la peinture légèrement écaillée, par le temps, les intempéries et les autres aléas, et je l’imagine déjà couvert de couleurs plus vives, fraîches, récentes, qui rendront un peu de cette vie qui paraît manquer, là où les heures ont fait leur compte. « Au fait, hors sujet complet mais, rapport à Hana, tu lui passeras l’salut d’ma part, hein. » Hana, Hana, HanaPourquoi n’as-tu que son seul nom à la bouche, Rhapsodie ?
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