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 On a dit discret, non ? ; Réfia

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Yûki
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random: ici petit poney

MessageSujet: On a dit discret, non ? ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:04

Cétait dur, beaucoup trop dur. T’aurais aimé avoir cinq minutes de plus, mais non hélas la vie est trop dur avec toi ! Aussi pourquoi vouloir tout faire à la dernière minute. Tu aimes dormir au point de mettre le réveil à la dernière minute, résultat si tu te rate tu rate tout. La femme entend donc le réveil cette voix d’une chanteuse qu’elle aime bien, mais quand on met en réveil certaine musique, au bout d’un moment on la déteste. Pour le moment elle est appréciable. La femme s’étire tout le long de son lit avec un petit gémissement en entendant ses membres craquer. C’est tellement dur le réveil n’est-ce pas Réfia ? La femme prend son téléphone pour regarder s’il y a de nouveau message ou autre chose de plus intéressant qui lui permet de rester dans son lit. Pourtant, elle remarque un détail plutôt gênant.

« …C’est le troisième rappel. »

Clignant plusieurs fois des yeux, la femme se frotte jusqu’a perturbé d’un coup.

« JE SUIS SUPER EN RETARD ! »

Se levant alors de son lit pour se dépêcher, elle se prend les pieds dans sa couverture dans la précipitation. Finissant donc face contre plancher de la chambre, la femme n’aime pas du tout cette position. Se relevant doucement avec ce regard totalement dépité, la plante soupir en secouant les jambes pour se libérer de la prise de sa couverture. Poussant un large soupir, elle se relève doucement pour avancer vers la fenêtre qu’elle ouvre. Fermant les yeux par réflexe, la lumière du soleil qui l’aveugle complètement, au moins il fait beau. Mais, ce n’est clairement pas le moment d’admirer le paysage pour perdre encore plus de temps ! Courant pour s’habiller et tout en rangeant des affaires dans son sac, la Bulbizarre secoue la tête en même temps pour dire qu’elle c’est brossé les cheveux. Malgré certain épis qui part un peu en cacahuète, la verte se dépêche de partir en courant de sa chambre, malgré le manque de petit dej’ et de boisson, après tout pas le temps ! 

Déjà qu’il faut courir après le temps, voilà la demoiselle courir après les transports qui ont dit limite fuck de se débrouiller maintenant toute seule, elle avait qu’a se lever plus tôt ! Blasé et rangeant pour un rien, la femme prend ses jambes et avance pour aller au port dépité, ou au prochain arrêt de bus pour y aller. Déjà que de prendre le bateau te donne mal au cœur de loin, la plante se demande s’il faut clairement y aller ou non… Bien sûr que oui !

La voilà maintenant dans le bateau en PLS dans un coin. Un jour se faire soigner de ces mal de transport, bien que pour le moment ça va être dur de trouver un médecin la tout de suite. Donc, pour s’occuper un peu l’esprit, autant relire le papier qu’on lui à donner. Mission d’information, pour une fois qu’on lui file autre chose que faire le guide ou les livraisons déjà. Il fallait trouver une information sur une possible transaction d’enfant Pokémon. C’est assez écœurant tout de même. Mettant la main sur son ventre comme pour retenir son mal de transport de lui faire trop de mal, la femme essaie de lire encore ses lignes pour bien assimiler les détails. Juste la ville qu’ils ont…Cela va trop aider dis donc. Poussant un large soupir, la femme regarde la suite pour voir ce qu’ils disent d’autre.

« Je fais équipe avec un Pyroli ? Rendez vous à l’entré du parc.  C’est fou comme Avalon gère niveau administration, ils auraient pu me donner un numéro de téléphone ? Une photo ? N’importe quoi ? Super, bon un Pyroli, un Pokémon feu…. Super joie joie. »

Dit-elle d’un ton blasé. Ce genre de types sont toujours des gens lourds et soulant, enfin tu te bases par rapport à Heiji et l’autre crétin de Dracaufeu. Tout façon, le peu que tu te souviens des autres feu, ils ont toujours un tempérament de feu… Ahahaha. Soupirant longuement, l’idée de voir un ennemi naturel proche de toi, surtout s’il est instable, tu tiens beaucoup à tes lianes. 

Titubant le long des barrières en te tenant fermement, Réfia longe avec espoir de ne pas s’effondrer maintenant. Atteindre ce maudit parc, ce n’est pas évident de se situer, surtout quand on n’est pas bien du tout. C’est avec 30 minutes par miracle, que la femme s’effondre dans le gazon. Dans un état totalement léthargique, la demoiselle regarde le ciel bleu qui affiche de beau rayon de soleil au moins. Se laissant tranquillement réchauffé par les rayons du soleil, la Pokémon plante  passe les mains sous sa tête et se détend, retrouvant peu à peu la santé d’une bonne petite Réfia. De plus, la femme sent son bulbes sortir pour prendre aussi l’air, ce qui lui fait un bien fout, peut être le temps d’une petite sieste ? Sûrement, de toute façon, il ne semble y avoir personne. Au moins, c’est toujours agréable de profiter du soleil, surtout pour une plante ; au moins, elle prendra un peu de couleur pour cette journée.
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Yûki
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MessageSujet: Re: On a dit discret, non ? ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:05

Akainu soupira, assis sur un banc, la tête renversée en arrière. A sa main, une missive, inscrite de deux-trois indications bateau à propos de la mission à venir. Il était à peine en retard, mais il n’avait pas encore réalisé. A vrai dire, il était perdu dans ses pensées, le brasier de son regard porté dans le bleu du ciel trop dégagé pour la saison. Ce céruléen ne lui rappelait que trop celui qui manquait à sa vie depuis une fugue soudaine, et le voir couvrir Johto, sa région natale, laissait presque un goût amer s’attarder sur sa langue. Il étouffa un grognement et, pour ne pas penser de trop, il leva la lettre à portée de ses yeux, relisant une fois de plus les indications. Le parc d’Oliville, à tout juste un quart d’heure d’ici en se pressant à peine. Une Bulbizarre. L’idée d’avoir affaire à une fille qu’il pourrait aisément remettre à sa place si elle l’agaçait, ça pouvait avoir quelque chose de plaisant, il n’allait pas se mentir. Au moins avait-il pu arracher son nom de la bouche des supérieurs, puisqu’il avait implacablement refusé de mettre un seul pied dehors tant que l’on ne lui confierait pas l’information. Et il avait gagné la partie, à force de persévérance. 

Réfia Neiraste. 

Le nom ne lui disait rien, et il se demandait si elle était nouvelle, ou juste discrète. Son nom à lui, on avait tendance à le connaître, tout du moins à l’époque où il avait perdu Lorelei. Parce que leur relation était sue de tous, sa mort avait fait l’effet d’un coup de tonnerre et, rapidement, on ne connaissait plus Akainu qu’au travers de « celui qui fait le deuil de sa petite amie ». Il aurait aimé rester ignorant de ce que l’on disait les couloirs, mais on n’avait pas vraiment fait l’effort de le lui cacher, et le bruit était monté à ses oreilles. Soit. Au moins, depuis, s’était-il enfin tu. C’était presque comme si le nom de Lorelei et la relation qu’elle avait eu avec le Pyroli étaient devenus deux sujets tabous, pire, deux choses inexistantes. Ironiquement, cruellement peut-être, aussi, Akainu préférait le silence aux murmures mal camouflés. 

Froissant le papier qu’il enfouit l’instant d’après dans sa poche, il se redressa. Son regard venait de rencontrer la course des aiguilles sur le cadran de la montre à son poignet, et il avait enfin réalisé qu’il n’était déjà plus dans les temps. De peu, mais c’était déjà trop pour lui, qui accordait plus d’importance que de raison aux missions dont on lui donnait la charge. Alors, pressant le pas, trottinant même de temps à autres dans les allées qui lui étaient familières, il rallia le parc sans difficulté aucune. Malgré le beau temps, il semblait n’y avoir pas un chat à fouetter, chacun paraissait comme déjà cloîtré chez soi. Les mains dans les poches de son pantalon sombre, sa veste ouverte et sa cravate fouettées par la légère brise qui se levait entre les arbres, Akainu s’avança dans l’allée principale, à la recherche de la coéquipière inconnue qu’on lui avait refilée pour la journée. 

Il ne lui fallut que quelques pas avant que son regard n’intercepte une tignasse verdoyante, étalée dans l’herbe et prête à s’y fondre sans mal aucun. S’il aurait pu douter de l’espèce de la jeune femme allongée là —à défaut de ne pas douter qu’elle fût une hybride—, le bulbe traître qui trônait bien sagement sur la tête de l’inconnue qui se prélassait lui ôta l'ombre de la moindre hésitation : il y avait là une Bulbizarre qui prenait un bain de soleil, sans s’inquiéter de ce qui l’entourait. Un instant, Akainu songea qu’il devait faire erreur : elle ne pouvait pas être sa collègue, alors même qu’elle ne paraissait pas soucieuse de son retard, de l’attente, encore moins préoccupée par la mission des plus importantes. Après tout, ça avait trait à des enfants. Il s’approcha d’elle, silencieux, et la toisa quelques instants, une lueur moqueuse dans le regard.

« On m’avait prévenu que j’aurais affaire à une Bulbizarre, pas que je passerais la journée avec une jardinière qui entretient une réserve naturelle sur son crâne. »

Il usait d’une moquerie stupide, quasiment puérile, mais au moins cela aurait-il peut-être le mérite de la tirer de sa sieste improvisée, et absolument pas du goût de l’adolescent. Il venait d’ailleurs de s’accroupir face à elle, un éclat de mépris traversant ses prunelles : si elle ne se ressaisissait pas pour accorder à la mission autant d’intérêt qu’elle en méritait, sans doute cet éclat se ferait-il une place définitive au fond de ses yeux, se ravivant chaque fois qu’il les poserait sur elle.

« Réfia Neiraste, je suppose ? Il n’attendit pas vraiment de réponse avant de poursuivre. Akainu Nishimura. Ton tyran de Pyroli pour la journée. »

Et le mot « tyran » n’était certainement pas si mal trouvé, lorsque l’on parlait du jeune rouquin...
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Yûki
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MessageSujet: Re: On a dit discret, non ? ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:05

Tu étais bien, tu étais calé. Le soleil te réchauffait un peu les joues, cela te faisait reprendre les pieds sur terre au moins. Les transports c’est rétro satanas pour toi, bien que tu ne vas pas nager de continent en continent, surtout que de base tu ne nage pas, tu coules. Donc, toujours obligé d’affronter les maudit moyen de transport, dommage que la téléportation n’existe quand Ball. Bien que tu penses que tu serais tout aussi malade, enfin, cela n’existe pas, donc osef. Poussant un petit soupir comme pour virer tout le mal de ton corps, tu te reposes, tu es clairement posé, pour une fois que tu peux t’autoriser un moment de sursit.

« On m’avait prévenu que j’aurais affaire à une Bulbizarre, pas que je passerais la journée avec une jardinière qui entretient une réserve naturelle sur son crâne. »

Tu ouvres un œil pour voir une tête rouge. Eh merde. Le voilà. Il ne pouvait pas se perdre une heure de plus ? La jeune femme rouvre le deuxième pour donner une tête totalement blasé. C’est bien, t’es réveillé, c’est bien t’es entrain d’admirer les yeux et la touffe de ce…môme ? Non clairement, qui à laisser un gamin ici ? Et puis. Il vient d’insulter tes bulbes, non mais, d’où on insulte les parties Pokémon. Ca y est, t’es déjà soulé. Ton regard assassin affiche clairement que t’as une envie de meurtre sur le coup, on n’insulte pas ton bulbes, c’est comme dire à une femme qu’elle est grosse, c’est un sujet tout aussi sensible.

« Réfia Neiraste, je suppose ? Akainu Nishimura. Ton tyran de Pyroli pour la journée. »

Ce mec vient de passer au stade de collègue, à tête à claque à frapper d’urgence. Clignant des yeux avec cette mine totalement déconfite, manque plus que les cernes pour prouver ton agacement. C’est lui qui est en retard, et il se permet une pointe d’hautainement. Et puis quoi encore ? La plante affiche presque un sourire nerveux avant de lui cracher une vampigraine dans la face et se redresser net pour reculer. Secouant alors la tête, pour rentrer son précieux, la femme tapote sa tenue en le fixant tout aussi hautainement.

« Eh bah, si on m’avait dit que j’avais un gamine en pleine crise à géré, t’as perdu ton chemin coco ? »

C’est lui en retard, pas toi. Remettant tes longs cheveux en place. Tu le regardes de haut en bas, rien d’impressionnant, il ne semble pas tellement menaçant. C’est un collègue pas un ennemi. AH oui, c’est vrai que pour toi, c’est une tête à claque.

« La prochaine fois, achète toi un Gps. Et bouge ton cul, avant de prendre racine et faire concurrence à l’arbre. »

Tournant les talons, tu ne cesseras donc jamais de prendre tout le monde de haut. Mais, vous briefer même pas ? Non. Pas la peine. La jeune femme avance en ne cherchant même pas à demander si tout va bien, si son voyage c’est bien passé. T’as clairement ni l’envie, ni la patience. Déjà que franchement si tu peux discrètement lui en mettre une si y a du combat, cela te ferais clairement plaisir. Mais bon, vous étiez en retard, on fera la rencontre thé et gâteau plus tard.

Poussant la porte d’un bâtiment non loin, scène du crime, vous en faites pas, plante verte et tyran de feu sont là… On dirait un sketch. Un orphelinat, trop de gosse. Bien que pour un orphelinat, ça manque de gosse. C’est alors que son regard jaune croise celui d’une femme qui les regards apeuré. Une victime ? Bien que penchant un peu la tête, Réfia vient de clairement trouver un autre sujet plus intéressant. 

« On est d’Avalon, désolé du retard Tyran rouge sait pas lire une carte. »

Le pointant du pouce derrière toi, tu avance pour t’assoir à une table et pose carrément les pieds sur la table, en mode posey. Plus détendue tu meurs Réfia. Saisissant une pomme bien rouge pour croquer dedans, c’était la bouffe qui t’avait attiré à cette table. La femme regarde le duo et approche donc de cette table pour expliquer la situation. Cela serait beaucoup plus pratique. Elle serrait les mains, elle avait les joues lacérées par les larmes. C’est fou comme cela te fait hausser un sourcil, trop aimable.

« Hier soir, toute une chambre d’enfant à été vidé. Nous avons pensé à une fugue au début, mais… Un des enfants est revenu par on ne sait quel miracle… Blessé, il nous a dit que des hommes armé les ont enlevés de leur lit dans la nuit. C’était la chambre des Pokémons… Nos petits nous ont été retirés. Et notre petit Gildartz semble presque muet, il est totalement traumatisé. »

Le bruit du craquement de pomme que tu fais coupe la parole de la femme. On dirait une vache qui regarde un train passé. Tu n’es pas sérieuse quand même ? Pas de compassion ? Tu mérites bien une paire de gifle.

« Et ? 
-Et ?
- Bah, on ne va pas chercher dans le vide. »

Bonjour, vous avez d’autre information ? La sympathie ne t’étouffe pas trop ma puce ? Non, car là cette femme est traumatisé, mais tu préfères mille fois te gaver de pomme. La femme te regarde avec ce regard clairement choqué. Tu es si égoïste, si méchante, si cruelle. Mais ça bien sûr, cela te passe clairement au dessus.
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MessageSujet: Re: On a dit discret, non ? ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:05

Elle ouvre les yeux, et ce sont deux prunelles incendiaires qui se posent sur Akainu. Deux iris caramélisés, dont la couleur serait agréable si ça n’était pas cette lueur si désagréable qui y vacillait. Au contraire, ce qui aurait pu faire d’elle une femme attirante venait de la rendre bien plus antipathique encore aux yeux du Pyroli, alors même qu’elle ne lui avait pas encore adressé un seul mot. Peut-être valait-il même mieux qu’elle se passe du moins commentaire, et qu’elle se mette à la tâche sans plus tarder, sous peine que le rouquin ne devienne plus hargneux encore qu’il ne semblait l’être. Les choses auraient pu changer ; mais Réfia leva la hache de guerre à l’instant même où elle lâcha une Vampigraine sur Akainu. Il vacilla légèrement, se retenant de la main pour ne pas tomber et demeurer en station accroupie, alors que la plante drainante prenait racine et l’immobilisait. Il se sentait tout à coup affaibli, une sensation pareille à celle qui l’envahissait lorsqu’il se retrouvait dans un endroit gorgé d’humidité. Désagréable. Pire encore, frustrant au possible. 

Il gronda en levant les yeux vers elle, peu décidé à être aimable avec elle, suite à un coup pareil. Un type plante, hein… Et elle se permettait de le prendre de haut ? Elle avait quel âge, d’abord ? Il était incapable de mettre un nombre quelconque sur son visage, qu’il refusait de toute façon de voir autrement que comme celui d’une sale peste. Elle avait aiguisé les armes, et il en avait une superbe à son encontre. Après tout, les mauvaises herbes s’embrasent aux chaleurs estivales, n’est-ce pas ?

« Eh bah, si on m’avait dit que j’avais un gamin en pleine crise à géré, t’as perdu ton chemin coco ? Allez, marre-toi, profite de ton instant de gloire. La prochaine fois, achète toi un Gps. Et bouge ton cul, avant de prendre racine et faire concurrence à l’arbre. »

La Vampigraine perdant racine, et le trouble se dissipant quelque peu dans ses muscles et son esprit, Akainu se redressa. Quand bien même dissipée, la sensation de faiblesse ressentie ne le quittait pas vraiment, pas plus que l’envie d’allumer un brasier quelque part non loin d’elle. Mais il ne s’y risqua pas, devinant que ce détail n’échapperait pas aux instances supérieures. Et, être mis à pieds et aux travaux d’intérêts généraux à Avalon le temps d’apprendre de ses erreurs, ça n’était pas dans ses objectifs proches. Aussi préféra-t-il esquisser un sourire mauvais en lui emboîtant le pas.

« Les meilleurs se font toujours attendre, minauda-t-il, pas peu arrogant. »

Le petit chemin jusqu’à l’orphelinat se fait dans un silence presque pesant, auquel la flammèche ne prête pas vraiment attention, tout entier concentré sur la mission à venir. Des enfants… Encore et toujours, il avait l’impression qu’ils étaient les victimes de tous les mauvais coups. C’était si facile de les prendre pour cible. Cette fois-ci, cependant, rien n’était sûr quant au fait qu’il s’agisse d’une action menée par des malfrats de Chronos. De toute façon, on ne les avait pas mis au courant de tous les détails. C’était au personnel de l’orphelinat de se charger des faits. Ce manque de considération venu d’en haut, Akainu le digérait quelque peu mal. Certaines missions étaient plus précises mais, cette fois-ci, il avait l’impression qu’on les envoyait à l’aveugle, rien que pour le bon plaisir de les savoir se tirer dans les pattes. Il y en avait bien d’autres avec qui il aurait pu passer la journée : Heiji, Cerise ; mais non. On avait préféré le laisser se coltiner une femme dont il ne savait rien, et avec qui, pour sûr, il ne saurait pas s’entendre. Les tensions étaient déjà là, et elles ne semblaient pas vouloir se dissoudre entre eux.

« On est d’Avalon, désolé du retard Tyran rouge sait pas lire une carte. »

Il la toisa, d’un bref regard en travers. Le genre qui signifiait mille menaces capables d’être mises à exécution sous peu, dés que les yeux se détourneraient de la potentielle scène de crime.

« Et le pot de fleur n’est pas équipé de la fonction réveil. »

Puéril ? Un peu, sans doute. Qu’y avait-il d’adulte dans leur conversation ? Pas grand chose, pour ne pas dire rien du tout. Mais il ne parvenait pas à demeurer tranquille et paisible à ses côtés, encore moins poli. Elle l’énervait, alors qu’il ne savait d’elle que son nom et sa nature de Bulbizarre. Et le fait qu’elle n’était rien d’autre que clairement détestable.

Et elle s’asseyait à une table, et elle croquait dans une pomme, et elle prenait ses aises. Comme s’ils n’étaient pas en pleine mission, comme si la femme à qui elle s’adressait n’était pas plus pâle encore que les premières neiges qui tomberaient bien un jour, comme si elle n’était pas complètement paniquée et au bout de sa vie. Au début, pourtant, Akainu se tint à l’écart, écoutant simplement ce que la femme avait à dire. 

« Hier soir, toute une chambre d’enfant à été vidé. Nous avons pensé à une fugue au début, mais… Un des enfants est revenu par on ne sait quel miracle… Blessé, il nous a dit que des hommes armé les ont enlevés de leur lit dans la nuit. C’était la chambre des Pokémons… Nos petits nous ont été retirés. Et notre petit Gildartz semble presque muet, il est totalement traumatisé. »

Instinctivement, le Pyroli se rapprocha d’elle. Il savait ce que c’était que de perdre quelqu’un à qui l’on tenait, sans savoir ce qu’il advenait de lui. Il savait ce que c’était, ce vide, cette angoisse qui serrait le coeur lorsque l’on ne savait pas si l’on reverrait l’être aimé vivant. Un instant, deux yeux bleus, malicieux au possible, s’imposèrent à son esprit. Comme pour le narguer. Mais il cligna des paupières, se concentra sur les mots de la femme pour ne plus y songer. Ce qui le ramena véritablement à la réalité, ce fut Réfia. Réfia et son immonde manque de compassion.

« Et ? 
— Et ? 
— Bah, on ne va pas chercher dans le vide. »

Il en eut le souffle coupé, estomaqué par tant de… de quoi, d’abord ? Une colère sourde se mit à bouillonner en lui, et il posa sur la Bulbizarre un regard sombre et haineux, méprisant au possible, et révulsé comme il n’aurait jamais pensé l’être. La jeune femme en face d’elle tenta d’articuler un mot, n’y parvint pas. Sa voix se brisa, et Akainu su qu’elle céderait bientôt aux larmes s’il n’intervenait pas. Alors, avec une infinie douceur, il vint poser ses mains sur les épaules de la gardienne traumatisée. 

« Ne vous inquiétez pas, nous allons les retrouver, sains et saufs. Je vous le promets. Il haussa le ton en s’adressant à Réfia, vers qui il avait levé les yeux. Toi. Trouve quelqu’un pour t’emmener voir la chambre des gosses. Qui sait, tu es peut-être capable de plus de délicatesse avec les objets qu’avec les gens. »

Le cynisme dans son timbre était presque palpable, tant il crachait les mots avec un dédain sans pareil. Elle le dégoûtait avec ses grands airs. Si elle le regardait, et qu’importe de quelle façon, il ne flancha pas. Jusqu’à préférer s’intéresser à celle qui avait besoin de soutient, plutôt qu’à celle qui n’en faisait preuve d’aucun.

« Puis-je voir Gildartz ? Il est celui qui sait le mieux ce qu’il s’est passé. Nous avons besoin de lui, il faut qu’il rompe le silence si nous voulons avoir la moindre chance.
— Je-Oui, il… Il est dans sa chambre, souffla-t-elle, tremblante, mais pleine d’espoir. »

Ainsi donc, il allait encore devoir partager la même pièce que Réfia, respirer le même air qu’elle. Il suivit la jeune femme jusqu’à l’étage du bâtiment, s’avançant entre les chambres, porteuses de petits écriteaux colorés sur lesquels on devinait des dessins d’enfants. Du bleu, du rose, mais aussi des touches de vert, d’orange, de rouge. Akainu réprima difficilement un sourire, qui disparu tout à fait lorsqu’il vit le jeune garçon. Il était assis sur son lit, une tasse de chocolat chaud fumante entre les mains, une autre des gérantes à ses côtés qui lui frictionnait le dos pour le rassurer. Il ne pleurait pas, mais c’est qu’il paraissait avoir déjà épuisé son stock de larmes. 

Lentement, le rouquin s’approcha, et vint s’asseoir du côté libre de l’enfant. Il prit la peluche qui traînait là, sur l’oreiller, et l’observa quelques instants. C’était un simple lapin, aux oreilles délavées d’avoir été frottées entre les doigts. Il portait une salopette toute bleue, et souriait d’un air adorable. Esquissant un sourire, il se pencha en direction du gamin à ses côtés.

« C’est ton doudou, Gildartz ? »

Il se réanima doucement, jetant un regard à Akainu, et puis au lapin. Après un long silence, il capitula enfin, et hocha lentement la tête. 

« Il a un nom ?
— Pompidou Lapinou…
— Tu en as d’autres ?
— Non ! C’est mon meilleur ami ! fit-il avec un peu plus d’entrain, récupérant sa peluche pour la serrer contre lui, comme le dernier de ses trésors. »

Akainu n’avait pas envie de briser la paix qu’il était en train de faire peu à peu renaître dans le coeur de l’enfant, mais il n’avait pas le choix. Réfia et lui avait besoin de savoir ce qu’il s’était passé, pour espérer faire revenir les choses à la normale. Pour sauver les enfants.

« Et tes autres amis, où sont-ils ? »

L’enfant se renfrogna tout à coup, son regardant perdant à nouveau de son éclat. Le coeur du Pyroli se serra, et plus encore lorsque le gamin répondit.

« J’en ai pas d’autres.
— Et ceux qui étaient avec toi dans la chambre ? »

Gildartz frissonna, et les larmes jaillirent à nouveau sur ses joues. Les deux femmes du personnel s’agitèrent, mais Akainu leur intima, d’un vague geste de la main, de ne pas intervenir. Doucement, il rapprocha l’enfant contre lui.

« Dis-moi ce qu’il s’est passé… On peut les aider, tu sais. Le pot de fleur et moi. »

Il minauda, en montrant Réfia du doigt, et le gamin posa son regard brouillé de perles salées sur sa collègue d’Avalon.

« Ce-c’est un pot de fleur la-la madame ?
— Tu ne t’en étais pas rendu compte ? »

Gildartz secoua la tête, retrouvant légèrement le sourire. C’était le calmer, afin qu’il puisse répondre à leur question sans les fuir. Silencieusement, il osait presque espérer que Réfia jouerait son jeu, serait plus humaine avec un chérubin qu’avec la jeune femme qu’elle avait interrogée, un peu plus tôt. Elle ne pouvait pas être immonde au point de blesser un enfant, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: On a dit discret, non ? ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:06

Tu n’avais pas la gentillesse de ton acolyte ? Tu n’avais rien de lui c’est clair. Tu n’avais pas cette compassion que cherchait cette femme.  Réfia n’en avait ni l’envie, ni clairement l’instinct d’être aimable. La verte mange sa pomme en fixant d’un air presque trop béa le Tyran qui lui se montre proche de cette femme, le Pokémon plante trouve cela d’un ennuie considérable, pourquoi tant de… d’empathie ? Sérieux, on a le temps de sortir le thé et les gâteaux à ce niveau. Le pire, cette bonne à rien n’arrive plus à communiquer. Merci Réfia pour l’avoir mis dans cet état.

« Ne vous inquiétez pas, nous allons les retrouver, sains et saufs. Je vous le promets. Toi. Trouve quelqu’un pour t’emmener voir la chambre des gosses. Qui sait, tu es peut-être capable de plus de délicatesse avec les objets qu’avec les gens. »

La plante n’avait pas eu droit au même ton que la pauvre petite victime. Son regard blasé affichait clairement une mauvaise entente entre les deux. Elle était presque fier de lui avoir voler son énergie, vu comme il lui parle, il parlera moins au bout d’un moment. Poussant un large soupir, la femme se lève pour avancer sans broncher. Autant être loin de ce type. Avançant vers un mec qui semble être celui sur place pour prévenir des soucis à Avalon, la femme le suit. Après tout, il n’était pas sourd, il a bien entendu les paroles de ce type insupportable. 

Montant les étages, son regard se balance de gauche à droite, voyant plein de dessin, plein de couleur qui n’arrive pas du tout à atteindre le cœur de cette plante, pourtant, on pouvait bien ressentir tout le plaisir d’avoir fait ces dessins, l’amour que dégageait cet endroit, un petit nid douillet. Oui, il te rappelle trop ce lieu que tu as détruis par ta présence, Dean faisait beaucoup de ces dessins… Tu les détestes maintenant. Poussant la porte, elle remarque un gamin totalement perdu, pauvre chose. Tu ne lui adressas même pas un regard presque gentil ni encourageant. En fait, tu l’as à peine regardé, tu fais ta mission point.

Réfia regarde donc la chambre, entendant les pas du roux approcher, ce n’était pas pour toi, mais pour l’enfant. Qu’il fasse donc la bonne femme attentionné, tu n’as pas envie de toute façon. Regardant de gauche à droite, tu comptas en tout 18 lit, deux simples pour des plus grand et d’autre superposé. Donc il y a 18 disparus.

Des indices quelques choses qui puissent aider pour cette mission, tu avances dans cette chambre vide. Les lits sont défaits, certaine peluche encore dans les lits… t’accroupissant pour regarder le lit. Les couvertures était bien défaite, mais d’une étrange façon, penchant un peu la tête, tu approches la fenêtre que tu ouvres. Regardant le paysage. Il donne sur la forêt non loin d’Oliville, mais nous sommes aussi aux deuxièmes étages. La demoiselle ouvre la fenêtre, elle s’ouvre de l’intérieur et aucun autre moyen de l’ouvrir, le coup de la carte ne marcherait pas, y a une sécurité enfant. Puis tu te dis que les kidnappeurs ne vont pas s’emmerder clairement à monter aux deuxième par une fenêtre. Passant encore pour aller en dehors des chambres, passant les femmes qui s’occupent des petits, enfin y a plus trop à s’occuper. Les pupilles de la femme regardent un peu partout le couloir, il est assez large, non loin des escaliers. Tu descends rapidement pour voir sur quoi il donne en face, la porte de service avec les cuisines, qui donne sur une porte vers la cour, dans la rue. 

« Hum…
- Un souci mademoiselle ? 
-Peut être.
-Je peux vous aider ?
-Ouais. Tu pourrais me trouver une info sur tous les bateaux parties ? »

Remontant en regardant partout, ton attention se stoppent sur pas mal de dessin, fixant certain, cherchant quelques chose n’importe quoi. Déjà, tu cherches comment 18 enfants, enfin 17 ont pu disparaitre dans la nature comme ça. Te mordant un peu l’ongle, tu réfléchis… Réfléchis, mais rien n’allait. 18 enfants qui disparaissent comme ça, c’est impossible. Quelqu’un à du voir quelques chose. Tu es revenue dans cette chambre, regardant encore les lits, ils ne vont pas. Te grattant la tête, tu réfléchis… 

Fugue…

C’est le mot que tu te souviens, une fugue c’est une fuite sans permission discrète… Il n’y a eu donc aucun bruit dans la nuit. Tu pars du principe que l’animatrice à découvert l’horreur avant d’aller se coucher, donc vers 23h, pour vérifier que tout le monde dort. Croyant à une figue, elles ont du donc chercher… Gildartz est arrivé avant 5h du matin, heure où on t’a appelé pour partir à tel heure pour venir ici. Sans bruit, 18 enfants ont disparut, mais un a réussis à s’en sortir blesser. Pourquoi lui ? Pourquoi pas un autre ? Comment 18 enfants ont pu disparaitre sans un bruit, sans crie ? Il est impossible que tous on suivit des inconnus comme ça, sans un bruit en plus…Sans doudou ? 

De plus, les portes ne sont-elles pas fermées la nuit pour empêcher les fugues ? 

Comment ? Pourquoi lui ? Tu regardes les dessins des enfants, certain mieux dessiné que d’autre… Le attribut de la plus part dessiné pour rire, même des animatrices… Plein de race différente. Réfléchit… Réfléchit… 18 enfants, silence, comment sortie ? Fugue ? Un survivant ? Les dessins ? La femme fixe cet enfant avec intensité qu’on dirait qu’elle va le bouffer.

« Ce-c’est un pot de fleur la-la madame ?
Tu ne t’en étais pas rendu compte ? »

Ton regard blasé s’affiche, c’est bien le moment de chercher la plante en pleine réflexion. Pourquoi ce gosse ? Pourquoi ?! POURQUOI ?! Il joue avec ses doigts, il semble timide, encore traumatisé sûrement… Pourquoi lui et pas un autre, c’est une énigme…

Tu ne t’en étais pas rendu compte ? 

Et si… faisant de gros yeux, la femme descend le regard sur ce gamin, regardant son entourage… puis revenant sur le gamin. Arrachant un dessin, en le regardant de plus près… Les apparences sont trompeuse, il ne s’était pas rendu compte qu’elle est une plante sans ses attributs oui…

« Et si… ? »

Tu regardes le dessin, puis l’enfant… Il fallait tenter le tout pour le tout. Levant doucement la main. Faisant apparaitre une boule lumineuse. Tu ne vas pas… ? Non Réfia. NON ! Tu jettes cette boule sur le gamin qui lui rentre dans le corps littéralement. Il a poussé un cri, il tremble… Il bouge ? Affichant presque un sourire content. Étant dans un bâtiment, la paralysie allé être la force de ton pouvoir… Il bouge.

« C’est toi le Polichombre sur le dessin ! Donc… Etant un spectre. Toute attaque de type normal n’a aucune influence sur toi. Donc. »

Ton regard se tourne vers une des animatrices.

« Des lits peu défait, des doudou abandonné, pas un bruit, pas de fenêtre brisé… Aucun témoin, on croit à une fugue. » Tu te penches en avant vers une femme. « Quand on lance l’attaque berceuse de type normal, cela ne marcheras pas sur ce type spectre,  encore plus quand le Polichombre et connu pour sa capacité d’insomniaque, ou il n’y a que lui qui puisse dormir, si on part sur les théories. »

Tu affiches un grand sourire.

« Berceuse n’est-il pas l’attaque très connu des Rondoudou ? Madame Grodoudou ? Enfin d’après les dessins, il semble que vous en soyez un. A part si les enfants sont des idiots, ce que je doute. » 

La femme fait de gros yeux, sur un coup de panique… Cette femme t’a taclé d’une force équivalente à Damoclès. Crachant un peu tu finis projeté par la fenêtre que tu as brisé pour finir plus bas… Bah qu’il se débrouille avec la fugueuse…

« VA TE FAIRE FOUTRE ! » Hurles-tu comme signe de vie «…Putain, c’est la dernière fois que je joue à Phoenix wrigth… »

Dis-tu en regardant le ciel bleu, tu bouge un peu pour voir si t’as un truc de casser, non c’est juste le contre coup. Tu crois quand faisant la morte t’auras droit à un jour de congé et tu n’auras plus besoin d’aider cet abruti de Tyran ? Bah… Osef, t’es presque bien entre les débris de fenêtre à regarder le ciel, comme tu l’as pensé en te levant, t’aurais mieux fait de rester au lit.
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MessageSujet: Re: On a dit discret, non ? ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:06

Il ne s’attarda pas sur le regard de Réfia, blasé, lassé au possible ; elle n’avait sans doute pas cette affection que lui-même avait pour les enfants. Plus jeunes ils étaient, plus concerné il se sentait. Et c’était pire encore lorsque, comme dans le cas présent, il s’agissait d’un jeune d’orphelinat, à l’air traumatisé et apeuré. On aurait pu parler d’instinct paternel, mais c’était surtout son côté grand frère qui jouait. Quand bien même il n’était que second de sa fratrie, et frère jumeau, triplé même, il avait toujours eu tendance à prendre la place de l’aîné avec Fuyuki et Atsue. Il était celui qui dirigeait, qui faisait les gros yeux, celui qui défendait et consolait. Souvent, il avait frappé ceux qui harcelaient son frère, et il avait même mordu quelques gamins qui avaient tenté de lui rendre ses coups. Il était hargneux, et peu désireux de se laisser faire ; toujours il rendait, se faisait agressif et menaçant avec qui lui cherchait des noises. Et puis, il se faisait rassurant et câlin, aimant et dévoué pour qui il portait dans son coeur. Et les gosses, perdus, égarés, inquiets, pour sûr, il les aimait d’une certaine façon. 

Il ne regardait plus la Bulbizarre à quelques pas d’eux, il s’occupait uniquement de l’enfant à ses côtés, qui serrait son petit lapin en peluche contre lui. Jusqu’à ce que son regard ne s’emplisse de peur, et qu’une boule lumineuse ne jaillisse tout à coup, s’en aille heurter le gamin terrifié qui en avait laissé tomber son doudou à ses pieds. Mais rien. Juste de la peur, juste des tremblements et des sanglots. Presque instinctivement, Akainu le ramena contre lui pour l’étreindre, lui fichant sa peluche entre les bras. Et puis, son regard écarquillé se porta sur Réfia, empli d’incompréhension.

« Qu’est-ce que...
— C’est toi le Polichombre sur le dessin ! Donc… Etant un spectre. Toute attaque de type normal n’a aucune influence sur toi. Donc. »

Il cligna des yeux, toujours sans trop comprendre, et reporta son attention sur la femme vers laquelle sa collègue venait de se tourner. Il attendait la suite, désirait des réponses, voulait savoir. L’enfant ne disait toujours rien, prostré contre le Pyroli qui ne défaisait pas sa prise sur lui, le protégeant de la tension qui montait dans la pièce. L’éducatrice venait d’esquisser un pas en arrière, qu’il ne comprit pas, jusqu’à voir le regard que Réfia posait sur elle. Accusatrice, sûre d’elle, elle lui assenait une tirade qui, peu à peu, prenait sens dans l’esprit d’Akainu. Tout à coup, il comprit, et ouvrit la bouche en un « oh » silencieux. Il venait de saisir où est-ce qu’elle voulait en venir et, même s’il ne l’avouerait jamais, il était impressionné. 

Soudainement, les talons claquèrent, et le tyran sursauta. L’accusée s’agitait tout à coup, et ce fut la collègue à la tignasse verdoyante qui subit le contre-coup de la vérité qu’elle venait de mettre en lumière. Des éclats de verre volèrent et, par réflexe, il protégea l’enfant de la moindre blessure qui risquait de lui être infligée par un morceau tranchant. Sitôt qu’il sentit le courant d’air de l’extérieur, il se redressa.

« VA TE FAIRE FOUTRE ! entendit-on hurler depuis en bas. »

Une part de lui fut rassurée ; il n’aurait pas aimé avoir à expliquer les causes d’un décès dans une mission pareille… C’aurait peut-être été un peu ridicule. Mine de rien, la culpabilité l’aurait sans doute rongé, aussi. Vivement, il poussa Gildartz dans les bras de la femme qui était sur le lit elle aussi, lui intimant de conduire l’enfant dans une autre pièce. Elle s’exécuta presque aussitôt, et Akainu n’attendit pas un instant de plus avant de se jeter sur la Grodoudou pour l’empêcher de fuir. Elle voulu se débattre, mais il l’immobilisa d’une clé de bras contre le mur de la pièce, d’un geste que l’on devinait expert, habitué. Combien de fois l’avait-il fait à Lorelei, lorsqu’elle le prenait par surprise ? Elle se démenait comme un beau diable, mais il tenait bon, au plus près d’elle. Un grondement dans la gorge, il se pencha à son oreille.

« Où sont les enfants ? »

Il fut repoussé avec rage, forcé de lâcher sa prise. Mais il ne cilla même pas, et revint à la charge. Son couteau de bras glissa hors de son fourreau, et il se lança à nouveau à la charge de la femme, la menaçant de la lame sous sa gorge. Elle frissonna, hésita, et il profita de cette seconde tangible pour la mettre au sol, faisant fi de son cri rageur. L’un de ses bras immobilisant les poignets de l’hybride, l’autre, armé, placé sur sa carotide, il la toisait, plein de mépris et de colère, et pourtant plus calme que jamais.

« Où. sont. les enfants ? Je ne le répéterai pas une troisième fois.
— Dégage, le mioche ! cracha-t-elle, un sourire mauvais aux lèvres. »

Il trancha ; à peine. Il n’y eut qu’un mince filet de sang qui coula mais, dans les yeux de son adversaire, la bestialité se changea tout à coup en un semblant de peur. Il ne plaisantait pas. Jamais quand il s’agissait de ses missions, moins encore lorsque celles-ci avaient trait à des enfants.

« L’entrepôt… L’entrepôt de l’autre côté du parc. Ils… Oui, ils sont là-bas.
— Pourquoi ? »

Elle ne répondit pas, et Akainu se fit violence pour ne pas entailler plus profondément, pour ne pas bouger son bras et l’effrayer encore, pour ne pas la forcer à parler. Longtemps, et aujourd’hui toujours, il avait cru les humains monstrueux, et avait blanchi ses confrères Pokémons. C’était Lorelei qui l’avait fait douter, avait remis en cause son aveuglement, l’avait poussé à croire que, parmi ses pairs aussi, certains étaient mauvais. Désormais, il le savait ; il ne l’acceptait toujours pas. Mais il ne fuyait plus face aux immondices de ses semblables. Il ne fuirait plus, parce que ça lui coûtait trop de fermer les yeux.

« Quelle importance ? T’arriveras p’t’être pas à temps, gamin. »

Un grondement fila d’entre ses lèvres et, l’instant suivant, il la fit sombrer dans l’inconscience. Rien qu’une pression de deux doigts, quelque part entre la gorge et l’épaule, et elle avait tourné de l’oeil, réduite au silence. Il n’attendit pas un instant avant de de se lever, adressant à peine un coup d’oeil à l’autre assistante.

« Attachez-la, bâillonnez-la, enfermez-la, ce que vous voulez. J’envoie des hommes la récupérer. »

Et puis, il s’élança dans les escaliers et le couloir, composant un numéro sur son téléphone, pour donner les indications de lieu et de temps à ses collègues les plus proches d’ici. Puisqu’ils venaient tout juste de terminer leur mission, ils viendraient se charger de la jeune femme. Intimement, Akainu restait persuadé qu’elle ne pouvait pas avoir choisi d’agir ainsi, elle avait forcément été forcée, forcément été abusée pour avoir osé mettre des enfants en danger. L’entrepôt.

Un souffle d’inquiétude le poussa à contourner le bâtiment de l’orphelinat. Bientôt, des morceaux de verre craquèrent sous ses chaussures, et il fronça les sourcils en s’approchant de la Bulbizarre, allongée là parmi les débris. Le silence se prolongea, quelques secondes, avant qu’il ne se penche vers elle, le regard indéfinissable.

« Vivante ? demanda-t-il, avant de lui tendre la main, l’ombre d’un sourire au coin des lèvres. Tu t’en tires plutôt bien, Sherlock. »

Il rangea son téléphone au fond de sa poche, levant les yeux vers l’horizon, là où il leur fallait se rendre. L’entrepôt, l’entrepôt. Ça ne quittait pas son esprit. L’entrepôt. Il adressa un signe de tête à Réfia, lui intimant silencieusement de le suivre, et puis s’éloigna de l’orphelinat, et de l’allée d’où arrivaient les renforts qui se chargeraient de la coupable. Plus le temps passait, et plus le risque était grand qu’il arrive malheur aux enfants. Il aurait aimé pouvoir interroger plus longtemps Gildartz, mais il n’était pas certain que les informations auraient été pertinentes, utiles à leur investigation. Il préférait écouter les mots d’une femme effrayée à l’idée d’avoir la gorge tranchée, que ceux d’un gamin sans doute même pas tout à fait conscient de ce qu’il se passait depuis la veille. 

Le Pyroli, peu désireux de s’attarder, coupa à travers parc et petites rues sinueuses, qu’il connaissait par coeur, et était capable de dessiner les yeux fermés. C’était chez lui, après tout. L’entrepôt était là, en vue, plus grand que dans son souvenir, et protégé d’un grillage de croisillons métalliques. A n’y regarder que de surface, aucun système électrique, aucune caméra, ni aucune alarme. Peut-être à l’intérieur ? Il n’en savait trop rien, mais l’extérieur paraissait on ne peut plus calme. Aussi, il approcha encore, un peu rasséréné. Jusqu’à ce que quelque chose lui paraisse étrange : c’était paisible, oui, mais sans doute trop. Trop, pour ce qu’il s’était passé, trop, pour les enfants qu’ils cachaient, s’ils étaient vraiment là.

Tout à coup, ses yeux les repérèrent : là, aux alentours du grillage, des hommes, qui se fondaient presque dans le paysage, mais qu’il devinait armés sans même avoir besoin d’admirer les armes à feu, sans doute camouflées sous leurs vestes. Sans attendre qu’on les remarque, Akainu se saisit du poignet de sa collègue, et la tira avec lui dans l’angle d’un des derniers bâtiments qui se trouvaient là, avant de déboucher sur le terrain privé de l’entrepôt. Instinctivement, il se mit à chercher une faille, un moyen d’entrer sans prendre le moindre risque inutile. Sans manquer de faire échouer la mission.

« Réfia, est-ce que tu sais comment s’infiltrer à l’intérieur sans risquer d’être criblés de balles ? Il lui décocha un regard, presque amusé, pourtant sérieux. A moins que je sois trop optimiste de croire que c’est possible ? »

Puisqu’elle avait trouvé la réponse une fois, elle la trouverait peut-être une seconde fois ? A moins que son coup de génie plus tôt ne fut qu’un coup de chance. Étrangement, Akainu n’aurait eu aucun mal à avaler cette hypothèse, qui n’était pas pour flatter l’ego de sa camarade...
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MessageSujet: Re: On a dit discret, non ? ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:06

Le ciel il est beau. C’est la première chose que tu penses là maintenant tout de suite parmi les débris de vitre qui font ami ami avec l’herbe. T’étais totalement blasé, comme si tu venais de perdre sur ta console, c’est clair que là t’as juste envie de ragequit et rentrer chez toi. Mais non, t’es au sol entrain de te dire juste que t’es pas blessé et que tout va bien. Fixant le ciel, tu te demande si clairement il est bon de rester là. Bah ouais. Le ciel affiche une bonne mine et le ciel fait pas chier du tout, donc autant resté ici faire bronzette. Le bleu de ce ciel commence un peu à t’énerver, il n’est pas si beau que ça, et pourtant il est souvent l’exemple de la beauté inaccessible. C’est ce que voulait atteindre la tour de Babel. Pourtant, le ciel c’est juste le cyan du soleil qui arrive ici, alors pourquoi il t’attire ? Car il est symbole de liberté, symbole de cette chose que tu désirs tant et que pourtant tu tournes le dos, c’est trop compliqué. Comment te sortir de ta position ?

Pourtant, la réponse tu ne l’as trouva pas, tu ne remarquas qu’un visage s’incruster dans ton champ de vision. Une touffe rouge, des yeux enflammés, revoilà Tyran. Haussant un sourcil avec cet air toujours aussi blasé, la jeune femme ne sait clairement quoi dire. Enfin, elle est trop dépité et blasé pour ça en vrai, après tout ce n’est pas lui qui vient de traverser une fenêtre de façon violente et sans consentement.

« Vivante ?
-Morte. »

Tu rétorque comme voulant être tout le temps en contradiction, surtout que cette mission avait déjà atteint le summum du jenaimarre. Déjà que toi est les enfants c’est clairement pas ton truc, alors si en plus y en a une dizaine, c’est ta limite. Tu remarques une main se tendre vers toi, il est au moins poli. Poussant un large soupir, tu la saisis doucement pour ne pas brusquer le mouvement dans le verre, ne griffons pas, ne saignons pas. Te voilà de retour dans la mission, c’était la minute pause (dans le verre) de la mission, comme dans les jeux où c’est la pause pour check tout l’équipement.

« Tu t’en tires plutôt bien, Sherlock. »

Tu tiras juste la langue, comme pour dire que c’était facile. T’as juste relié plusieurs indice, un peu de logique et voilà. Même le plus grand des crétins tel que Heiji aurait trouvé la réponse. Enfin, t’as de l’espoir de croire ça. Tu ne lui adressas même pas un mot, il se devait d’avoir terminé ce que tu as commencé, sinon tu vas le charrié et hurler à tout le monde que ça sera sa faute de la mission échoué. Mais, vu son air un peu trop supérieur, monsieur savait où aller. Levant les yeux au ciel, tu le suis.

Bien que le chemin n’était pas de grande rue, mais plus les petites rues que les citadins connaissent plus que les touristes d’ici. Il semble s’y connaitre le loulou, boarf, du moment qu’on arrive, tu lui jetteras pas des louanges, c’est qu’une route comme les autres. Tu suivais donc comme un gentil petit toutou. Bien que d’un coup tu te fais saisir le poignet pour finir planquer dans un angle pour voir un bâtiment plutôt pourris. Bon, c’est là ?

« Délicatesse c’est pas ton deuxième nom. »

C’est vachement le moment de parler de ça. La femme penche la tête en regardant le bâtiment. Tout comme le Pokémon opposé à ton type. Bien que lui semble sérieux, toi tu regardes d’un air totalement détaché.

« Réfia, est-ce que tu sais comment s’infiltrer à l’intérieur sans risquer d’être criblés de balles ? » il affiche un sourire horripilant « A moins que je sois trop optimiste de croire que c’est possible ? »

Pour qu’il se prend ce crétin ? Sérieux. Réfia penche la tête, deux mecs ? Plus d’autre qui sont sûrement à l’intérieur. Au pire on laisse les gosses ? Trop risqué. Ton instinct de survit se réveil, tu ne veux pas, tu ne peux pas… Bien que pourtant, tu as fais pire, souvient toi dans ses rues proches de la lumière, combien on fuit de ton crochet ? Combien de fois on aurait pu te griller ? Tu t’en es toujours sortie de façon beaucoup trop insolente.

Te mordant un bout de ton ongle de ton pouce. Tu réfléchis encore une fois, et si tu te fais griller, tu seras morte ? Et si c’est la panique ? Faudra tuer ? Tuer les méchants pour les gentilles ? Tuer pour juste survivre en vrai. Serrant le poing, il fallait minimiser le tout, surtout pour ta vie. Grognant un peu, tu avances sûr de toi. Depuis combien de temps tu n’as pas joué le rôle que tu vas faire ? Remontant un peu ton haut, ébouriffant tes cheveux. Tu poses un pied sur le terrain. 

C’est partie.

« Qu’ils aillent tous se faire foutre ! Je les déteste ! C’est tous des connards ! »

Tu as clairement attiré le regard d’un garde, suivit du deuxième. On n’avait pas dit discret ? Affichant une moue presque trop mignonne, la demoiselle les regarde. Penchant la tête avec un air interrogateur. 

« Haaaan des hommes ! Vous n’êtes pas comme mon ex hein ?! C’est qu’un salaud ! »

Elle avance en titubant presque. Manquant de chuter presque bien qu’elle se rattrape à une garde avec un rire stupide. Lui qui recule un peu, c’est en relevant la tête avec une mine d’une fille apeuré, tu es douée, aller on rajoute, encore et encore.

« Il est qu’un méchant garçon… Vous jures, il m’a fait mal…beaucoup mal… »

Un petit couinement presque adorable, la femme plonge son regard dorée dans les yeux de l’homme qui cligne des yeux. Un petit sourire presque trop aguichant se dessine sur ton visage. Le poisson mord à l’appât, il faut le travailler.

« Vous voulez pas me donner un peu d’amour.» dit-elle en se dandinant. « Tout les deux en même temps… Je suis en manque d’amour… Rien d’autre que de l’amour… Juste de l’amour factif ou réel. »

Un visage trop innocent pour des paroles trop crue. Tes mains déjà presque entrain de retirer le haut de l’homme qui rit en te voyant faire. L’appât est maintenant mangé, le poisson est coincé. Il se recule en t’ouvrant la porte, tu avances tenue par un des hommes, tu joues la soules. Ton regard doré regarde partout. 

« Ouhaaaaa c’est grand ! »

Tu le dis comme pour attirer l’attention, pourtant tu ne remarques rien d’autre que des cartons vide, ils sont où ? Clignant des yeux. Tu avances en regardant partout, il n’y a personne.

« On a de la chance, ils viennent juste de partir on a tout notre temps. »

Tu tournes ton visage vers eux, viennent de partir ? Mais, tu étais devant la porte. C’est alors que tu entends le bruit de la bouche d’égout qui servait avant se fermer… Voilà comment ils passent les enfants en masse… Faisant de gros yeux. Trop tard. C’est alors que tu sens une main sur ta nuque, sans vraiment être choqué, tu tournes ton regard le voyant d’un coup tomber. Bien que tu entends le bruit d’une arme à feu chargé. Ils sont deux. Penchant la tête en arrière, tu le regard presque de haut. Bien que tu sois dans une situation délicate. Mais, tu entends un coup de feu passer à côté de toi et tu le vois tomber. Te penchant vers lui, tu souris.

« Règle 1 : vert égale plante. Règle 2 : ne jamais laissé un pote à côté d’une plante Règle 3 : C’est biiiien Green ! Gentille liane … Attend tu viens de moi, gentille Réfia ahahaha…. Ahem. T'es en morceau Green.... Ça fait mal putain ! »

Tu prends ta liane qui c'est limite arraché et l'arme à feu en regardant partout, le coup de feu à résonné, mais il n’y a rien. La tête d’Akainu quand tu vas lui dire, poussant les portes d’un coup de pied en trainant l’autre malade dehors qui en a pour 10 minutes de poison, tu tires la langue comme une gamine trop fière.

« Sont sous la ville Tyran, tu vas pas assez vite. Bon dieu que t’es lent en préliminaire.»

Et le pire, tu te moques comme une petite peste. Tu es irrécupérable Réfia. Lui lançant l’arme à feu de l’autre, c’est peu, mais pas mal. Bien que pour le moment, tu as juste noté qu’une arme à feu ça fait mal, tu n'as plus qu'un troisième bras. Soupirant un peu, tu sais que ça va repousser dans la semaine, mais ça va faire souffrir... Te frottant un peu la nuque, tu sens bien que tu saignes un peu, alors tu frottes comme tu peux, histoire de vite que sa croute et que sa dégouline pas partout. Puis, tu regardes ta partie de toi qui est morte, pauvre green. Tu te demandes quoi en faire, une décoration? Non c'est glauque... On verra plus tard Réfia, non?
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MessageSujet: Re: On a dit discret, non ? ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:07

Délicatesse, pas son deuxième prénom ? Sûrement pas quand le risque d’être pris en flagrant délit d’espionnage dans le cadre d’une mission qui pouvait se révéler dangereuse sur les bords était aussi grand. Et puis, après tout, si elle avait survécu à une chute d’un étage au travers d’une fenêtre —avouons le, elle semblait plutôt vive, pour une soi-disant morte—, elle pouvait bien survivre à ce geste un peu brusque. Cette fois-ci, plus moyen de faire avaler à Akainu qu’elle n’avait pas un minimum de résistance. Il faut dire, elle était à Avalon, et on lui fichait des missions pareilles. Les supérieurs n’étaient pas des idiots, et ils n’envoyaient pas aveuglément leurs adhérants dans des casse-gueule s’ils n’estimaient pas qu’ils étaient capables de s’en sortir tout en venant à bout de la mission.

Il observait encore les hommes, plus loin, qui ne semblaient déjà qu’à moitié occupés à leur tâche. Comme s’ils étaient déjà assurés de sa réussite, et qu’ils n’avaient plus rien à faire, que ça ne dépendait plus d’eux désormais. Il n’en était pas certain, peut-être parce qu’il était beaucoup trop loin pour saisir les subtilités des expressions de leurs visages, ou les intonations de leurs conversations, mais il était presque sûr qu’une entrée par infiltration, ni vu ni connu, à l’arrière du bâtiment, était largement possible. A moins, évidemment, qu’il n’y en ait d’autres à l’intérieur. Et si cette Grodoudou avait dit vrai, c’était fort possible. Alors, quoi ? 

Un mouvement à ses côtés dilua sa concentration, et il détacha son regard du bâtiment pour le porter sur Réfia. Elle avait l’air d’avoir pris une décision, et il ne compris pas tout de suite laquelle, même en la voyant relever un peu son haut, et ébouriffer ses cheveux. Il fallut qu’elle s’avance, et qu’il l’entende cracher un venin contre les hommes pour qu’il comprenne. Oh, Arceus, cette fille est cinglée.Cela dit, puisque les hommes paraissaient intéressés et que l’étau se refermait autour d’eux, il ne pouvait qu’admettre qu’elle était plutôt douée, quand il s’agissait de jouer un rôle —cela dit, il ne cherchait sûrement pas à savoir s’il ne s’agissait véritablement que d’un rôle, ou si un ancien petit ami lui avait vraiment fait du mal. Ça, ça n’était pas parmi ses préoccupations premières.

« Vous voulez pas me donner un peu d’amour. Tout les deux en même temps… Je suis en manque d’amour… Rien d’autre que de l’amour… Juste de l’amour factice ou réel. »

Il ne parvint pas à s’en empêcher, il grimaça, serra les poings. Il espérait simplement qu’elle avait prévu le coup, et qu’elle ne prévoiyait pas d’être violée pour le bien de la mission. Instinctivement, il fit glisser son poignard le long de son bras, prêt à intervenir au moindre cri, ou au moindre silence trop prolongé, au moindre bruit suspect. Il ne laisserait plus malheur arriver à un seul de ses coéquipiers.

Les secondes passèrent, parurent des heures au Pyroli, qui décida d’avancer lentement en direction de l’entrepôt. Il comptait. A trente, j’entre. Alors il comptait, pour laisser une marge d’action à Réfia, pour ne pas se presser, pour ne pas trop tarder non plus. Un… deux… trois…. quatre… A chaque chiffre un pas, à chaque seconde qui passait un autre. Douze… treize… quatorze… Des bruits qui parvinrent, et il s’arrêta, écouta. Dix-neuf… Vingt… Vingt-et-un… Un coup de feu.Le sang d’Akainu ne fit qu’un tour, et il l’entendit, cette détonation, qui lui avait volé celle qu’il aimait. Cette balle, qui avait transpercé son propre coeur en lui arrachant Lorelei, et y avait laissé une cicatrice encore douloureuse qui, s’il l’acceptait, ne disparaîtrait jamais de là où elle avait élu domicile. Ça va aller. comme toujours, ça va aller, il n’y a que ça qui compte. On guérit tous les maux avec un peu d’amour. Ça aurait dû aller. Mais rien, rien n’ira plus, au fond. Pas vrai ?

Il s’était figé, mais parut se réanimer quelque peu lorsque Réfia sortit de l’entrepôt. Elle tirait un type assommé, affichait une mine fière, voire carrément malicieuse, tirait la langue. Sans savoir se l’expliquer, Akainu ressentit un profond soulagement, et parvint à apaiser enfin son coeur qui s’était mis à battre trop vite, serré par les souvenirs douloureux et l’angoisse soudaine que le coup de feu avait fait monter en lui.

« Sont sous la ville Tyran, tu vas pas assez vite. Bon dieu que t’es lent en préliminaire.
— ...Tu voudrais peut-être m’y voir dans d’autres circonstances, à ces préliminaires ? »

Et il lâcha un rire, narquois. Son regard avait retrouvé un peu de cette malice agaçante, et son sourire en coin avait repris place sur ses lèvres. Ça n’était absolument pas le moment pour ça, et pourtant il rétorquait avec un amusement non camouflé. Une façon, sans doute, de faire retomber un peu la pression, maintenant qu’il la savait saine et sauve. Il n’aurait pas encore l’ombre d’un échec sur la conscience. Il attrapa l’arme au vol, raccrochant son poignard à sa place contre son bras, et puis vérifia le nombre de balles qui demeuraient encore dans le chargeur. Quatre. Il espérait que ce serait suffisant. Mieux, d’une certaine façon, il espérait qu’il n’aurait pas à s’en servir.

Ses yeux se relevèrent en direction de sa collègue, d’un air un peu plus inquiet que précédemment, peut-être. L’odeur du sang venait de lui parvenir, et c’était dérangeant. Il ne prenait conscience que maintenant de ce qu’elle avait à la main, et qu’il devinait comme l’une de ses lianes —elle était une Bulbizarre, après tout. Il fronça les sourcils, retrouvant un peu de son sérieux.

« T’es clairement cinglée. Et pour la discrétion, on repassera... Il soupira, indiquant sa feu liane d’un geste de tête. Ça va aller ? »

On aurait presque pu croire que cette question n’était que pure politesse, ou rien qu’assurance que la mission saurait se poursuivre avec elle et sans qu’elle ne l’handicape. Pourtant, si l’on se donnait la peine de chercher un peu dans son regard, la lueur de souci réel qui y brillait ne trompait pas : il s’inquiétait, au moins rien qu’un peu. Au moins était-il rassuré qu’elle ne témoigne d’aucune blessure par balle. C’était tout ce dont il avait eu peur. Il secoua la tête, tentant de se concentrer à nouveau sur la mission.

« Sous la ville, hein… Je crois que je sais par où l’on peut entrer. J’espère que tu n’as pas l’odorat trop sensible, hein. »

Autant l’avouer : c’était son cas. Mais c’était pour la mission, alors, qu’y pouvait-il ? Il serrerait les dents… Un vague geste de main, et il repartait en direction inverse. Il n’était pas certain que l’entrée serait toujours assurée, mais il l’espérait. Le coin peu accueillant vers lequel il se rendait, vers lequel il entraînait Réfia, il se souvenait que des jeunes un peu rebelles aimaient bien y passer leur temps, lorsque lui-même avait quatorze, quinze ans. Ils étaient plus vieux que lui, c’étaient des gêneurs, qui rackettaient parfois les plus jeunes. Il était presque persuadé qu’ils s’en étaient déjà pris à son frère, au moins une fois, mais ils avaient vite appris qui il était. En général, on évitait de toucher ceux que l’on savait de la même famille que le Pyroli, parce que l’on ignorait pas qu’il avait le poing et la flamme facile. On s’y risquait une fois, de temps à autres, pour essayer. Mais Akainu ne laissait rien passer lorsque l’on s’en prenait à ceux qu’il aimait. Aujourd’hui, ce petit groupe de tâches de la société avait déserté, et il osait presque se dire qu’on leur avait mis un peu de plomb dans le crâne. 

Ils étaient toujours là : le renfoncement, la grille de fer ; derrière, des escaliers, et puis sûrement l’échelle pour descendre sous terre. Déjà, les relents nauséabonds l’obligèrent à froncer le nez : c’était répugnant. En descendant dans le renfoncement, il jeta un regard à Réfia, esquissant une grimace, mi-dégoûtée, mi-amusée.

« Avoue, c’est l’endroit parfait pour un rancard, lâcha-t-il, avant de retrouver son sérieux. Je crois que d’ici, on rejoint tous les réseaux souterrains de la région, et ceux qui relient jusqu’aux autres. Notamment jusqu’à Unys. Et comme la plupart longent les allées des villes… Je devrais savoir nous guider, tant que nous sommes sous Johto. »

Il avisa la serrure, tenta d’ouvrir simplement la grille de fer —comme si les choses du monde allaient coopérer, pour une fois—, mais elle ne céda pas. Un instant, il songea à la faire sauter, d’une balle. Mais le bruit risquait d’attirer un peu trop l’attention. Cependant… C’était du fer, non ? Le fer, ça entrait en fusion à, quoi, mille, mille trois, mille cinq cent degrés, par là ?

« Hm, Réfia ? Je crois que tu n’aimes pas le feu. Non, jure. Alors, un conseil : recule. »

Il lui adressa un regard en coin, attendant qu’elle s’exécute, avant de reporter son attention pour la porte. Oh, pour sûr, si on le prenait en flagrant délit, il passerait un sale quart d’heure… Mais la mission primait sur une histoire de porte à remplacer, n’est-ce pas ? Alors, il se décida ; l’Ebullilave pris place et les flammes jaillirent, si brûlantes que lui-même sentait les vagues de chaleur monter de la colonne de feu. Il ne fallut que quelques infimes secondes pour que le métal ne passe du gris au rouge, orangé, presque blanc, et qu’il fonde à vue d’oeil. Lui-même ne se serait pas risqué à le toucher désormais. Il s’écarta même pour ne pas risquer de recevoir la moindre goutte du fer en fusion, et laissa l’Ebullilave mourir en une ultime flammèche qui n’avait laissé qu’un trou béant à la place de la grille qui leur barrait la route. Il esquissa un sourire, désolé, et presque innocent, en se tournant vers Réfia.

« Tu n’as pas eu trop chaud, j’espère ? »

Peu désolé en vérité, et plus taquin qu’autre chose, il évita soigneusement la flaque fumante du métal fondu qui ne tarderait pas à durcir à nouveau, la cause au froid de la saison, sans doute, et intima à sa collègue qu’il valait mieux qu’elle évite d’y toucher, tout autant que lui. Il en était persuadé, c’était plus brûlant encore que la plus vive des flammes qu’il était capable de générer. S’il minaudait ? Oh, un peu, il devait l’admettre. Avoir le beau rôle, rien qu’un instant, c’était plutôt agréable.

Il descendit les quelques marches, s’efforçant de ne pas songer au fumet clairement répugnant qui envahissait tout l’espace, et puis descendit soigneusement les barreaux de l’échelle sommaire, tout de fer elle aussi, mais glacial cette fois entre ses doigts. Sur le dernier mètre qui ne disposait pas de barreaux, il se laissa tomber sur le trottoir qui longeait la rivière d’eau sombre dans laquelle surnageait bon nombre de détritus qu’il n’avait surtout pas envie d’identifier. Il recula légèrement, levant les yeux vers Réfia.

« Tu descends seule ou je te rattrape, petite Plante Verte ? »

Il se moquait, d’une certaine façon. Et, pourtant, il était bel et bien près à réceptionner sa collègue en bas, quand bien même le saut n’était pas risqué. Une affaire de galanterie qu’on ne lui retirait pas, sans doute.
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MessageSujet: Re: On a dit discret, non ? ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:07

Une liane en moins, ce n’est pas la mort voyons, enfin, c’est ce que tu dirais là tout de suite. Bien que ta tête te dit clairement que cela ne va pas bien, pas le temps ? Pas envie ? Trop dur ? Non, tu ne veux pas montrer ta faiblesse tout de suite, ce n’est clairement pas le moment de montrer une once de faiblesse. Puis, on s’en fiche, c’est un détail. La femme affiche cette mine un peu trop fière, encore une fois, la mort des autres apporte le bonheur de ta vie. Tu es sûr qu’eux ne t’emmerderont pas.

« ...Tu voudrais peut-être m’y voir dans d’autres circonstances, à ces préliminaires ? 
-Bah ouais, après la mission mon chou~ »

Tu le cherches, tu t’amuses d’une façon peut être dangereuse, mais tu aimes ça au fond, le danger. Bien qu’après tu te prends une remarque plutôt cinglante, discrétion ? Non connait pas ce terme. Pourtant, tu entends une once de quiétude à ton égard par cet homme, il est trop poli.

« Je suis debout, je marche, je parle, c’est suffisant. »

Dis-tu l’air totalement blasé, ce n’est pas la peine de s’occuper d’elle diras-t-elle. Réfia est le genre de personne qui ne supporte pas l’inquiétude des autres, enfin, ce poids fait mal au cœur. Tu sais, celui que tu ne veux jamais écouter et qui te hurle d’être un peu plus aimable et ouverte, non lui il est en cage. Plus personne ne le toucheras, plus personne ne lui feras du mal. Il n’y a que toi qui a le droit maintenant de te le détruire, petit morceau par petit morceau.

« Sous la ville, hein… Je crois que je sais par où l’on peut entrer. J’espère que tu n’as pas l’odorat trop sensible, hein. »

Boarf, il est aussi banal que les autres personne tu diras, bien que tu réfléchis un peu. Non, il est tout à fait normal ton odorat, t’es pas un Heiji sur patte. Suivant donc le jeune homme qui semble vraiment bien connaitre la ville, bien que toi tu connais mieux les rues de Volucité comme ta poche, pour se cacher de la justice. Pour enfermer les rats plein d’argent pour les dépouiller, bref. Regardant un peu partout, l’odeur de la ville laisse place à l’eau un peu trop sale, c’est que vous vous approchez au moins, cela serait dommage de se perdre. Vous voilà dans le renfoncement et sa femme l’odeur des égouts, c’est un peu tenable, un peu.

« Avoue, c’est l’endroit parfait pour un rancard.  Je crois que d’ici, on rejoint tous les réseaux souterrains de la région, et ceux qui relient jusqu’aux autres. Notamment jusqu’à Unys. Et comme la plupart longent les allées des villes… Je devrais savoir nous guider, tant que nous sommes sous Johto. »

Tu hoches un peu la tête en regardant d’un air un peu blasé, oui la première phrase t’a un peu blasé. Mais, reprenons la suite des événements, alors la demoiselle regarde la grille qui semble clairement bien accroché, n’ayant pas de talent de crochetage, elle ne sait pas du tout si le Pyroli est lui aussi dans le même cas, bien que le voyant tirer sur cette grille vient de clairement te faire comprendre que oui. Comme quoi, une grille peut très bien tout stopper. Y a une autre solution ?

« Hm, Réfia ? Je crois que tu n’aimes pas le feu. Alors, un conseil : recule. »

Levant un sourcil, la demoiselle recule quand même, on va ne pas jouer avec le feu. Ahahaha. Alors que tu avais pris des distances dit de sécurité, tu viens clairement de prendre un coup de chaud en moins de quelques secondes. Tes yeux se sont grossis d’un coup, la sueur froide qui vient de te faire frissonner. Une micro seconde dans ces flammes, et tu es morte. Tu es une plante, un type qui à peur du feu, enfin, de ces types qui peuvent carrément mettre fin à tes jours. Son sourire te fait peur, mais tu ne dois pas le montrer, reste impassible.

« Tu n’as pas eu trop chaud, j’espère ? »

Faisant un petit non, comme voulant toujours avoir la tête haute. Suivant donc avec méfiance cette boule feu, évitant clairement de ne pas mettre les pieds dans la flaque qu’il a faite, cela te fait déglutiner.  Reste calme, il ne faut pas montrer sa peur. Ouais, plus facile à penser que de le faire. Vous descendez les barres en fer de l’échelle qui semble peu utilisé, peu de gens doivent l’emprunter ? Descendant tout doucement, peu rassuré dans ce qu’elle est entrain d’aller, la voix du jeune homme

« Tu descends seule ou je te rattrape, petite Plante Verte ? »

Te revoilà dépité par la parole de l’homme. Descendant comme une grande et  sautant les dernières pour atterrir sur ses pieds comme une grande fille, la demoiselle lève le menton un peu trop fière. Bravo tu sais descendre une échelle Réfia. Avançant dans la seule direction possible, la plante verte regarde les habitations des Tadmorvs bien avant qu’Arceus fasse nawak. C’est alors que tu entends un bruit, au bout d’un long moment de marche, baisant la tête vers le couinement, la femme soulève une peluche de grenouille… Jusqu'à entendre des voix dans le tournant. Des voix semblable à ceux d’enfant. Penchant un peu la tête, la femme ne voit que des enfants apeurés et enchainé. Tu m’étonnes qu’ils aient une tête de déterré. 

« Y a qu’eux ? »

Pas d’homme armé ? Pas d’humain trop hautain ? Ils sont seuls ? A croire qu’on mimisme les victimes des deux. Faut-il faire un pas ? Faut-il faire un en avant ou en arrière. Avançant avec méfiance, la femme remarque juste des enfants, des grosses malles qui semble être des contenants d’arme. Toujours pas d’humain ? Ne pensant même pas aux enfants, la femme approche rapidement les malles qu’elle ouvre rapidement… Elles sont vides, mais large, la seule pleine contient des ball immonde de Chronos. Vu la taille des malles, ils ne sont pas deux… Se mordant un peu le doigt, la femme entend du bruit au loin, des pas ? Ton instinct de survit à vite parler, tu as fermé les malles rapidement, bien que au lieu d’affronter tu fais ce que tu fais de mieux : Te cacher.  

Ouvrant la malle à ball pleine, tu en jettes plein dans l’eau rapidement, avant d’aller dedans… Attend, tu le laisses seul ? Levant ton regard jaune vers lui, sauver pas sauver ? Il t’apporterait quoi ?

Laisse-le donc, il sera un poids
Il est dangereux
Ne pense qu’a toi Réfia.

La pertes de ta liane te fait avoir des allu’ ? Non, cette voix du vieux qui revient toujours. Tu tends le bras pour saisir la manche d’Akainu, malgré ta tête douloureuse, malgré l’interdiction… Si on le voit, ils chercheront sûrement s’il était accompagné. Tu le tire, ta CS force t’aide. Tu viens juste de le plaquer dans la malle, dans laquelle tu rentres en te planquant, mettant ton doigt sur tes lèvres pour les gosses avec de mettre l’autre sur celle du Pyroli, avant de vous retrouver dans le noir, la respiration presque coupé. Ton cœur bat de plus en plus fort, bien que ton souffle est silencieux… Fais la morte.

Le bruit des pas qui approche, aller 10… plus ? Des voix résonnent, des femmes, des hommes. Le bruit des armes qui se frotte contre le corps des gens. Tu entends des pas se rapprocher, tu essaies de te calmer, tu es calme. 

« T’ain, je me marre encore de voir cette pauvre fille qui pleurait quand on tenait son bébé ! 
-Ouais : lâchez mon bébé je vous obéirais ! 
-Au fait, on a l’orphelinat d’Oliville, on rejoint l’autre groupe de Mauville ? 
-Ouais, on les charges dans les cages sur bateau, on remonte et on y est...
- Activez-vous ! 
»

Tu sens du mouvement dans la malle, faites que le poids ne soit pas suspect, te mordant un peu la lèvre, tu sens qu’on vous soulève… Tu sens ton cœur qui va quitter sa poitrine, tu espères juste qu’ils soient idiot.

«Eh bah, c’est plus que des réserves de ball qu’on à la dedans ![/color] » On jette la malle « Fais gaffe ! Abruti, c’est fragile !»

Te voilà en dessous, retenant un gémissement et tentant de pousser ce qui te dérange devant le visage, une saleté de ball. Le bruit du fer qui grince, ils font monter les enfants… Et s’ils te trahissent ? Tu as peur de tout en vrai, bien que dés que le bruit du moteur retentit, tu ne sais pas du tout quoi faire… Essayant de bien te positionner, tu oublias deux secondes le tyran, tu as trop peur… Bien qu’un détail te tilte, tu chuchotes.

« Fait méga chaud p’tain. »

Comme pour vérifier s’il est encore là, peut être qu’il a prit un coup sur la tête ? tu ne sais pas du tout, tu cherches juste à savoir s’il a un putain d’idée là maintenant tout de suite, car là vous êtes juste des Anchwatt en boite.
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MessageSujet: Re: On a dit discret, non ? ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:07

Après la mission, qu’elle avait dit lorsqu’il l’avait provoquée, sur un terrain glissant et sans s’en cacher. Ils se connaissaient à peine, le courant passait difficilement —et sans doute y avait-il de quoi, même si l’on ne se fiait qu’à leur élément de prédilection respectif— et pourtant ils se cherchaient déjà comme le feraient deux amis de longue date, taquins, sans détours et presque crus. Ça ne dérangeait pas tant Akainu —il n’était jamais si sérieux dans ces plaisanteries, aussi salaces puissent-elles être. Il n’était qu’un grand fou, un type qui savait se faire bien plus imbécile qu’il ne l’était vraiment, et dont les remarques déplacées tombaient toujours quand il ne le fallait pas. Il était un peu trop fier pour ne pas répondre, un peu trop sérieux pour s’adonner à de plus longs badinages qu’une phrase de ci de là, mais surtout il se riait un peu des limites qu’imposait la décence. Puisqu’il ne pensait jamais à mal, il considérait que l’on pouvait rire de tout —ou presque ; tout du moins ces affaires de grands étaient toujours parmi les plus propices aux idioties qu’il se plaisait à ricaner entre deux phrases pourvues d’un peu plus de bon sens. 

Après la mission, donc ; encore fallait-il qu’ils s’en tirent sans trop de peine de celle-ci. Si les choses demeuraient encore faciles, pour le moment, il savait que les choses pouvaient se compliquer d’un instant à l’autre. Aucun doute, Chronos était encore —et toujours— derrière ces enlèvements. Et ça n’était pas quelque chose qui le rassurait foncièrement —ça l’effrayait presque, en vérité. Il savait que c’était prendre des risques que de se frotter à cette organisation, et ce même loin d’Unys. S’ils étaient là, ils pouvaient être n’importe où. Et c’était sans doute ça, le pire, au fond. Ne jamais vraiment savoir d’où venait la menace.

Réfia s’était laissée tomber au sol sans son aide, et avait affiché un petit air suffisant, tête bien levée, qui n’avait pas manqué d’arracher un rictus au Pyroli. Et puis, sagement, silencieux pour cette fois —peut-être parce qu’il comprenait qu’à chaque pas, le danger était plus grand— il avait emboîté le pas à sa collègue, dans le dédale des égouts de Johto. Depuis, il la talonnait de près, attentif au moindre son suspect et peu désireux de se laisser distancer quelle qu’en soit la cause. L’odeur des couloirs était répugnante, et lui montait à la tête au point de lui soulever l’estomac de temps à autres, mais il s’efforçait de l’ignorer, tout autant que de ne pas adresser le moindre des regards à l’eau sans doute trouble et à la surface de laquelle surnageaient très certainement des choses dont il préférait ne pas savoir l’existence.

Tout à coup, une sorte de sifflement strident, sonore, qui retentit presque contre les plafonds bas de l’espace clos aux relents immondes. Le boucan —ou tout du moins ce qui y était un peu trop semblable lorsque le silence était peut-être le gage de leur survie— parvint à lui arracher un sursaut. Peu amène, il loucha sur la peluche que la Bulbizarre venait de ramasser, l’avisant sans trop savoir qu’en penser, sinon qu’au moins, ils approchaient de leur but et n’avait pas fait erreur. Pas encore, tout du moins. Jusqu’ici, les choses demeuraient encore faciles. C’était presque comme si on leur ouvrait la voie, comme si on leur tendait les bras ; Akainu n’aimait pas ça. Pourtant, il ne fit aucun commentaire, se muant dans un silence presque pesant alors qu’il se faufilait dans l’ombre de Réfia. Enfin, des voix leur parvinrent, ténues, effrayées ; aucun doute, ils étaient là, et le Pyroli ne pu réprimer un léger froncement de nez : ces gosses empestaient la peur à des mètres à la ronde.

Son regard détailla les environs et, déjà, son esprit tournait à dix mille : comment sortir les enfants de là ? Au moins eut-il bien vite l’esprit de comprendre qu’il leur serait impossible de faire marche arrière et de les faire grimper un à un à l’échelle : ils avaient tous leurs yeux marqués de profondes cernes, dues sans doute à leur nuit écourtée, à la terreur et à l’angoisse, sans doute, aussi, et ils paraissaient capables de perdre leurs moyens à tout instant. Quand bien même apercevoir ces deux êtres venus à leur rescousse avait ravivé une lueur ternie dans leurs yeux, aucun doute, il était impensable qu’un plan aussi simple fonctionne. C’était Chronos, bon sang. Pour autant, sa détermination ne faillit pas. Avalon avait déjà démonté plusieurs réseaux de l’organisation anti-Pokémon —même si ces ordures en créaient toujours d’autres, inlassablement, comme obstinés à ne jamais s’arrêter—, et aussi souvent gâché quelques unes de leurs missions, de quelque nature qu’elles fussent. Ça n’était qu’une de plus, et il n’échouerait pas.

Et puis, des bruits ; et puis, des pas ; et puis, l’inquiétude. Elle venait de traverser son regard ambré, sans qu’il ne lui permette de s’attarder bien longtemps. A vrai dire, son premier réflexe fut de faire sauter la sécurité du pistolet qu’il n’avait pas lâché, depuis le début. Non, il ne ferait pas face, mais c’était comme s’assurer qu’il saurait porter les quatre coups sans attendre, si on l’y forçait. Et si ça pouvait sauver au moins une vie.

Il n’eut pas tant de temps pour y penser qu’il discerna un mouvement sur sa droite, et se sentit tiré, avec force et empressement, dans l’une des malles qui traînaient, et qui avait été en grande partie vidée de son contenu par sa collègue. Il eut un instant d’absence, avant que le monde ne se ranime tout autour de lui. Il était déjà plongé dans l’obscurité, et le souffle de la Bulbizarre effleurait déjà sa peau d’un peu trop près lorsqu’il songea à remettre la sécurité de son arme à feu, au couvert du silence des Chrono Ball qui tapissaient encore le fond de la malle. Un instant, des voix, une ville citée, et de l’agitation, il se retient difficilement contre le bords de leur moyen de transport improvisé et pour le moins original, tâchant de ne pas se mouvoir de trop, encore moins de risquer de tomber sur Réfia. Il ne la voyait pas, mais il devinait sa peau contre la sienne de temps à autre, et il savait son souffle qui effleurait son oreille, de suffisamment loin cependant pour qu’il ne craigne pas qu’un malencontreux évènement ne se produise. 

Le silence s’éternisa à l’intérieur de l’habitacle étroit, pesant, oppressant, même pas rompu par leur respiration qu’ils étouffaient, comme si même elles pouvaient les trahir. Comme si leurs inspirations pouvait couvrir le son des inepties qui faisaient couler la rage dans les veines d’Akainu. C’étaient des monstres, des enflures et, s’il avait été un peu plus fou, un peu moins attaché à sa vie, et s’il ne craignait pas tant de mettre celle des enfants, celle de Réfia en danger, sans doute n’aurait-il pas attendu un instant de plus pour ficher les balles de plomb entre les deux yeux de ces êtres abjects sans foi ni loi. Alors, de cette colère qui grondait en lui, il ne fit rien ; il se tint sage et muet, les doigts crispé sur l’une de ces prisons dans lesquelles on voulait enfermer des enfants qui ne savaient encore rien du monde. Combien d’enfances Chronos avait-elle déjà volé ? Il n’était pas certain de vouloir la réponse, en vérité.

« Fait méga chaud p’tain. »

Un sursaut agita tout entier Akainu, et le son d’un coup porté contre le plafond de la malle retentit, suivi d’une plainte à peine étouffée. Quelques grognements plus tard, il daigna enfin se taire, et s’agita légèrement pour que la position qu’il maintenait difficilement soit moins douloureuse qu’elle ne commençait à le devenir, à force de s’obliger à l’immobilité quasi-totale. Enfin, il venait de réaliser qu’ils n’étaient plus agités en tout sens par des mains peu soucieuses de bien faire, et la nervosité qui lui serrait la gorge un peu plus tôt se défit, presque instantanément.

« Je tiens à te rappeler que tu t’es enfermée dans un espace clos avec un Pyroli… Un chauffage ambulant, si tu préfères. Bref, j’espère que tu t’es préparée à cuire bien sagement. Moi, pas. »

Lentement, avec mille précautions, il poussa contre le haut de l’habitacle, l’entrouvrant à peine de sorte à pouvoir jeter des coups d’oeil aux alentours. L’espace était sombre, mais moins qu’à l’intérieur, bien qu’à peine éclairé par quelques néons arrivés en fin de vie. Toujours aussi minutieusement, et avec toute la discrétion dont il était capable, il acheva d’ouvrir la malle, et s’en extirpa, avisant les environs. Il y avait là toutes les autres coffres, ainsi que d’autres chargements enfermés dans des caisses en bois dont il ne devinait pas le contenu. Il ne les détailla pas plus longtemps, avisant plutôt les murs et les portes, avec la sensation que quelque chose lui échappait, sans trop savoir quoi. 

Une question, sans cesse, tournait et retournait dans son esprit ; où étaient les enfants ? Toujours, rapidement, une deuxième en découlait ; comment les sortir de là ? Il n’avait pas véritablement envie d’un bain de sang, mais il craignait presque ne pas pouvoir y échapper. C’était comme un étau qui se resserrait, sans trop qu’il ne sache si ses inquiétudes étaient fondées. On ne leur avait pas véritablement mis de bâton dans les roues, rien que des incompétents qui se trahissaient face à quelques formes féminines et d’autres qui semblaient ne pas véritablement savoir ce qu’ils faisaient là. Quelque chose clochait forcément ; mais quoi ?

Il n’y avait là que deux issues, deux portes : sous l’une d’elle, une obscurité aussi profonde que celle qu’ils venaient de quitter ; sous l’autre, un filet de lumière, qui laissait présager une sortie, tout du moins une pièce secondaire ou un couloir. Qu’importe, un espace qui leur permettrait d’évoluer, d’avancer dans… Oh. Un bateau ? Ils étaient sur l’eau ? A cette simple idée, un long frisson remonta le long de l’échine d’Akainu, mais il s’efforça à ne pas y songer de trop, préférant s’écarter pour s’avancer en direction de la porte au-delà de laquelle ne filtrait pas un seul indice de vie. C’était les ténèbres et rien d’autre, mais il savait que dans l’ombre on pouvait cacher bon nombre de choses d’importance capitale. Alors, non ; il ne laisserait rien au hasard cette fois-ci, car tout comptait. Tout comptait, s’ils pouvaient tous y survivre. 

Lorsqu’il actionna la poignée, la porte s’ouvrit sur une pièce si sombre qu’il lui fallut une bonne quinzaine de secondes avant même que ses yeux ne parviennent à distinguer les contours des étagères et des objets qui jonchaient le sol. Ce qui le frappa instantanément, ce fut cette entêtante odeur d’essence, qu’il devinait contenu dans ce qu’il supposait être des bidons, là, au fond du petit débarras. Hors de question, forcément, d’approcher de ces contenants un peu trop inflammables. Un peu partout, il y avait des cordes, de vieilles cartes qui, éclairées par son téléphone, semblaient indiquer les routes fluviales de la région et des autres. Il y avait aussi quelques boussoles anciennes au cadran cassé, des choses qui coûteraient peut-être cher aujourd’hui aux yeux d’un antiquaire, si elles n’étaient pas en si mauvais état. Rien de suffisamment intéressant pour qu’il ne se détourne pas, prenant soin de refermer soigneusement derrière lui, le tout dans un silence de plomb.

Il n’entendait rien, sinon le moteur de l’engin qui rugissait sous ses pieds et résonnait contre les murs tout autour de lui. Il semblait apte à couvrir tout le reste, et pourtant il avait l’impression que le moindre bruit parviendrait à toutes les oreilles du bateau —quand bien même il ignorait les dimensions qu’il pouvait bien avoir. A la réflexion, il n’était sans doute pas très étendu, puisque les allées fluviales étaient toutes plus ou moins étroites à Johto.

Trop occupé à ses considérations mathématiques, il n’avait pas tout de suite remarqué la pâleur dont s’était empreint le visage de Réfia. Lorsque son regard se heurta à elle, il mit un instant de plus à réagir.

« Hey, ça va ? lança-t-il, sourcils froncés. T’es blanche comme un linge, clairement. »

Il attendit un instant, et s’avisa de ne jamais tout à fait la lâcher du regard, même lorsqu’il s’approcha de l’autre porte, opposée à celle qu’il avait ouverte quelques minutes plus tôt. Son pistolet bien en mains, et prêt à tirer si la situation le réclamait, il jeta une oeillade à la poignée qui, bientôt, il l’espérait au moins, céderait pour qu’ils puissent poursuivre leur mission sans trop de mal. Il ne savait toujours pas si la lumière qui filtrait sous la lourde porte devait le rassurer, ou s’il était préférable qu’il soit effrayé par ce qui se trouvait de l’autre côté.

« J’espère que tu vas suffisamment bien pour utiliser ta liane survivante si besoin est, hein. Ou sinon, tu restes ici. »

Entre ses lèvres, ça sonnait presque comme un défi. Si une part de lui s’inquiétait ne serait-ce qu’un peu pour elle, et s’il ne désirait pas vraiment qu’elle demeure seule ici si elle ne se trouvait pas en état de se défendre, d’un autre côté il craignait un peu trop d’avoir à traîner un boulet qui le ralentirait plus qu’autre chose. Il avait bien peur de ne pas savoir se maintenir concentré si elle était non loin et en difficulté. Il ne savait pas ce qui serait le plus avantageux ; l’abandonner là rien qu’un temps ou la laisser venir. Quoiqu’il en soit, choisir entre sa collègue et les enfants ne lui disait trop rien. Il ne voulait plus laisser l’un de ses pairs mourir sous ses yeux et par la faute de sa négligence. C’était une de ces douleurs parmi les pires, qui collaient à la peau et au coeur, qui rongeaient quoique l’on en dise, quoique l’on en fasse, et il ne voulait plus la connaître à nouveau. Il le sentait déjà au quotidien, ce poids sur ses épaules qui ne s’en allait jamais et se faisait plus lourd à chaque jour qui passait.

Lentement, et prêt à user d’une balle s’il le fallait, il abaissa enfin la poignée, et la porte s’ouvrit. Se faisant, elle lâcha un grincement presque sinistre, heureusement étouffé par le ronronnement puissant du moteur sous leurs pieds. Pourtant, le coeur d’Akainu se remit à battre à une vitesse folle, alors qu’il fut apaisé un instant auparavant. Mais c’était que la discrétion était de mise, et qu’il craignait que le moindre son ne les trahisse. Cependant, rien. Rien, pas une voix, pas de bruit de pas qui venaient dans leur direction. Rien, sinon le moteur. En prenant conscience du calme de l’endroit, le Pyroli s’autorisa à respirer à nouveau.

En face de lui, il n’y avait qu’un couloir sans aucune porte, pourvu de néons au plafond dont la lumière se reflétait douloureusement sur les murs nacrés. A tout juste quelques pas, l’allée se scindait en deux, se déchirant à droite et à gauche en deux voies qui, sans doute, se rejoignaient au même endroit —le pont, et la cabine de commandes. Pas âme qui vive cela dit, et le rouquin n’allait pas s’en plaindre. Il baissa son arme, et se tourna en direction de Réfia.

« T’es en état de me suivre ? demanda-t-il simplement, le ton presque inquiet, bien qu’un peu distant, un peu trop sérieux aussi, peut-être. »

L’erreur n’était pas permise, après tout.
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On a dit discret, non ? ; Réfia
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