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 All the girls do not want flowers ; Réfia

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Yûki
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random: ici petit poney

MessageSujet: Re: All the girls do not want flowers ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:14

« A qu’on soit en vie. » Quelques mots, criants de vérité, et elle vint heurter la canette d’Akainu de la sienne. Être en vie. Sans doute qu’après une mission de cet acabit, l’on pouvait s’en réjouir — respirer encore, tenir sur ses deux jambes, ne compter aucune perte dans les effectifs. Lui n’avait hérité que de quelques coups, une lèvres sanguinolente et une arcade ouverte, un hématome qui se faisait une place au bord de son oeil peut-être, mais c’étaient des plaies superficielles, un miracle presque — le pire avait été Maxime, et il s’en était sorti. Réfia aussi avant manqué être fauchée d’une balle de plomb — et elle aussi s’en était sortie. 
Le sourire d’Akainu se fit différent sur ses lèvres, plus léger, un peu lointain — ils étaient en vie, il le réalisait doucement, et ç’avait quelque chose de doux, de tendre à penser. Ils étaient en vie, et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, d’une certaine façon. « A qu’on soit en vie. » Il l’avait simplement répété, bonheur au bout des lèvres. 

Être en vie, bien que l’on pensait trop souvent acquis, comme si c’était un dû, peut-être même un devoir. Être en vie, comme s’il n’y avait rien d’autre dans le champ des possibles. Pourtant, la mort guettait toujours, au détour d’un chemin un peu plus escarpé que les autres. Il déglutit, renversa sa tête en arrière pour boire de longues gorgées de son lait chocolaté, avant de se lécher les lèvres. Regard au plafond, yeux dans le vague plus qu’autre chose, c’étaient deux prunelles d’acier qui flottaient dans le vide de ce blanc au dessus d’eux. La mort l’avait attrapée, elle.
« Merci du compliment monsieur Tyran, mes jambes sont ce que j’ai de plus génial, ma fierté. » Il reporta son attention sur elle, et le sourire revint instantanément sur ses lèvres — c’était instinctif, parce qu’elle était à ses côtés, aussi désagréable puisse-t-elle avoir été, il lui trouvait quelque chose d’attachant. D’apaisant, même, d’une certaine façon. « De rien, petite Plante Verte. » C’était de bonne guerre ; un surnom en valait bien un autre, et ces deux-là semblaient avoir été adoptés sans même qu’ils n’y réfléchissent. A vrai dire, ça l’amusait.

Elle s’était approchée, tout à coup — un sourire aux lèvres, et ça la rendait tellement belle qu’il en fut un instant troublé, avant que son regard ne se heurte à la canette qu’elle désignait. « Tu m’as ramené du lait pour être sur que je te lance pas de l’eau à la figure ou ça marche pareil le four ambulant ? » Il cligna des yeux, pris au dépourvu ; ça n’était pas tant la question qui le surprenait que sa propre ignorance quant à la réponse. Aussi, ce fut dans le silence qu’il se mua, le temps d’une réflexion — brève, tant il était évident que tout liquide aqueux agissait de la même façon sur lui que de l'eau pure — qui, si elle fut sérieuse, ne donna lieu à aucune justification qui soit du même genre. « Je ne sais pas, demain j’irai dévaliser la machine de toutes ses canettes pour prendre une douche avec et je te dirai le résultat ? » Jamais. Jamais de la vie il ne ferait ça — mais ça le faisait doucement rire d’imaginer la chose, et plus encore d’imaginer les images qu’il était peut-être en train d’insuffler à l’esprit de la Bulbizarre. Peut-être, aussi, était-ce la fatigue, dont le poids venait peu à peu se faire une place sur ses épaules, qui le poussait à prononcer moult bêtises plus grandes que lui-même.

Il la toisait, un sourcil haussé — quand bien même c’était douloureux, il avait déjà connu pire mal dans sa vie que la vague sensation d’une arcade tiraillée par une plaie qui ne réclamait pas le moindre point de suture — lorsqu’elle se fit plus proche encore. Tout à coup, il bascula, renversé sur le lit ; elle était là, au dessus de lui, son visage suffisamment proche pour que son souffle l’effleure quelque peu, le rideau de ses cheveux tout autour d’eux. Rempart au monde, ce moment n’appartenait qu’à eux deux. « Au fait, tu as une queue grosse toute touffu ? » Il en eut le souffle coupé, et ses ambres s’élargirent sous le coup de la surprise — que venait-il d’entendre ? « Et aussi une sorte de col de touffue au cou ? Bon tu dois avoir les oreilles au moins ! Montre-moi ! » Il secoua la tête, les mains levées en un signe de capitulation. Il n’y comprenait plus rien. « Puis c’est tout doux ? T’es une peluche ? » Silence. Il s’était figé, pour mieux la fixer, sourcils froncés, traits d’incompréhension esquissés sur le visage. « Tu te fous de ma gueule, un peu, non ? » Et il éclata de rire, un de ces rires francs, sans retenue, un de ces rires qui donnent des crampes à l’estomac tant ils ont virulents — pourtant délicieux. L’un de ces rires doux à l’oreille, qui se tut pourtant lorsqu’elle reprit. « Et aussi, pourquoi tu as voulu faire ton crétin de mec qui se sacrifie ? T’es vraiment idiot quand tu t’y mets en vrai. »

Il se redressa sur les coudes, prenant soin à ne pas s’approcher de trop près du visage de sa collègue — par crainte, certainement, d’un faux mouvement, qui risquerait de les mettre dans l’embarras. Il n’y avait que dans les mauvais films stéréotypés que l’on voyait de telles situations arriver, mais il était prévoyant — le karma avait tendance à jouer de sales tours dans les moments où l’on s’y attendait le moins. « J’ai tout ce que tu viens de citer, oui, je suis un Pyroli donc ça me paraît plutôt logique. Cela dit, j’ai pas vraiment envie de montrer ça à une inconnue, tu sais… C’est plutôt intime. » Un rictus moqueur s’installa sur ses lèvres, avant qu’il ne ricane de nouveau. « Je ne sais pas si t’as idée de la température à laquelle un corps de Pyroli peut grimper, mais je t’assure que ça fait effet lisseur et adoucissant du même coup. » Il n’en était pas pour autant une peluche. Quoique c’était plutôt amusant, d’imaginer certains camarades de sa connaissance réduits à cet état-ci — Heiji, par exemple ; en sa condition de Caninos, il était plutôt aisé de se représenter mentalement la chose.
« Tu traites souvent ton entourage comme un amas de boules de poils synthétiques à câliner, sinon ? » Aussi étrange la question puisse-t-elle être, elle dénotait un certain sérieux — il se demandait s’il y en avait beaucoup d’autres, avant lui, qui avaient été victimes des extravagances de Réfia. 

Il soupira, se laissa retomber contre les draps froissés, et ferma les yeux un instant avant de les rouvrir, plongeant ses ambres au fond des iris d’or liquide de la jeune femme qui le surplombait. Il avait perdu un peu de sa malice, s’était à nouveau paré du masque d’adulte qu’il avait bien trop tôt appris à porter — à son âge, on devait toujours être un peu fou, un peu frivole, se moquer du monde et rire au nez du danger, et pourtant la maturité avait si vite pris le pas sur sa jeunesse qu’il n’avait pas pris le temps ni le soin d’en profiter vraiment. C’était cette fin d’adolescence ternie, ce début de majorité hésitant qui luisait dans ses prunelles, lorsqu’il inspira puis se jeta à l’eau. « Et pour te répondre, je ne sais pas. C’est ce qui m’a paru juste, sur le coup. Tu sais, c’est un peu comme l’expérience de pensée que s’amusent à faire les psychanalystes un peu partout. T’as un chemin de fer, deux voies, un levier pour faire basculer le train. Sur la première voie, celle qu’emprunte habituellement le train, t’as une dizaine de personnes, sur la deuxième, une seule. Dix vies contre une, et on te demande de choisir si tu baisses le levier pour sauver plusieurs vies en sacrifiant celle d’une seule, ou si tu t’abstiens de quoique ce soit et tu laisses les dix se faire faucher. » Il soupira, ferma de nouveau les yeux, et sa langue glissa un instant sur la plaie de sa lèvre — ça le gênait, plus que ça n’était douloureux, en vérité. « C’était ma seule vie, contre celle d’un groupe de gosses… et la tienne. Le choix était vite fait.» 
Un rire, de nouveau, franchit la barrière de ses lèvres — les airs d’adulte s’atténuaient, il redevenait le jeune de dix-huit ans qui avait le monde à ses pieds. « Et puis, peut-être aussi que j’aime bien être un crétin stéréotypé des bouquins d’aventure qui se sacrifie au nom du bien pour vaincre les forces obscures du mal ? » Et il riait, il riait — et ça sonnait tellement doux, à l’oreille, qu’on lui aurait peut-être pardonné jusqu’à la plus grandes de ces idioties, pour ce soir.
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Yûki
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MessageSujet: Re: All the girls do not want flowers ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:14

La curiosité est clairement ton point fort comme faible. La demoiselle verte était vraiment interroger par l’apparence de cet homme, il change beaucoup selon ses attributs ? Certain change beaucoup quand ils les font apparaitre. Toi tu ne changes pas tellement, juste un bulbe qui apparait des oreilles toutes pointues semblables à des cornes, bleu. La jeune femme n’a rien d’autre d’exceptionnel, pas de griffe, pas d’aile, pas de queue, rien de génial on dirait. Son père a les crocs et la réserve naturelle sur la tête, certes ce n’est pas génial d’être de ta race, on vous regarde bizarrement pour une fleur sur la tête, enfin bizarre pour un Bulbizarre et un Florizarre… c’est un comble. Rien de sexy c’est sûr, mais c’est ainsi que vous êtes, au moins, tu es original ? On va dire ça.

Tu regardes le Pyroli qui se redresse en prenant garde de votre distance. Ta question est certes très étrange, ce n’est pas du tout du foutage de gueule comme il a souligné, c’est juste de la curiosité pour toi. Il a rit, ta question fait rire, on dirait celle d’une enfant qui découvre le monde, tu n’es pas loin de cela en vrai. Tu ne savais pas trop comment prendre son rire, mais on va dire que cela n’est pas du tout blessant tout de même, tu as été surprise d’entendre son rire. Tout simplement.

«J’ai tout ce que tu viens de citer, oui, je suis un Pyroli donc ça me paraît plutôt logique. Cela dit, j’ai pas vraiment envie de montrer ça à une inconnue, tu sais… C’est plutôt intime. » Dit-il le sourire mauvais. « Je ne sais pas si t’as idée de la température à laquelle un corps de Pyroli peut grimper, mais je t’assure que ça fait effet lisseur et adoucissant du même coup. »

Pratique ? Tu clignes plusieurs fois des yeux surprises, tu l’attendais pas du tout celle-là. Un petit pouffement de rire. Comme toi tu respires un air un peu trop frais, il est vrai quand statut de plante, il parait que tu rends l’air pure, objet de dépollution ? Lui c’est un sèche linge-chauffage, n’est-ce pas magnifique ? C’est ridicule, voir amusant d’imaginer chaque utilité de vos formes pour des tâches quotidienne, le purificateur d’air et le chauffage, la bonne paire.

« Tu traites souvent ton entourage comme un amas de boules de poils synthétiques à câliner, sinon ? »

Te revoilà à papillonner du regard, considérer les amas de boules de poils à câliner ? Neo ? Non, jamais tu ne t’amuses à câliner cela, c’est pas du tout ton kiff de le câliner, surtout lui. Bien que des souvenirs te remontent un peu en tête… « Heiji, Heiji ! Je peux caresser ta grosse queue ! » Tu parles du double sens foireux… « Oreille pelucheuuuuuse ! Si t’aime ça ! Regarde ta queue comment elle bouge trop ! » Heiji ? Oui, c’était ta peluche en vrai. La grosse peluche que tu adorais emmerdé car il détestait ce statut, il détestait les papouilles et les câlins de fille, cela t’amusait souvent, cela était le passé… Bien que quand tu l’as retrouvé, tu as refait le coup des oreilles, le passé t’as explosé devant la figure, Heiji c’est ta peluche, ton doudou. Tu serres un peu les draps en te disant que c’est pas le moment de devenir nostalgique. 

Tu sentis un mouvement dans le lit, tu regardes le jeune homme rouge se revêtir d’un visage presque trop mature pour ta personne, comme pour reprendre une sorte de sérieux presque inexistant chez toi, pourquoi lui parait si mature et toi si enfantine ? 

« Et pour te répondre, je ne sais pas. C’est ce qui m’a paru juste, sur le coup. Tu sais, c’est un peu comme l’expérience de pensée que s’amusent à faire les psychanalystes un peu partout. T’as un chemin de fer, deux voies, un levier pour faire basculer le train. Sur la première voie, celle qu’emprunte habituellement le train, t’as une dizaine de personnes, sur la deuxième, une seule. Dix vies contre une, et on te demande de choisir si tu baisses le levier pour sauver plusieurs vies en sacrifiant celle d’une seule, ou si tu t’abstiens de quoique ce soit et tu laisses les dix se faire faucher.  C’était ma seule vie, contre celle d’un groupe de gosses… et la tienne. Le choix était vite fait. » Puis un rire résonne. « Et puis, peut-être aussi que j’aime bien être un crétin stéréotypé des bouquins d’aventure qui se sacrifie au nom du bien pour vaincre les forces obscures du mal ? »

Comme une sorte de réalité qui vous sépare, comme une façon de pensé qui vient de faire un mur géant entre vous deux. Il est l’opposé même de ta propre pensée. Sauver des gens ? Sauver une personne contre dix ? Sérieux, cela n’aura aucun impacte sur ta vie de sauver l’un ou les autres, cela ne fera que te plomber si tu touches ce levier… Tu ne vois pas cet intérêt stupide de vouloir sauver des gens. Tu ne comprends pas surtout, le sacrifice ? C’est quoi ce Pokémon sérieux, tu détestes l’égoïsme même du sacrifice. C’est quoi l’honneur là dedans ? L’espoir juste de crever pour une personne qui ne te sera jamais redevable, l’espoir de juste voir chialer les gens car t’es mort comme une merde ? Et si c’était une personne important sur cette voie, tu changerais la voie pour lui ? 

Bien sûr que non.
S’il ne peut pas s’aider lui-même, c’est qu’il est faible.
Ta propre pensée sur le coup vient de t’effrayer tout d’un coup
Tu es un monstre Réfia.


Tu es le genre de personne qui n’a aucune pitié, même pour quelqu’un de proche. Peut être t’en voudras tu de voir cette personne crever sous tes yeux car tu n’as pas eu le courage juste de changer la direction d’un train, car tu ne voulais tout simplement pas être coupable –encore- de meurtre de plusieurs personnes pour une, tu ne veux pas porter de poids pour ta vie, ta propre vie est un poids, alors celle de dizaine de personne… Non, c’est horrible comme pensée, pourquoi ton visage affiche cette mine dégouté par toi-même, pourquoi tu as voulu faire cette expérience seule dans ta tête. Tu es ridicule Réfia. Tu ne peux pas comprendre cet honorable geste de la part d’un homme qui est prêt à sacrifier sa propre vie pour des dizaines d’autres, tu ne peux pas ? Non, tu ne veux pas comprendre. Cette pensée de sacrifice est bien la seule chose qu’on t’a interdit de pensée. Cette pensée que toi-même ne peut comprendre. Qui trouve cela ridicule. Ton visage reprend le masque de cette femme hautaine, reprend cette femme qui ne cherchera pas à comprendre ce genre d’explication.

De toute façon, le sacrifice de soi, c’est de la bêtise pure. Ta mère c’est sacrifié pour Neo, ta mère l’a fait elle aussi, et elle en est morte. Cette pensée revient, cette colère, cette tristesse, tout se confronte dans ta tête. Le sacrifice ? 

« Se sacrifie ? C’est juste un acte égoïste. C’est une excuse pour ne pas subir le chagrin des autres, on prétend tout faire pour que ceux qui sont chers ne soient pas blessés ou tués. Pourtant on en oublie les souffrances de ceux qui sont sauvés. C’est imposé le chagrin que tu ne veux pas subir aux autres. » Ton visage prend ce voile de tristesse, de vécu, tu en es la première victime. « Si tu crois pouvoir sauver quelqu’un avec ce genre d’attitude, tu rêves bien. Une personne qui fait si peu cas de sa propre vie, ne mérite pas de défendre celle des autres. En fait ce n’est pas un héros de Shonen que t’es, c’est un héros de Tragédie. » Tu penches légèrement, la tête, tu ne t’es pas rendu compte que ton visage possède maintenant celui de la tristesse… Ta voix se réduit peu à peu, comme pour finir sur un chuchotement« Comme ça tu feras mal à toi-même et auss aux personnes les plus proches… » 

Tu fais de gros yeux, tu as trop parlé, tu as trop dit. Tu te surprend à faire la morale, tu te fais presque peur de te dévoilé, pourquoi son regard te mets presque à nu ? Pourquoi ? Tu te mords la lèvre, tu t’allonges en faisant dos, tu ne veux pas le regarder, tu as peur de son regard, la peur c’est ce qui te fait vivre. Tu serres les draps, tu serres ton poing, t’en as trop dit.

« Enfin, c’est juste une pensée comme ça. »

Mensonge, c’est tout ce que tu relates sur ce sujet, c’est pour ça que tu lui as demandé pourquoi se sacrifier, c’est pour comprendre pourquoi les gens font souffrir gratuitement, c’est pour avoir le point de vue qu’a du avoir ta propre maman, c’est ça. Tu n’es que les lambeaux d’un sacrifice. Regarde toi Réfia, tu es le résultat même de ce qu’a dit cet homme, tout ta vie c’est fait autour de ce propre Sacrifice. 

Et ça te fait terriblement mal, tu te mords la lèvre, tu veux oublier, tu veux juste ne plus repenser à tout cela. Oublier encore, juste pour ne plus souffrir, oublier juste les minutes qui viennent de passer. Ta faiblesse que tu tentes toujours de cacher déborde de plus en plus, tu es à bout Réfia. Tu tends la main derrière toi pour tenter de prendre un beignet, manger pour oublier, la réaction typique d’une femme qui veut oublier, bien que c’est n’est pas un ex qui t’a plaqué que tu pleures.

C’est ta propre déchéance. 
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MessageSujet: Re: All the girls do not want flowers ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:14

Son regard s’était assombri, son visage s’était fermé ; comme s’il avait dit quelque chose de déplacé, quelque chose qu’il ne fallait pas. Comme si, tout à coup, c’avaient été les mots de trop, ceux qui changent la donne, ceux qui dressent un mur entre un être et le monde. Et il ne comprenait pas, il ne comprenait pas pourquoi ses traits s’étaient teintés de dégoûts, pourquoi ses sourcils s’étaient froncés, pourquoi, tout à coup, il y avait ce mélange de colère et de tristesse dans ses prunelles d’or coulé. C’était déchirant, de lire cette esquisse de douleur sur un portrait aux airs un peu trop fiers pour être écorchés. C’était si étrange, si soudain, qu’Akainu ne trouva rien à dire, rien à faire ; il se mua dans le silence et détailla chaque courbe de son faciès, comme s’il pouvait y trouver la réponse à ses questions, qui se résumaient toutes en un vague pourquoi ? on ne peut plus frustrant lorsque c’était le silence qui y répondait — celui de son esprit.

« Se sacrifie ? C’est juste un acte égoïste. » Il cilla, cligna des yeux, soufflé, pris au dépourvu. « Hein ? » C’était une voix basse, à peine audible, qui n’arrêta pas Réfia ; elle enchaîna, et chaque mot lui fit écarquiller les yeux, chaque fois un peu plus. « C’est une excuse pour ne pas subir le chagrin des autres, on prétend tout faire pour que ceux qui sont chers ne soient pas blessés ou tués. Pourtant on en oublie les souffrances de ceux qui sont sauvés. C’est imposé le chagrin que tu ne veux pas subir aux autres. » Il secoua la tête, sourcils froncés à son tour ; comment pouvait-elle…? « Non, ce — » Il n’eut pas le temps de rétorquer qu’elle continua, et c’était plus difficile encore de l’écouter à mesure que son flot de paroles se poursuivait. « Si tu crois pouvoir sauver quelqu’un avec ce genre d’attitude, tu rêves bien. Une personne qui fait si peu cas de sa propre vie, ne mérite pas de défendre celle des autres. En fait ce n’est pas un héros de Shonen que t’es, c’est un héros de Tragédie. »
Alors, c’était ça, c’était aussi simple ? C’était ainsi qu’elle le voyait, tel un égoïste pour qui il valait mieux faire souffrir plutôt que de souffrir ? Il se sentait mal à l’aise, comme un enfant à qui l’on demande si son mensonge est vrai, et qu’il a l’impression que n’importe laquelle des réponses potentielles le condamne. Au mépris, à la colère, à la punition, à la déception, qu’importe, il n’y a rien de plus désagréable que de se sentir pris au piège. Et c’était précisément ce sentiment dérangeant qui glissait le long de la colonne vertébrale du Pyroli, qui s’immisçait sous sa peau par chaque pore, jusqu’à son palais, pour y laisser son goût infect. Il n’avait donc l’air que de ça, que d’un avare individualiste, narcissique et trop faible pour supporter la douleur de perdre ?

Il voulu tendre la main en direction de cette esquisse aux airs décolorés qui lui faisait face, effleurer cette pommette comme rougie sous l’oeil affligé de la Neiraste, et pourtant à peine amorça-t-il le moindre geste vers elle qu’il se suspendit dans son propre élan — comme s’il n’avait pas le droit, comme s’il craignait que ce soit la rancœur qui revienne incendier les iris de la Bulbizarre, alors même qu’il préférait y lire toute la rage du monde plutôt que d’y deviner les battements d’ailes des papillons noirs d’encre, ceux de la douleur, ceux du chagrin, de la nostalgie quelquefois, celle qui blessait aussi sûrement qu'une lame glissée sur une carotide. « Comme ça tu feras mal à toi-même et aussi aux personnes les plus proches… » Elle s’allongea, lui tourna le dos, et il resta là, son regard voguant sur le plafond sans trouver rien pour accrocher son attention. Il divaguait, il s’interrogeait, c’étaient encore tant de pourquoi ? qui le secouaient qu’il ne parvenait pas tout à fait à reprendre pied. Comme s’il manquait une pièce, comme s’il y avait quelque chose qu’il ne pouvait saisir, cette sensation déplaisante de n’avoir pas toutes les cartes en mains, de n’être pas capable de répondre sans connaître l’impact que les mots pourraient bien avoir sur sa vis à vis. Il détestait ça.

Il demeura immobile, même lorsque la voix de Réfia s’éleva de nouveau à ses côtés. Il ne bougea pas, il ne parla pas non plus ; pour peu, il en aurait presque oublié de respirer, s’il n’avait pas tout à coup soupiré — de l’un de ces soupirs sonores qu’on lâche de lassitude. Il glissa ses mains sur son visage, dans ses cheveux, et laissa encore défiler quelques secondes, cherchant ses mots, et le ton qu’il fallait pour les énoncer. « Si tu prends le sacrifice au sens auquel chacun l’entend aujourd’hui, oui, d’accord, t’as raison. Dans ce cas-là, je ne suis rien d’autre qu’un égoïste. » Il laissa retomber ses bras, dégageant ainsi son visage, et se mit à jouer avec la montre à son poignet, sans trop y prendre garde. « Cela dit, se sacrifier n’implique pas forcément de mourir au nom d’une cause, Réfia. Je tiens trop à la vie pour me laisser abattre comme un chien, et je sais un peu trop à quel point l’arrière-goût d’un deuil peut être amer, si tu veux mon avis. » Il s’interrompit, une seconde, désabusé. Tant pis, c’était dit.

« Se sacrifier c’est pas forcément physique ou littéral. Se sacrifier, parfois c’est juste renoncer à nos valeurs, à nos certitudes, à nos priorités, à nos ressentiments ou qu’est-ce que j’en sais… Se sacrifier c’est sauver cet ennemi que l’on se jurait de tuer trois heures auparavant, se sacrifier c’est préférer la morale franche aux émotions, se sacrifier c’est admettre que l’on a tort pour donner raison à ce qui peut nous sauver. Se sacrifier, c’est pas forcément se laisser tuer pour la bonne cause comme on dit, mais se sacrifier c’est toujours abandonner un peu de soi pour espérer quelque chose de meilleur en contrepartie. »

Risquer le pire et rêver haut, c’était étrange, incompatible pour beaucoup — que pouvait-on bien gagner, à renier certaines parts de soi-même ? Lui-même n’en était pas toujours bien certain, mais il essayait d’y croire, que le sacrifice n’était pas toujours mauvais, et que l’intérêt de plusieurs valait plus grand que celui d’un seul — que le sien simplement. 
Il se redressa, réprimant un nouveau soupir tout aussi las que celui d’un peu plus tôt, et se pencha légèrement au dessus de la Bulbizarre. D’un geste presque hésitant, il vint glisser les mèches smaragdin derrière son oreille, pour dégager le visage de la jeune femme à sa vue, quand bien même celle-ci ne le regardait-elle pas franchement. « Pas un seul instant je n’ai voulu mourir, Réfia. Je ne suis pas un appât, ni même un abruti de poisson qui vient mordre à l’hameçon. Je suis le pêcheur, celui qui récolte et qui ne risque pas grand chose face à une truite en furie. Même si, c’est vrai, ceux-là avaient plutôt l’air de piranhas. » Il rit, doucement, même pas honteux de sa comparaison frivole. Il lui fallut un instant pour reprendre son sérieux, et lâcher en un souffle : « Je n’avais pas en tête de les laisser me passer l’arme à gauche. » 

Il se rallongea, son bras comme repose-tête, et observa un long moment encore la Bulbizarre, avant que ses yeux ne se ferment sans même qu’il ne le remarque — il était éreinté et, qu’importe à quel point son caractère incendiaire avait tendance à le tenir éveillé des heures durant, cette fois-ci l’épuisement l’emportait sans même qu’il ne puisse lutter. « Je me demande, Réfia… S’ils m’avaient tué, ça aurait changé quelque chose pour toi ? » Sa voix n’était plus rien d’autre qu’un murmure, éteint par le poids de la fatigue qui pesait sur lui. Il ne prit même pas la peine de rouvrir les yeux, en vérité ; entendre ce qu’elle avait à dire — si quelque chose à dire il y avait, tout du moins — suffirait. A quel point aurait-elle été atteinte, elle qui le connaissait à peine, elle qui paraissait tant le méprise quelquefois ; à quel point aurait-elle été affectée, s’il avait été appât plutôt que chasseur, victime plutôt que conquérant ?
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MessageSujet: Re: All the girls do not want flowers ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:15

Chacun sa façon de penser, c’est comme ça ? Enfin, cela est stupide de rester camper sur ses positions n’est-ce pas ? C’est encore plus idiot quand on espère plus avoir raison que l’autre, tu as tout vu voyons Réfia. Tu ne cherches pas à partager tes points vu avec d’autre, parler de philosophie, tout ça pour juste constater que t’es juste un monstre qui ne cherche pas du tout la compagnie des autres, si seulement tu donnais une petite chance à ces personne, de te voir tel que tu es, une fille trop terrifié de s’ouvrir, qui a peur d’avoir mal. Mais, cette peur n’est qu’un handicap qui ne fait que te paralyser, être infernal avec les autres, si tu crevais cela arrangerais bien des gens, car tu fais trop de mal à toi toute seule.

Tu grignotes comme une femme déprimé d’une rupture, le beignet à un sale goût, un goût amère de tristesse, malgré le sucre qui réchauffe l’esprit, tu ressens bien la froideur de cette ambiance à chaque bouchée, à chaque morsure dedans tu te dis que tu aurais pu te la fermer, garder cela pour toi, être juste dans ton coin et regarder le monde avec tes yeux morne et plein de haine. Peut être n’est-ce que de la jalousie devant son courage, devant sa gentillesse, devant le fait que tout le monde l’admire ? Toi t’es faites que d’un vert terne et lui d’un rouge trop brillant, sérieusement, comment peut avoir un happy ending ? Il t’efface juste par sa présence.

Il te fait juste peur.

« Si tu prends le sacrifice au sens auquel chacun l’entend aujourd’hui, oui, d’accord, t’as raison. Dans ce cas-là, je ne suis rien d’autre qu’un égoïste.  Cela dit, se sacrifier n’implique pas forcément de mourir au nom d’une cause, Réfia. Je tiens trop à la vie pour me laisser abattre comme un chien, et je sais un peu trop à quel point l’arrière-goût d’un deuil peut être amer, si tu veux mon avis. »

Deuil… ? Tes yeux se sont grossirent tout seul. Ce mot tu le hais, ce terme tu le hais, ces gens qui ont eu le droit tu les hais, en vrai tu es tellement jalouse de ces gens là, que tu t’enfermes dans une pseudo colère, le deuil c’est pas amer, c’est une corde à ton cou, une chaine qui te coule par son poids, c’est le bord d’une falaise. C’est un couteau qui est au dessus de ta tête, tu en voudras tout le temps à ta mère d’être partie… C’est sa faute si t’es comme ça, c’est SA faute. Serrant les draps de ton lit, la colère emplie encore plus ton regard. 

« Se sacrifier c’est pas forcément physique ou littéral. Se sacrifier, parfois c’est juste renoncer à nos valeurs, à nos certitudes, à nos priorités, à nos ressentiments ou qu’est-ce que j’en sais… Se sacrifier c’est sauver cet ennemi que l’on se jurait de tuer trois heures auparavant, se sacrifier c’est préférer la morale franche aux émotions, se sacrifier c’est admettre que l’on a tort pour donner raison à ce qui peut nous sauver. Se sacrifier, c’est pas forcément se laisser tuer pour la bonne cause comme on dit, mais se sacrifier c’est toujours abandonner un peu de soi pour espérer quelque chose de meilleur en contrepartie. »

Espérer des choses meilleures ? C’est donc cela que croient les gens ?  Le seul sacrifice que tu as fait, c’est d’abandonner toute raison pour assassiner sans vergogne des gens qui n’ont rien demandé, qui voulait vivre leur vie paisible. Tu espérais juste survivre dans ce monde effrayant, remplie de danger et de peur, est-ce un sacrifice ou bien une bêtise ? Une bêtise, bien sûr. Tu entends du bruit derrière toi, tu sentis une mèche de cheveux glisser le long de ton corps, tu tourne ton regard d’or vers le mouvement, le voyant lui entrain de dégager ton visage pour sûrement voir si tu ne dors pas ? Si tu l’écoutes ? Ou est-ce un simple geste comme pour te dire qu’il est là ?

« Pas un seul instant je n’ai voulu mourir, Réfia. Je ne suis pas un appât, ni même un abruti de poisson qui vient mordre à l’hameçon. Je suis le pêcheur, celui qui récolte et qui ne risque pas grand chose face à une truite en furie. Même si, c’est vrai, ceux-là avaient plutôt l’air de piranhas. » Rit-il. « Je n’avais pas en tête de les laisser me passer l’arme à gauche. »

Oui, il te fait plus peur qu’autre chose. Un homme est plus terrifiant quand il a envie de vivre, quand il veut se défendre au péril de sa vie, peu importe comment il le fera, mais il voudra vivre plus que tout. Vous êtes deux ions différent, deux personnes totalement différentes l’un de l’autre. L’un croit en la vie, l’autre croit peu de chose, l’un apporte le sourire et l’autre les larmes et la colère. L’espoir ou le désespoir ?  La chaleur ou le froid ? Des paroles douces ou piquantes ? Tout vous oppose clairement, et pourtant tu ne peux qu’être étonné d’une ferveur pareil, cet homme veut tellement bien faire.

Ses mots, ses paroles étaient clairement mesuré pour ne pas que tu sois en colère.
Il te connait si peut et pourtant, il sait déjà O combien te maitriser.
C’est ça qui te fait peur en vrai.

« Je n’avais pas en tête de les laisser me passer l’arme à gauche. »

La conclusion ? Tu ne le vois plus et tu sens déjà le poids derrière toi, il semble s’être allongé. Mais, tu sens toujours le poids de ses paroles, elles t’écrasent, elle te compresse de plus en plus en vrai, il est clair que ce n’est pas toi qui va rétorquer, il t’a désarmé avec élégance et il c’est incliné avec un sourire alors que toi tu es à genoux devant lui attendant la sentence, mais il t’a tendu la main, humiliant n’est-ce pas ? C’est très humiliant, ta lèvres se fait encore plus mordre que d’habitude, c’est comme si tu te vengeais sur elle juste pour te dire que tu fais du mal à quelqu’un, mais c’est à toit qui tu fais du mal, comme d’habitude. C’est dans ses moments là, quand tu vas mal que quelqu’un arrive pour te ramener à la raison, où tu vas t’accrocher à cette personne jusqu’aspirer toute sa lumière pour toi-même… Cette nuit sans lune et sans levé de soleil qu’est ton cœur fait ce qu’elle peut pour juste avoir cette lumière que ta mère à emporter avec elle… C’est sa faute, pas la tienne n’est-ce pas ? Pourquoi tu passes ton temps à jeter la pierre, car tu ne peux digérer. Tu repars dans cette spirale de colère, ce n’est pas moi, ce n’est jamais toi de toute façon.

« Je me demande, Réfia… S’ils m’avaient tué, ça aurait changé quelque chose pour toi ? »

Tes yeux se sont grossis d’un coup, comme pour signifier ta surprise, il est sûr que c’est bien une question que tu fuis souvent. Est-ce que si j’étais mort tu pleurais ma mort ? Si j’étais décédé m’aurais-tu vengé ? Toutes ces questions où ta réponse est le simple « non », car s’ils sont mort c’est qu’ils étaient faible tout simplement. Alors cela n’aurait rien changé à toi, après tout s’il était mort, les enfants aussi et toi tu serais rentré en mauvaise état car t’aurais clairement fuit comme une garce, serrant un peu le poing. Oui, tu serais clairement rentré les épaules légères des êtres faibles en moins, que tu ne connaissais pas du tout, alors que dire ? Mentir ? C’est sûr que lui-même doit savoir que c’est un non. Alors que tu te rassois doucement, poussant un peu tes cheveux pour le voir. Il dort ? Tu clignes des yeux, il semble avoir les yeux fermé, la fatigue l’aurait emporté. Tu pousses un petit soupir, tirant alors la couverture pour le couvrir, un acte bon ? 

Cela te surprend toi-même.

Tu remets bien la couverture, bien qu’il ne doive pas avoir vraiment froid. Bien que le pire, c’est qu’il dort dans ton lit, ce n’était pas vraiment prévus cela ? Est-ce qu’il dort vraiment ? Tu n’as pas envie de le bousculer, cela partirait sûrement en vrille oui. Bien que vu la journée, il est crevé cela se sentait déjà dans son tons. Bien que maintenant, tu te retrouves avec un mec dans le lit, super. 

« De toute façon, t’es vivant donc le restes on s’en fout… »

T’as répondu ? Tu ne sais pas vraiment si c’est juste pour vérifier si tu ne dors pas toi aussi ? La douleur dans ton dos te rappel aussi que tu ne dors pas, cela t’emmerde pas mal.  Réfia se rallonge dans la douleur, entendant les craquements de celui-ci qui indique que la pousse risque d’ être longue, prochaine fois on n’arrache plus rien ! Bien que tu le fixes de ton regard d’or, comme curieuse de le voir comme ça, il semble si faible. Il n’y a pas grand-chose qui vous sépare en vrai, quelque centimètre, lui et sa gommette stupide sur le visage. Pourtant, tu te mords la lèvre en le voyant si tranquille, serrant du poing. 

Comment fait-il pour dormir aussi paisiblement ?  
Contrairement à toi qui te retourne toujours en arrière pour voir le mal ?


Tu ne connais rien de lui, mais lui avait l’air de comprendre comment tu fonctionnes, cela te fait peur, cela te fait trembler, cela te fait tellement peur, personne ne doit comprendre cette pauvre fille sous sa carapace. Pourtant, à cet instant, cette pauvre fille comme tu le penses à fixer un homme paisible sans le poids de la vie sur ses épaules. Alors cette fille abandonné et solitaire c’est rapproché pour sentir cette chaleur et ce bouclier contre la vie. Tu n’osais pas venir plus près.

Au fond, tu as toujours peur du rejet, c’est peut être pour cela que tu ne veux tisser aucun lien ? C’est peut être cela la raison. Te mordant un peu la lèvre, tu pose un doigt sur sa main pour voir une possible réaction. Au fond, peut être recherche tu une attentions, quelque chose.

Ou juste comprendre cet homme.
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MessageSujet: Re: All the girls do not want flowers ; Réfia   Dim 30 Juil - 4:15

Son silence la trahissait. 
Il n’avait pas besoin qu’elle parle ; pas non plus besoin d’ouvrir les yeux. C’était presque une question piège — il l’avait cernée, mieux qu’elle ne devait s’y attendre, et il imaginait la surprise, le trouble que ses fausses interrogations causaient. La sincérité ne laissait jamais place aux doutes, les propos sûrs étaient prononcés la voix claire, sans que ne soit laissé le temps au silence de s’installer. Il connaissait les codes, pour les avoir si souvent observés, si souvent appliqués. Affaire de mimétisme depuis l’enfance, normes intrinsèques, si bien intégrées que l’on y prêtait que difficilement attention, à moins de le vouloir vraiment.
Elle avait dans les yeux, dans les gestes, cette solitude, l’habitude, de ceux que l’on a forcé à faire jeu seul, à jouer des épaules, parfois du corps ou du crime pour se faire une place, pour se faire un nom, pour être respecté, survivre dans un monde où l’on égorgent ceux que l’on ne juge pas aptes à vivre autrement que par procuration, sur le dos des forts. Elle avait dans les yeux, dans les gestes, cette solitude déchirante, lancinante, qu’il avait rarement vue, de ceux qui ont trop perdu, de ceux qu’on a assassinés dès l’enfance, de ceux qui ne croient plus grand chose — plus jamais en les autres. De ceux qui s’attendent à être trahis, poignardés — tuer ou être tué.

Elle avait comme un mépris, semblable au sien, quoique différent ; elle méprisait la faiblesse, pour des raisons obscures, mais il les devinait presque : sauver la peau d’un autre, c’était mettre la sienne en jeu, prendre un risque, parfois inconsidéré, pour quelqu’un qui n’était pas soi. Il méprisait la faiblesse, parce qu’il détestait l’échec, il détestait l’idée même de la résignation, l’idée de ne même pas essayer, il croyait tout un chacun capable de vaincre, et maudissait les volontés effilochées de ceux qui cessent de lutter. Ceux-là même pour lesquels ils devaient se battre, plus tard — parce qu’eux-mêmes avaient cessé de lutter. 
Il y avait des similitudes qui l’effrayaient ; qui pourtant, en même temps, lui plaisaient — parce qu’il la devinait, là, sous les barrières, derrière les murs aux briques fendues, fissurées ; il la discernait, la gamine, qui se cachait si bien.

« De toute façon, t’es vivant donc le restes on s’en fout… »

Il l’avait entendue, n’avait pas cillé. Elle l’avait couvert, et il n’avait pas bougé. La fatigue l’assommait, tant et si bien que lorsqu’une seconde de lucidité lui rappela qu’il n’était pas dans son lit, mais dans celui de la Bulbizarre, il songea qu’elle pouvait tout aussi bien le pousser à même le sol qu’il trouverait du confort à dormir sur le tapis. Il n’avait pas la force de lutter ; elle ne le chassait de toute façon pas. On les raillerait sans doute, au matin, si on le voyait sortir de la chambre de sa collègue, mais qu’importe — il n’avait rien à se reprocher.

Il n’entendit pas, les draps qui se froissaient quand elle s’allongea, quand elle s’approcha ; il ne sentit pas, son regard posé sur lui, ses prunelles d’or qui ne se détournaient pas. Il aurait pu sombrer, s’endormir si simplement, s’il n’y avait pas eu ce contact, léger, fugace ; comme un vague picotement sur le dos de la main, qui le força à ouvrir les yeux. Trouble d’une seconde, que les idées fassent sens, que les images se remettent dans l’ordre, qu’il réalise dans quel lit il était, près de quel corps, face à quel regard, qui le scrutait sans qu’il ne réalise tout à fait.

« Réfia ? »

Il n’avait que murmuré, la voix ensommeillée, avant d’étouffer un bâillement derrière son poignet. Les secondes qui suivirent, il soutint le regard de la jeune femme, puis laissa dériver le sien, jusqu’à la pastille verte ornant toujours son front, là, sous la frange dont il vint repousser les mèches, lentement. Il réalisa son geste, tout à coup ; s’immobilisa, une seconde, et sa main se glissa dans le dos de l’hybride, la rapprocha de lui, tout en douceur, pour ne pas brusquer sa nuque endolorie par la liane déchiquetée.

« Viens par ici, petite plante verte… »

Il avait soufflé, à peine audible, la voix éteinte par la fatigue, en enfouissant son visage au creux du cou de la jeune adulte, étrangement lucide sur ses gestes, conscient de ce qu’il faisait, et sans la moindre arrière pensée — parce qu’il songeait que Mélanie avait raison, du haut de ses trois pommes d’enfant : c’était important, parfois, de recevoir de l’affection, même à la volée, lorsqu’on en manquait cruellement.
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